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29 août 2025
PAR MANSOUR FAYE
TOUT ÇA POUR ÇA
Encore une fois, il n’y a aucun rapport des corps de contrôle de l’Etat qui a demandé l’ouverture d’une information judiciaire sur mon humble personne.
Aux professionnels du Droit, aux Facultés de Droit et autres hommes , femmes du Droit… vos commentaires s'il vous plait !
Je rappelle ceci : je suis un ancien ministre qui, par l’article 101 de la Constitution, dans l’exercice de ses fonctions, bénéficie du privilège de juridiction.
Encore une fois, il n’y a aucun Rapport des Corps de Contrôle de l’Etat qui a demandé l’ouverture d’une information judiciaire sur mon humble personne.
Alors, je prie Mr le Ministre de l’Intérieur du Gouvernement de SAS « demi-dieu », Général de Corps d’Armée, ancien Haut Commandant de la Gendarmerie et Directeur de la Justice Militaire, de me dire et de dire aux sénégalais, quel est le texte en vigueur au Sénégal, qui lui donne le droit de me notifier, par Arrêté une telle scandaleuse décision, sans aucune forme d'explication ou de justification?
Dois - je comprendre que le Sénégal n'est plus un État de Droit ? Que nous ne sommes plus en République ? Ou simplement, l'acharnement que je subis, cache maladroitement, une intention malsaine à la limite de l'agression ciblée ?
Les Sénégalais voient... et l'Histoire retiendra!!
MERCREDI DE CONSIGNATION AU 5EME CABINET
Le juge d’instruction du 5ème Cabinet a passé sa journée d’hier… à passer au peigne fin les dossiers et les pièces justificatives des personnes déférées au niveau de son cabinet dans le cadre du dossier Force Covid-19.
Hier, le juge d’instruction du 5ème Cabinet près le Tgi hors classe de Dakar a placé sous contrôle judiciaire certaines personnalités, en acceptant leur consignation. Alors que les 6 cadres du ministère de la Santé ont subi un retour de Parquet.
Le juge d’instruction du 5ème Cabinet a passé sa journée d’hier… à passer au peigne fin les dossiers et les pièces justificatives des personnes déférées au niveau de son cabinet dans le cadre du dossier Force Covid-19. Comme on le disait hier, les prépositions de consignation se sont multipliées pour éviter des mandats de dépôt. Poursuivi dans ce dossier, Mamadou Ngom Niang, ancien Dage du ministère des Sports, a été inculpé pour détournement de deniers publics et placé sous contrôle judiciaire, après avoir consigné la somme de 150 millions F Cfa.
La styliste Alimatou Sadiya Guèye, itou. Elle a bénéficié d’une liberté provisoire assortie aussi d’un contrôle judiciaire, après avoir mis sur la table la somme de 50 millions F Cfa. Même si elle a été inculpée pour détournement de deniers publics.
Alors que Tange Tandian, inculpé pour le même délit portant sur 73 millions F et faux en écritures publiques, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortie du territoire sans l’autorisation du juge d’instruction.
Par ailleurs, les rendez-vous avec le juge vont se poursuivre, ce jeudi, pour les personnes qui ont subi un retour de Parquet.
Comme les 6 cadres du ministère de la Santé et Abdou Aziz Mbaye, ainsi que l’ex-Dage du ministère de la Culture. Pour certains, il y a toujours cette volonté de proposer une médiation pénale, et pour d’autres, celle de présenter des pièces justificatives manquantes afin d’éviter le mandat de dépôt
JOURNÉE MONDIALE DE L’HÉMOPHILIE, L’ASH ALERTE SUR LE DÉFICIT DE DÉPISTAGE AU SÉNÉGAL
L’Association Sénégalaise de l’Hémophilie a tiré la sonnette d’alarme sur le manque d’accès aux traitements, notamment chez les femmes et les filles.
Ce 17 avril, à l’occasion de la Journée mondiale de l’hémophilie, l’Association Sénégalaise de l’Hémophilie (ASH) a organisé une journée de sensibilisation autour du thème : « Accès pour tous : les femmes et les filles saignent aussi ».
Traditionnellement considérée comme une maladie touchant uniquement les garçons, l’hémophilie concerne aujourd’hui aussi les filles, comme l’ont révélé de récentes études.
Selon Docteure Anta Sarr, première présidente de l’ASH, 450 cas d’hémophilie sont actuellement diagnostiqués au Sénégal. Toutefois, les estimations indiquent qu’environ 1800 personnes seraient en réalité touchées par la maladie, ce qui démontre un important déficit en matière de dépistage.
