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30 août 2025
Par Mademba As NDIAYE
DE BABACAR COMME DE MES DEUX BAJEEN DE NDAR…
Comme je l’ai dit de notre regrettée consœur Eugenie Rokhaya Aw décédée récemment, Babacar n’aimait pas la médiocrité, surtout celle venait de gens pour qui il avait de l’estime.
«Ce que je retiens de Babacar Toure ? D’abord qu’il n’aurait pas aimé ces pages spéciales que Sud Quotidien lui consacre ! Babacar n’a jamais aimé, ni jugé nécessaire de se mettre en avant ! Et Dieu sait qu’il en avait mille et une fois l’occasion. Il avait une philosophie assez particulière qu’on ne voit que chez les personnes intellectuellement généreuses comme Souleymane Bachir Diagne et Boubacar Boris Diop : toujours pointer la lumière sur les autres et magnifier leurs performances sociales, politiques, intellectuelles, religieuses, musicales et je ne cite pas tout car Babacar s’intéressait, comme qui dirait, à tout ce qui donne de la grandeur à l’être humain.
Comme je l’ai dit de notre regrettée consœur Eugenie Rokhaya Aw décédée récemment, Babacar n’aimait pas la médiocrité, surtout celle venait de gens pour qui il avait de l’estime. Je crois que, comme plusieurs personnes qui l’ont fréquenté plus ou moins assidument dans son aventure syndicale et professionnelle, dans sa vie, nous avons, je crois, tous et toutes, toujours cette question dans notre pensée dans le déroulement des événements depuis qu’Allah l’a rappelé : « Qu’aurait dit ou écrit Babacar devant cette situation ». Babacar ne savait pas se taire et c’était cela l’intérêt de sa compagnie avec le Sénégal. Le piédestal sur lequel il avait mis son peuple ne lui permettait de souffrir en silence des pratiques abjectes qui pouvaient provenir de son élite : il criait, il vociférait et, par-dessus tout, il écrivait. Il prenait position, en général contre le puissant, mais aussi contre le populiste annonçant le paradis sans effort et même, en avril 89, contre la populace dansant autour de cadavres maures au Sénégal, ou nègres en Mauritanie, sa seconde patrie. Je retiens de Babacar les blagues qu’ils me racontaient et de sa façon de commenter des faits anodins lors nos conversations de grand-place dont l’une des derrières fut avec Babacar Diagne, lors du mariage du fils de Madiambal Diagne !
Parlant de deux mes bajeen, toutes deux Mamarame, l’une Ndiaye, l’autre Dia, une femme a eu cette réflexion : « Dañu baaxoon ci Ndar » que je n’ose pas traduire par un « Elles étaient bonnes pour Saint-Louis », au risque d’appauvrir le sens de ce qui est dit en Wolof. Alors de Babacar Touré, je dis simplement « Dafa baaxoon ci askan wi » pour faire référence aux multiples et divers collectifs sur lesquels il portait son regard.
Plus égoïstement, je dis aussi que Babacar Touré « dafa baaxoon ci mann comme mes bajeen Mamarame» ! Et c’est pour l’imiter maladroitement que j’ai cité autant de personnes dans cette conversation car il aimait rassembler et tirer le meilleur des autres. Comme mes deux bajeen…
MARY TEUW NIANE CONTINUE DE S’ÉLOIGNER DU MACKY
Entre l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’innovation et l’actuel chef de l’Etat, on semble s’acheminer lentement mais surement vers une séparation définitive
Le Professeur Mary Teuw Niane quitte la Présidence du Conseil d’Administration de PETROSEN HOLDING. Dans une note qu’il a partagée avec la presse hier, lundi 25 janvier, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’innovation a annoncé lui-même avoir « remis, pour des raisons personnelles, ma démission du poste de Président du Conseil d’Administration de PETROSEN HOLDING ».
Entre l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’innovation et l’actuel chef de l’Etat ses amis du régime en place, on semble s’acheminer lentement mais surement vers une séparation définitive.
