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29 août 2025
RÉFORMES DU FOOTBALL, MOUSTAPHA KAMARA INDIQUE LA VOIE À LA FSF
«Les Réformes du football au Sénégal » : C’est le titre du nouvel ouvrage du professeur de droit du sport, Me Moustapha Kamara, paru aux éditions Harmattan
«Les Réformes du football au Sénégal » : C’est le titre du nouvel ouvrage du professeur de droit du sport, Me Moustapha Kamara, paru aux éditions Harmattan. Dans le livre préfacé par l’ancien directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du ministère de la Jeunesse et des sports (DAGE), Sidikh Diakhaté, l’auteur retrace les différents aspects juridiques qui ont marqué l’évolution du football et fait des propositions de réformes pour un football sénégalais plus émergent. La cérémonie de dédicace du livre a eu lieu ce jeudi 12 mai, à Dakar au Good Rade (Dakar).
Le football sénégalais a parcouru du chemin pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Des dirigeants se sont battus à travers la mise en œuvre de beaucoup de réformes pour sa structuration. Une histoire beaucoup plus ancienne que d’aucuns le pensent que le professeur de droit du sport, Me Moustapha Kamara a retracé dans un ouvrage de 267 pages intitulé «Les Réformes du football au Sénégal» paru aux Editions Harmattan et présenté au public avant-hier, jeudi 12 mai.
De la période coloniale aux années d’indépendance de 1920 à 1962, puis de 1965 à 1968 avec l’apport du ministre Amadou Racine Ndiaye, ensuite de 1968 à 1972 avec la réforme du Commissaire général aux sports, Lamine Diack suivie de l’adoption de la Charte du sport par une loi de 1984 et enfin les états généraux du football présidés par le ministre Landing Sané qui consacrent la création d’une ligue professionnelle en 2009, l’auteur a revisité tous les différents aspects juridiques de l’évolution du football sénégalais.
Pour le préfacier Sidikh Traoré, ancien directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) du ministère de la Jeunesse et des sports, le livre composé de quatre parties et dont l’avant-propos porte la signature de l’ancien ministre des Sport, Mbagnick Ndiaye, est un «outil didactique mis à la disposition et à la connaissance du monde sportif en général et de celui du football en particulier».
Prenant la parole, le directeur exécutif de la Ligue sénégalaise de football professionnel, Amsatou Fall a fait savoir que l’ouvrage permet de comprendre «la longue marche du football sénégalais et de se familiariser avec les acteurs qui ont impulsé le secteur». Un secteur dont ses débuts au Sénégal remontent à 1920, selon l’auteur. C’est pourquoi, dira le président de la l’Association nationale de la Presse sportive (ANPS), Abdoulaye Thiam : « J’ai sous les mains 102 ans du football sénégalais, les hommes qui les ont mis en place, les réformes qui ont été engagées ».
En effet, même si le football au Sénégal connait des progrès à travers les réformes, tout n’est pas encore parfait pour autant. Dans ce qui constitue son 10e ouvrage, Me Moustapha Kamara fait aussi des propositions de réformes dans ses textes, sa gouvernance, ses infrastructures, son modèle économique pour un football sénégalais émergent.
L’auteur a, entre autres, appelé à régler le problème de gouvernance au niveau de la Fédération sénégalaise de football (FSF) pour limiter le nombre de mandat, à respecter la parité dans les postes au vu du développement du football féminin et à travailler sur le sponsoring pour le football et le changement du modèle sociétal des clubs.
Me Moustapha Kamara a aussi insisté sur la mise en œuvre d’une «politique marketing» au sein de la FSF. «Mon livre n’est pas un critique mais une façon de contribuer au développement du football sénégalais par l’élaboration d’une politique sportive au Sénégal», a dit l’auteur. A travers son ouvrage, le professeur de droit du sport rend hommage aux dirigeants, arbitres, journalistes et joueurs et à la Ligue de football professionnel sénégalais.
LA CENA SONNE L’ALERTE
La Cena de Doudou Ndir est formel sur les irrégularités dans le dépôt des listes et le bras de fer dans le processus électoral
La Cena de Doudou Ndir est formel : le processus de dépôt des listes de candidatures aux élections législatives de juillet n’a pas été conforme au consensus noté de prime abord entre acteurs politiques. En attestent le non-respect de la date-limite de dépôt par aucun des mandataires de partis ou coalitions de partis, tout comme la polémique « insidieuse » née de la publication de listes dans les réseaux sociaux. Raison suffisante pour appeler les acteurs politiques au sens des responsabilités pour un scrutin calme et apaisé.
