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29 août 2025
HARO CONTRE LES INGÉRENCES ÉTRANGÈRES EN AFRIQUE
Le chef de l'État, Macky Sall, estime que foyers de tension sont entretenus par des facteurs exogènes au continent. Ce qui rend, dit-il, la recherche de solutions
Le président de la République, Macky Sall, a présidé samedi la conférence économique de Dakar. Dans son discours, il a révélé que les ingérences étrangères dans les foyers de tension en Afrique rendent souvent difficile la recherche de solutions. Selon le chef de l’Etat, ces foyers de tension sont entretenus par des facteurs exogènes à l’Afrique. Ce qui rend, dit-il, la recherche de solutions très difficile pour nous.
Le président Macky Sall a rappelé qu’avant cette ingérence, il était facile de régler les problèmes avec les mécanismes africains, par les conciliabules, les sanctions, entre autres. Mais à cause des ingérences de pays disposant du droit de véto à l’ONU, déplore le chef de l’Etat, certains pays africains n’en ont cure de l’Union africaine, de la CEDEAO. Toutefois, il a mis l’accent sur la pacification des foyers de tension en Afrique indiquant que rien n’est possible sans la paix, la sécurité et la stabilité.
« Il faut la pacification des foyers de tension. Rien n’est possible sans la paix, la sécurité et la stabilité », a déclaré le président de la République lors de l’ouverture de la Conférence économique Dakar 2022. Cette rencontre a vu la participation de plusieurs sommités économiques dont l’ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou.
CE N’EST PAS LE PARRAINAGE QUI EST CONTESTE, MAIS CERTAINES DE SES DISPOSITIONS
Le parrainage aux élections reste un bon dispositif. C’est l’appréciation faite le Secrétaire Exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé. L’invité du Jury du Dimanche (JDD), ce 15 mai, estime que le parrainage existe dans beaucoup de pays du monde.
Le parrainage aux élections reste un bon dispositif. C’est l’appréciation faite le Secrétaire Exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé. L’invité du Jury du Dimanche (JDD), ce 15 mai, estime que le parrainage existe dans beaucoup de pays du monde. Et c’est un bon filtre qui permet de rationaliser les candidatures lors d’une élection.
Dans une décision rendue, le 28 avril 2021, par la Cour de justice de la Cedeao, les juges de l’institution régionale estimaient que le système de parrainage adopté pour la présidentielle de 2019, au Sénégal, « viole le droit de la libre participation aux élections ». Par conséquent, ils avaient intimé l’ordre à l’État du Sénégal de le supprimer dans les six mois. Mais pour Moundiaye Cissé, ce que les acteurs politiques contestent, ce sont plus les dispositions que le parrainage lui-même. Pour lui, c’est à cause du parrainage que l’on est passé de 47 listes, aux élections législatives de 2017, à 8 listes pour le scrutin du 31 juillet prochain. Ce qui veut dire que le système n’est pas mauvais. Mais il comporte des dispositions qui peuvent être améliorées. ‘’ Nous avions trié les faiblesses du parrainage au sortir de l’élection présidentielle de 2019.
Le ministère de l’Intérieur nous avait invités à un partage d’expérience sur le parrainage. Nous leur avions suggéré que les doublons et certaines erreurs de frappe ne soient plus considérés comme motifs de rejets. Ces suggestions ont été prises en compte. Nous leur avons aussi suggéré de modifier le système du dépôt par ordre d’arrivée. Cela avait créé de nombreux problèmes avec les bousculades au niveau du Conseil constitutionnel », a-t-il déclaré.
MACKY SALL INVITE LES AFRICAINS À CONSOMMER CE QU’ILS PRODUISENT
Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, invite les Africains à consommer ce qu’ils produisent pour ne pas dépendre des autres continents.
Dakar, 15 mai (APS) - Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, invite les Africains à consommer ce qu’ils produisent pour ne pas dépendre des autres continents.
’’Nous ne maitrisons ni la production, ni les chaînes logistiques et nous sommes totalement à la merci de la conjoncture. Il faut que nous changions aussi nos habitudes alimentaires’’, a déclaré Macky Sall.
Il intervenait samedi lors de la Conférence économique Dakar 2022 axée sur le thème ’’L’Afrique partenaire leader’’.