Face à cette situation, l’association ambitionne de lever un budget de 300 millions FCFA pour améliorer la prise en charge, garantir l’accès aux soins, mais aussi renforcer les actions de sensibilisation, notamment auprès des femmes et des filles.
Le Docteur Diarratou Sy, médecin biologiste, souligne que « l’hémophilie est une maladie encore très méconnue, même au sein du corps médical », justifiant la nécessité de poursuivre les campagnes d’information et de formation.
Pour Docteur Cheikh Niang, représentant de la Fédération mondiale de l’hémophilie en Afrique francophone, il est urgent d’intégrer davantage les femmes dans les stratégies de prise en charge. Il rappelle qu’une femme sur 100 est atteinte de la maladie de Willebrand, une pathologie voisine de l’hémophilie, qui se manifeste souvent par des règles anormalement abondantes.
Il déplore également un accès insuffisant aux médicaments : « Nos besoins en traitements ne sont pas satisfaits. Nous sommes ouverts à toute forme d’aide pour y remédier. »
Docteur Hann, représentant du ministère de la Santé, a confirmé l’engagement de l’État à améliorer l’accès aux soins pour les personnes hémophiles. Il a annoncé la mise en place de mécanismes de financement et salué la collaboration avec des partenaires, qui a permis de renforcer le dépistage précoce via le Centre international de l’hémophilie, situé à l’hôpital du CNTS.
Par ailleurs, une campagne de recherche active des femmes porteuses est en cours, dans le but d’assurer une prise en charge adaptée.
Magueye, membre de l’Association de lutte contre la drépanocytose, a lancé un appel à la mobilisation collective : « Les citoyens doivent aussi s’impliquer. On ne peut pas tout attendre des associations. C’est ensemble que nous vaincrons la maladie. »
LE MONDE DOIT SE MEFIER, L’AFRIQUE SERA DANGEREUSE
Présent à la Can U17, Arsène Wenger, directeur du Développement du football mondial à la Fifa, s’est exprimé sur le niveau de Maroc 2025.
Présent à la Can U17, Arsène Wenger, directeur du Développement du football mondial à la Fifa, s’est exprimé sur le niveau de Maroc 2025.
«C’est une opportunité exceptionnelle pour faire briller les jeunes. Le tournoi U17 est capital, car c’est la première vraie marche après la formation. C’est là que commence la vraie compétition. J’ai été impressionné par l’intensité des matchs. Le football africain progresse clairement. J’ai vu de bons joueurs, des intentions de jeu intéressantes... On sent une vraie volonté de formation. Cette Can confirme que le développement des jeunes en Afrique s’accélère. Et je le dis très franchement : le reste du monde doit s’en méfier. L’Afrique est en train de se structurer, elle sera bientôt dangereuse au plus haut niveau.»
BIGNONA, UN MILITAIRE PORTÉ DISPARU LORS D’OPÉRATIONS DE SÉCURISATION
Un autre militaire a été blessé lors de ces opérations lancées mercredi 16 avril dans la zone des Palmiers, à la suite d’un braquage armé survenu à Djinaky.
Un militaire a été blessé et un autre porté disparu dans des opérations de sécurisation lancées mercredi par l’armée sénégalaise dans la zone des palmiers du département de Bignona (sud), à la suite d’un braquage perpétré la nuit du dimanche 13 avril par des hommes armés dans le village de Djinaki, a-t-on appris de source sécuritaire.
Le militaire a été porté disparu après que le détachement auquel il appartient a été “pris à partie par un groupe armé, dans le secteur de Mongone, le mercredi 16 avril, alors que l’armée venait de lancer une vaste opération de sécurisation dans le secteur pour traquer les assaillants”, a indiqué la Direction de l’information et des relations publiques des armées.
Dans un communiqué rendu public jeudi, la DIRPA assure que tous les moyens nécessaires sont mis en œuvre pour retrouver le militaire disparu tandis que les opérations militaires se poursuivaient dans la zone en vue de sécuriser les populations et leurs biens.
Des assaillants armés non identifiés avaient dérobé, lundi, des téléphones portables et dévalisé des boutiques qu’ils avaient attaquées, vers 22 heures à Djinaky, un village du département de Bignona (sud), avant de prendre la fuite.
Les opérations de sécurisation ont démarré ce mercredi dans la matinée, entre les villages de Mongone et de Birkamanding, dans la zone des Palmiers, qui regroupe une quinzaine de localités de la commune de Djinaky, dans le département de Bignona.