Le processus de dépôt des listes de candidatures aux élections législatives du 31 juillet prochain n’a pas encore fini de cristalliser les préoccupations des divers acteurs en lice ou impliqués dans la préparation du scrutin en question. Alors que certains partis ou coalitions de partis (Gueum sa Bopp de Bougane Guèye Dany et autre) s’évertuaient vertement à contester le rejet de leurs listes par la Commission de contrôle des parrainages logée à la Direction générale des élections (Dge), d’autres continuaient pour leur part leur opposition frontale, par l’entremise de ce même processus de dépôt et de validation des listes de candidature. C’est ainsi que les coalitions Benno Bokk Yakaar (majorité présidentielle) et Yewwi Askan Wi (opposition), dont la liste départementale à Dakar est au centre des cristallisations, se sont lancées dans une sorte de campagne électorale anticipée pour les Législatives sans retenir leurs coups.
Moins de vingt-heures après les informations concordantes confirmant qu’une huitaine seulement de listes a été validée pour le moment sur la quinzaine déposée au niveau de la Direction générale des élections, c’est la Commission électorale nationale autonome (Cena) qui sort du bois. L’institution dirigée par le magistrat à la retraite Doudou Ndir a, dans un communiqué en date d'hier, mardi 13 mai, posé un regard critique sur le déroulé actuel du processus de dépôt des listes.
Aussi note-t-elle que « Depuis le 6 mai 2022, le dépôt des listes de candidatures des partis, coalitions de partis et entités regroupant des personnes indépendantes se déroule devant la commission de réception des candidatures sise à la Direction générale des élections (DGE) ». Tout en relevant qu’elle contrôle et supervise ces opérations, comme l’indique la loi, la Cena n’en affirme pas moins que « Celles-ci se poursuivent dans d’excellentes conditions».
Dans la foulée, elle fait savoir qu’elle a eu « à proposer un tirage au sort pour le dépôt des dossiers et a vu le ministère en charge des élections adhérer à cette formule ». Et l’organe de supervision et de contrôle des élections de noter dans la foule que « Le procédé a été soumis aux mandataires qui ont aussi, sans exception, accepté que le tirage au sort détermine l’ordre de passage devant la commission pour la vérification des parrainages, le dépôt du complément des dossiers de candidatures et, enfin, l’ordre de présentation des bulletins dans le bureau de vote ».
L’institution dirigée par Doudou Ndir qui s’est félicité de ce consensus, a tenu à relever cependant que « Malgré cette belle unanimité, la date limite de dépôt n’a été formellement respectée par aucun des mandataires». Et de poursuivre dans son texte : « En effet, beaucoup de listes de parrainages et de dossiers de candidatures n’ont été soumis à la commission de réception que bien après les dates et heures fixées ».
La Cena a dit regretter « ce comportement des partis qui fausse, de manière délibérée, la bonne organisation de la réception par la commission des dossiers de candidatures que l’on espérait beaucoup plus sereine cette année ». Qui plus est, la Cena dit avoir constaté, pour le déplorer « la polémique née de la publication de listes dans les réseaux sociaux ». Ce qui a entraîné, selon elle, « quelques déclarations et violences inacceptables qu’elle condamne fermement ». Pour y remédier, la Cena en appelle à la sérénité et au sens des responsabilités des acteurs politiques sur leur obligation « à entretenir, dans les joutes politiques, un climat de paix sans lequel la vie démocratique ne saurait se dérouler dans une saine ambiance ».
Autant d’éléments concourant à montrer, comme l’a souligné le Pr Ngouda Mboup, constitutionnaliste, que le Sénégal va certainement vivre l’une des élections législatives « les plus discutées, les plus complexes ». Contexte socio-politique et reconfiguration du champ politique à moins de deux années de la fin du président Macky Sall obligeant.
«L’ITA A ÉTÉ PIONNIER DANS LA RECHERCHE DE PRODUITS ALTERNATIFS AU BLÉ»
Ces propos sont du Directeur général de l’Institut des technologies alimentaire (Ita), Mamadou Amadou Sarr qui a été interrogé par la rédaction de Sud Quotidien sur la question de la sécurité alimentaire.