En effet, dans une note largement partagée dans la presse en ligne hier, lundi 25 janvier, le Professeur Mary Teuw Niane a annoncé son départ de son poste de Président du Conseil d’Administration de PETROSEN HOLDING. « Ce matin, lundi 25 juillet 2022, j’ai remis, pour des raisons personnelles, ma démission du poste de Président du Conseil d’Administration de PETROSEN HOLDING » a annoncé l’ancien Recteur de l’Université Gaston Berger de Saint louis qui a également tenue « à remercier sincèrement Son Excellence le Président de la République Monsieur Macky Sall pour sa confiance et son soutien à la tête du Conseil d’Administration de PETROSEN HOLDING».
Poursuivant sa communication, le désormais ex-Président du Conseil d’Administration de PETROSEN HOLDING a également rendu un vibrant homme à ses anciens collègues qui sont « des administrateurs compétents, scrupuleux et profondément soucieux de l’intérêt de la société » avec qui, il a pu poursuivre la restructuration de PETROSEN HOLDING jusqu’à la création du Groupe PETROSEN. « Je remercie le Ministère du Pétrole et des Énergies, les Directeurs généraux successifs ainsi que les différents personnels du Groupe PETROSEN pour leur soutien et leur engagement pour que le Groupe puisse réaliser les ambitions et les objectifs qui lui sont fixés », a-t-il encore ajouté tout en précisant qu’il « garde le souvenir indélébile d’un personnel chaleureux, solidaire, humble, compétent et engagé pour son Groupe ».
Juste rappel que depuis son départ du gouvernement en novembre 2020, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’innovation avec l’actuel chef de l’Etat ne cesse de s’illustrer par ses positions fermes sur des sujets d’actualité nationale. En 2021, il n’avait pas hésité, en plein débat sur les tournées économiques initiées par le président de la République en pleine période de restriction des libertés dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, à faire une sortie pour dire que le chef de l’Etat a été « imprudent » en organisant ses tournées économiques.
Lors des dernières élections locales, alors que le chef de l’Etat a désigné son beau-frère et maire sortant, Mansour Faye comme candidat de la majorité, le Professeur Mary Teuw Niane a fait une publication pour annoncer sa candidature contre le candidat de la majorité. « Nous ne demandons pas l’investiture à BBY [Benno Bokk Yakaar]. Les élections locales n’appartiennent pas au parti, et ce n’est pas à Dakar de choisir pour Saint-Louis. »
En début de ce mois de juillet, il est encore monté au créneau à travers un post sur sa page Facebook pour qualifier ses camarades de parti qui appellent le chef de l’Etat, Macky Sall à briguer une troisième candidature de « laudateurs ».
«C’EST UNE MALÉDICTION, CES ÉLIMINATIONS SUCCESSIVES DU SÉNÉGAL PAR LA GUINÉE»
Eliminatoires Chan 2023 : Bouly Junior Sambou avertit le syli local
Le Sénégal est déterminé pour la qualification au prochain championnat d’Afrique des nations (CHAN) de 2023. Après la sérieuse option prise dimanche devant le Liberia, les Lions locaux attendront de pied ferme le Syli de la Guinée, qui devra sans rebondissements, se dresser encore sur le chemin des Lions lors du second tour. Mais il s’agit, selon le buteur des Lions Bouly Junior Sambou, de vaincre cette malédiction qui poursuit l’équipe du Sénégal après ces éliminations successives par la Guinée.
Après la sérieuse option prise dimanche à Monrovia, avec en prime une large victoire devant le Liberia (3-0), l’équipe du Sénégal a déjà orienté vers son prochain adversaire de la Guinée, exemptée du premier tour. Sauf grosse surprise, les Lions locaux vont affronter le Syli de la Guinée pour le ticket qualificatif pour le CHAN 2023, prévu en Algérie. Une éventualité que les Lions attendent déjà et particulièrement Bouly Junior Sambou. Pour le meilleur buteur du championnat du Sénégal, il s’agira cette fois de vaincre ce que l‘on considère comme un malédiction qui frappe les sélections sénégalaises en mettant fin à cette spirale d’éliminations successives devant la Guinée. «Nous sommes tous concentrés sur comment écarter le Liberia de notre chemin. Et on va le faire.
Après la Guinée sera la deuxième étape. J’en parlerai juste un peu parce que c’est une malédiction ces éliminations successives du Sénégal par la Guinée. Et ce n’est pas juste pour le CHAN», a t-il déclaré, avant d’ajouter que son équipe «a la conviction et surtout la détermination pour écarter n’importe quelle équipe qui se dresse devant nous» a confié le footballeur sénégalais footsenegal. Pour l’heure, les Lions vont tenteront de confirmer leur domination en recevant le week-end au stade Lat Dior de Thiès l’équipe du Libéria avant d’affronter la Guinée au début septembre prochain. Troisième du dernier championnat d’Afrique des nations (CHAN) au Cameroun, le Syli local de la Guinée avait réussi à éliminer le Sénégal lors des dernières qualifications du CHAN.