’’Quand vous regardez le monde, il y a des prédominances par continent. L’Europe, c’est le continent du blé. L’Amérique, c’est le continent du maïs. L’Asie, c’est le continent du riz. Et l’Afrique, c’est le continent du mil’’, a t-il souligné.
’’Le mil, on nous l’a fait lâcher, on nous a importé le riz d’Asie. Maintenant, on ne sait que manger du riz et on en produit pas assez. On ne sait que manger du pain. On ne produit pas de blé ; Donc, on est structurellement dépendant. C’est ça le problème de fond’’, a déploré le président Sall.
Il a invité les Africains à consommer des plats à base de maïs, du mil, du niébé etc. ’’Sinon, on sera toujours à la merci de n’importe quelle conjoncture’’, a souligné Macky Sall.
NOUS SOMMES STRUCTURELLEMENT DÉPENDANTS
Le chef de l’Etat Macky Sall invite les Africains à consommer ce qu’ils produisent. ’’Le mil, on nous l’a fait lâcher, on nous a importé le riz d’Asie. Maintenant, on ne sait que manger du riz et on en produit pas assez", s'est-il notamment désolé
Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, invite les Africains à consommer ce qu’ils produisent pour ne pas dépendre des autres continents.
’’Nous ne maitrisons ni la production, ni les chaînes logistiques et nous sommes totalement à la merci de la conjoncture. Il faut que nous changions aussi nos habitudes alimentaires’’, a déclaré Macky Sall.
Il intervenait samedi lors de la Conférence économique Dakar 2022 axée sur le thème ’’L’Afrique partenaire leader’’.
’’Quand vous regardez le monde, il y a des prédominances par continent. L’Europe, c’est le continent du blé. L’Amérique, c’est le continent du maïs. L’Asie, c’est le continent du riz. Et l’Afrique, c’est le continent du mil’’, a t-il souligné.
’’Le mil, on nous l’a fait lâcher, on nous a importé le riz d’Asie. Maintenant, on ne sait que manger du riz et on en produit pas assez. On ne sait que manger du pain. On ne produit pas de blé ;
Donc, on est structurellement dépendant. C’est ça le problème de fond’’, a déploré le président Sall.
Il a invité les Africains à consommer des plats à base de maïs, du mil, du niébé etc. ’’Sinon, on sera toujours à la merci de n’importe quelle conjoncture’’, a souligné Macky Sall.
LA CHARGE DE MACKY SALL CONTRE LES AGENCES INTERNATIONALES DE NOTATION
Le chef de l'Etat, président en exercice de l'UA, appelle à la création d'une agence de notation financière africaine face aux évaluations "parfois très arbitraires" des agences internationales qui exagèrent le risque d'investissement en Afrique
Le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine (UA), appelle à la création d'une agence de notation financière africaine face aux évaluations "parfois très arbitraires" des agences internationales qui exagèrent le risque d'investissement en Afrique ce qui renchérit le coût du crédit.
M. Sall a évoqué "la nécessité face aux injustices, aux notations parfois très arbitraires, d'avoir une agence panafricaine de la notation", dans un discours diffusé dimanche sur la radio privée RFM. Il s'était exprimé la veille lors de la "Conférence économique Dakar 2022" organisée par des économistes africains sur le thème "L’Afrique partenaire leader".
"En 2020, alors que toutes les économies subissaient les effets du Covid-19, 18 des 32 pays africains notés par au moins une des grandes agences d'évaluation ont vu leur notation dégradée. Ceci représente 56% de notations dégradées pour les pays africains contre une moyenne mondiale de 31% pendant la période", a-t-il dit.
"Des études ont montré qu'au moins 20% des critères de notation des pays africains relèvent de facteurs plutôt subjectifs d'ordre culturel ou linguistique, sans lien avec les paramètres qui jaugent la stabilité d'une économie", a-t-il encore estimé.
Une des conséquences est que "la perception du risque d’investissement en Afrique reste toujours plus élevée que le risque réel. Nous nous retrouvons ainsi à payer plus qu'il ne faut des primes d'assurance, ce qui renchérit le crédit accordé à nos pays".