Depuis les «émeutes de la faim» de 2008, la question de l’autosuffisance alimentaire refait régulièrement surface au Sénégal. Lors de son message à la nation le 3 avril dernier, le Président de la République Macky Sall a appelé les Sénégalais à une mobilisation générale pour accroitre et valoriser davantage nos produits agricoles d’élevage et de pêche. Ainsi, l’Ita, selon son directeur général, Dr Mamadou Amadou Seck, a été pionnier et leader dans la recherche de produits alternatifs au blé pour la fabrication du pain.
«L’ITA a été leader et pionnier dans la recherche de produits alternatifs par rapport au blé surtout dans la composition du pain». Ces propos sont du Directeur général de l’Institut des technologies alimentaire (Ita), Mamadou Amadou Sarr qui a été interrogé par la rédaction de Sud Quotidien sur la question de la sécurité alimentaire.
Selon lui, si le Sénégal avait la possibilité d’utiliser les produits locaux surtout en matière de fabrication de pain, cela aurait évité de dépenser des centaines de milliards pour aller acheter le blé. «A l’ITA, nous avons un atelier céréalier qui a beaucoup travaillé sur ces questions. Nous avons montré l’économie qu’on peut faire en nous appuyant sur une proportion de 15% de mil par rapport au blé. Ce qui nous permettait d’engranger près de 15 milliards FCfa en termes d’économie», a-t-il fait savoir. Il ajoute aussi qu’il est plus bénéfique pour le consommateur de consommer le pain composé. «Nous avons plusieurs avantages à utiliser ce pain composé. D’abord, cela nous permet de diminuer nos importations. Si on parvient à économiser 15 à 20% milliards, il y a énormément de choses qu’on peut faire avec cette somme. On peut investir ces milliards sur certains projets de l’Etat. Ensuite, cela permet d’améliorer la qualité de notre régime alimentaire.
Par conséquence, cela a un rapport avec la santé. Donc, il y a plusieurs paramètres qui sont impliqués», a-t-il fait part. Dans cette optique, il informe qu’ils collaborent pour permettre l’élaboration de nouveaux produits, l’amélioration des variétés et des transformations qualitatives. Il souligne ainsi que l’ITA est très engagé pour la matérialisation de l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire au Sénégal. Parce que, selon lui, c’est ce qui va permettre au pays d’aller vers la souveraineté alimentaire. «Ce n’est pas difficile, car nous avons l’eau, le soleil, le sol et la volonté de l’Etat. Les pays qui ont émergé ce sont d’abord appuyés sur leurs produits locaux. La guerre entre la Russie et l’Ukraine nous a beaucoup appris», indique le DG de l’Ita.
Barthélemy Dias n’en démord pas. « La liste de Yewwi Askan wi à Dakar passera que le pourvoir le veut ou pas », a-t-il encore déclaré, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook ce vendredi
Barthélemy Dias n’en démord pas. « La liste de Yewwi Askan wi à Dakar passera que le pourvoir le veut ou pas », a-t-il encore déclaré, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook. Revenant sur cette affaire qui a failli mettre le feu au poudre, le maire de Dakar signale que la liste qui a fuité et qui est présentée comme étant celle de Yaw ne l’est pas puisque elle n'a pas été déposée par le mandataire national de la coalition, Déthié Fall.
Le sieur Saliou Sarr qui a été publiquement identifié par les gens du pouvoir comme étant le « responsable » de ces erreurs commises par Yewwi, n’a jamais été mandaté par ladite coalition, selon Barth. Le maire de Dakar promet de s’opposer par tous les moyens à un tout rejet de la liste de Yaw. « La cohabitation aura bel et bien lieu », lance-t-il.
L'IPOD, LE BALADEUR QUI A RÉVOLUTIONNÉ L'INDUSTRIE MUSICALE TIRE SA RÉVÉRANCE
Une page se tourne. L'iPod, le célèbre baladeur numérique conçu par Apple, ne sera bientôt plus commercialisé. L'appareil a marqué toute une génération
L'iPod, le plus célèbre des baladeurs numériques né en 2001, a permis à Apple de révolutionner l'industrie musicale et de conquérir la planète. Mais la marque à la pomme a décidé d'arrêter sa production avec l'essoufflement de ses ventes.
