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29 août 2025
Par Bachir FOFANA
ABDOU BARMA NGUER, LA CONSCIENCE DE PASTEF ET SES 4000 CADRES
Du «One man show» du chef du gouvernement qui a amèrement goûté à la «guérilla parlementaire», il n’a pu être retenu qu’une chose : «tolérance zéro» à l’endroit des journalistes et chroniqueurs «payés par des opposants milliardaires» mais «poltrons»
La semaine dernière, sur la Sen Tv, dans l’émission Ndoumbélane, je montrais mon scepticisme face au boycott annoncé par l’opposition de la séance des Questions d’actualités au gouvernement. Même si les raisons évoquées par les députés de l’opposition étaient légitimes (la violation répétée et délibérée du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale par la majorité, sous l’impulsion du président de l’institution, les attaques crypto-personnelles en lieu et place du débat civilisé), il reste que Ousmane Sonko a eu très mal de faire face à lui-même et à sa majorité mécanique. L’opposition a boycotté, Sonko s’est énervé. Tellement énervé que les absents ont presque été cités à chaque fois qu’il prenait la parole. L’opposition a boycotté et comme prévu, Ousmane Sonko est sorti de ses gongs.
Du «One man show» du chef du gouvernement qui a amèrement goûté à la «guérilla parlementaire», il n’a pu être retenu qu’une chose : «tolérance zéro» à l’endroit des journalistes et chroniqueurs «payés par des opposants milliardaires» mais «poltrons» pour dénigrer le pouvoir par la diffusion de fausses nouvelles. «A partir d’aujourd’hui, j’assume. (…) Ces petits que vous envoyez (dans les médias) pour insulter, leur cas, nous allons le régler rapidement. Après, vous les opposants qui avez vos milliards et qui payez le loyer (à des chroniqueurs), j’espère que vous oserez sortir et nous affronter. Quand nous aurons effacé les chroniqueurs, ils (les opposants) prendront leur courage pour sortir, et on les attend. Vous nous appelez sur un terrain que nous maîtrisons bien», dit-il. Vous remarquerez qu’après le «fusiller» pour les anciens chefs d’Etat, voici que Sonko promet d’effacer les journalistes et chroniqueurs qui ne dansent pas au rythme du «Porozet». Effacer, c’est faire disparaître sans laisser de trace. Cela veut-il dire en termes plus clairs que tous les chroniqueurs, activistes, influenceurs et leaders d’opinions qui ne leur sont pas favorables iront moisir en prison ? En attendant, les urgences des Sénégalais semblent être reléguées au second plan, faute de solutions concrètes, les licenciements sont à plein régime, la morosité a fini de gagner toutes les couches sociales.
Le Parquet sort pour rassurer le «peuple des 54%»
Le pouvoir promet désormais une politique pénale, «zéro tolérance» en matière de diffusion de fausses nouvelles. Par contre, le phénomène de l’homosexualité est toléré par le Premier ministre Ousmane Sonko ! Donc, Ousmane Sonko tolère l’homosexualité, mais pas la diffusion de fausses nouvelles. Au moins, «And samm djikko yii» va apprécier.
Ce face-à-face entre le gouvernement et les députés a également permis de constater que ce n’est pas le Peuple qui a fait pression sur la Justice, mais c’est bien l’Exécutif. Le Parquet et ses démembrements se sont en effet dépêchés de sortir pour rassurer le patron et le peuple Pastef, c’est-à-dire le «peuple des 54%», qu’ils sont bien en train de travailler. Leur mission : calmer Ousmane Sonko et ses partisans, mais aussi renforcer la perception chez les autres Sénégalais que Macky Sall et son régime sont des voleurs. Raison pour laquelle le procureur a usé de qualificatifs très forts pour charger l’ancien pouvoir, et même les condamner avant jugement.
«Honteusement», «illégalement» et «indignement» sont sortis de la bouche du procureur Ndoye, même s’il se défend de respecter la présomption d’innocence. Mais la montagne a accouché d’une souris pour le moment : les montants cautionnés montrent que les détournements présumés sont loin des chiffres annoncés.
On remarquera également que plusieurs personnalités arrêtées, ces derniers jours, dans le cadre du traitement judiciaire du rapport de la Cour des comptes sur la gestion du fonds Covid19, ont été libérées et placées sous contrôle judiciaire à la suite de cautionnement. Le procureur Ibrahima Ndoye s’en est expliqué sans convaincre, à la lumière du refus de cautionnement pour Farba Ngom et Tahirou Sarr. «L’objectif principal n’est pas d’envoyer les gens en prison, mais de faire en sorte que les intérêts de l’Etat soient préservés», dit-il. Selon lui, si les juges ont accepté ces mesures, c’est parce que la loi sénégalaise, en son article 140 du Code de procédure pénale, pour ce qui est des détournements, escroquerie et soustraction sur les deniers publics, offre la possibilité à toute personne incriminée «de solliciter son éligibilité à cette libération sous caution». Farba et Tahirou ont pourtant cautionné plus que ce qui leur est reproché d’avoir frauduleusement soustrait au Trésor et ils restent toujours en détention. On nous avait vendu l’indépendance de la Justice. Paradoxalement, c’est cette même Justice qui est aux ordres dans un dessein de règlement de comptes. La démocratie sénégalaise, riche de son histoire et de ses valeurs, mérite mieux qu’un théâtre d’accusations spectaculaires et de règlement de comptes.