LE TAUX D’INELIGIBILITE EST PASSE DE 7% A MOINS D’1%
U 17, Le manager de l’Unité médicale de la Caf, Dr Boubakary Sidiki, explique, au micro de Cafonline, les fondements, le fonctionnement et les avancées de ce dispositif essentiel pour l’avenir du football africain.
A l’occasion de la Can U17 qui se joue au Maroc, la Caf poursuit son engagement en faveur de l’équité et de la transparence. Parmi les mesures phares adoptées ces dernières années : le protocole Irm (Imagerie par résonance magnétique), outil médical de référence pour vérifier l’éligibilité des joueurs dans la catégorie U17 garçons. Le manager de l’Unité médicale de la Caf, Dr Boubakary Sidiki, explique, au micro de Cafonline, les fondements, le fonctionnement et les avancées de ce dispositif essentiel pour l’avenir du football africain. Morceaux choisis.
Pouvez-vous expliquer comment la technologie Irm permet de vérifier l’éligibilité des garçons en U17 ?
Il est tout d’abord essentiel de préciser que le protocole Irm de la Caf ne vise pas à vérifier l’âge exact d’un joueur, mais à déterminer son éligibilité pour les compétitions U17 chez les garçons. Ce protocole est en place depuis plusieurs années et s’applique avant chaque phase de qualification ou phase finale de la Can U17. Une Irm du poignet gauche est réalisée sous la supervision d’un expert Irm agréé par la Caf. Les images obtenues sont ensuite envoyées au Comité de lecture d’Irm de la Caf, seul organe mandaté par la Commission médicale de la Caf pour les analyser et statuer sur l’éligibilité. Le rôle de l’expert Irm est de garantir l’authenticité des images transmises, en s’assurant qu’elles appartiennent bien au joueur qui entre dans la machine. Pour ce faire, il photographie le visage du joueur à côté de son passeport, avant l’examen par une Irm d’1, 5 Tesla. Le protocole de la Caf se concentre sur le cartilage de l’extrémité distale du radius. Si ce cartilage est entièrement fusionné, le joueur est déclaré inéligible pour toute compétition U17 de la Caf.
Pourquoi ce protocole ne peut-il pas être utilisé pour les filles ?
Le protocole Irm de la Caf ne s’applique pas aux filles car leur cartilage du poignet se ferme généralement avant l’âge de 17 ans.
Tous les joueurs de la Can U17 Maroc 2025 ont été testés. Pouvez-vous nous expliquer comment cela s’est déroulé ?
Comme indiqué ci-dessus, tous les joueurs participant à la Can U17 Maroc 2025 ont passé un test Irm. Avant d’entrer dans la machine Irm (1, 5 Tesla, équipée d’une antenne poignet), l’expert Irm de la Caf prend une photo du joueur à côté de son passeport. L’examen dure entre cinq et dix minutes. Le poignet gauche est placé au-dessus de la tête ou le long du corps, avec un alignement précis entre le troisième métacarpien et le radius. Une seule séquence spin écho pondérée T1 est utilisée. Les images sont ensuite transférées sur Cd et par courriel (via WeTransfer) au Comité de lecture d’Irm de la Caf. Aucun compte rendu médical d’un radiologue n’est exigé. Le comité analyse les images et transmet sa décision d’éligibilité au Département médical de la Caf, qui informe ensuite la Division Tournois & événements, ainsi que les équipes concernées.
Combien de joueurs inéligibles entraîneraient la disqualification d’une équipe ?
Selon la décision du Comité exécutif de la Caf du 11 avril 2023, si quatre (4) joueurs ou plus d’une équipe sont déclarés inéligibles après le test Irm, l’équipe sera disqualifiée.
Avez-vous observé une diminution du nombre de joueurs inéligibles au fil des années ?
Oui. Selon nos statistiques, le taux d’inéligibilité est passé de 7% lors de l’édition 2018-2019 à moins d’1% lors de l’édition 2022-2023.
Quels ont été les principaux défis à relever par le passé ?
La principale avancée aujourd’hui, c’est que nous ne voyons plus de joueurs plus âgés participer dans la catégorie U17. Désormais, nous avons réellement des garçons de la même catégorie d’âge s’affronter. De plus, aucun recours ou protestation lié à l’âge n’a été enregistré pendant cette édition Maroc 2025.
Et maintenant ? Quelles mesures supplémentaires envisagez-vous ?
L’Afrique fait face à des défis particulièrement majeurs, différents de ceux des autres confédérations comme l’Uefa par exemple. Pour garantir que les jeunes joueurs africains s’affrontent à égalité d’âge, il faut maintenir l’application stricte du protocole Irm de la Caf. Nous réfléchissons également à élargir ce système aux catégories U15 et U20, afin d’assurer une traçabilité à long terme. Cela permettra de voir émerger des talents compétitifs, bien encadrés, jusqu’au plus haut niveau.