LE SÉNÉGAL RÉCOLTE 8 MÉDAILLES AU CHAMPIONNAT D'AFRIQUE DE JUDO CADETS ET JUNIORS
Du 21 au 24 juillet, Nairobi a été le théâtre des Championnats d’Afrique de judo en cadets et juniors
Du 21 au 24 juillet, Nairobi a été le théâtre des Championnats d’Afrique de judo en cadets et juniors. Les 8 judokas sénégalais ayant pris part à ces joutes ont glané 8 médailles : 2 or, 5 argent et 2 bronze. Avec ces médailles, le Sénégal se classe 3ème sur le podium, derrière l’Egypte et l’Angola.
Les « Lionceaux » sénégalais se sont bien défendus sur le tatami et ont réussi à glaner 8 médailles, dont 2 en or. Les cadets ont montré le chemin en livrant une bonne performance lors de la première journée en décrochant 3 médailles, les juniors ont récolté autant pour la deuxième journée. Cinq (5) combattants sénégalais raflent ainsi à leur tour 5 médailles complétant le nombre à 8.
Pour la compétition par équipes disputées dimanche, l’équipe du Sénégal a écarté au premier tour le Burundi, puis l’Afrique du Sud en quart de finale, avant de se cogner en demi-finale à celle de l’Egypte, qui a terminé championne devant l’Angola.
Le Sénégal remporte ainsi la médaille de bronze et se classe 3ème du podium derrière l’Egypte (1ère, 17 médailles d’or), et l’Angola (2ème, 5 médailles d’or). Avec cette place, l’équipe nationale de judo sera bel et bien à la Coupe du monde de judo cadets et juniors qui aura lieu au mois d’août prochain en Equateur
La créatrice de cette œuvre futuriste a été distinguée à l'ouverture de la 14è édition de la biennale de l'art africain contemporain de Dakar. AfricaGlobe vous propose de revoir les coins et recoins de l'œuvre. Visite guidée avec l'artiste Caroline Guèye
Un jour, une création : le Quantum Tunneling de Caroline Guèye. Astrophysicienne de formation, Caroline Guèye, malgré ses brillantes études scientifiques, a préféré suivre son autre passion : l’art.
Lors de la dernière biennale, il a proposé une installation futuriste à l’ancien palais de justice de Dakar. Une création qu’elle a baptisée Quantum tunneling (effets tunnel), qui s’inspire bien de la physique quantique. Le genre de chose qui ne lui sont pas étrangères, outre mesure.
Comme quoi chassez le naturel et il revient toujours au galop. En tout cas dans ses créations, la touche scientifique semble toujours présente.
Dans cette vidéo, nous vous proposons de revoir cette installation complexe qui rappelle un peu les trous d’air ou encore les tunnels que l’on trouve sur les sites miniers. Elle a précédemment expliqué son installation dans cet entretien
par l'éditorialiste de seneplus, SERIGNE SALIOU GUÈYE
VIOLENCE MARRON ET LAXISME JUDICIAIRE
EXCLUSIF SENEPLUS - Depuis que Sonko constitue une alternative sérieuse à Macky Sall, une entreprise politique a été concoctée par le pouvoir en place afin de le liquider politiquement tels Khalifa Sall et Karim Wade
La violence s’est encore invitée dans la campagne électorale. Mais il faut d’emblée souligner que le député-maire de Agnam Civol Farba Ngom a raté son objectif comminatoire qui consistait à réserver un accueil violent à Ousmane Sonko quand il foulerait le sol de Matam. Et en dépit de ces menaces, la tête de liste de Yewwi Askan Wi en compagnie de la conférence des leaders a foulé le sol matamois où une marée humaine l’attendait. De la porte de la ville jusqu’au centre-ville, la foule surexcitée a tenu à accompagner le Yewwiste en chef malgré les menaces de Farba. Mame Mory Diaw, édile de Matam, qui avait lui aussi concocté un plan d’attaque contre Sonko et compagnie a été aux abonnés absents. Finalement Farba a préféré se terrer dans son Agnam avec ses nervis non sans renouveler les menaces contre Sonko s’il foulait le sol de son terroir.