Le juge d’instruction a appliqué la volonté de Sonko
Toujours est-il que Abdou Nguer semble être le premier que Sonko voudrait effacer de l’espace public. Le jeune homme est aujourd’hui à Rebeuss, inculpé qu’il est de diffusion de fausses nouvelles alors qu’il n’est même pas propriétaire du compte TikTok qui est auteur de la publication. Certains même se réjouissent de l’emprisonnement de ce grand personnage. Dommage.
Il est clair que le juge d’instruction en charge de son dossier a appliqué la volonté de Sonko d’emprisonner ce jeune qu’il a considéré comme un illettré. Abdou Nguer est un prisonnier de Sonko qui a cédé aux caprices de ses militants qui voulaient le voir en prison. Il est ce tailleur qui fait trembler tout un régime jusqu’à ce que le Premier ministre, devant les députés, le qualifie de chroniqueur «sans certificat». Le Sénégal connaissait deux catégories d’intervenants dans l’espace public. Les lettrés formés dans les écoles classiques et ceux formés en langue arabe. Mais depuis peu, à coté des intellectuels et des arabisants, nous assistons à l’émergence d’intellectuels «wolofisans». Abdou Nguer en est un. «Abdou Nguer parle avec 70% de la population sénégalaise. Il communique d’une manière terre à terre, qui fait que les analphabètes et les incultes puissent comprendre ce qui se passe, et ça n’arrange pas Sonko, raison pour laquelle il fallait le faire taire», explique l’activiste Abou Karim Guèye, Xrum Xaq. Oui, il y a définitivement du Kocc Barma en Abdou Nguer. Il est des circonstances qui, immanquablement, vous donnent une stature de géant. L’esprit vif, le regard pétillant de malice, un sourire toujours de rigueur, Abdou Barma est maître jusqu’au bout des ongles de ses émotions. Tel un Mandela, il vous désarçonne d’un sourire puis, d’une réplique qui fait mouche, vous laisse dans votre rage, si vous ne savez contrôler vos émotions. Ses punchlines font vraiment mal. «Pastef moom, guettoou golo la. Niou diouboo yakh tool bi, niou khouloo yakh toll bi» (Pastef, c’est une armée de singes dans un champ. Qu’ils soient ensemble ou non, la finalité est la même : le champ sera détruit).
Nguer a mis en difficulté bien des chroniqueurs
Ancré dans la tradition pure du wolof du Baol, ce digne petit-fils de Mame Awa représente, dans l’espace public, la sagesse paysanne faite de bon sens, de formules et de réparties qui font mouche. Abdou Barma est un mystère. Analphabète, il est doté d’une mémoire redoutable. Chétif tel un Gandhi, l’injustice et le deux poids deux mesures éveillent en lui les flammes du preux chevalier qui combat jusqu’au bout pour un retour à l’équilibre. Il a osé défendre Adji Sarr face au rouleau destructeur de Pastef, quand une bonne partie des organisations féministes se cachait dans leurs ballerines et autres espadrilles.
Abdou Nguer est un homme extrêmement intelligent. C’est l’intelligence des «ndongodaara» avec leur mémoire photographique. Il a toujours pris le soin de «du samay wax, ay waxama». Il prenait toujours le soin d’apporter des preuves à ses dires. Il a mis maintes fois en difficulté des «diplomards» soumis sur les plateaux Tv sur leur propre terrain : le Droit. Son face-à-face avec le journaliste de la «7Tv» est mémorable en termes de répartie. Il a mis en difficulté bien des chroniqueurs installés, qui avaient pris leurs aises, comme le fameux Jëwriñ Njaasë, qui, dépassé, a fini par rendre les armes et lui a demandé : «Mais Abdou, tu es qui ? Qu’est-ce que tu veux, etc.»
Sa mémoire analytique et son sens de la répartie sont inégalés. Il peut sortir du cadre parfois et fanfaronner pour amuser la galerie et détendre l’atmosphère, mais il reste rigoureux ! Très rigoureux même. Je ne l’aurais pas défendu s’il avait fauté ou dit des insanités. Mais il paraît qu’il y a un empressement à lui trouver des poux qui n’existent pas. Mais quand vous êtes privé de liberté, que vous n’avez ni tué, ni volé, ni violé et que votre seul tort, jusqu’à preuve du contraire, est de déplaire aux oreilles capricieuses de l’homme qui se définit «indestructible politiquement», alors sans conteste, après la crucifixion, viendra la résurrection. Il est des étincelles qui consument des mondes, il est des parcours qui finissent dans des palais, et la constante dans tout cela, c’est que cela commence toujours par une goutte qui se dénomme le sentiment d’injustice. Il y a bien pire que l’injustice, il y a le sentiment d’injustice. Une fois enclenché, tout effort d’endiguement est vain. C’est ainsi qu’une goutte se transforme en torrent, une étincelle en brasier. C’est cette alchimie qui, en un instant, transforme aux yeux de tous, l’agneau du sacrifice en un majestueux bélier guidant son troupeau. Et retenons bien ceci, dans l’histoire du loup et de l’agneau, la masse s’identifie toujours à l’agneau. David contre Goliath aussi.