"Nous continuons à payer des taux d'intérêt très élevés à cause d'un système inéquitable d'évaluation du risque d'investissement en Afrique", a-t-il insisté.
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COVID-19, UNE CHANCE POUR LE SYSTÈME SANITAIRE
Pas moins de 30 milliards auraient été injectés notamment dans des équipements lourds pour faire barrage à cette pandémie. Partant, pour le directeur des équipements, la pandémie de COVID-19 a été une opportunité unique pour le système de santé
Pris de court par la pandémie de COVID-19 depuis deux ans, le Sénégal s’est vu dans l’obligation de mettre la main à la poche pour relever son plateau technique médical.
Au ministère de la Santé et de l’Action sociale, l’ingénieur biomédical Amad Diouf est le Directeur en charge des infrastructures, des équipements et de la maintenance. Ingénieur biomédical de formation, dans cet entretien, il explique avec des détails les différents investissements qui ont été fait au plus fort de la pandémie.
Pas moins de 30 milliards auraient été injectés notamment dans des équipements lourds pour faire barrage à cette pandémie. De ce point de vue, pour Amadou Diouf, il ne fait aucun doute que la pandémie de COVID-19 a été une opportunité unique qui a permis au Sénégal de relever son système de santé.
Dans la foulée et pour parer à toute éventualité, dans la perspective de riposte à une autre crise de même nature ou presque, le président a lancé un plan de financement de plus de 500 milliards de francs CFA selon le directeur des infrastructures des équipements et de la maintenance du ministère de la Santé et de l’Action sociale (Diem/MSAS).
Suivez les explications d’Amad Diouf dans l’entretien ci-dessus.
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MULTIPLE PHOTOS
DES CHEIKHS COMME IL EN FAUT
CONFLUENCES : Alpha Youssoupha Guèye fait loger le grand savant Cheikh Anta Diop et le grand guide religieux Cheikh Ibra Fall à la même enseigne aux confluences de la contribution africaine à l'histoire de l'humanité dans son ouvrage présenté samedi
L’expert-comptable Alpha Youssoupha Guèye, auteur de Confluences, une œuvre consacrée à Cheikh Anta Diop et Cheikh Ibra Fall, deux illustres personnalités sénégalaises, a présenté son live ce samedi 14 mai 2022, à l’UCAD II. Le livre été présenté par un prestigieux panel composé notamment d’historiens aguerris comme le Pr Buuba Diop, l’égyptologues Aboubacry Lam. L'auteur les fait presque loger à la même enseigne puisqu'il parle de leur combat commun pour leur patrimoine africain même si chacun est plus investi dans un domaine précis : l'un la science et l'autre spiritualité.
Cet essai en deux volumes de plus de 300 pages, publié en novembre dernier explore les trajectoires de Cheikh Ibrahima Fall et Cheikh Anta Diop, deux figures importantes de l’histoire intellectuelle et spirituelle du Sénégal.
L'ouvrage est exactement intitulé « CONFLUENCES spiritualité et Sciences dans l’action de Cheikh Ibrahima Fall et la pensée de Cheikh Anta Diop : Lumière ni d’Orient ni d’Occident»
L’auteur met en exergue à travers leur vie, comment les relations de ces personnages avec la spiritualisé et la science peuvent avoir une certaine convergence au bénéfice de l’homme.
Interrogé en marge de cette cérémonie, Alpha Youssoupha Guèye a expliqué comment Cheikh Anta et Cheikh Ibra sont des modèles qui peuvent aider l’Afrique à prendre toute la place qu’elle mérite dans le monde en science. L’auteur évoque aussi la démarche et la méthodologie qui lui ont permis de produire cet ouvrage.
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PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET PROFESSEUR DE MATHS
Voici des étudiants dont le président de la république est le prof de maths en République de la Centrafrique. Le président Touadéra continue de donner des cours de maths à l'université une fois par semaine
Voici des étudiants dont le président de la république est le prof de maths ien République de la Centrafrique. Le président Touadéra continue de donner des cours de maths à l'université une fois par semaine.