BP ANNONCE SA PREMIÈRE CARGAISON DE GAZ LIQUÉFIÉ CHARGÉE À GRAND TORTUE AHMEYIM
Cette première cargaison en provenance de la Mauritanie et du Sénégal marque un nouvel approvisionnement significatif pour les marchés énergétiques mondiaux, déclare l’entreprise pétrolière et gazière.
La compagnie pétrolière BP annonce avoir achevé le chargement de la première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) de Grand Tortue Ahmeyim, le champ qu’elle exploite sur la frontière maritime sénégalo-mauritanienne.
Elle affirme dans un communiqué parvenu à l’APS, jeudi 17 avril, avoir “chargé en toute sécurité la première cargaison de GNL de la phase 1 du projet Grand Tortue Ahmeyim”.
“Cette première cargaison confirmera la Mauritanie et le Sénégal comme nations exportatrices de GNL”, souligne la compagnie pétrolière.
BP signale que cette opération menée à GTA “représente [son] troisième lancement de projet majeur […] en 2025”.
“Cette première cargaison en provenance de la Mauritanie et du Sénégal marque un nouvel approvisionnement significatif pour les marchés énergétiques mondiaux”, déclare l’entreprise pétrolière et gazière.
“C’est l’aboutissement de plusieurs années de travail de l’ensemble des équipes projet et opérations. Félicitations à tous ceux qui ont permis de franchir cette étape majeure en toute sécurité ! Je tiens également à remercier les gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal, ainsi que nos partenaires, Kosmos Energy, PETROSEN et SMH, pour leur […] collaboration”, rapporte le communiqué en citant Gordon Birrell, le vice-président exécutif chargé de la production et des opérations de la compagnie pétrolière.
BP ajoute que la première cargaison de GNL a été transférée à un transporteur, à partir du navire flottant de gaz naturel liquéfié de GTA, où le gaz naturel avait été refroidi par cryogénie, liquéfié et stocké.
La compagnie pétrolière rappelle que Grand Tortue Ahmeyim est un “projet d’importance nationale stratégique” pour les gouvernements mauritanien et sénégalais.
La phase 1 de GTA devrait produire environ 2,4 millions de tonnes de GNL par an pour répondre aux besoins énergétiques mondiaux, avec une allocation de volumes de gaz qui sera également mise à la disposition des marchés nationaux de la Mauritanie et du Sénégal.
“C’est un moment de grande fierté pour la Mauritanie et le Sénégal. Tout au long du développement de ce projet, nous avons établi des relations solides avec les gouvernements hôtes, les communautés locales et nos partenaires, et nous nous réjouissons de les renforcer dans les années à venir tandis que nous poursuivons nos opérations”, ajoute le communiqué en citant Dave Campbell, le vice-président senior de BP pour la Mauritanie et le Sénégal.
La compagnie pétrolière rappelle qu’elle est arrivée en Mauritanie et au Sénégal en 2017.
Par Ibou FALL
L’ASSAUT LANCÉ CONTRE MACKY 2029
Pendant que "Diomaye môy Sonko" dégaine ses meilleures cartes anti-corruption, l'ex-présient parcourt le monde en mode VIP. Ironie du sort : celui qui excellait dans l'art d'éliminer ses adversaires politiques pourrait goûter à sa propre médecine
Semaine haute en couleur dont le pic, à n’en pas douter, est la proposition de l’honorable Guy Marius Sagna, de traduire l’ancien chef d’Etat, Macky Sall, devant la Haute cour de justice… Soit dit en passant, trouver quatre-vingt-dix collègues qui signent les yeux fermés ne devrait être qu’une formalité.
A l’origine de son ire, plus de deux mille cinq cents milliards de francs Cfa de dettes que le nouveau régime trouve litigieux, en plus d’un montant presque similaire de dépenses «hors cadre légal».
Ceci ne devrait être que le horsd’œuvre…
A n’en pas douter, la responsabilité des quatre-vingts morts comptabilisés entre 2021 et 2024 devrait, dans pas longtemps, figurer sur la longue liste des crimes abominables reprochés à l’ancien chef d’Etat.
Pourquoi se gêner…
Ce cher Macky Sall, depuis quelque temps, en plus de «restructurer son parti», comprenez sa machine électorale, multiplie les selfies avec les grands du monde : un coup, c’est avec Donald Trump qu’il échange une poignée de mains après la traditionnelle séance de prières à laquelle les présidents américains doivent se plier ; un autre, c’est un souverain saoudien qui le convie à rompre le jeûne en terre sainte… Son entrée fracassante dans le Conseil d’administration de la Fondation Mo Ibrahim semble la goutte d’eau qui fait déborder le vase : alors que les accusations de falsification de chiffres de la comptabilité publique font les choux gras et d’âpres discussions avec le Fmi, il s’invite à la table où l’on distribue les bons points en matière de probité sur le continent.