LES CHRETIENS DANS LA JOIE DE LA RESURRECTION
Après quarante jours de jeûne, de pénitence, de prière et de solidarité, la communauté catholique célèbre la Pâques ce dimanche. Fête la plus importante du calendrier chrétien car célébrant la résurrection du Christ, élément central de la foi chrétienne
Après quarante jours de jeûne, de pénitence, de prière et de solidarité, la communauté catholique célèbre la Pâques ce dimanche. Fête la plus importante du calendrier chrétien car célébrant la résurrection du Christ, élément central de la foi chrétienne. Cependant, avant de vivre cette joie du Ressuscité, les Chrétiens traversent un temps de silence allant du vendredi soir au samedi avec la mort du Christ et sa mise au tombeau. Pour mieux vivre ce temps de grâces, l’Union des Clergés du Sénégal à travers son document de presse revient sur les moments forts des célébrations.
Le Samedi Saint, l'Église demeure auprès du tombeau de son Seigneur, méditant la Passion et la mort du Christ, ainsi que sa descente aux enfers, et elle attend sa résurrection dans le silence, la prière et le jeûne. Ce jour-là, l’Église ne célèbre aucun sacrement, à l'exception de la pénitence et de l'onction des malades. En effet, ce n’est pas un jour de célébration, mais un jour de veillée intérieure. Le silence du Samedi Saint est une pause dans l’histoire du salut, où tout semble suspendu. Le tombeau devient le lieu où le Christ rejoint tous les morts, inaugurant une nouvelle forme de vie.
DEROULEMENT DU SAMEDI SAINT
Le Samedi Saint est une journée de prière silencieuse dans les paroisses, mais elle prend une tournure très particulière dans le cadre de la Veillée Pascale du soir. Ce jour-là, l’Église invite les fidèles à se préparer spirituellement à la grande célébration de la résurrection. Par la prière, les lectures bibliques et les méditations, l’Église fait mémoire de l’histoire du salut et de l’espérance, en attendant le retour du Christ vainqueur de la mort. Ce temps permet à chacun de se préparer à vivre pleinement la Veillée Pascale.
SIGNIFICATION SPIRITUELLE
Le Samedi Saint nous appelle à l’attente active. Nous sommes invités à garder l’espérance, même dans le silence et l’obscurité apparente ; plonger dans le mystère de la mort du Christ, sachant que ce n’est pas la fin, mais le début d’un renouveau et contempler le Christ dans le tombeau, et ainsi méditer sur nos propres épreuves et espérer leur résurrection.
LA VIGILE PASCALE : LA FETE DE LA RESURRECTION, L’ABOUTISSEMENT DE TOUTE FOI
La Veillée Pascale, célébrée dans la nuit du Samedi au Dimanche de Pâques, est le point culminant de toute l’Année Liturgique. Elle marque le passage de la mort à la vie, le triomphe de la lumière sur les ténèbres, et la résurrection de Jésus-Christ.
DEROULEMENT DE LA VEILLEE PASCALE
La Vigile pascale est à la fois le cœur et la source de toute l’année liturgique. Elle est la mère de toutes les veillées, de toutes les célébrations. Elle est célébrée assez tard le samedi, aux environs de 22h ou 22h30, pour la plupart des paroisses, pour que sa réalité de « veille » soit manifeste. La liturgie solennelle de la veillée pascale est remarquable par la richesse des symboles. La célébration se déroule en quatre étapes : - Le rite de la lumière ; - Le rite de la parole, qui rappelle au peuple des Croyants son histoire sainte de la création à la résurrection du Christ ; - Le rite baptismal, qui renouvelle l’action génératrice du baptême ; - Le rite eucharistique (la messe) qui récapitule les trois rites précédents.
LE RITE DE LA LUMIERE
Le grand feu va servir à allumer un grand cierge orné d’une grande croix rouge, avec les inscriptions Alpha et Omega et le millésime de l’année. Le prêtre qui officie déclare : « Au Christ appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles ». Cinq grains d’encens sont ensuite plantés sur la croix, ils symbolisent les cinq plaies désormais glorieuses du Christ. Le cierge pascal peut alors être allumé à partir du feu qui brûle dans la nuit, puis il entre dans l’église, porté par un diacre ou le célébrant principal en l’absence de ce dernier et suivi des fidèles. A trois reprises, le diacre élève le cierge et chante : « Voici la lumière du Christ ». Les fidèles qui tiennent un petit cierge qu’ils ont allumé au cierge pascal répondent : « Nous rendons grâce à Dieu ». En se communiquant, la lumière fragile à cause du vent prend force. C’est l’image de la foi qui grandit en se communiquant. On garde la foi en la donnant aux autres. Le cierge pascal est ensuite posé sur un grand chandelier, il représente au milieu de l’église le Christ ressuscité. Le chant de l’Exulté est lancé. C’est le chant de la louange, la libération, la victoire retentit et déchire le silence de la nuit.
