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29 août 2025
LES SOMMES EXPÉDIÉES PAR LES MIGRANTS S’ÉLÈVENT À PLUS DE 395 000 MILLIARDS FCFA
Un rapport rendu public par la Banque Mondiale révèle que les envois de fonds provenant des migrants vers leurs pays d’origine devraient augmenter de 4,2% et s’élever à 630 milliards de dollars en 2022, soit 395640 milliards de francs CFA
Les envois de fonds provenant des migrants vers leurs pays d’origine devraient augmenter de 4,2% et s’élever à 630 milliards de dollars en 2022, soit 395640 milliards FCFA. C’est ce qui ressort d’un rapport rendu public par la Banque Mondiale.
Un rapport rendu public par la Banque Mondiale révèle que les envois de fonds provenant des migrants vers leurs pays d’origine devraient augmenter de 4,2% et s’élever à 630 milliards de dollars en 2022, soit 395640 milliards de francs CFA. Selon l’institution internationale, cette hausse fait suite à une reprise économique presque record de 8,6 % en 2021. La même source renseigne que les pays de l’Afrique subsaharienne, d’Afrique du Nord et du Moyen Orient bénéficieront de cette tendance enclenchée depuis 2021.
Toutefois, le rapport précise que les pays qui dépendent des transferts en provenance de Russie connaîtront des baisses importantes. «On s’attend en 2022 à un boom de plus de 20% des envois de fonds vers l’Ukraine, principal pays bénéficiaire des remises migratoires en Europe et Asie centrale. Toutefois, les transferts d’argent des migrants vers de nombreux pays d’Asie centrale, dont la principale source est la Russie, vont probablement chuter de manière spectaculaire. Ces baisses, combinées à la hausse des prix des denrées alimentaires, des engrais et du pétrole, sont susceptibles d’accroître les risques d’insécurité alimentaire et d’exacerber la pauvreté dans bon nombre de ces pays», annonce la Banque mondiale dans son communiqué.
En effet, les remises migratoires vers l’Afrique subsaharienne ont augmenté de 14,1% pour atteindre 49 milliards de dollars en 2021, après une baisse de 8,1% l’année précédente. «La croissance des envois de fonds a bénéficié de la forte activité économique en Europe et aux États-Unis. Les transferts enregistrés vers le Nigéria, le plus grand pays bénéficiaire de la région, ont augmenté de 11,2%, en partie grâce aux politiques visant à canaliser les envois par le biais du système bancaire.
Les pays enregistrant des taux de croissance à deux chiffres sont Cabo Verde (23,3 %), la Gambie (31 %) etle Kenya (20,1 %). Les pays où le volume des remises migratoires en pourcentage du PIB est conséquent sont la Gambie (27 %), le Lesotho (23 %), les Comores (19 %) et Cabo Verde (16 %). En 2022, les remises migratoires devraient augmenter de 7,1%, à la faveur de la poursuite du recours aux canaux officiels au Nigéria et de la hausse des prix des denrées alimentaires», fait remarquer la Banque mondiale.
D’après le communiqué, durant l’exercice précédent, les remises migratoires pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ont augmenté de 7,6% en 2021 pour atteindre 61 milliards de dollars. «Les envois de fonds vers les pays en développement de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ont augmenté de 7,6 % en 2021 pour atteindre 61 milliards de dollars, sous l’effet de fortes hausses vers le Maroc (40 %) et l’Égypte (6,4 %)», ajoute la dernière note d’information de l’institution financière basée à Washington publiée cette semaine.
D’après le rapport, cette progression s’explique par la croissance économique enregistrée dans les pays d’accueil de l’Union européenne, ainsi que par les migrations de transit, qui ont contribué à une hausse des envois vers des pays d’accueil temporaire comme l’Égypte, le Maroc et la Tunisie. Le coût d’envoi de 200 dollars vers la région a diminué au quatrième trimestre 2021, à 6,4 %, contre 6,6 % un an auparavant, précise la même source.
Cette augmentation est très marquée par un record de 40% de hausse de transfert vers le Maroc et de 6,4% vers l’Egypte. «Cette progression s’explique par la croissance économique enregistrée dans les pays d’accueil de l’Union européenne, ainsi que par les migrations de transit, qui ont contribué à une hausse des envois vers des pays d’accueil temporaire comme l’Égypte, le Maroc et la Tunisie», informe le document.
POUR UNE RÉFLEXION COLLECTIVE ENTRE LES ACTEURS DU PROCESSUS ÉLECTORAL
Tourner définitivement la page des controverses intempestives entre les acteurs politiques à chaque élection, c’est l’appel lancé par AfrikaJom Center
Dans un communiqué parvenu hier à la Rédaction, le Think Tank AfrikaJom Center a proposé de repenser le parrainage pour « sauver le système démocratique sénégalais». Face à la controverse autour du parrainage, Alioune Tine et Cie ont invité les acteurs politiques, la société civile et l’administration territoriale et électorale à engager une réflexion collective et globale.
Tourner définitivement la page des controverses intempestives entre les acteurs politiques à chaque élection, c’est l’appel lancé par AfrikaJom Center. Exprimant en effet sa vive préoccupation par rapport aux tensions récurrentes liées à l’application de la loi sur le parrainage à chaque élection au Sénégal, Think tank en appelle à une réflexion et un recul de la part de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral et soucieux de préserver les acquis démocratiques qui ont garanti jusqu’à ce jour la paix civile et la stabilité que beaucoup de pays africains envient au Sénégal.