Au sommet de sa gloire, ce petit appareil s'écoulait à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires chaque année. Avec son design iconique et malgré un prix de 400 dollars à son lancement, l'iPod a vite écrasé toute concurrence avec une promesse : « mettre 1000 chansons dans votre poche ».
Les années passant, il est devenu moins cher, plus coloré, meilleur en termes de stockage, et les ventes ont explosé. « Clairement, c'est un des produits lancés par Apple qui a complètement changé nos vies », dit Francisco Jeronimo, analyste au sein du cabinet IDC .
Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs se sont unis sous la bannière « iPod RIP » pour lui dire un dernier adieu, après l'annonce d'Apple. « Noooon, iPod touch, tu étais trop pur pour ce monde! », a par exemple tweeté l'entrepreneur américain Anil Dash.
« Nous nous sommes inclinés »
« Il n'a pas juste changé notre façon d'écouter de la musique, il a changé l'intégralité de l'industrie musicale », assurait le fondateur d'Apple, Steve Jobs, en 2007. Personne n'aurait pu le contredire, à une époque où le streaming musical balbutiait et souffrait du piratage.
La plateforme de partage de musique en ligne Napster avait terrifié le secteur en écartant l'idée de payer les labels ou les musiciens. De son côté, après d'âpres négociations, Apple avait obtenu auprès des maisons de disque le droit de vendre des titres à l'unité sur iTunes, pour 99 cents. « Nous nous sommes inclinés car nous n'avions pas l'avantage », a confié mardi au New York Times Albhy Galuten, l'un des dirigeants du groupe Universal Music à l'époque.
Pendant des années, plusieurs groupes comme AC/DC, les Beatles ou Metallica ont cependant refusé de laisser Apple commercialiser leur musique. « C'était le premier modèle numérique légal », rappelle Marc Bourreau, professeur d'économie spécialiste de l'industrie musicale.
Malgré un premier « creux », le monde de la musique a su rapidement tirer profit de ce nouveau modèle et profiter d'un « très gros rebond », ajoute-t-il. Avec le streaming, « les gens dépensent plus en moyenne qu'ils ne dépensaient avant ». « L'industrie musicale, de manière logique, s'en porte mieux ».
L'iPhone l'a enterré
Mais il a fallu se rendre à l'évidence : l'iPod n'allait pas survivre à l'arrivée de l'iPhone en 2007. Devant une foule pleine d'attentes, Steve Jobs dévoilait alors ce nouveau produit qui rassemblait les fonctionnalités de l'iPod et d'un téléphone. Il a lui même programmé la mort de son appareil phare, alors que celui-ci représentait 40% des revenus d'Apple, selon une analyse de Statista.
Cinq ans plus tard, l'iPod ne comptait plus que pour 10% des revenus de la marque à la pomme, et se vendait bien moins que l'iPhone. Ni les consommateurs ni Apple n'avaient plus l'utilité des deux à la fois.
« Je ne vois pas pourquoi les gens achèteraient des baladeurs dans le futur », explique Francisco Jeronimo. « Ils sont partout désormais : dans les voitures, les enceintes, les montres, même dans les lunettes connectées ». A l'image du Walkman de Sony, pionnier du genre, l'iPod et ses contemporains semblent désormais appartenir à une époque révolue et destinés à des acheteurs en quête de nostalgie.
L'ESCLAVAGE PERSISTE EN MAURITANIE MALGRÉ LES EFFORTS DU GOUVERNEMENT
"Comme dans d'autres régions du monde, ces pratiques ont des dimensions à la fois ethniques et liées au genre"
La Mauritanie a fait des progrès dans la lutte contre l'esclavage, notamment grâce à des efforts du gouvernement, mais cette pratique persiste dans le pays, a souligné vendredi à Nouakchott le rapporteur spécial de l'ONU sur les formes modernes d'esclavage, qui a relevé plusieurs défis.
Tomoya Obokata, rapporteur spécial de l'ONU sur les formes d'esclavage, a bouclé vendredi une mission de deux semaines en Mauritanie où cette pratique existe toujours, selon des ONG, malgré son interdiction officielle. L'esclavage est assimilé à un crime contre l'humanité dans la Constitution mauritanienne.