LE RITE DE LA PAROLE
Il est composé d’une série de sept lectures. Il y a comme une structure articulée autour de 4+3. Quatre textes qui évoquent 4 nuits, les nuits de la vie des hommes : la nuit de la Création, celle du sacrifice d’Abraham (ligature d’Isaac), nuit de la traversée de la Mer Rouge et nuit de la Pâque. Après les nuits, 3 textes baptismaux : le banquet - la liberté - l’adoption filiale, avec Isaïe 55, Baruch et Ezéchiel 36. « Cependant, là où des circonstances pastorales demanderaient de diminuer ce nombre de lectures, on en maintiendra au moins trois de l'Ancien Testament, tirées de la Loi et des Prophètes ; et jamais on n'omettra la lecture du chapitre 14 de l'Exode avec son cantique ». A chaque texte biblique, l’assemblée répond par un psaume ou un cantique. On répond ainsi à la Parole de Dieu par la Parole de Dieu. On dit à Dieu qui s’implique dans l’histoire humaine, les mots de Dieu. Avec l’oraison que prononce le président de la célébration, tout prend sens en Christ. Cette étape s’achève par la lecture du récit évangélique de la résurrection.
LE RITE BAPTISMAL
C’est au cours de ce rite que sont baptisés les catéchumènes. En l’absence de catéchumènes, le rite est simplifié. Il se déroule autour d’un grand récipient rempli d’eau, bénite par le prêtre. Il se tourne ensuite vers les fidèles, et à l’aide d’un goupillon ou d’une petite branche, il les asperge abondamment. « Les rites d’aspersion (...) visent à éliminer des objets que l’on veut bénir toute contagion du mal et à les rendre aptes à toute œuvre bonne. »
LE RITE EUCHARISTIQUE
Les cloches qui sont restées silencieuses depuis le jeudi saint, pendant le chant du Gloria, sonnent à toutes volées la gloire du Christ ressuscité. La messe, qui est mémorial de la passion et de la résurrection du Christ, est célébrée avec une grande solennité par des chants et de l’encens. Les fidèles sortent de la messe et se congratulent avec ces mots : « Joyeuses Pâques » ou « Le Christ est ressuscité » La Veillée Pascale est avant tout un acte de célébration de la vie. Elle exprime l’espérance chrétienne que la mort n’a pas le dernier mot. Jésus est victorieux, et sa victoire sur la mort est notre victoire. En cette année jubilaire, la résurrection du Christ devient un appel vivant à l’espérance: - Espérer dans l’avenir de l’Église et du monde, - Espérer dans le salut de notre pays, le Sénégal, en surmontant les épreuves, - Espérer dans la transformation intérieure, en recevant le Christ comme Lumière dans nos vies.
DIMANCHE DE PAQUES
.« Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia ! » Le dimanche de Pâques est le sommet de la foi chrétienne. Il célèbre la Résurrection de Jésus, victoire de la vie sur la mort, du pardon sur le péché, de l’espérance sur la peur. Après l’intensité du Triduum pascal, ce jour marque l’accomplissement du mystère pascal.
DEROULEMENT LITURGIQUE
Les messes de Pâques sont célébrées avec grande solennité. L’Alléluia, tu pendant tout le Carême, résonne à nouveau dans les églises. La liturgie utilise des vêtements blancs, les fleurs réapparaissent, les chants sont triomphants. L’eau bénite utilisée durant la nuit pascale est souvent proposée aux fidèles pour une aspersion ou pour emporter chez eux. Dans certaines paroisses, un renouvellement des promesses baptismales est proposé.
SIGNIFICATION SPIRITUELLE
Ce jour est un appel à vivre en ressuscités : aimer, pardonner, relever, espérer. Il ouvre les cinquante jours du temps pascal jusqu’à la Pentecôte. L’Église proclame que la mort n’a pas le dernier mot, et invite les chrétiens à être témoins de cette espérance dans leurs familles, leurs lieux de travail et dans la société. Au Sénégal, la fête de Pâques prend également une dimension familiale et communautaire. Après la messe, les familles chrétiennes se rendent visitent, partagent un repas fraternel, avec les voisins musulmans. Dans un esprit de dialogue interreligieux, les messages de paix et d’unité sont souvent échangés entre croyants.
Denise ZAROUR MEDANG avec Ucs.sn
DAKAR, CAPITALE DES TRADITIONS GASTRONOMIQUES AFRICAINES
Après Abuja, la capitale nigériane, le Food Tour 2025 pose ses “ustensiles” pour la première fois à Dakar
Après Abuja, la capitale nigériane, le Food Tour 2025 pose ses “ustensiles” pour la première fois à Dakar. Organisé par CMD Tour, une entreprise implantée au Sénégal, depuis novembre dernier, au Monument de la Renaissance, ce rendez-vous qui accueille des sommités et acteurs des secteurs du tourisme, du commerce, de l’agroalimentaire et de la communauté diplomatique, vise à aider les pays à promouvoir leurs opportunités du tourisme mais également leurs opportunités d'investissement et du commerce.
