Barthélemy Dias n’en démord pas. « La liste de Yewwi Askan wi à Dakar passera que le pourvoir le veut ou pas », a-t-il encore déclaré, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook ce vendredi
Barthélemy Dias n’en démord pas. « La liste de Yewwi Askan wi à Dakar passera que le pourvoir le veut ou pas », a-t-il encore déclaré, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook. Revenant sur cette affaire qui a failli mettre le feu au poudre, le maire de Dakar signale que la liste qui a fuité et qui est présentée comme étant celle de Yaw ne l’est pas puisque elle n'a pas été déposée par le mandataire national de la coalition, Déthié Fall.
Le sieur Saliou Sarr qui a été publiquement identifié par les gens du pouvoir comme étant le « responsable » de ces erreurs commises par Yewwi, n’a jamais été mandaté par ladite coalition, selon Barth. Le maire de Dakar promet de s’opposer par tous les moyens à un tout rejet de la liste de Yaw. « La cohabitation aura bel et bien lieu », lance-t-il.
L'IPOD, LE BALADEUR QUI A RÉVOLUTIONNÉ L'INDUSTRIE MUSICALE TIRE SA RÉVÉRANCE
Une page se tourne. L'iPod, le célèbre baladeur numérique conçu par Apple, ne sera bientôt plus commercialisé. L'appareil a marqué toute une génération
L'iPod, le plus célèbre des baladeurs numériques né en 2001, a permis à Apple de révolutionner l'industrie musicale et de conquérir la planète. Mais la marque à la pomme a décidé d'arrêter sa production avec l'essoufflement de ses ventes.
Au sommet de sa gloire, ce petit appareil s'écoulait à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires chaque année. Avec son design iconique et malgré un prix de 400 dollars à son lancement, l'iPod a vite écrasé toute concurrence avec une promesse : « mettre 1000 chansons dans votre poche ».
Les années passant, il est devenu moins cher, plus coloré, meilleur en termes de stockage, et les ventes ont explosé. « Clairement, c'est un des produits lancés par Apple qui a complètement changé nos vies », dit Francisco Jeronimo, analyste au sein du cabinet IDC .
Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs se sont unis sous la bannière « iPod RIP » pour lui dire un dernier adieu, après l'annonce d'Apple. « Noooon, iPod touch, tu étais trop pur pour ce monde! », a par exemple tweeté l'entrepreneur américain Anil Dash.
« Nous nous sommes inclinés »
« Il n'a pas juste changé notre façon d'écouter de la musique, il a changé l'intégralité de l'industrie musicale », assurait le fondateur d'Apple, Steve Jobs, en 2007. Personne n'aurait pu le contredire, à une époque où le streaming musical balbutiait et souffrait du piratage.
La plateforme de partage de musique en ligne Napster avait terrifié le secteur en écartant l'idée de payer les labels ou les musiciens. De son côté, après d'âpres négociations, Apple avait obtenu auprès des maisons de disque le droit de vendre des titres à l'unité sur iTunes, pour 99 cents. « Nous nous sommes inclinés car nous n'avions pas l'avantage », a confié mardi au New York Times Albhy Galuten, l'un des dirigeants du groupe Universal Music à l'époque.
Pendant des années, plusieurs groupes comme AC/DC, les Beatles ou Metallica ont cependant refusé de laisser Apple commercialiser leur musique. « C'était le premier modèle numérique légal », rappelle Marc Bourreau, professeur d'économie spécialiste de l'industrie musicale.
Malgré un premier « creux », le monde de la musique a su rapidement tirer profit de ce nouveau modèle et profiter d'un « très gros rebond », ajoute-t-il. Avec le streaming, « les gens dépensent plus en moyenne qu'ils ne dépensaient avant ». « L'industrie musicale, de manière logique, s'en porte mieux ».
L'iPhone l'a enterré
Mais il a fallu se rendre à l'évidence : l'iPod n'allait pas survivre à l'arrivée de l'iPhone en 2007. Devant une foule pleine d'attentes, Steve Jobs dévoilait alors ce nouveau produit qui rassemblait les fonctionnalités de l'iPod et d'un téléphone. Il a lui même programmé la mort de son appareil phare, alors que celui-ci représentait 40% des revenus d'Apple, selon une analyse de Statista.
Cinq ans plus tard, l'iPod ne comptait plus que pour 10% des revenus de la marque à la pomme, et se vendait bien moins que l'iPhone. Ni les consommateurs ni Apple n'avaient plus l'utilité des deux à la fois.