Réponse du berger à la bergère ? On parlerait de provocation pour bien moins que ça.
Les élèves sont-ils en train de dépasser le maître ? Apparemment, le tandem «Diomaye môy Sonko» s’inspire des méthodes du précédent régime : alors qu’éclate l’affaire Sweet Beauté, dans l’opinion qui formera les 54% d’électeurs du 24 mars 2024, le doute n’est pas permis. C’est encore et toujours un complot de Macky Sall, qui use de drôles de procédés pour éliminer les concurrents sérieux à la présidentielle.
On rembobine ?
Après 2012, Karim Wade, le «fils biologique» et héritier du Père Wade, ouvre le bal : les malversations dont on l’accuse dépassent l’entendement, mais surtout, il est tenu de prouver l’origine de sa fortune qui serait colossale. Puis, Karim Wade en exil au Qatar et hors de course, quelques années après, c’est pareil pour Khalifa Sall, alors maire de Dakar, qui vient de rempiler et se projette déjà dans la présidentielle…
Alors que, début 2021, l’affaire Adji Sarr éclate en pleine pandémie, pendant que les esprits cartésiens cherchent des arguments de Droit, les autres voient la petite bête que Macky Sall cherche sur la tête de Ousmane Sonko, pardon, le Pros, devenu l’incontestable leader de l’opposition après le désistement de Idrissa Seck, parti brouter soudainement les herbes du Cese.
Le hasard du calendrier est bien curieux : ceci tombe juste après le show du Premier ministre devant une Assemblée dépourvue de l’essentiel de l’opposition. Il y distribue des menaces en veux-tu en voilà, proclame la «tolérance zéro» concernant les oiseaux de mauvais augure et les esprits chagrins qui sévissent via les réseaux sociaux. D’ailleurs, sur le web, une campagne de diabolisation d’Afrique Confidentielle, depuis une petite semaine, attribue à Macky Sall, une casquette supplémentaire : il serait le rédacteur en chef occulte de cette newsletter qui n’annonce que des mauvaises nouvelles en ce qui concerne le régime «Diomaye môy Sonko».
Là, on ne reprend certes pas les mêmes, mais ça recommence : il y a un sérieux candidat pour 2029 dont la candidature pour la mère des batailles électorales a bien des chances d’être invalidée sous peu…
Est-il nécessaire de rappeler les insinuations du président Bassirou Diomaye Faye, le soir du 4 avril, face à la presse, concernant les manœuvres mackyavéliques souterraines ? Il en conclut mystérieusement que son prédécesseur devra en assumer les conséquences. Ça n’aura pas tardé.
Si ce n’était que ça…
Certes, le peuple des 54% réclame des têtes sur le billot et, plus c’est célèbre, plus la plèbe est contente… Mais traduire devant la Haute cour de justice deux ministres au moins -pourquoi pensez-vous à Mansour Faye et Diouf Sarr ?- est devenu plus qu’une demande sociale.
Comme pourrait le penser le président Bassirou Diomaye Faye auquel fait écho «le meilleur Premier ministre de tous les temps», est-ce le Peuple qui fait pression sur ces braves gens de la Justice ? Ça ne cache même pas sa joie et annonce des emprisonnements même avant condamnation. En plus de quelques seconds couteaux des ministères, il y a des peoples qui défilent depuis quelques jours devant les enquêteurs de la Dic à propos des fonds Covid.
Pour l’heure, après plusieurs vaines tentatives de changer d’air, Mansour Faye se voit notifier, par la Justice, l’interdiction de sortir du territoire. Il sait enfin pourquoi, après examen de ses paperasses à l’aéroport, le flic de service le prie gentiment, mais fermement, de rester à l’intérieur de nos frontières.
C’est également cette semaine que Abdou Nguer, célébrissime chroniqueur plébiscité par un site comme le meilleur de tous, reçoit une convocation. Il y a peu, c’est sur la plainte d’un dénommé Azoura Fall qui s’énerve dans une vidéo par la suite que le chroniqueur ne soit pas jeté directement sur la paille humide d’un cachot. Cette fois, apparemment, pour Abdou Nguer, c’est plutôt mal goupillé…
La rançon de la gloire ?