Placé sous le thème : « Explorez les traditions culinaires mondiales; l’entrepreneuriat et l’innovation agricole. », cet évènement vise à aider les pays à promouvoir leurs opportunités de tourisme mais également leurs opportunités d'investissement et de commerce. « Nous avons pensé qu'il était important de rapprocher les pays pour faciliter les relations de commerce, surtout dans le domaine du tourisme en particulier le tourisme gastronomique qui devient de plus en plus important. Pendant très longtemps, c'est un secteur du tourisme qui a été très négligé. Donc il est important de promouvoir la diplomatie culturelle, la diplomatie économique et à travers nos produits locaux », a expliqué Cécile Mambo, co-fondatrice du CMD Tour, une entreprise implantée au Sénégal.
Ce rendez-vous a vu la participation de plusieurs pays qui ont exposé leurs produits. « On a les pays comme la Namibie qui ont amené certains de leurs produits agroalimentaires transformés. Vous avez au stand du Ghana les produits agricoles et ASPT qui a déposé le thieb Dijene. Donc, il est important de se réunir comme ça pour faciliter les relations entre les pays », a souligné la co-fondatrice de l’entreprise CMD Tour basée à Dakar.
De son côté, parlant au nom du corps diplomatique, Jean Koe Ntanga, Ambassadeur de la République du Cameroun au Sénégal, a insisté sur l’importance du tourisme dans la promotion de nos produits locaux. Selon le doyen du corps diplomatique, « Le tourisme s'il connait des frontières, il va promouvoir nos arts culinaires. L'agriculture est là. Je pense que cette manifestation est là pour que vraiment notre agriculture, de tous les pays puisse prendre un décollage. Parce que là aussi, il faut le dire, la mondialisation peut être une mauvaise chose parce qu'elle fait en sorte que nos cultures ne soient pas tellement valorisées.» « Il faut que nos cultures surtout nos traditions africaines culinaires soient bien connues et qu'on puisse donner les moyens à nos agriculteurs, les moyens du peu qu'ils doivent relever et produire ce qu'il faut », a martelé l’ambassadeur du Cameroun à Dakar.
Cet événement ouvert hier, vendredi au Monument de la Renaissance, sera clôturé par une Grande soirée Gala pour célébrer et récompenser les femmes entrepreneures dans le secteur de l'agroalimentaire. A cet effet, quatre prix seront à pourvoir pour consacrer des initiatives dans les catégories Innovation et Durabilité, Croissance et Impact des entreprises, Communauté et leadership et Excellence du produit.
LE MYSTÈRE DU TROISIÈME MANDAT DE MACKY ENFIN ÉLUCIDÉ
L'institution constitutionnelle vient de clarifier un point qui alimente les débats politiques : aucune trace d'une demande d'avis de l'ex-président sur un éventuel troisième mandat n'existe dans ses archives
Le Conseil constitutionnel n’est pas au courant d’un document relatif à une demande d’avis sur un troisième mandat formulée par l’ex-président de la République Macky Sall. Voilà la réponse servie par l’institution constitutionnelle à la sollicitation du député de Pastef Amadou Bâ, vice-président de l'Assemblée nationale, qui cherchait à savoir si une telle saisine était avérée.
Le Conseil constitutionnel est formel : il n’y a, à son niveau aucun élément ou document pouvant corroborer une quelconque requête émanant de l'ancien Président de la République Macky Sall sur la possibilité d'une troisième candidature du susnommé à la magistrature suprême.
Répondant en effet à une sollicitation, le 14 avril, du député de Pastef Amadou Bâ, vice-président de l'Assemblée nationale, relativement à une saisine des « Sept Sages » par le Président sortant du Sénégal pour savoir s’il pouvait candidater pour un autre mandat à la tête du Sénégal, après ceux de 2012-2019 et 2019-2024, l’institution a servi une réponse claire et explicite. « Par votre correspondance citée en objet, vous sollicitez, en votre qualité de député de la XVème législature, des informations relatives à une demande d'avis sur la possibilité d'une troisième candidature, que l'ancien Président de la République Macky Sall, aurait soumise au Conseil constitutionnel. Cependant, les recherches effectuées au greffe et dans les archives du Conseil constitutionnel ne révèlent pas l'existence d'une telle demande d'avis », a noté le Conseil constitutionnel, par l’entremise de sa vice-présidente Aminata Ly Ndiaye. Il faut dire que cette réponse du Conseil constitutionnel n’a pas fermé la porte au député et vice-président de l'Assemblée nationale, Amadou Bâ qui entend militer pour un verrouillage définitif des mandats présidentiels.
Prenant comme prétexte cet «avis sur la possibilité d’une 3ème candidature du Président Macky Sall qu’il aurait soumise au Conseil constitutionnel », le député de Pastef plaide pour le verrouillage de l’article 27 de la Constitution afin qu’aucun président ne puisse prétendre à une 3ème candidature à la magistrature suprême.