Partant du constat qu’à chaque élection nationale, depuis 2019, les conditions dans lesquelles sont recueillis et contrôlés les parrainages suscitent toujours des polémiques, des controverses et parfois des violences verbales et physiques, Alioune Tine et ses camarades ont formulé une batterie de recommandations à l’égard des acteurs concernés. En effet, ils proposent une réflexion collective et globale de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral. Il s’agit entre autres de l’administration, de la justice, des acteurs politiques, des organes de contrôle et de supervision dont la Commission électorale nationale autonome (Cena) et le Conseil national de régulation de l’audiovisuel(Cnra), la société civile, les médias, pour voir comment améliorer et créer du consensus sur le parrainage.
En outre, Alioune Tine et Cie propose de faire de la correction un élément essentiel inhérent au processus électoral des jeunes et fragiles démocraties en construction, en reconnaissant la liberté de candidature comme une liberté fondamentale garantie par la Constitution et les conventions internationales auxquelles le Sénégal fait partie. De ce fait, la régularisation et l’accompagnement des candidats en quête d’éligibilité doivent être privilégiés. «L’administration ne doit pas traiter le contentieux électoral et surtout ne pas décider de la régularisation ni de l’accompagnement des candidats en quête d’éligibilité; prérogative qui doit rester du ressort exclusif de la justice», recommande le Think tank fondé par Alioune Tine. Mieux, AfrikaJom Center recommande l’information à temps des mandataires et de tous les acteurs impliqués dans le processus.
nfin, l’Organisation recommande d’« éviter tout acte susceptible de créer des violences électorales inutiles et généralisées du fait de la mauvaise foi, des manipulations politiciennes, du manque d’impartialité et d’indépendance des acteurs impliqués dans le processus électoral comme candidats, régulateurs, médias, sociétés civiles, etc.».
Le relèvement de la rémunération des enseignants effectif…
Les accords signés entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants seront effectifs à la fin du mois de mai. L’assurance est du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo qui a déjà inscrit les engagements financiers conclus avec les syndicats d’enseignants le 26 février 2022 dans le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2022 adopté le mercredi 11 mai dernier et soumis à l’approbation de l’Assemblée Nationale. A cet effet, le ministre des Finances soutient que les dispositions sont prises pour, qu’à compter du 1er mai 2022, le relèvement de la rémunération des personnels de l’éducation et de la formation et la revalorisation du régime indemnitaire des fonctions dirigeantes et administratives soient effectifs. Il indique que toutes les revalorisations d’indemnités seront fiscalisées, excepté l’indemnité́re présentative de logement. A l’en croire, tout dysfonctionnement constaté à la fin du mois de mai 2022 peut être porté aux services de la Direction générale du budget pour permettre d’apporter les correctifs nécessaires dans les plus brefs délais.
Interruption volontaire de grossesse
On en sait un peu plus sur l’identité de celle qui a jeté un fœtus mort-né au quartier Touba Seras de Dalifort. Nos sources renseignent que les hommes du Commissaire Mame Arona Ba ont mis la main sur la présumée meurtrière qui n'est personne d'autre que H. R. Dione, étudiante de son état. Le 08 mai dernier, après avoir accouché dans les toilettes de son appartement, l’étudiante a jeté le fœtus avant de verser de l'eau pour qu’elle l’évacue dans la fosse septique. Mais le lendemain, les occupants de l'immeuble qui tentaient de déboucher la fosse septique ont été surpris de découvrir le fœtus sans vie. C’est ainsi qu’ils ont saisi le commissariat d'arrondissement de Pikine qui a ouvert une enquête en faisant faire des tests gynécologiques à toutes les filles qui occupent l'immeuble. Entendue dans un premier temps, H. R. Dione avait réfuté les accusations avant de passer aux aveux après les tests. C’est ainsi qu’elle a été placée en garde-à-vue avant d’être déférée au parquet pour interruption volontaire de grossesse.
Tension à Jaxaay Il y a de l'électricité dans l'air dans la commune de Jaxaay.
Des habitants des Unité 19, 21 et environs, après avoir reçu une sommation interpellative pour occupation illégale de maisons abandonnées, sont sortis de leurs gonds pour tirer la sonnette d'alarme. Ils interpellent les autorités sur les risques de troubles à l'ordre public.
Hantise des inondations à Keur Massar Sud
A Keur Massar Sud, les populations de cette commune nouvellement créée ne dorment que d’un seul œil. A l'origine, la hantise des inondations, car les travaux de canalisation de l'État ne sont pas encore inachevés et l’hivernage pointe. C'est pourquoi, les populations des quartiers Keur Madiabel et Baye Niass ont organisé un point de presse pour appeler déjà au secours.
Crainte des inondations
Restons à Keur Massar pour dire que les habitants de la Cité Aïnoumady craignent d’être envahis par les eaux pluviales à cause des travaux inachevés de l'autopont. Déjà qu’ils ont plongé le quartier dans l'insécurité. Les populations appellent les autorités à réagir rapidement avant l’arrivée de l’hivernage.
Investitures de Bby à Guédiawaye
Les investitures de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) pour les élections législatives ont déjà installé des divergences dans le département de Guédiawaye. Dans la commune de Wakhinane Nimzatt, le responsable de l'Alliance Pour la République (Apr) et non moins délégué de quartier, Omar Ba, a tenu un point de presse pour demander à leur mentor Macky Sall de rectifier le tir.