« Je ne vois pas pourquoi les gens achèteraient des baladeurs dans le futur », explique Francisco Jeronimo. « Ils sont partout désormais : dans les voitures, les enceintes, les montres, même dans les lunettes connectées ». A l'image du Walkman de Sony, pionnier du genre, l'iPod et ses contemporains semblent désormais appartenir à une époque révolue et destinés à des acheteurs en quête de nostalgie.
L'ESCLAVAGE PERSISTE EN MAURITANIE MALGRÉ LES EFFORTS DU GOUVERNEMENT
"Comme dans d'autres régions du monde, ces pratiques ont des dimensions à la fois ethniques et liées au genre"
La Mauritanie a fait des progrès dans la lutte contre l'esclavage, notamment grâce à des efforts du gouvernement, mais cette pratique persiste dans le pays, a souligné vendredi à Nouakchott le rapporteur spécial de l'ONU sur les formes modernes d'esclavage, qui a relevé plusieurs défis.
Tomoya Obokata, rapporteur spécial de l'ONU sur les formes d'esclavage, a bouclé vendredi une mission de deux semaines en Mauritanie où cette pratique existe toujours, selon des ONG, malgré son interdiction officielle. L'esclavage est assimilé à un crime contre l'humanité dans la Constitution mauritanienne.
M. Obokata a dit avoir rencontré durant son séjour le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, des diplomates et des membres de son gouvernement, des ONG anti-esclavagistes, des défenseurs des droits humains, des victimes de l'esclavage et des parlementaires. "Le principal but de la mission était d'observer la mise en oeuvre des actions contre l'esclavage (...) qui ont été adoptées dans la loi mauritanienne", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Nouakchott. "En ce qui concerne les efforts du gouvernement, je suis ravi de constater que la Mauritanie a fait des progrès pour mettre en oeuvre la stratégie de lutte contre l'esclavage et travailler sur l'élimination de cette pratique", a-t-il déclaré, se félicitant également de réformes législatives menées par la Mauritanie dans ce domaine. Le "déni de l'esclavage", qui était un "énorme problème dans le passé", est "une chose qui est en train d'évoluer", a-t-il souligné.
Selon ses conclusions, le pays "a fait d'importants progrès" mais l'"esclavage, ainsi que le travail forcé et le travail des enfants persistent en Mauritanie". "Comme dans d'autres régions du monde, ces pratiques ont des dimensions à la fois ethniques et liées au genre". Parmi les défis que le rapporteur a identifiés: le fait qu'il y ait de "très bonnes lois en Mauritanie, mais qu'elles ne sont pas mises en oeuvre efficacement au quotidien". Le diplomate de l'ONU a pointé du doigt "une réticence persistance et parfois un refus de certaines autorités à enquêter et poursuivre (devant la justice) les cas d'esclavage et pratiques similaires". Il a également estimé que le "manque de moyens" des tribunaux, "de longs délais, des peines trop légères par rapport à la gravité des faits" et le fait que de trop nombreuses affaires se "réglaient à l'amiable" plutôt que devant la justice, restaient problématiques.
Le porte-parole du gouvernement, Mohamed Melainine Ould Eyih, a estimé auprès de l'AFP cette semaine que "le dossier des droits de l'Homme, dont l'esclavage, est désormais traité de manière objective et sans tabous, loin des tensions et tiraillements qui l'ont caractérisés par le passé". "Les lois ont été révisées et les tribunaux criminalisant l'esclavage créés et fonctionnalisés pour parvenir à une éradication totale du phénomène", a-t-il ajouté.
AU NIGERIA, UNE JEUNE CHRÉTIENNE LAPIDÉE ET BRÛLÉE APRÈS AVOIR ÉTÉ ACCUSÉE DE BLASPHÈME
L'affaire s'est produite dans l'Etat de Sokoto où est appliquée la charia parallèlement au droit commun, comme dans d'autres Etats du nord musulman conservateur du pays
Des étudiants musulmans dans le nord-ouest du Nigeria ont tué par lapidation une étudiante chrétienne, puis brûlé son corps, après l'avoir accusée de blasphème contre le prophète Mahomet, a indiqué jeudi la police.