LE COJOJ ET L’ANSD DEROULENT LEUR PLAN D’ACTIONS
Pendant deux jours, le Comité d’organisation des JOJ Dakar 2026, à travers un des départements « Durabilité, Impact et Héritage », a organisé un atelier en partenariat avec l'Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).
Dans le cadre d’accord signé en novembre dernier, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ) Dakar 2026, a organisé un atelier en partenariat avec l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Cette rencontre de deux jours a pour objectif la mise en place plan d’actions, la mesure des impacts et la gestion de l’héritage des 4emes Jeux olympiques de la jeunesse.
Pendant deux jours, le Comité d’organisation des JOJ Dakar 2026, à travers un des départements « Durabilité, Impact et Héritage », a organisé un atelier en partenariat avec l'Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD). Cette rencontre était dédiée à la planification des activités, à l’évaluation de l’impact et à la gestion de l’héritage des 4e Jeux olympiques de la jeunesse. Ce conclave s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des directives du Président de la République, qui a fait des JOJ Dakar 2026 une priorité nationale. À la suite du conseil interministériel du 15 octobre 2024, où 40 mesures ont été arrêtées, l’une d’elles portait sur l’évaluation des quatrième édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) qui vont se dérouler du 31 octobre au 13 novembre 2026, entre Dakar, Diamniadio et Saly Portudal.
C’est dans cette dynamique qu’un accord a été signé en novembre entre le COJOJ et l’ANSD. Ibrahima Wade, coordinateur du Comité d’organisation des JOJ Dakar 2026 en a profité pour rappeler, hier, mercredi 16 avril, les objectifs et l’importance de cet atelier. "Cette rencontre s’inscrit en droite ligne de la mise en exécution des instructions données par les autorités. Les JOJ ont été érigés au rang de priorité nationale et engager les services de l’Etat pour en faire un événement réussi. Pour en faire des Jeux impactant comme le veut le Premier Ministre Ousmane Sonko qui en parlait ainsi lors du Conseil interministériel… Il s’agit pendant cet atelier de revisiter d'abord les propositions d'indicateurs, de les définir, d'identifier les sources de collecte et de bâtir ce modèle qui va permettre, à la fin des Jeux, de dire quels ont été les effets et les impacts des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Trois dimensions vont être mesurées. La première, c'est la dimension sociale. En termes d'impact social, qu’elle va être la volonté des Jeux, au plan environnemental. Et enfin, il y a cette troisième dimension économique, qui est très importante », a-t-il souligné. En terme d’impact, il rappelle que : « Beaucoup d'impacts attendus sur nos activités économiques, sur l'artisanat, sur le tourisme, sur la restauration, le transport, énormément de choses sur lesquelles nous sommes attendus et sur lesquelles, il y aura des retombées, forcément. Mais, une chose est de dire il y a des retombées, une autre chose est de pouvoir les illustrer », a-t-il indiqué.
Issa Sadio coordonnateur de la cellule de gestion des partenariats à l’ANSD a, pour sa part rappelé la convention signée le 5 novembre 2024. Elle était destinée à évaluer l’augmentation de la pratique de l’activité physique, la mesure de l’impact social, l’activité économique. « Cet atelier va nous permettre de dire, voilà les activités que nous allons mener et qui vont nous permettre de procéder à cette évaluation. Bien entendu, pour faire ce genre d'évaluation, il y aura des enquêtes qui vont permettre de collecter les données, qui vont être analysées par la suite. Il y aura des données aussi, comme on l'appelle dans le jargon de la statistique de données administratives. Par exemple, sur le plan des emplois, il y a des entreprises qui ont été sélectionnées, qui ont été recrutées pour faire des travaux. Il y aura des restaurateurs qui vont être recrutés pour faire des prestations au moment des jeux. Donc, ces belles statistiques-là aussi, nous allons les rassembler et vont contribuer à faire l'évaluation. L'impact et l'héritage que vont laisser les Jeux Olympiques de la jeunesse de Dakar du 30 octobre au 13 novembre 2026 au Sénégal des données non négligeables », a-t-il souligné. Les JOJ Dakar 2026 regrouperont 2500 athlètes, 35 sports, 206 Comités nationaux olympiques, 6000 volontaires dont 70% de moins de 35 ans, 1 million de spectateurs, 26 000 spectateurs accrédités.