El hadji Malick Gaye maire de Ndiandane
Le maire de la commune de Ndiandane, El hadji Malick Gaye, a sacrifié à la tradition, en rendant visite aux étudiants de sa commune pour s’enquérir de leurs conditions sociales et pédagogiques. L’édile de Ndiandane a échangé avec les étudiants sur plusieurs sujets impactant le développement de la commune. Il s’agit entre autres de l'état d’avancement de la construction de la route Boubé Niandane-Guia. El hadji Malick Gaye informe les étudiants de la disponibilité du financement de cet axe dont le démarrage des travaux est imminent. En plus de cela, il y a la création d'une bibliothèque communale, la réception de 1 500 livres et l'organisation de la semaine nationale de la jeunesse. Selon le Directeur général de l’Agetip, il s’agira de préparer cet évènement prévu du 26 au 29 mai 2022 avec le Conseil de la Jeunesse, en collaboration avec la commune de Podor. Le déplacement, le soutien et les efforts consentis par le maire pour un nouveau visage de Ndiandane ont été salués par les étudiants honorés par cette marque de considération de leur édile.
Festival : Le film Aza Kivy, étoile du matin rafle deux prix
La 13e édition du Saint-Louis Docs, festival international de films documentaires de la capitale du Nord, a pris fin le samedi dernier. Ce, après une semaine de projection en plein air et en salle, de masters class, d’ateliers de formation et de cafés-rencontres. A la fin du festival, le réalisateur malgache Nantenaina Lova a remporté le grand prix du jury et le prix de la critique cinématographique avec son film «Aza Kivy, étoile du matin». Cette production met en lumière «Une histoire de lutte, celle de pêcheurs contre l’installation d’une gigantesque exploitation minière au sud-ouest de Madagascar». Quant à la mention spéciale, elle est décernée au film «Mort et cash» du réalisateur béninois Lionel Doyigbé. Ce film de 44 minutes traite de business et/ou de l’économie qui tourne autour de la mort. Cette pratique qu’il dénonce est une réalité au Bénin. Quant au prix du jury court métrage, il est remporté par le film «Sur le fil du zénith» de la réalisatrice gabonaise naturalisée belge, Natyvel Pontalier. La cérémonie a pris fin avec la projection de «Cher Jackie». A la grande surprise de l’assistance, le grand prix du jury est encore remporté par le documentaire «Aza Kivy, étoile du matin» du réalisateur malgache Nantenaina Lova.
Les maires de Podor adoubent Abdoulaye Daouda Diallo
La mobilisation a été exceptionnelle à Walaldé, le week-end dernier au cours duquel Abdoulaye Daouda Diallo et ses partisans ont battu le rappel des troupes, à quelques semaines des élections législatives du 31 juillet 2022. Le lancement de la radio municipale de Walaldé (RMW) a été une occasion pour Abdoulaye Daouda Diallo et les autres responsables de Benno Bokk Yaakaar (Bby) du département de Podor de sensibiliser les militants en vue de ratisser large en perspective des prochaines joutes électorales. Cette démonstration a été magnifiée par le coordinateur départemental de Bby, par ailleurs maire de la commune de Bokki Dialloubé. Ce dernier appelle tout le monde à davantage fidéliser cette union sacrée des militants avec leurs responsables dans le département. Il demande à ses partisans de ne pas dormir sur leurs lauriers et de continuer la sensibilisation jusqu’au jour j, en vue de creuser l’écart avec l’opposition. Sa thèse a été corroborée par les autres responsables politiques, notamment Mamadou Dia président du Conseil départemental, Yéta Sow vice-présidente à l’Assemblée nationale et présidente des femmes du département et Aboubacry Sow, maire de Méri. Le premier estime que le travail abattu par le coordonnateur départemental de Bby est extraordinaire.
La fondation du PAD forme des jeunes de Popenguine Ndayane
La commune de Popenguine Ndayane, en collaboration avec le Port Autonome de Dakar, a fait bénéficier d’une formation une centaine de jeunes dans les métiers portuaires. Cette commune va abriter l’un des plus grands ports du monde. Le port de Ndayane va s’étendre sur une emprise foncière de 1200 hectares, soit plus de trois fois celui de Dakar. Pour l’administratrice générale de la fondation du Pad, leur organisation a voulu contribuer à cette session de formation parce qu’elle rentre dans son plan d’action. Diouma Téréra indique que la fondation a un programme de formation et d’insertion qui incite les jeunes à renforcer leurs capacités et à faciliter leur insertion professionnelle. La fondation du PAD veut aider à l’insertion des jeunes dans ce projet qui va générer plus de 10 mille emplois. C’est logique, aux yeux de Diouma Téréra, de commencer la formation par les jeunes de cette commune qui va accueillir ce port. Pour sa part, le maire de la commune de Popenguine Ndayane, Mamadou Mansour Thiandoum, magnifie non seulement le fait que sa commune ait été choisie pour abriter ce projet, mais aussi la formation des jeunes pour anticiper sur l’employabilité afin de lutter contre le chômage dans la localité. Le projet dont la cérémonie de la pose de première pierre a été présidée le 04 janvier 2022 par Macky Sall vise à créer un terminal à conteneurs disposant d’un linéaire de quai de 840 m capable d’accueillir deux navires de 336 m.
Apr Diass approuve le choix des investis de Mbour
Les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) de la commune de Diass sont favorables au choix fait par le Président Macky Sall pour conduire la liste départementale de Mbour aux Législatives. Dans un communiqué parvenu à «L’As», Mamadou Ndione et ses camarades disent être en phase avec la décision prise par la conférence des leaders concernant le choix des 4 candidats devant représenter la liste de la coalition Bby dans le département. Même si elle n’est pas encore officielle, les informations ayant fuité font état des investitures de la député socialiste Yacine Ndao, Oumar Sy responsable du parti «Lu jot yomb», des apéristes Omar Youm (maire de Thiadiaye) et de la pionnière Madeleine Sène. Pour donner une victoire à la mouvance, Mamadou Ndione et ses camarades, dans une dynamique unitaire, vont mettre en avant le travail de proximité pour expliquer les enjeux de l’heure afin de garantir la stabilité du pays dans un contexte mondial dégradé par les crises sous régionales et internationales.