PAR Badara Niang
EL HADJI SY OU LA SYNTAXE EN ART
EXCLUSIF SENEPLUS - L’Art d’Elsy n’interpelle pas que la vue, encore moins le toucher ou l’ouïe d’ailleurs ! Il sollicite tous nos sens humains à la fois. On ne sort pas indemne de son œuvre
« Mon propos n’est pas audible, il est visuel !» Ma rhétorique est silencieuse, nous-dit Elhadji Sy, elle se capte par la vue.
C’est donc en oxymore qu’Elsy a décidé de définir sa prise de … parole ! Cette figure de style, qui postule une apparente contradiction, traduit en fait toute la complexité de son œuvre. En réalité, l’Art d’Elsy n’interpelle pas que la vue, encore moins le toucher ou l’ouïe d’ailleurs ! Il ne met pas sur orbite un sens, pris isolément. Il sollicite tous nos sens humains à la fois, d’un coup les inhibe, d’un autre les apaise !
Refusant le cantonnement dans un style prédéfini, Elsy use de tous moyens et outils (de la peinture à huile à l’acrylique, du goudron au crayon noir, de l’encre, à la peinture à eau, indifféremment) et sur tout support à portée de peinture : toile ou toile de jute, papier mâché, papier craft, bois, sous verre, murs de béton, mosaïque de carreaux….
Figuratif ? Abstrait ? Mixte ? je vais rester honnête : je ne sais pas !
Malgré les nombreuses années, noyé dans les immenses pièces d’Elsy, de longues heures assis, en spectateur, ébahi de voir « sortir de toile » autant d’émotions et d’éléments, je n’ai toujours pas la réponse à cette question ! J’abdique ! À quoi bon savoir ? Qu’y a-t-il à savoir au fait ? et pour quel usage d’ailleurs ?
Elsy, en toute espièglerie comme à son habitude, échappe à notre tendance naturelle à vouloir catégoriser ou classer. Dakar d’abord, son laboratoire, sa source d’inspiration, qu’il ne quitte jamais longtemps ; ensuite de Sao Paulo à Bale, de Berlin à San Francisco, Francfort, Johannesburg, Varsovie, Washington, Elsy s’installe, de manière volatile, sur l’univers transformé pour la circonstance en support multidimensionnel, pour partager avec le monde l’ensemble des « humanités qu’il porte », selon ses propres mots.
Oui, en effet, la peinture d’Elsy est un humanisme, une œuvre à la fois d’avant-garde et bien de son temps, évolutive mais constante dans son engagement militant, anticonformiste, voire « déviante » mais très ancrée, et sans complexe, dans les influences authentiques du foisonnement culturel d’un Sénégal postcolonial en quête de réappropriation de son imaginaire remodelé.
Qu’attendre d’autre de celui qui, pour « (…) fouler du pied (…) » les préceptes d’un Art Nègre contingenté dans le sillage de la bienpensante École de Dakar, « clone » de l’École de Paris, a, à un moment donné, décidé de peindre avec ses pieds ?
N’a-t-il pas osé, en plein vernissage, bousculant bienséance et protocole, jeter à la figure des autorités officielles, la représentation en sculpture, d’un bateau chavirant, portant en son sein les restes anonymes de victimes de la tragédie du bateau le Joola ?
Qui encore, lors de la première édition de Dak’Art en 1992, a décliné l’invitation des autorités par un retentissant épistolaire « Je ne suis pas quelqu’un qu’on invite quand recevoir me revient » ?
Elsy donne aux contemplateurs de ses œuvres, à ses contemplateurs tout court, une alternative claire : apprécier ou … apprécier ! On ne sort pas indemne de son œuvre ; en sort-on d’ailleurs ? On y reste, scotché, absorbé par la gravité des traits, la profondeur insaisissable des émotions, la versatilité du style…
Peut-être en ai-je finalement trop dit sur quelqu’un qui considère que son « (…) art est une syntaxe visuelle », qui parle, sans mot, sans son et n’en attend aucun en retour !