M. Obokata a dit avoir rencontré durant son séjour le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, des diplomates et des membres de son gouvernement, des ONG anti-esclavagistes, des défenseurs des droits humains, des victimes de l'esclavage et des parlementaires. "Le principal but de la mission était d'observer la mise en oeuvre des actions contre l'esclavage (...) qui ont été adoptées dans la loi mauritanienne", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Nouakchott. "En ce qui concerne les efforts du gouvernement, je suis ravi de constater que la Mauritanie a fait des progrès pour mettre en oeuvre la stratégie de lutte contre l'esclavage et travailler sur l'élimination de cette pratique", a-t-il déclaré, se félicitant également de réformes législatives menées par la Mauritanie dans ce domaine. Le "déni de l'esclavage", qui était un "énorme problème dans le passé", est "une chose qui est en train d'évoluer", a-t-il souligné.
Selon ses conclusions, le pays "a fait d'importants progrès" mais l'"esclavage, ainsi que le travail forcé et le travail des enfants persistent en Mauritanie". "Comme dans d'autres régions du monde, ces pratiques ont des dimensions à la fois ethniques et liées au genre". Parmi les défis que le rapporteur a identifiés: le fait qu'il y ait de "très bonnes lois en Mauritanie, mais qu'elles ne sont pas mises en oeuvre efficacement au quotidien". Le diplomate de l'ONU a pointé du doigt "une réticence persistance et parfois un refus de certaines autorités à enquêter et poursuivre (devant la justice) les cas d'esclavage et pratiques similaires". Il a également estimé que le "manque de moyens" des tribunaux, "de longs délais, des peines trop légères par rapport à la gravité des faits" et le fait que de trop nombreuses affaires se "réglaient à l'amiable" plutôt que devant la justice, restaient problématiques.
Le porte-parole du gouvernement, Mohamed Melainine Ould Eyih, a estimé auprès de l'AFP cette semaine que "le dossier des droits de l'Homme, dont l'esclavage, est désormais traité de manière objective et sans tabous, loin des tensions et tiraillements qui l'ont caractérisés par le passé". "Les lois ont été révisées et les tribunaux criminalisant l'esclavage créés et fonctionnalisés pour parvenir à une éradication totale du phénomène", a-t-il ajouté.
AU NIGERIA, UNE JEUNE CHRÉTIENNE LAPIDÉE ET BRÛLÉE APRÈS AVOIR ÉTÉ ACCUSÉE DE BLASPHÈME
L'affaire s'est produite dans l'Etat de Sokoto où est appliquée la charia parallèlement au droit commun, comme dans d'autres Etats du nord musulman conservateur du pays
Des étudiants musulmans dans le nord-ouest du Nigeria ont tué par lapidation une étudiante chrétienne, puis brûlé son corps, après l'avoir accusée de blasphème contre le prophète Mahomet, a indiqué jeudi la police.
L'affaire s'est produite dans l'Etat de Sokoto où est appliquée la charia parallèlement au droit commun, comme dans d'autres Etats du nord musulman conservateur du Nigeria. Des dizaines d'étudiants de l'école Shehu Shagari sont devenus furieux à la lecture d'un commentaire posté sur les réseaux sociaux par une de leurs comparses chrétienne, appelée Deborah Samuel, qu'ils ont considéré comme offensant à l'égard du prophète Mahomet, a indiqué dans un communiqué Sanusi Abubakar, le porte-parole de la police de Sokoto. "Les étudiants l'ont sortie de force de la pièce où elle avait été mise en sécurité par les responsables éducatifs, l'ont tuée et ont brûlé le bâtiment", a ajouté ce porte-parole. Deux suspects ont été arrêtés, a-t-il dit. Un étudiant, qui a donné pour seul nom celui de Babangida, a accusé l'étudiante d'avoir posté "le commentaire offensant sur un groupe estudiantin de la messagerie whatsapp que tout le monde a vu". "Les étudiants musulmans de l'école qui étaient furieux après son insulte se sont mobilisés et l'ont battue à mort", a-t-il ajouté.
Une vidéo de la scène, partagée sur les réseaux sociaux, montre l'étudiante morte vêtue d'une robe rose allongée face contre terre parmi des dizaines de pierres jetées par ses poursuivants. Cette vidéo montre aussi une foule fouettant le corps tout en criant des insultes avant d'empiler des pneus usés sur le corps et d'y mettre le feu au cri de "Allah Akbar".