Et d’arguer : « jusqu’à présent, la version officielle qui nous a été servie, consistait à magnifier un renoncement volontaire et chevaleresque du Président Macky Sall à sa troisième candidature pour préserver la paix sociale, alors même qu’il en avait le droit (dixit lui-même) ».
Attestant que « Manifestement, l’article 27 sur la durée et le nombre de mandat n’a pas été suffisamment dissuasif pour empêcher les velléités de 3ème candidature », le député de la majorité estime qu’« il est urgent… de renforcer, dans le sens d’un verrouillage définitif du mandat présidentiel, sa durée et le nombre; que ce dernier soit consécutif, successif ou concomitant ».
Il faut cependant rappeler que l’article 103 de la Constitution en ses deux derniers alinéas a déjà réglé le problème de la durée et du nombre de mandats. Pour cause, établissent-ils, « La forme républicaine de l’Etat, le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République ne peuvent faire l’objet de révision. L’alinéa 7 du présent article ne peut être l’objet d’une révision ».
PLUS DE 6 MILLIARDS 744 MILLIONS DE F CFA AUX MAINS DE LA DOUANE
Les unités douanières multiplient les opérations de lutte contre le faux monnayage et le trafic illicite. Selon les services de la Douane, les dernières opérations en date ont donné des résultats probants
Les unités douanières multiplient les opérations de lutte contre le faux monnayage et le trafic illicite. Selon les services de la Douane, les dernières opérations en date ont donné des résultats probants. C’est ainsi que la Brigade mobile des Douanes de Pikine, Subdivision de Dakar-extérieur, Direction régionale Ouest, a opéré une saisie de billets noirs d’une contrevaleur de trois (3) milliards de FCFA.
L’opération s’est déroulée dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 avril 2025, vers 2h du matin à Ouest foire. Trois prévenus, tous de nationalité sénégalaise, dont une femme, ont été interpellés au cours de l’opération ». Une semaine auparavant, informe-t-on, la même unité avait réalisé une première saisie de billets noirs d’une contrevaleur 723 millions francs CFA.
Dans la même foulée, des billets noirs d’une contrevaleur de plus de trois milliards CFA interceptés à Kaolack La saisie a eu lieu dans une auberge située dans la localité de Kahone à la sortie Est de Kaolack. Les agents de la Brigade mobile des Douanes du Pont Serigne Bassirou Mbacke (ex Pont Noirot), Subdivision de Kaolack, Direction régionale du Centre, ont appréhendé, dans ladite auberge, un homme d’une trentaine d’années se présentant comme un étudiant dans une université du pays. Le prévenu était en possession de 21 000 coupures de billets de banque verts et noirs d’une contrevaleur totale de 3 019 550 000 de francs CFA.
Poursuivant ses investigations, renseigne-t-on, ladite unité a procédé, à la Cité Aliou SOW, à Dakar, à une autre saisie de billets noirs d’une contrevaleur de deux millions de CFA. Trois individus de nationalité sénégalaise ont été arrêtés lors de cette nouvelle saisie. Toutes ces saisies font suite, informent les services de la Douane, à l’exploitation de renseignements et au déploiement d’un dispositif de veille et de filature efficace et adapté à la lutte contre ce fléau qui prend de l’ampleur.
La Douane renseigne également qu’un lot de faux médicaments a été saisi à Keur Momar Sarr. La saisie est réalisée par la Brigade mobile des Douanes de Richard-Toll, Subdivision de Saint-Louis, Direction régionale des Douanes du Nord. Il s’agit de 45 cartons de médicaments vétérinaires et de 10 cartons de médicaments pharmaceutiques d’une contrevaleur estimée à 46 millions de francs CFA. Cette saisie est le résultat de la filature d’un véhicule suspect suivie d’une course poursuite entre Ross-Béthio (SaintLouis) et Keur Momar Sarr (Louga).
Par ces actions, l’Administration des Douanes réaffirme sa détermination à lutter contre la criminalité économique et financière notamment le faux monnayage.
L'EMPLOI DES JEUNES AU CŒUR D'UNE CONFÉRENCE NATIONALE
Prévue sous la présidence du chef de l'État Bassirou Diomaye Faye, cette concertation nationale vise à élaborer une feuille de route consensuelle pour répondre aux défis du marché du travail ans un Sénégal en pleine mutation
En prélude à la conférence sociale sur l’emploi et l’employabilité qui se tiendra du 24 au 25 avril, au Centre International de Conférence Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), le ministère du travail, de l’emploi et des relations avec les institutions à travers la direction de l’emploi, a organisé, jeudi 17 avril, un petit-déjeuner avec la presse. Cette rencontre avec les médias constituait un cadre privilégié pour la Direction de l’Emploi de mieux sensibiliser les journalistes sur les véritables problématiques de l’emploi et de l’employabilité des jeunes qui demeure une préoccupation majeure au Sénégal.