«JE CHOISIS LA LIGUE DES CHAMPIONS À LA PLACE DU BALLON D’OR»
Auteur d’une superbe saison, l’ailier de Liverpool Sadio Mané (30 ans, 49 matchs et 22 buts toutes compétitions cette saison) se présente comme le grand concurrent de l’attaquant du Real Madrid Karim Benzema pour le Ballon d’Or.
Très régulier depuis plusieurs années et une nouvelle fois auteur d’une saison remarquable avec Liverpool, Sadio Mané fait naturellement partie des prétendants au prochain Ballon d’Or. Malgré tout, l’international sénégalais n’est pas du tout obsédé par cette récompense individuelle et préfère mettre en avant ses partenaires et les titres remportés avec les Reds.
Auteur d’une superbe saison, l’ailier de Liverpool Sadio Mané (30 ans, 49 matchs et 22 buts toutes compétitions cette saison) se présente comme le grand concurrent de l’attaquant du Real Madrid Karim Benzema pour le Ballon d’Or. Vainqueur de la FA Cup samedi contre Chelsea (0-0, 6-5 t.a.b.), l’international sénégalais ne considère cependant pas cette distinction individuelle comme une priorité. “Comme je l’ai dit, je suis quelqu’un qui donne toujours la priorité au collectif. Si on me donne le choix entre le Ballon d’Or et la Ligue des Champions, je vais prendre la Ligue des Champions. Je vais essayer de tout donner pour mon équipe. Après, pour le Ballon d’Or, si ça arrive c’est un bonus”, a confié l’ancien Messin avec un grand sourire, au micro de beIN Sports. La finale de la Ligue des Champions entre les Reds et les Merengue pourrait être décisive concernant le futur vainqueur du Ballon d’Or.
MOUSTAPHA NAME, CE HÉROS DISCRET
L’Histoire retient les vainqueurs, même les plus discrets. Moustapha Name fait partie de ceux-là. Comme Sadio Mané, Édouard Mendy ou Kalidou Koulibaly, le Dakarois est champion d’Afrique depuis le 6 février 2022
L’Histoire retient les vainqueurs, même les plus discrets. Moustapha Name fait partie de ceux-là. Comme Sadio Mané, Édouard Mendy ou Kalidou Koulibaly, le Dakarois est champion d’Afrique depuis le 6 février 2022. Même si le milieu du Paris FC n’a pas disputé une seconde de jeu lors de la CAN, il est revenu reboosté de cette épopée camerounaise. Celui qui vient de fêter ses 27 ans a désormais deux objectifs : découvrir la première division, et disputer la prochaine Coupe du monde au Qatar.
Moustapha Name est un homme discret, et un joueur sérieux. Pendant que ses coéquipiers du Paris FC rentrent aux vestiaires, le milieu de terrain répète ses gammes et travaille ses coups-francs. « Mouss » ou « Mousti » pour les intimes n’est pas habitué aux projecteurs, mais pourtant c’est bien lui qui prend la lumière en cette fin de saison. « Il est décisif, notamment sur coups de pieds arrêtés », apprécie son entraîneur en club Thierry Laurey. Il faut dire que Moustapha Name a marqué deux coups-francs et un pénalty lors des derniers matches. De quoi l’adouber auprès des supporters, qui l’ont élu meilleur joueur du club pour la 2e saison consécutive. « C’est quelqu’un pour qui on a beaucoup d’estime », continue l’ancien technicien de Strasbourg. « En ce moment il marche très fort ! C’est vraiment un joueur qui est revenu revigoré de la CAN, avec le titre du Sénégal, et ça nous fait beaucoup de bien forcément. Il a progressé techniquement, physiquement et surtout mentalement. C’est un garçon avec un énorme potentiel, qui peut viser beaucoup plus haut ».
Des progrès observés depuis un certain 6 février 2022, lorsque le Sénégal est venu à bout de l’Égypte en finale de la CAN au Cameroun. Moustapha Name, qui a observé le parcours de son équipe depuis le banc pendant toute la compétition, ne peut pas retenir ses larmes. « C’était important de faire partie de ce groupe magnifique », confie de sa douce voix le Dakarois. « Une compétition ce n’est pas seulement onze joueurs, c’est toute une équipe : les entraînements sont importants, comme les moments de la vie de tous les jours. Il faut un bon état d’esprit », estime le milieu élancé, sur un ton très calme. « Moi, je ne me contentais pas d’être uniquement dans le groupe. Gagner la CAN, c’est magnifique, mais tout le monde veut jouer, moi le premier. Par contre, si tu ne joues pas, cela ne sert à rien de bouder. Ça ne te fera pas jouer demain, c’est le choix de l’entraîneur, il faut le respecter. Moi je suis sur la bonne voie, je continue de progresser en club, et je suis appelé en sélection, même si je ne joue pas beaucoup. Je travaille et je sais que mon heure viendra. »
En attendant, le joueur qui vient de fêter ses 27 ans a été célébré comme il se doit par son club à son retour du Cameroun. « Quand je suis rentré, le club m’a vraiment réservé un accueil chaleureux. Franchement je ne m’y attendais pas ! », concède dans un sourire timide Moustapha Name. « Ça m’a vraiment touché, car ils n’étaient pas obligés. Ils m’ont fait un gâteau, des cadeaux et m’ont envoyé des messages tout au long de la CAN. C’est très important ».