Trois (3) ans, après sa brillante flash-expo « 7 Portes Pour Entrer En Peinture » au musée de l’IFAN, Elsy, rare et précieux, nous revient dans cette édition du Dak’Art 2022, en OFF collectif (Esprit Boulangerie à Ouakam), et en solo au Plateau (Galerie Selebe Yoon) ! En force et en douceur ! Oxymore, a-t-on dit !
par Amadou Tidiane Wone
FINI LE TEMPS DE L'INSOUCIANCE
Le leadership pauvre qui sévit en Afrique est la seule contrainte qui pèse vraiment sur notre sous-développement. Il est temps d’en faire un indicateur et un baromètre dans les outils d’analyse économique et politique
Les périls montent à travers le monde, préfigurant des conflits de grande envergure qui vont s'inscrire dans la durée. Les conséquences inéluctables qui vont en découler ne laisseront indemne aucun secteur des activités humaines.
En vérité, la guerre en Ukraine a des dessous géostratégiques dont l'enjeu fondamental est la domination militaire du monde, le contrôle de ses points névralgiques en termes de ressources naturelles et énergétiques. Il s'agit aussi de gérer le défi démographique qui est devenu une obsession pour des think tank occidentaux, d’où des apprentis sorciers de la prospective surveillent les flux migratoires et entretiennent la phobie du « grand remplacement.» Les populations asiatiques et africaines, selon ces esprits dits éclairés, doivent absolument être contrôlées voire réduites ! Par tous les moyens ?
Dans ces débats cruciaux, la voix des dirigeants africains est absente. Sinon inaudible. Réduite à fournir au monde les statistiques de la misère et de la maladie, l’Afrique est aphone. Alors même que notre continent détient les richesses naturelles les plus convoitées au monde en quantité et en qualité. Un super marché à ciel ouvert où les puissances du monde actuel viennent se servir, parfois sans passer à la caisse, ou alors à leurs conditions…
C’est le temps d’interpeller le président de la République du Sénégal, Macky Sall en sa qualité aussi de président de l’Union africaine.
En ces temps de risque de conflit nucléaire, de famine mondiale, de dérèglement économique et monétaire, avec les conséquences telluriques sur la survie de notre espèce, que prépare l’Afrique ? En termes de mutualisation et de valorisation de ses ressources ? Quelles initiatives sont prises pour une politique agricole concertée en vue de nous mettre à l’abri, au moins, de la famine ? Comment développer une agriculture apte à nous assurer la sécurité alimentaire ? Si le conflit Russie /Ukraine qui est, en fait, un réchauffement de la guerre froide devait s’envenimer, quelles opportunités l’Afrique pourrait saisir pour jouer un rôle dans la redéfinition géostratégique des rapports de forces au niveau mondial ?
Autant de débats qui devraient être au centre des préoccupations des leaders africains contemporains. Ces sujets devraient offrir un contexte, propice à la mise en œuvre d’un consensus national et continental fort, pour organiser la survie de nos populations et réorienter le destin de l’Afrique. Au lieu de cela, les machettes des quotidiens sénégalais rendent compte de querelles de bornes fontaines entre politiciens. Des querelles qui mobilisent tant d’énergies pour trois fois rien et divisent notre peuple au moment où le monde est au bord de l’implosion…
Le leadership pauvre et en panne d’inspiration qui sévit en Afrique est la seule contrainte qui pèse vraiment sur notre sous-développement. Il est temps d’en faire un indicateur et un baromètre dans les outils d’analyse économique et politique.
Dans ce contexte, les opérations de parrainage qui se déroulent au Sénégal, capitale de l’Afrique pour un an, sont dérisoires au regard des défis colossaux qui nous interpellent. En quoi est-il intelligent de demander à des formations politiques ayant plusieurs fois participé à des élections avec des résultats au dessus de 100 000 voix, de chercher 50 000 parrains pour se montrer dignes de participer aux élections législatives ? Autant le parrainage est sensé pour des candidatures indépendantes ou pour des formations nouvelles , autant c’est une perte de temps et d’argent pour la nation le cas échéant. Sans compter les inimitiés mortelles qui en découlent déjà !
Monsieur le président Macky Sall, sortez nous de la gadoue ! Donnez au pays et à l’Afrique l’opportunité de voir grand, et de tendre vers les étoiles. Occupez-vous de vos mandats qui courent vers leur fin, au Sénégal et pour l’Afrique. Laissez aux autres hommes politiques le soin de courir derrière des mandats parlementaires. Il est une sentence de la sagesse populaire selon laquelle, « nul ne peut courir plusieurs lièvres à la fois… »