L'affaire s'est produite dans l'Etat de Sokoto où est appliquée la charia parallèlement au droit commun, comme dans d'autres Etats du nord musulman conservateur du Nigeria. Des dizaines d'étudiants de l'école Shehu Shagari sont devenus furieux à la lecture d'un commentaire posté sur les réseaux sociaux par une de leurs comparses chrétienne, appelée Deborah Samuel, qu'ils ont considéré comme offensant à l'égard du prophète Mahomet, a indiqué dans un communiqué Sanusi Abubakar, le porte-parole de la police de Sokoto. "Les étudiants l'ont sortie de force de la pièce où elle avait été mise en sécurité par les responsables éducatifs, l'ont tuée et ont brûlé le bâtiment", a ajouté ce porte-parole. Deux suspects ont été arrêtés, a-t-il dit. Un étudiant, qui a donné pour seul nom celui de Babangida, a accusé l'étudiante d'avoir posté "le commentaire offensant sur un groupe estudiantin de la messagerie whatsapp que tout le monde a vu". "Les étudiants musulmans de l'école qui étaient furieux après son insulte se sont mobilisés et l'ont battue à mort", a-t-il ajouté.
Une vidéo de la scène, partagée sur les réseaux sociaux, montre l'étudiante morte vêtue d'une robe rose allongée face contre terre parmi des dizaines de pierres jetées par ses poursuivants. Cette vidéo montre aussi une foule fouettant le corps tout en criant des insultes avant d'empiler des pneus usés sur le corps et d'y mettre le feu au cri de "Allah Akbar".
La police a indiqué que tous les suspects identifiés dans cette vidéo seraient arrêtés. Le gouvernement local a ordonné la fermeture immédiate de l'école afin de déterminer "les causes anciennes et immédiates" de cette affaire. Dans l'islam, le blasphème, en particulier contre le prophète, est passible de la peine de mort selon la charia. La charia a été instaurée en 2000 dans 12 Etats du nord nigérian. Ces tribunaux islamiques, qui fonctionnent parallèlement au système judiciaire étatique, ont déjà prononcé des condamnations à mort pour adultère, blasphème ou homosexualité, sans qu'aucune exécution n'ait eu lieu jusqu'à présent.
Deux musulmans avaient été condamnés à mort en 2015 et 2020 par des tribunaux islamiques pour blasphème contre le prophète.
Texte Collectif
POUR LE RENOUVEAU DE LA GAUCHE SÉNÉGALAISE
Redistribution des richesses, solidarité intra et intergénérationnelle, anti-capitalisme, féminisme… où sont les idées de gauche dans le landerneau politique national ?
Redistribution des richesses, solidarité intra et intergénérationnelle, anti-capitalisme, féminisme… où sont les idées de gauche dans le landerneau politique sénégalais ? Cessez de penser à Senghor, Abdou Diouf et les autres barons du PS quand on parle des valeurs de Gauche. Ces derniers sont au mieux les suppôts du capitalisme français, au pire des autocrates.
Dans ce long et fatiguant bourdonnement politique où se forment et se déforment des coalitions, aussi ridicules et opportunistes les unes que les autres. Aucun programme de transformations des conditions de vie des populations ! Et on fait du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et ses alliés des collaborateurs crédibles. N’est-ce pas leur gourou, l’un des apôtres contemporains du capitalisme violent, qui a failli faire sombrer le Sénégal dans le chaos et l’instabilité en 2012. On oublie tout et on répète les mêmes erreurs ?
Le Sénégal et les sénégalais ne méritent-ils pas mieux que cette caste de politiciens ? Ceux-là, qui ont maintenu le Sénégal dans les eaux troubles de la pauvreté et l’ont maintenu sous le joug colonial français.
Seules des idées révolutionnaires basées sur le progressisme, l’égalité, la liberté, la solidarité pourront sortir le Sénégal de cette impasse.
Vous entendez certainement tous les poncifs colportés contre la Gauche, allant même jusqu’à décréter l’inadéquation entre ces idéologies dites “occidentales” et notre société conservatrice. Les idées de Gauche sont un idéal trop grand pour être la chasse gardée d’une quelconque contrée du monde.
La Gauche sénégalaise a toujours été un acteur majeur dans toutes luttes politiques. Elle est l’héritière des mouvements anticoloniaux, anti-impérialistes et anticapitalistes. Elle fut la cheville ouvrière de la lutte pour l’indépendance nationale et le développement des idées panafricanistes en Afrique.