Une fête à laquelle tout le club du Paris FC a participé, y compris l’entraîneur Thierry Laurey : « Tout le club est venu, on l’a reçu dans les locaux pour lui faire comprendre qu’on était très fiers de lui. Certes, ce n’est pas un titulaire indiscutable dans l’équipe du Sénégal, mais c’est un garçon qui a participé à sa manière à ce titre. Les joueurs qui ne jouent pas ou peu sont essentiels, il faut avoir un état d’esprit remarquable. Mouss c’est justement quelqu’un de très très calme, très discret. Il fait partie des sages de mon vestiaire. » Un sage pour certain, un grand frère pour d’autres. Formé à l’AS Dakar Sacré-Cœur, celui qui compte aujourd’hui 5 sélections avec le Sénégal a retrouvé au PFC son compatriote Lamine Gueye, 24 ans, très fier de son coéquipier. « Qu’il soit sélectionné, c’est déjà une très bonne chose ! », savoure l’ailier. « Maintenant c’est à Aliou Cissé de lui faire gratter un peu de temps de jeu (rires). C’est un bosseur, il travaille bien, il est humble. C’est quelqu’un que j’aime bien. C’était énorme pour moi de le voir champion d’Afrique, car il y a 3 ans on jouait ensemble à Pau (alors en National, la 3e division française, Ndlr). C’est allé très vite pour lui, et c’est avec plein de bonheur que je l’ai suivi pendant la CAN. Il me donnait tout le temps des nouvelles. En tant que Sénégalais, on était tous contents, car ça faisait très longtemps qu’on l’attendait. » Un titre qui en appelle d’autres : la Coupe du monde arrive bientôt, et une montée en Ligue 1 est toujours possible. « La Coupe du monde, ils sont déjà qualifiés », constate Thierry Laurey. « Nous, la Ligue 1, on n’y est pas encore (le Paris FC devra passer par les barrages d’accession, Ndlr).
Mais que ce soit au PFC ou ailleurs, je pense que Moussa les capacités à jouer en première division, que ça soit en France ou à l’étranger. À 27 ans il a encore l’avenir devant lui. Le temps passe vite, c’est vrai, mais c’est le principal objectif qu’il doit se fixer aujourd’hui ». Objectif Ligue 1, et objectif Mondial : l’avenir pourrait être radieux pour ce héros discret. (Avec RFI.Fr)
LES ÉTUDIANTS AU REGRET DE CONSTATER QUE LA BOURSE DEMEURE TOUJOURS UN PROBLÈME
La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) éternel défenseur des intérêts a fait du 15 Mai une date indélébile dans la mémoire des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Les étudiants de l’Université Gaston Berger ont commémoré hier, dimanche, le 4ème anniversaire de décès de leur camarade Mouhamadou Fallou Sène tué par balle le 15 Mai 2018 lors d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. La Coordination des étudiants de Saint-Louis est au regret de constater aucune avancée par rapport à la question de la bourse, cause de la mort de leur camarade. Le paiement du mois d’avril n’est toujours pas effectif, regrette le Président de Séance de cette Coordination, Ousmane Gueye, qui invite les autorités à faire preuve de diligence par rapport aux revendications des étudiants.
La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) éternel défenseur des intérêts a fait du 15 Mai une date indélébile dans la mémoire des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. “Aujourd’hui, cela fait quatre (4) ans, jour pour jour, que l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène tombait pour la cause de l’étudiant. A cette journée de commémoration de son décès, nous renouvelons nos condoléances les plus attristées à sa famille ainsi qu’à toute la communauté estudiantine du Sénégal en général et celle de Sanar en particulier”, a soutenu Ousmane Guèye, Président de Séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL). Il a cependant regretté le fait que rien n’a changé depuis lors en ce qui concerne la question de la bourse des étudiants. “Depuis que cet acte odieux a été commis par les forces de l’ordre sous l’égide du Recteur de l’époque qui leur avait donné l’autorisation de pénétrer dans l’espace universitaire, il a été constaté une attitude feinte et un manque de sérieux de la part des autorités judiciaires de ce pays en charge du dossier.
Après quatre (4) ans de revendication pour que lumière soit apportée sur ce crime macabre afin que sanction soit appliquée dans toute sa rigueur, la CESL est au regret d’informer la communauté que les seules et uniques avancées, c’est la convocation en mars 2021 d’anciens délégués, témoins des faits du 15 mai 2018 par l’ancien doyen des juges (Samba Sall) pour audition, et ce, sans suite”, a-t-il indiqué déplorant ainsi la léthargie notée depuis quatre (4) ans sur cette affaire et qui, selon lui, “caractérise tout en confirmant l’attitude irresponsable d’une justice qui se targue d’être équitable et impartiale”.
La CESL fustige une telle indifférence devant une situation aussi sérieuse qui est mort d’homme et condamne le mutisme complice de toute autre autorité impliquée de près ou de loin sur ce dossier. La CESL tient à rappeler l’opinion nationale et internationale que les revendications qui ont conduit à ce désastre sont plus que jamais d’actualité.
En effet, la question de la bourse avec les opérateurs sous-traitants qui ne parviennent pas à faire leur travail convenablement. “Aujourd’hui, force est de constater qu’avant de recevoir sa bourse, l’étudiant rencontre d’énormes difficultés et même parfois après avoir reçu un message de paiement, il peine toujours à retirer son argent. Chose déplorable qui montre le manque de sérieux de certains de ces opérateurs engagés dans le paiement des bourses”, a-t-il fustigé.
La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL), appelle l’autorité à prendre avec beaucoup plus de sérénité la question des bourses et faire preuve de diligence par rapport aux revendications des étudiants.