Mais c’est l’étape de Ourossogui où des gangsters stipendiés par Moussa Bocar Thiam, édile de la ville et agent judiciaire de l’État, qui s’en sont pris à la caravane de Yewwi. La présence des forces de l’ordre n’a pas empêché les nervis et leur chef Moussa Bocar de mettre à exécution leur plan de violence. Pourtant la veille de la venue de Yewwi, le maire loufoque de Ourossogui entouré de ses sicaires a clairement déclaré qu’il ne permettrait pas à Sonko et les autres "yewwistes" de fouler le sol de sa commune parce que le titre foncier appartient à son mentor Macky Sall. C’est inadmissible d’entendre de la bouche de l’agent judiciaire de l’État déblatérer des propos répulsifs qui établissent des digues entre citoyens du Sénégal. La Loi fondamentale en son article 5 interdit tout communautarisme ethnique, religieux, confrérique et pourtant le gardien de la Constitution, garant de l’unité nationale, est le premier à planter des cloisons étanches dans une portion du territoire pour en faire sa propriété exclusive. Et c’est fort de cela que des hurluberlus écervelés comme Farba Ngom et Moussa Bocar Thiam embouchent la même trompette pour exercer une violence inouïe sur tous ceux qui ont le toupet de venir dans le Fouta pour le conquérir.
Nonobstant la gravité de tels propos, la gendarmerie présente sur les lieux n’a pas daigné convoquer Moussa Bocar Thiam pour l’interroger sur son projet cynique et mortifère. Qu’est-ce qui explique le laxisme des autorités sécuritaires au point de ne pas mettre la main sur les instigateurs et les exécuteurs de telles violences ? Pourtant quand, à Bakel, des chenapans ont lapidé le convoi de Pape Diop, tête de liste de Bokk Gis Gis/Ligééy, dans les minutes qui suivent ils ont été appréhendés par la gendarmerie. Mais les nervis de Moussa Bocar Thiam s’en sont pris ostensiblement au convoi de Yewwi sans craindre une seule arrestation ou poursuite. C’est la même chose qui est arrivée à Kandiounkou dans le Sédhiou avec Lamine Seydi, militant de l’APR, qui a tiré et blessé impunément deux pastéfiens le 17 juillet passé. Gardé douillettement à la gendarmerie de Bounkiling pour quelques jours pour le mettre à l’abri de représailles de la part des populations en colère, il a été relâché cinq jours plus tard. Conséquence : les jeunes qui étaient aux aguets l’ont poursuivi sur la route qu’il empruntait pour rentrer. Cinq des motos qui lui servaient d’escorte ont été réduites en cendre par la foule surchauffée et le pistolero Seydi a fini par prendre la poudre d’escampette. Ne pouvant pas mettre la main sur lui, les jeunes ont incendié sa maison tout en réclamant justice.
Et l’affaire est loin de finir parce que les jeunes furibards lui ont promis la géhenne. Par conséquent, quand la justice institutionnelle se dérobe de ses devoirs, la justice populaire s’arroge de ses droits et use de sa violence légitime. Il en est ainsi à Kaolack quand la police a fermé l’œil sur les exactions de la Cojer contre le convoi de Yewwi aux premières heures de la campagne électorale. Aucune responsabilité administrative ni judiciaire n’a été située si bien que la famille de Médina Baye, par la voix de MC Niasse, a cloué au pilori les sauvageons de la Cojer auteurs de ces violences. Une chose est constatable : quand la violence est exercée sur Sonko et compagnie, la police et la gendarmerie certainement sous les ordres de leur chef, le procureur de la République, passent outre. Mais quand la violence est située dans les rangs de Yewwi, il faut vaille que vaille procéder à des arrestations. Lorsque le maire de Thiès, Babacar Diop, a porté plainte contre un bodyguard de Sonko pour des faits de caillassage, des "poulets" n’ont pas hésité à stopper la caravane de Yewwi en pleine ville de Tambacounda pour l’arrêter. N’eût été l’imprécision nominative sur le mandat d’arrêt détenu par le commissaire, un des gardes de Sonko aurait été appréhendé et certainement acheminé à Thiès pour être embastillé.