Le Centre International de Conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio va abriter, du 24 au 25 avril 2025, la Conférence sociale sur l’employabilité. Quatrième du genre, cette rencontre qui se tiendra sous la présidence effective du Chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, a pour objectif d’élaborer une nouvelle feuille de route consensuelle pour un programme national de réformes afin de promouvoir l’emploi et l’employabilité au Sénégal.
Elle est placé sous le thème «Emploi et employabilité : défis et perspectives pour un Sénégal souverain, justice et prospère». Le choix de cette thématique résulte du fait que le Sénégal fait face à des défis importants en matière d’emploi et d’employabilité notamment en raison de la croissance démographique rapide, des transformations économiques et des avancées technologiques.
Elle sera «une mobilisation nationale, une mobilisation inclusive, regroupant l’État, les partenaires au développement, les syndicats, les travailleurs et des patronats, de même que, aussi, (tout) ce qui tourne autour de l’emploi, pour réfléchir de façon inclusive afin de trouver des solutions concrètes au chômage des jeunes», a relevé Babacar Sy, Directeur général de l’Emploi.
L’innovation pour cette année, précise le Directeur de l’Emploi, «c’est une conférence qui sera axée sur 6 tables-rondes, vue l’importance de l’emploi. Et dans ces tables-rondes, le monde rural sera bel et bien présent, le numérique aussi sera discuté puisqu’on ne peut pas parler de l’emploi sans parler du numérique qui est une donnée importante permettant quand-même aux jeunes de pouvoir trouver quelque chose.»
La conférence définira des orientations politiques, stratégiques et opérationnelles pour améliorer et renforcer l’efficacité et l’efficience des interventions dans le domaine de l’emploi et de l’employabilité.
Selon les données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le taux de chômage a connu une hausse au premier trimestre de l’année 2024 de 20,3 % comparé au taux de 19,5% enregistré à la même période en 2023.
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RP DU 19 AVRIL 2025 : TENSIONS POLITIQUES, AFFAIRES JUDICIAIRES ET HOMMAGES NATIONAUX AU MENU DE L’ACTUALITE
La Presse met en lumière une actualité nationale vibrante, entre justice, politique, développement social et effervescence culturelle. Le Sénégal semble à un tournant important, à la croisée des chemins entre transition politique, redressement économique
(SenePlus)Ce samedi, la presse sénégalaise se fait l’écho d’une actualité nationale dense, marquée par des développements politiques majeurs, des dossiers judiciaires retentissants, des initiatives gouvernementales en éducation et des hommages vibrants à des figures de la culture et du sport. Voici ce qu’il faut retenir des principaux titres.
POLITIQUE : FIN DE DEBAT SUR LE 3E MANDAT ET PRESSIONS SUR LE POUVOIR
La question de la candidature de Macky Sall continue d’alimenter les débats. Sud Quotidien annonce en une : « Le Conseil constitutionnel clôt le débat », mettant fin aux spéculations sur une éventuelle troisième candidature du président sortant. Une décision lourde de conséquences pour l’échiquier politique sénégalais.
De son côté, WalfQuotidien sonne l’alerte sur les tensions croissantes entre le pouvoir et les syndicats, titrant : « Pression sur le pouvoir », alors que les grèves se multiplient dans divers secteurs, exacerbées par un contexte économique tendu.
EnQuête, quant à lui, évoque les silences pesants autour de ces grandes décisions institutionnelles avec un titre évocateur : « La loi du silence », mettant en lumière les non-dits et le verrouillage de la parole publique dans les hautes sphères de l’État.
JUSTICE ET GOUVERNANCE : LES SCANDALES S’ACCUMULENT
Sur le front judiciaire, Libération publie une révélation explosive : « Le directeur vide les comptes de clients de la diaspora », évoquant un détournement massif de plus de 500 millions de FCFA. Un scandale financier de plus qui alimente les soupçons de mauvaise gouvernance dans certaines administrations.
Dans la même veine, Rewmi Quotidien revient en force avec une double parution affichant le même gros titre en rouge : « Ce que risquent les épinglés », un dossier spécial sur les personnes impliquées dans des affaires judiciaires sensibles, notamment liées à la gestion des fonds publics.
Le Quotidien creuse aussi dans les archives troubles avec un sujet sur l’affaire Force Covid : « Le parquet ouvre les sacs de riz », métaphore claire pour désigner le début de perquisitions ou d’enquêtes approfondies sur des détournements présumés liés à l’aide alimentaire pendant la pandémie.
DIPLOMATIE ET INSTITUTIONS : MACKY A BERLIN, LES SAGES INTERPELLES
Sur le plan diplomatique, Le Peuple titre avec fierté : « Le Président Macky Sall accueilli avec les honneurs à Berlin », soulignant la reconnaissance internationale dont bénéficie encore le chef de l’État, en pleine transition politique interne.
Pendant ce temps, Les Échos attire l’attention sur la gestion stratégique de la façade maritime ouest-africaine : « La Côte d’Ivoire se taille la part du lion, le Sénégal loin derrière », un constat alarmant sur la perte d’influence économique du pays dans la région.