C’EST UNE ALLIANCE PERTINENTE DANS L’ABSOLU
Maurice Soudieck Dione juge le compagnonnage Yewwi-Wallu dans les départements
L’Enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint Louis juge « pertinente dans l’absolu » l’alliance Yewwi-Wallu dans les départements. Invité à l’émission Objection hier, dimanche 15 mai, Maurice Soudieck Dione a toutefois alerté sur le danger qu’encourt ce bloc de l’opposition du fait du vent de contestations provoqué par les investitures et qui pourrait le discréditer et renforcer le camp d’en face ».
Invité de l’émission Objection de la radio Sudfm hier, dimanche 15 mai, l’Enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a indiqué que les coalitions Yewwi Askan wi et Wallu Sénégal qui ont initié une alliance au niveau départemental ont réussi bon coup dans le cadre de leur combat politique contre le régime en place. En effet, interpellé par notre confrère Baye Oumar Guèye sur la portée de cette nouvelle alliance qui a presque surpris tout le monde après l’échec de la tentative de ces deux coalitions d’aller ensemble aux dernières élections locales, Maurice Soudieck Dione a indiqué que « c’est une alliance qui est pertinente dans l’absolu eu égard au mode de scrutin au niveau départemental (puisque c’est un scrutin majoritaire à un tour). Donc lors qu’on a une seule voie de différence, on rafle tous les sièges. Cela veut dire qu’il faut de l’efficacité, du pragmatisme politique pour engranger le maximum de sièges au niveau des départements pour espérer avoir une majorité à l’Assemblée nationale ».
Poursuivant son analyse sur les forces et faiblesses de cette alliance politique, l’Enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint Louis a toutefois tenu à alerter sur le danger qu’encourt ce bloc de l’opposition secoué par un vent de contestations provoqué par les investitures. En effet, pré vient-t-il, « se tirailler pour des postes de positionnement discrédite l’opposition et renforce le camp d’en face ». « C’est intéressant de remarquer, depuis les législatives 2017, que la plupart des coalitions tournent autour de l’évidence de la souffrance des Sénégalais et de l’urgence de sauvetage si je peux dire. On a : « Aar Sénégal », « Mankoo taxawu Sénégal », « Mankoo wattu Sénégal », et aujourd’hui, Yewwi Askan wi et Wallu Sénégal. Donc, on se dit qu’on est en face d’un patient qui souffre et il faut intervenir dans l’urgence pour le sauver. Est-ce que dans ces conditions, on devrait avoir le temps de se préoccuper des égos », s’est-il interrogé avant de poursuivre. « Ensuite, la deuxième interrogation, c’est de se dire aussi est-ce qu’on n’est pas en train de reproduire au sein de l’opposition, des pratiques politiques que l’on dénonce au niveau des tenants du pouvoir. Autrement dit, si ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont dans l’opposition participent de la même culture politique, finalement quel sens peut avoir une promesse d’engagement ? »
IMPACT DE LA LOI SUR LA PARITE DANS LA DEMOCRATIE SENEGALAISE : «C’était trop brutal et finalement improductif de vouloir imposer un critère de sexe au détriment d’un critère de mérite…»
Au centre du débat autour du risque d’invalidation de la liste départementale de la coalition Yewwi Askan wi à Dakar, la loi sur la parité n’enrichit pas la démocratie sénégalaise. L’avis du Pr Maurice Soudieck Dione. Interpellé lors de son passage à l’émission Objection hier, dimanche 15 mai 2022, sur la contribution de cette loi dans l’enrichissement de la démocratie sénégalaise, l’Enseignant chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a été formel en déclarant : « Je suis un peu sceptique parce qu’en 2007, lorsque le Conseil constitutionnel rejetait la première loi sur la parité, j’avais écrit un article intitulé « Parité, état de droit et démocratie » où je critiquais effectivement la parité. En disant dans un pays pauvre, sous-développé, il fallait mettre en avant le critère de compétence plutôt que le critère de sexe. Ça n’avait pas de sens. Et que s’il y a plus de femmes compétentes, il faut les mettre. S’il y a plus d’hommes compétents également, il faut les mettre puisque c’est le critère d’efficacité qu’il faut mettre en avant ».
Poursuivant son analyse, Maurice Soudieck Dione tout en prônait au passage un « accompagnement des femmes afin d’identifier sérieusement et judicieusement les obstacles à leur promotion et de travailler à les surmonter de façon que leur participation soit beaucoup plus effective et beaucoup plus efficace », a cependant déploré le caractère trop brutal et improductif de cette loi qui cherche à imposer un critère de sexe au détriment d’un critère de mérite. « C’était trop brutal et finalement improductif de vouloir imposer un critère de sexe au détriment d’un critère de mérite et on le voit bien à travers l’éclatement de la coalition Yewwi puisque si les coalitions avaient beaucoup plus de marge de manœuvre, peut-être qu’on aurait pu avoir moins de frustrations parce qu’on a vu des leaders qui ont quand même une expérience, une compétence, qui ont occupé des fonctions essentielles, qui sont chefs de parti et qui sont relégués à des positions du fait en partie de la parité avec des personnes de sexe féminin qui, évidemment ont moins d’envergure politique».
VERROUILLAGE DES LISTES D’INVESTITURE DE BENNO : Une stratégie payante avec des limites
Interpellé également sur le verrouillage par les responsables de la coalition au pouvoir de leurs listes d’investitures, l’enseignant chercheur en séances politiques a estimé que cette démarche est une bonne stratégie dans la mesure où, précise-t-il, cela va éviter une floraison de listes parallèles au sein de la mouvance présidentielle. « Le verrouillage relève à la fois d’une stratégie payante ou difficultés différés parce que si on avait sorti les listes, peut-être qu’il aurait pu avoir des velléités de listes dissidentes qui auraient pu fragiliser la coalition au pouvoir d’autant plus que c’est un scrutin majoritaire à un tour. De ce fait, lorsqu’on a une seule voix de différence, on remporte tous les sièges. Le fait de verrouiller cette possibilité d’avoir des listes parallèles, je crois que c’est une bonne stratégie », a estimé le professeur Maurice Soudieck Dione qui s’est toutefois empressé de préciser. « Mais d’un autre coté également, ceux qui se sentent frustrés, rien ne peut les empêcher d’avoir une logique d’implication plus fade dans les activités politiques ».