La police a indiqué que tous les suspects identifiés dans cette vidéo seraient arrêtés. Le gouvernement local a ordonné la fermeture immédiate de l'école afin de déterminer "les causes anciennes et immédiates" de cette affaire. Dans l'islam, le blasphème, en particulier contre le prophète, est passible de la peine de mort selon la charia. La charia a été instaurée en 2000 dans 12 Etats du nord nigérian. Ces tribunaux islamiques, qui fonctionnent parallèlement au système judiciaire étatique, ont déjà prononcé des condamnations à mort pour adultère, blasphème ou homosexualité, sans qu'aucune exécution n'ait eu lieu jusqu'à présent.
Deux musulmans avaient été condamnés à mort en 2015 et 2020 par des tribunaux islamiques pour blasphème contre le prophète.
Texte Collectif
POUR LE RENOUVEAU DE LA GAUCHE SÉNÉGALAISE
Redistribution des richesses, solidarité intra et intergénérationnelle, anti-capitalisme, féminisme… où sont les idées de gauche dans le landerneau politique national ?
Redistribution des richesses, solidarité intra et intergénérationnelle, anti-capitalisme, féminisme… où sont les idées de gauche dans le landerneau politique sénégalais ? Cessez de penser à Senghor, Abdou Diouf et les autres barons du PS quand on parle des valeurs de Gauche. Ces derniers sont au mieux les suppôts du capitalisme français, au pire des autocrates.
Dans ce long et fatiguant bourdonnement politique où se forment et se déforment des coalitions, aussi ridicules et opportunistes les unes que les autres. Aucun programme de transformations des conditions de vie des populations ! Et on fait du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et ses alliés des collaborateurs crédibles. N’est-ce pas leur gourou, l’un des apôtres contemporains du capitalisme violent, qui a failli faire sombrer le Sénégal dans le chaos et l’instabilité en 2012. On oublie tout et on répète les mêmes erreurs ?
Le Sénégal et les sénégalais ne méritent-ils pas mieux que cette caste de politiciens ? Ceux-là, qui ont maintenu le Sénégal dans les eaux troubles de la pauvreté et l’ont maintenu sous le joug colonial français.
Seules des idées révolutionnaires basées sur le progressisme, l’égalité, la liberté, la solidarité pourront sortir le Sénégal de cette impasse.
Vous entendez certainement tous les poncifs colportés contre la Gauche, allant même jusqu’à décréter l’inadéquation entre ces idéologies dites “occidentales” et notre société conservatrice. Les idées de Gauche sont un idéal trop grand pour être la chasse gardée d’une quelconque contrée du monde.
La Gauche sénégalaise a toujours été un acteur majeur dans toutes luttes politiques. Elle est l’héritière des mouvements anticoloniaux, anti-impérialistes et anticapitalistes. Elle fut la cheville ouvrière de la lutte pour l’indépendance nationale et le développement des idées panafricanistes en Afrique.
La transformation qualitative du Sénégal passera indubitablement par la souveraineté nationale, par la considération de la classe ouvrière, de la paysannerie et des couches populaires. On ne peut parler des acquis démocratiques et sociaux et de l’indépendance politique des pays africains, et du Sénégal en particulier, sans parler de la classe ouvrière. Sans l'engagement et les grèves de cette classe ouvrière, peut-être que le code de l’indigénat et le travail forcé dans les entreprises privées coloniales seraient toujours d’actualité.
Nous devons lutter contre le conservatisme ambiant, qui ne profite en réalité qu’aux classes dominantes, qui renforce l’asservissement des classes populaires, qui combiné à la propagation d’idéaux libéraux enterre toute conscience de classe centrale à toute entreprise révolutionnaire.
Quid de la loi du 15 décembre 1952 portant code du travail dans les colonies ? C'est à partir de ce texte que les congés payés, les allocations familiales et la réduction de la durée de travail à 40 heures par semaine ont été consacrés. Nous devons ces acquis au syndicalisme ouvrier.
In fine, nous devons l’indépendance du Sénégal à la Gauche. Ne tombez jamais dans le piège des partisans de la mort des idéologies. La Gauche c’est le camp du progrès et du refus.