ÉDUCATION ET SOCIETE : RECRUTEMENTS ET RELANCE DES CHANTIERS
Bonne nouvelle pour l’enseignement : 24 Heures Chrono annonce que « Guirassy signe l’admission de 2 432 enseignants », renforçant ainsi les effectifs du système éducatif sénégalais à un moment où les revendications sont nombreuses.
Dans les régions, L’Éveil s’intéresse au développement local avec : « Les chantiers de Fatick, Oussouye, Kaffrine et Kédougou relancés », témoignant d’un regain d’activités dans des zones longtemps marginalisées.
Scoop met en lumière le parcours d’un homme engagé : « Dembo Sakho retrace un parcours engagé pour la justice et la démocratie », soulignant le rôle des intellectuels et militants dans la consolidation de l'État de droit.
CULTURE ET HOMMAGES : UNE FIGURE DU THEATRE A L’HONNEUR
L’unanimité se fait dans les hommages à une grande figure sénégalaise. Le Soleil, dans deux éditions différentes, revient longuement sur le parcours de feu Abdou Anta Kâ, homme de théâtre et ancien ministre : « Trajectoire d’un seigneur du théâtre ».
Record, quant à lui, consacre sa une au dirigeant de la Fédération sénégalaise de football avec : « Maître Senghor en maître du jeu », saluant la longévité et la stratégie de cet homme influent du sport sénégalais.
SPORTS : SELECTIONS EN MARCHE ET AMBITIONS NATIONALES
Dans l’actualité sportive, Rewmi Sports annonce : « Serigne Saliou Dia dévoile sa liste » pour les U20. Le journal met en avant les préparatifs du Sénégal en vue des prochaines échéances internationales.
Stades et Le Dakatopresse soulignent quant à eux le lancement du championnat national U17 avec : « Le Sénégal lance son championnat national U17 », une initiative pour dynamiser le football de base. Le même journal se réjouit de l’énergie culturelle à travers : « La ministre galvanise les troupes » et célèbre les performances de l’ASFA : « L’ASFA célébrée ».
Dans un livre-témoignage, les membres du collectif Dooleel PIT-Sénégal racontent comment ils ont participé à ce mouvement citoyen qui a finalement renversé le régime de Macky Sall, accusé de dérives autoritaires
(SenePlus) - Un nouvel ouvrage intitulé « Genèse d'une révolution démocratique (2021-2024) : trois ans de luttes et d'espoirs » vient d'être publié par le collectif Dooleel PIT-Sénégal. Ce recueil retrace l'engagement d'un groupe de militants du Parti de l'indépendance et du travail (PIT-Sénégal) face à la crise politique, sociale et économique qui a secoué le pays de 2012 à 2024.
Selon la présentation de l'ouvrage, le Sénégal traversait alors "une période sombre marquée par une crise d'une rare intensité" et était "plongé dans une mal-gouvernance crasse et des dérives autoritaires intolérables", comme le confirmeraient les audits et procédures judiciaires initiés par le nouveau régime.
C'est dans ce contexte qu'un groupe de militants du PIT-Sénégal, dont Abdou Karim Ndiaye, Bamba Ndiaye, Félix Atchadé et plusieurs autres, a décidé de créer la plateforme Dooleel PIT-Sénégal en décembre 2020, avec l'ambition de "refonder" leur parti politique.
L'ouvrage couvre la période allant de la publication du mémorandum fondateur jusqu'au 1er avril 2025, une semaine après l'élection présidentielle remportée par la coalition "Diomaye Président". Il est structuré en cinq parties chronologiques, documentant notamment la position du collectif face à la "cabale judiciaire" contre Ousmane Sonko, les élections de 2022, et la montée des tensions politiques jusqu'à la victoire de Bassirou Diomaye Faye.
Les auteurs soulignent que malgré les défaites électorales de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY) en 2022, le gouvernement de Macky Sall avait poursuivi une "ligne de conduite agressive" contre l'opposition, notamment le parti Pastef. Face à cette situation, le collectif Dooleel préconisait "le dialogue à travers une concertation nationale délibérative".
L'ouvrage se termine sur les défis qui attendent les nouvelles autorités et appelle à "parachever l'indépendance nationale, rompre avec la mal-gouvernance endémique" et réformer les institutions pour "mettre fin à l'hyper-présidentialisme".
CAN U17, LA CÔTE D’IVOIRE MÉDAILLÉE DE BRONZE
La grande finale aura lieu ce samedi entre le Maroc, pays organisateur, et le Mali. Coup d’envoi à 14 heures GMT.
Ce vendredi, lors de la petite finale de la CAN U17, la Côte d’Ivoire a battu le Burkina Faso 4-1 aux tirs au but pour s’adjuger la 3ème place et ainsi finir sur le podium de la compétition.
Les deux équipes s’étaient neutralisées sur le score de 1-1 à l’issue du temps réglementaire.
Diakité avait pourtant ouvert le sport pour les Burkinabè (28e), rattrapés par un but d’Alynho Haïdara à la 84ème.
La grande finale aura lieu ce samedi entre le Maroc, pays organisateur, et le Mali. Coup d’envoi à 14 heures GMT.