ÉLECTIONS LEGISLATIVES : Maurice Soudieck Dione prône un scrutin majoritaire à deux tours
Par ailleurs, se prononçant sur le mode de scrutin à un tour aux élections législatives, l’enseignant chercheur en Sciences politiques a mis en garde contre le risque « d’un décalage et un déphasage trop marqué entre la représentativité sociologique et la représentation juridique » de la majorité qui sortira des urnes au soir du 31 juillet prochain. Sur ce, il a prôné un scrutin majoritaire à deux tours dans les départements pour, dit-il, éviter qu’on se retrouve avec une minorité qui va bénéficier d’une amplification de sa victoire. « Si on a un scrutin majoritaire à deux tours, on ne va pas avoir des minoritaires qui vont se retrouver avec une amplification de leur victoire comme c’est le cas actuellement pour Benno Bokk Yakaar qui a eu lors des législatives de 2017 : 49,48% des voix tout en ayant 125 sièges sur les 165», a-t-il rappelé. Avant de lancer : « Il faudrait qu’on fasse attention à ce qu’il n’y ait pas trop une disproportion et une distorsion, un décalage et un déphasage trop marqués entre la représentativité sociologique et sa représentation juridique. Autrement, cela fragilise les institutions et lorsque les institutions sont fragilisées, il y a beaucoup peut-être de citoyens sénégalais qui ne se sentent pas représentés et cela crée un divorce, une césure entre gouvernants et gouvernés».
BENNO ET YEWWI DANS LA TOURMENTE
Amateurisme, ignorance, fourberie, corruption... Aucun de ses maux n’est de trop pour qualifier l’imbroglio politico-juridico-administratif autour du dépôt des listes à Dakar pour législatives avec comme acteurs principaux : la majorité et l'opposition
Haute trahison ! Amateurisme ! Ignorance ! Fourberie ! Corruption ! Aucun de ses maux n’est de trop pour qualifier l’imbroglio politico-juridico-administratif qui entoure le dépôt de la liste Yewwi Askan Wi dans le département de Dakar. En attendant que toutes les équivoques soient levées et les responsabilités situées, Sud Quotidien a tenté de restituer quelques pièces du puzzle dans cette guerre sans merci que se livrent les coalitions Benno Bokk Yaakar et Yewwi Askan Wi.
LE PDF PREND DE L’EAU À DAKAR
Le Plan Déthié Fall que Mamadou Lamine Diallo a surnommé «PDF» est en train de prendre de l’eau. Si l’ancien vice-président de Rewmi de Idrissa Seck avait eu l’ingéniosité de trouver une entente dite du siècle entre Yewwi et Wallu, jusqu’à faire trembler le Palais, la suite est en train d’accoucher une toute petite souris. Entre préséance et autres calculs politiques voire politiciennes qui enjambent les Législatives du 31 janvier 2022, sans occulter une supposée corruption pour éventrer Yewwi, la confection de la liste départementale à Dakar a fini par l’installer dans une tourmente. Et pour cause, c’est un véritable coup de massue qui s’est abattue sur la coalition Yewwi. Et pourtant, selon des sources dignes de foi proches du PUR et confirmées par certains membres de la conférence de Leaders que Sud Quotidien a contactés durant ce week-end, Yewwi avait retenu au niveau départemental Barthélémy Dias, Fatou Ba, Babacar Mbengue, Ngalgou Bathily, Abass Fall, Ngoné Mbengue et Joseph Sarr.
Sur cette liste susmentionnée, il n’y a pas le nom de Palla Samb et la parité était respectée. Qu’est ce qui s’est alors passé pour que non seulement Yewwi présente à la Direction générale des élections (DGE) une liste qui ne respecte pas la parité. Pis, une liste qui élimine certains noms au détriment d’autres ? Grosse énigme ! Un mystère qui ne devrait pas tarder à être percé. Selon nos sources, «en présence de Cheikh Youm (PUR) et Pape Diomaye Faye (Pastef), il a été retenu de mettre Ngoné Mbengue de Takhawou Ndakarou au détriment de Palla Samb». «C’est cette liste qui a été remise à Saliou Sarr. Mais, à notre grande surprise, il nous a fait comprendre que sur conseils d’un membre de la DGE, la parité n’est pas respectée à partir de la 5ème position. C’est pourquoi, il a introduit le nom de Palla Samb».
Des arguments que ce dernier a balayé d’un revers de la main. Dans un communiqué qui nous a parvenu, M. Sarr (cerveau de l’affaire) déclare : «depuis quelques jours, un responsable de l’APR et une certaine presse citent mon nom en m’indexant comme «unique responsable» (sic) d’un supposé changement de la liste du scrutin majoritaire du département de Dakar, déposée par Yewwi Askan Wi. Je tiens à informer l’opinion nationale et internationale, que n’étant pas le mandataire national de Yewwi, je ne peux en aucun cas déposer une liste de cette coalition, encore moins à en changer le contenu». Et d’ajouter, «toutes ces allégations mensongères relèvent de la diffamation dirigée contre ma personne. En conséquence, je me réserve le droit, au besoin, de saisir les juridictions compétentes».