Nous sommes les héritiers des révolutionnaires qui ont créé le comité de défense des libertés démocratiques, ceux-là qui ont voté NON au référendum de 1958. Ce comité était composé du conseil de la jeunesse d’Afrique/Sénégal, de l’association des femmes du Sénégal, de la Fédération des étudiants d'Afrique noire en France, du Parti africain de l'indépendance…
Nous sommes les héritiers de toute la Gauche Sénégalaise et de toutes les tendances anti-impérialistes et anti-capitalistes, des marxistes- léninistes du PAI au socialistes autogestionnaires dont Mamadou Dia en passant par les nationalistes panafricains révolutionnaires comme Cheikh Anta Diop. Nonobstant le fait qu’elle fut protéiforme, la Gauche Sénégalaise a toujours résisté contre la domination bourgeoise et le colonialisme.
Qu’avons-nous fait de cet héritage et comment revitaliser ces valeurs abandonnées par la quasi-totalité des hommes et appareils politiques sénégalais ?
Qui va défendre les paysans qui sont de plus en plus pauvres ? Les statistiques les plus parcimonieuses montrent un taux de pauvreté très élevé : 90% des ménages en milieu rural sont en dessous du seuil de 598 FCFA/jour. Le taux de ressenti de pauvreté est de 51% selon l’ANSD. Qui va donc dans ce contexte défendre les travailleurs qui subissent de plus en plus le diktat des patrons voyous à travers des licenciements abusifs et des conditions de travail esclavagistes sans protection sociale ? Selon l’OIT, 65% des emplois au Sénégal sont vulnérables donc sans la possibilité de se prendre en charge correctement en cas d’accidents. Qui va défendre l’école publique et l’enseignement supérieur, laissés au profit des structures capitalistes privées ? Qui va défendre les pauvres paysans sans voix et exposés à la grande machine de spoliation foncière ? Qui va défendre les pêcheurs qui sont confrontés au fond de la mer aux pillages de nos eaux par les bateaux bénéficiant d’accords illégitimes et anti-écologiques ? Qui va défendre les malheureuses femmes exploitées et dépossédées de leur dignité humaine sans voie de recours ? Hélas, la liste est longue et les points aussi importants les uns et les autres !
Avez-vous entendu parler de ces problématiques ? NON !
L'inexistence d’une force de Gauche dans le paysage politique sénégalais a facilité la privatisation des secteurs névralgiques tels que la santé. Les sénégalais ne se soignent pas correctement. Le Sénégal est à un hôpital pour plus de 300 000 habitants là où l’OMS recommande un hôpital pour 150 000 habitants. Une sage-femme pour 2 500 femmes au lieu des 300 selon les standards de l’OMS. Les récents drames dans les hôpitaux sénégalais ont cristallisé les passions des citoyens qui se sont défoulés contre les professionnels de la santé. Nous nous joignons à cet élan certes pour dénoncer ces actes inhumains mais la réflexion doit être beaucoup plus profonde. En effet, ces professionnels travaillent dans des conditions précaires qui ne permettent pas aux citoyens d’accéder à des soins de qualité. Par conséquent, notre ennemi ne doit nullement être les porteurs de blouses blanches mais les institutions de Bretton Woods et les disciples du consensus de Washington qui militent pour un désengagement de l’État dans les secteurs où il n’y a pas de rentabilité financière.
Avez-vous entendu parler de ces problématiques ? NON !
Nous rappelons que plusieurs partis qui se réclamaient de la Gauche sont actuellement comptables de cette situation dans la mesure où ils sont tous dans l’imbroglio socialiste-libéral-communiste qu’est Benno Bokk Yaakaar. Honneur et respect à tous ces appareils de Gauche qui essaient de maintenir, difficilement, le cap. Nous ne saurons évoquer les responsabilités désertées sans pour autant mentionner la faillite des centrales syndicales au moment où les travailleurs sont de plus en plus précaires depuis la pandémie de la Covid-19. Le mouvement syndical, après avoir été casé dans les institutions inutiles et budgétivores, n’a plus qu’une activité : le dépôt des lettres de créance le 1er mai.
Il est donc temps de créer une force de Gauche qui prend au sérieux les préoccupations du peuple. Même si certains leaders politiques semblent vouloir faire émerger les idées de Gauche de par leur discours, ils sont très vite rattrapés par leurs alliés et militants adeptes du fameux vide concept du pragmatisme.