Le 6 octobre 2018, la militante de Pastef, Mariama Sagna, a été victime d’une agression sexuelle mortelle à Keur Massar après être rentrée d’un meeting. Jusqu’à ce jour, justice n’a pas été rendue à la malheureuse Mariama. Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2019, le siège du Pastef a été saccagé par des nervis marron-beige clairement identifiés. Là aussi aucune réaction de la police encore moins de la gendarmerie. En dépit de la plainte déposée par le Pastef, aucune enquête n’a été déclenchée. Pendant les violences de mars 2021, aucune enquête n’a été entreprise pour faire la lumière sur ces 14 citoyens qui ont donné leur vie pour sauver leur leader de l’injustice d’une justice dont le seul dessein était de l’écarter du jeu politique. Lors des manifestations du 17 juin, trois jeunes ont perdu la vie. Même pour établir la vérité issue de l’autopsie médico-légale d’Idrissa Goudiaby, le procureur de Ziguinchor s’emberlificote dans ses propres contradictions. Le rapport d’autopsie fait état d'une mort par objet contondant et tranchant. Un objet contondant ne peut pas être tranchant et vice-versa. Ce qui montre tout le manque de sérieux et d’objectivité du médecin qui a livré ce rapport qui devait être remis en cause par le maître des poursuites avant d’être livré au public. La demande d’une troisième autopsie brouille les pistes et met à nu le dessein réel du procureur de ne jamais apporter la lumière sur l’assassinat du jeune Goudiaby.
Je m’abstiendrais de lister les différentes injustices vécues par Sonko depuis sa radiation jusqu’à son arrestation dans l’affaire Adji Sarr.
Il appert que le leader de Pastef, depuis qu’il constitue une alternative sérieuse au président sortant Macky Sall, toute une entreprise de liquidation étatique a été concoctée par le pouvoir en place et leurs suppôts internationaux pour le liquider politiquement à l’instar de Khalifa Sall et de Karim Wade. C’est là tout le sens de l’appel au mortal kombat du leader de Pastef pour échapper à l’enterrement de première classe que Macky réserve à ses opposants les plus coriaces.
En 2023, le Sénégal devrait officiellement entrer dans le cercle des pays producteurs de pétrole et de gaz. Et le ministre des Finances s’y prépare déjà, prenant déjà en compte l’arrivée des premières recettes.
En 2023, le Sénégal devrait officiellement entrer dans le cercle des pays producteurs de pétrole et de gaz. Et le ministre des Finances s’y prépare déjà, prenant déjà en compte l’arrivée des premières recettes. Il a envoyé un circulaire à ses collègues à ce sujet, dans le cadre de la préparation du budget 2023.
L’année prochaine, ce sont 59,16 milliards FCFA que l’Etat attend de la toute première année de commercialisation du pétrole et du gaz sénégalais. Prévisions du ministère des Finances consignées dans son Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (2023-2025).
Déjà, dans un circulaire destinée à la préparation de la loi de finances initiale 2023, Abdoulaye Daouda Diallo a briefé ses collègues ministres sur l’usage de ces ressources. Il a informé les ministres que les recettes issues des hydrocarbures doivent financer principalement les dépenses d'Investissement prioritaires inscrites dans le Programme d'Investissements publics (PIP).
Toutefois, l’argent issu du pétrole ou du gaz peut accessoirement, prendre en compte des dépenses courantes, notamment celles à caractère social, «à l'exclusion des dépenses relatives aux salaires», précise-t-il.
L’on se rappelle qu’en décembre 2021, le président Macky Sall aussi avait déclaré : «Ce n’est pas parce qu’on va avoir du pétrole et du Gaz que chacun va demander le doublement de son salaire. Les syndicats vont déposer des préavis. Ce n’est pas du tout ce qui va se passer. Il faut bien le comprendre.»
Aussi, l’argentier de l’Etat a souligné dans son document que les ministères sectoriels concernés devront, dès à présent, dans le cadre du projet de Budget 2023, commencer à identifier les investissements et autres Interventions prioritaires à financer à partir de ces recettes.
Abdoulaye Daouda a aussi informé ses collègues ministres qu’il sera produit un document de synthèse sur la programmation budgétaire pluriannuelle des dépenses financées par les recettes d'hydrocarbures sur la période 2023-2025.