FARBA NGOM SUSPECTÉ
En attendant de vider le «cas» Saliou Sarr, des membres de la coalition Yewwi suspectent un coup de Farba Ngom qui a laissé entendre que tous les coups sont permis en politique pour gagner des élections en dehors de l’agression et de la violation des textes et lois. Ce qui leur aurait mis la puce à l’oreille et réveillé leur étonnement, c’est la sortie du député-maire de Agnam qui, selon eux, aurait été la première personnalité à évoquer le nom du Saliou Sarr. Ce qui leur fait penser au coup de Djibril Ngom, du nom de l’ex-mandataire de Yewwi qui avait trahi son parti (Pastef/Les Patriotes) lors des investitures des Locales du 23 janvier 2022 et risqué sa forclusion à Matam. «C’est quand même paradoxal que Farba Ngom soit la première personne à citer le nom de Saliou Sarr. Comment il a su que c’est Saliou Sarr qui est allé déposer la liste de Yewwi ?», s’interroge un membre de la conférence des Leaders de la coalition Yaw qui s’étonne même du fait que Saliou Sarr ne cite pas nommément Farba Ngom au lieu de déclarer dans son édit «un responsable de l’APR».
UN DUEL SUPPOSÉ ENTRE BARTHÉLÉMY DIAS ET KHALIFA SALL
Par ailleurs, d’autres indiscrétions soutiennent que l’acte de Yewwi aurait été savamment orchestré. Et pour cause, Barthélémy Dias et son mentor, Khalifa Ababacar Sall, ne seraient plus en odeur de sainteté. Selon des sources de Sud Quotidien, l’actuel maire de Dakar penserait à être candidat à l’élection présidentielle de 2024 parce qu’il serait déjà convaincu que Khalifa Sall serait hors course. Ayant déjà pris des galons avec son nouveau statut de maire de Dakar, Dias-fils pourrait se positionner déjà en cas de refus du camp du pouvoir de voter une loi d’amnistie devant faire retrouver à Khalifa Sall ses devoirs civiques afin qu’il puisse être et électeur et éligible. Là aussi, ceux qui soutiennent cette théorie plus que loufoque, citent la sortie de Farba Ngom. «Si c’est un complot au sein de Yewwi, parce que les gens ne veulent pas que tu (Barthélémy Dias) sois député, c’est ton problème», avait lâché le fidèle parmi les fidèles de Macky Sall.
YEWWI BRANDIT LA FORCLUSION TOTALE DE BENNO
Si Benno poursuit sa communication sur la forclusion de la liste départementale de Yewwi au niveau de Dakar, cette dernière coalition, elle, estime que la coalition majoritaire ne devrait même pas compétir, puisqu’elle serait frappée par une forclusion totale. Les camarades de Ousmane Sonko et Khalifa Ababacar Sall brandissent l’arrêt du Conseil Constitutionnel relatif à la jurisprudence Malick Gakou lors de la Présidentielle de 2019. Le juge dans son dernier considérant avait écrit : «considérant qu’il y a lieu de rappeler que le sieur Malick Gakou ayant présenté une liste de 67.842 parrains au moment de la déclaration de candidature, a dépassé le nombre de parrainage autorisés par la loi lors du dépôt, soit 62.820 électeurs ; que ce DEPASSEMENT SUFFIT À RENDRE SA CANDIDATURE IRRECEVABLE».
Restant dans le parallélisme des formes, la coalition Yewwi soutient que Benno Sambou a déposé 55328 parrains en lieu et place de 55.327 réclamés par la loi. Sauf que leur enthousiasme risque d’être refroidi par l’éclairage de Moundiaye Cissé qui était l’invité du Jury de dimanche hier, 15 mai, sur les ondes de IRadio. Selon le coordonnateur des organisations de la société civile pour les élections : «Malick Gakou n’avait pas été recalé à cause de surplus”. “(…) Il y avait des régularisations à faire, par le leader du Grand Parti, sur le nombre de parrains retenus de son dépôt par le Conseil constitutionnel. C’est ce défaut de régulation qui était la source de sa forclusion».
Et d’ajouter comme conseils, «ce que YAW devait faire, c’est d’attaquer l’arrêté du 22 avril 2022 du ministère de l’Intérieur », suggère le président de l’Ong 3D, qui exhorte les responsables de Yewwi à déposer un recours auprès du Conseil Constitutionnel, au cas où, ils pensent qu’il y a violation de la loi. Pour rappel, l’arrêté du ministre de l’Intérieur numéro 006527 en date du 22 avril 2022 portant «mise en place d’un dispositif de contrôle des parrainages en vue des élections législatives du 31 juillet 2022» en son article 6 alinéa 1er stipule «qu’il s’agit de contrôler principalement le nombre global de parrains recueillis et de le confronter aux dispositions de l’arrêté qui fixe le maximum et le minimum de parrains requis.
Le surplus de parrains est considéré comme nul et non avenu et n’est pas tenu en compte au moment du contrôle des parrainages». C’est d’ailleurs l’argument juridique qu’avait brandi Aminata Touré. Mais la bataille est loin d’être terminée. Puisque qu’au niveau de Yewwi la publication de cet arrêté, qu’ils soutiennent ignorer l’existence même, dans le journal officiel, poserait un problème entre sa date de publication et celle de dépôt de la liste par le mandataire de Benno. D’ailleurs au moment où nous mettions sous presse, la coalition Yewwi avait envisagé de tenir une conférence de presse ce lundi à partir de 15 heures à son siège. Auparavant, Déthié Fall va passer à la DGE à partir de 9 h pour informe-t-on, déposer les retraits sur a liste de Dakar suivie d’une déclaration