La Gauche révolutionnaire doit revenir aux fondamentaux : conscientiser les classes et couches sociales exploitées des enjeux du rapport de force à mener, de l’utilité des luttes syndicales et paysannes afin de s’affranchir des métastases violentes du capitalisme sénégalais et étranger. La lutte des classes est une réalité à laquelle sont confrontés tous les travailleurs et paysans sénégalais. S’y ajoute la dictature du marché matérialisé par le néolibéralisme d’État.
Pour reprendre sa place dans l'échiquier politique et imposer ses valeurs, la Gauche Sénégalaise doit rejoindre les populations et lutter aux côtés des masses populaires contre tous les mécanismes de domination qu’il s’agisse des entreprises, de la fonction publique, du patriarcat…Franc CFA, accords de partenariat économique, accord de pêche… le rôle de cette nouvelle Gauche qui doit naître est de lutter farouchement contre toutes les formes d'impérialisme et de capitalisme.
Cette nouvelle entité politique, qui devra réunir et dynamiser toutes les couches populaires : les ouvriers, les paysans, les femmes, les handicapés, doit apprendre des erreurs et faiblesses des anciens partis de Gauche. Elle passera inévitablement par la mobilisation de toutes les ressources théoriques et humaines disponibles. Les théories et expériences révolutionnaires guideront les actions de cette nouvelle dynamique anti-impérialiste, anti-capitaliste, responsable, féministe, panafricaine et populaire.
La Gauche révolutionnaire devra ainsi proposer un projet alternatif populaire de libération axé sur le socialisme dans une perspective panafricaniste et altermondialiste afin de bien positionner le pays et le continent dans ce monde post conflits où les idéaux de Gauche semblent être les réponses les plus adéquates.
Soyons réalistes : cette dynamique ne sera pas mise en œuvre dès demain ! Nous devrons commencer dès maintenant à mobiliser toutes les forces, s’opposer au système actuel dont Macky Sall est l’incarnation et convaincre les Sénégalais par l’éthique, la responsabilité et la compétence.
Camarades, organisons-nous et faisons face à ce système !
Camarades, assumons pleinement notre identité et faisons le marketing de la Gauche auprès de cette jeunesse prise en otage par des politicards sans vision ni idéologie !
Camarades, militons pour la synergie des différentes composantes de la Gauche afin de conquérir le pouvoir pour améliorer qualitativement les conditions de vie de nos compatriotes !
La balle est dans notre camp ! Le Sénégal en a besoin, l’Afrique aussi. Pas question de laisser tomber notre peuple et de l’abandonner entre les mains criminelles des capitalistes.
Signataires :
Ousmane Gueye, Spécialiste en communication politique et content manager
Fatou Gaye, Chargée de communication
Moussa Thiaw, Spécialiste des politiques publiques
Amadou Ndour : Entrepreneur, diplômé de droit et des relations internationales
Ndeye D. Tall, féministe, étudiante en sociologie
Bathie Samba Diagne, Historien - Scénariste
Abdou Aziz Ndao, étudiant en troisième année au département d'anglais
El Hadji Abdoulaye Seck, Économiste-chercheur à l’Université du Québec à Chicoutimi
Momar Ndiaye (Gun Mor), Artiste rappeur, étudiant en histoire et civilisations
Ousmane Tanor Dieng, politiste
Dame Diop, Étudiant en Histoire moderne et contemporaine option histoire des relations internationales à l’UCAD
Pape Malick Seck, juriste en droit des affaires
Mamadou Moussa Hanne juriste diplômé en droit privé option affaire
Elhadji Seck Diop, Étudiant au département d’histoire à l’université des Cheikh Anta Diop
Mame Fatou Ndoye PAYE : Ingénieur Écologue, Militantes pour les questions de droit notamment les droits sociaux
Abdoulaye Famanta, Journaliste
Serge Hope, Informaticien
Mbayang Ndiaye, Etudiante en droit public
Souleymane Gueye, Consultant en stratégie et management de projets
Mame Coumba Faye, étudiante en gestion des territoires développement local, féministe
Ousseynou Gueye, Consultant en expertise comptable, en IFRS et en Audit.
Mamadou Diao Diallo, étudiant en journalisme et communication
Maimouna Ba Niang, étudiante en sciences politiques et relations internationales