Par Texte Collectif
LA PSYCHOLOGIE AU SÉNÉGAL : PERSPECTIVE DES ACTEURS SUR LE TERRAIN
La décision du Premier ministre Ousmane Sonko est une excellente nouvelle pour tous les professionnels de la santé mentale exerçant au Sénégal
L’engagement du chef du gouvernement sénégalais, exprimé en Conseil des ministres du 9 avril 2025, de dépoussiérer la loi no 75-80 du 9 juillet 1975 relative à la maladie mentale est une perspective salutaire pour un grand nombre de nos compatriotes. Il est en phase avec les efforts entrepris dans cette direction par le Département de psychologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, rouvert en 2021 après sa fermeture suite aux événements de mai-68.
La décision du Premier ministre Monsieur Ousmane Sonko est une excellente nouvelle pour tous les professionnels de la santé mentale exerçant au Sénégal. Elle vient donner un espoir de renouveau dans les structures hospitalières qui peinent à recevoir des subventions pour un fonctionnement optimal. Faut-il le préciser, c’est grâce à l’effort des professionnels de la santé mentale, malgré des conditions de travail qui sont loin d’égaler celles que peuvent offrir les pays du Nord global, que ces structures tiennent jusqu’à présent. Mieux, les hôpitaux continuent à proposer accueil et soin de qualité à un nombre de patients en croissance, malgré le nombre de lits qui reste insuffisant. L’intérêt manifesté par les autorités gouvernementales permet de croire en un réel engagement de leur part à prendre en compte la question de la santé mentale au Sénégal.
UN PEU D’HISTOIRE…
Le Professeur Oumar Guèye écrit qu’en mai 1968, une révolte universitaire a éclaté au Sénégal et abouti à un bras de fer avec le gouvernement du Président Senghor. (1) Les revendications des étudiants étaient multiples, largement inspirées par les mouvements panafricanistes et orientées vers une volonté de décolonisation de l’université dont les contenus des formations alors offertes ne répondaient pas aux réalités de la société. Face à cela, le régime du Président Senghor incarnait le visage du néocolonialisme qu’il fallait combattre pour instaurer un changement. C’est dans ce contexte que fut fermé le département de Sociologie et de Psychologie de l’Université de Dakar, et avec lui, la possibilité de faire émerger une génération de psychologues qui auraient pu développer une méthodologie basée sur une épistémologie mixte et ancrée dans l’approche décoloniale globale initiée par l’École de Dakar. Il a fallu attendre mars 2021 pour que ce département rouvre ses portes. À ce jour, il compte 596 étudiants et offre deux spécialisations en master dont une en Psychologie clinique et psychopathologie de la santé, une autre en Psychologie sociale et du travail. Son équipe d’enseignants-chercheurs collabore avec les centres hospitaliers nationaux afin de favoriser l’immersion professionnelle des étudiants à l’occasion des stages qui jalonnent leur formation.
UN PARTI-PRIS DECOLONIAL
Dès le début, et par devoir de reconnaissance pour le contexte de notre fermeture en 1968, l’option est prise d’implanter la Psychologie au Sénégal dans une perspective décoloniale et contextualisée, intégrant des cours inédits : psychologie indigène, Esclavage, colonisation et traumatisme, santé mentale globale, psychologie interculturelle, psychologie critique, psychologie communautaire, psychologie culturelle du travail, entre autres. Il ne pouvait pas en être autrement car copier les programmes académiques du Nord global reviendrait à exercer une nouvelle violence épistémique sur les prochaines générations de psychologues sénégalais.
En ce qui concerne les curricula, une approche panafricaine est mise en avant, avec la rédaction de manuels d’enseignements communs à dix universités situées dans six pays d’Afrique francophone. Cette initiative, qui vise à terme l’harmonisation des curricula dans le Sud global, n’est sponsorisée par aucun groupe ou organisme étranger. Exclusivement soutenue par l’UCAD, elle recueille la participation bénévole d’enseignants et de praticiens passionnés par leur métier et ambitieux pour leur pays. Il est important de préciser qu’il est coûteux de concevoir des enseignements et des manuels dans une perspective décoloniale, mais c’est pourtant le choix qui a été fait pour sortir du prisme de la comparaison entre nos pays et l’Occident. De ce fait, les futurs psychologues sénégalais ont accès à des méthodes développées en Afrique et basées sur les savoirs endogènes.
L’une de ces méthodes a d’ailleurs reçu le Prix APA (2) de l’innovation en Psychologie en 2020 et le Centre Hospitalier Universitaire de Fann a choisi de l’intégrer dans sa stratégie de renforcement de capacités du personnel hospitalier. L’auteure de cette méthode, Dr Ismahan Soukeyna Diop, a par ailleurs été sélectionnée pour le Bellagio Residency Fellowship (3) de la fondation Rockefeller pour son travail dans le sens de la construction d’un curriculum décolonial en psychologie clinique et l’intégration de méthodes de psychothérapie culturellement pertinentes, basées sur la tradition orale africaine. (4)
UN DEPLOIEMENT ASSOCIATIF
Dans la dynamique enclenchée d’implantation de la Psychologie au Sénégal, l’Association des Psychologues du Sénégal (APSYSEN) a été créée en 2019. La majorité de ses membres donne bénévolement en moyenne 25% de leur temps en consultations gratuites, en activisme ou en formation (voir plus bas).
LA NECESSITE DE METTRE DE L’ORDRE
La Psychologie prend lentement mais sûrement son envol au Sénégal. Pour accompagner ce déploiement, le département de Psychologie de l’UCAD a entrepris la création d’un Ordre des psychologues. Cette instance s’emploiera, une fois sur pied, à réguler l’exercice de la profession de psychologue au Sénégal autant que les relations entre les psychologues et les autres professionnels de la santé mentale, notamment les psychiatres et les psychothérapeutes non-psychologues, acteurs de la Psychologie au Sénégal. Cette tribune ne saurait se clore sans un appel lancé aux consœurs et confrères psychologues de toutes spécialités exerçant à l’étranger à venir joindre leurs efforts à ceux de l’APSYSEN et de l’équipe du département de Psychologie pour aider à construire une Psychologie sénégalaise à la hauteur des défis auxquels font face notre chère patrie et nos compatriotes.
L’équipe d’enseignement-recherche du département de Psychologie Faculté des Lettres et Sciences Humaines université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)
(1)Guèye, O (2017). Les acteurs et événements influents de la crise. Mai 1968 au Sénégal. Senghor face aux étudiants et au mouvement syndical. Karthala, pp. 243- 271.
(3) Le Bellagio Residency Fellowship est un programme prestigieux qui accueille des chercheurs, activistes ou artistes dont il reconnait l’excellence et leur propose un cadre unique pour la développer pendant quatre semaines. Ce fellowship a accueilli des personnalités reconnues comme Maya Angelou et Ruth Bader Ginsburg. Plus d’informations sur ce lien : https://www.rockefellerfoundation.org/fellowships-convenings/bellagio-center/residency-program/
(4) TAMPSY OPTOA est un outil projectif de psychoéducation et de psychothérapie basé sur le conte africain. Cette méthode inspirée de la tradition orale africaine renforce l’alliance thérapeutique en utilisant des images et récits de contes africains comme média pour aborder les problématiques psychologiques.
A propos de l’Association des Psychologues du Sénégal
Créée en 2019, l’APSYSEN regroupe des psychologues formés, exerçant dans divers domaines (clinique, scolaire, social, du travail) au Sénégal et à l’étranger. Elle est animée par une conviction forte : l’accès à un accompagnement psychologique de qualité est un droit fondamental. C’est pour cela qu’elle agit avec discrétion, humilité et un profond engagement bénévole. Elle est composée d’une quinzaine de membres, en majorité psychologues cliniciens. Bon nombre d’entre eux interviennent régulièrement dans la formation universitaire en psychologie, en dispensant des cours et animant des TD de manière quasi bénévole. Ils accompagnent mémoires, thèses, recherches et offrent un soutien actif aux jeunes professionnels. La plupart des membres exerçant en institution ont régulièrement accueilli et accompagné des stagiaires. L’APSYSEN a mis en place des supervisions entre pairs et veille, dans la mesure de ses moyens, à ce que ceux qui adhèrent et s’établissent comme psychologues soient dûment qualifiés. L’association est consciente des besoins et de l’intérêt croissant de la population pour les questions de santé mentale et souhaite ainsi renforcer ses actions de sensibilisation. Depuis la crise du Covid-19, ce besoin est devenu encore plus visible. À cette période, l’APSYSEN avait déjà mis en place des dispositifs gratuits d’écoute pour soutenir les personnes en détresse. Aujourd’hui, elle prévoit de développer davantage de campagnes de sensibilisation, en particulier dans les médias, et d’organiser des actions collectives en partenariat avec d’autres structures engagées. Elle aspire également à développer des groupes d’écoute et des ateliers destinés à accompagner au mieux les besoins psychologiques exprimés par la population, en particulier les jeunes et les publics vulnérables. Son objectif est clair : structurer un réseau de psychologues compétents et solidaires, améliorer l’accès aux soins psychologiques, lutter contre les idées reçues, tabous sociaux et encourager le retour des professionnels sénégalais dans leur pays. L’APSYSEN est une structure libre, autonome, ouverte à la collaboration, qui agit avec intégrité et dans l’intérêt des bénéficiaires. Plus d’informations sur nos actions, projets et membres sur www.apsysen.com