La transformation qualitative du Sénégal passera indubitablement par la souveraineté nationale, par la considération de la classe ouvrière, de la paysannerie et des couches populaires. On ne peut parler des acquis démocratiques et sociaux et de l’indépendance politique des pays africains, et du Sénégal en particulier, sans parler de la classe ouvrière. Sans l'engagement et les grèves de cette classe ouvrière, peut-être que le code de l’indigénat et le travail forcé dans les entreprises privées coloniales seraient toujours d’actualité.
Nous devons lutter contre le conservatisme ambiant, qui ne profite en réalité qu’aux classes dominantes, qui renforce l’asservissement des classes populaires, qui combiné à la propagation d’idéaux libéraux enterre toute conscience de classe centrale à toute entreprise révolutionnaire.
Quid de la loi du 15 décembre 1952 portant code du travail dans les colonies ? C'est à partir de ce texte que les congés payés, les allocations familiales et la réduction de la durée de travail à 40 heures par semaine ont été consacrés. Nous devons ces acquis au syndicalisme ouvrier.
In fine, nous devons l’indépendance du Sénégal à la Gauche. Ne tombez jamais dans le piège des partisans de la mort des idéologies. La Gauche c’est le camp du progrès et du refus.
Nous sommes les héritiers des révolutionnaires qui ont créé le comité de défense des libertés démocratiques, ceux-là qui ont voté NON au référendum de 1958. Ce comité était composé du conseil de la jeunesse d’Afrique/Sénégal, de l’association des femmes du Sénégal, de la Fédération des étudiants d'Afrique noire en France, du Parti africain de l'indépendance…
Nous sommes les héritiers de toute la Gauche Sénégalaise et de toutes les tendances anti-impérialistes et anti-capitalistes, des marxistes- léninistes du PAI au socialistes autogestionnaires dont Mamadou Dia en passant par les nationalistes panafricains révolutionnaires comme Cheikh Anta Diop. Nonobstant le fait qu’elle fut protéiforme, la Gauche Sénégalaise a toujours résisté contre la domination bourgeoise et le colonialisme.
Qu’avons-nous fait de cet héritage et comment revitaliser ces valeurs abandonnées par la quasi-totalité des hommes et appareils politiques sénégalais ?
Qui va défendre les paysans qui sont de plus en plus pauvres ? Les statistiques les plus parcimonieuses montrent un taux de pauvreté très élevé : 90% des ménages en milieu rural sont en dessous du seuil de 598 FCFA/jour. Le taux de ressenti de pauvreté est de 51% selon l’ANSD. Qui va donc dans ce contexte défendre les travailleurs qui subissent de plus en plus le diktat des patrons voyous à travers des licenciements abusifs et des conditions de travail esclavagistes sans protection sociale ? Selon l’OIT, 65% des emplois au Sénégal sont vulnérables donc sans la possibilité de se prendre en charge correctement en cas d’accidents. Qui va défendre l’école publique et l’enseignement supérieur, laissés au profit des structures capitalistes privées ? Qui va défendre les pauvres paysans sans voix et exposés à la grande machine de spoliation foncière ? Qui va défendre les pêcheurs qui sont confrontés au fond de la mer aux pillages de nos eaux par les bateaux bénéficiant d’accords illégitimes et anti-écologiques ? Qui va défendre les malheureuses femmes exploitées et dépossédées de leur dignité humaine sans voie de recours ? Hélas, la liste est longue et les points aussi importants les uns et les autres !
Avez-vous entendu parler de ces problématiques ? NON !
L'inexistence d’une force de Gauche dans le paysage politique sénégalais a facilité la privatisation des secteurs névralgiques tels que la santé. Les sénégalais ne se soignent pas correctement. Le Sénégal est à un hôpital pour plus de 300 000 habitants là où l’OMS recommande un hôpital pour 150 000 habitants. Une sage-femme pour 2 500 femmes au lieu des 300 selon les standards de l’OMS. Les récents drames dans les hôpitaux sénégalais ont cristallisé les passions des citoyens qui se sont défoulés contre les professionnels de la santé. Nous nous joignons à cet élan certes pour dénoncer ces actes inhumains mais la réflexion doit être beaucoup plus profonde. En effet, ces professionnels travaillent dans des conditions précaires qui ne permettent pas aux citoyens d’accéder à des soins de qualité. Par conséquent, notre ennemi ne doit nullement être les porteurs de blouses blanches mais les institutions de Bretton Woods et les disciples du consensus de Washington qui militent pour un désengagement de l’État dans les secteurs où il n’y a pas de rentabilité financière.
Avez-vous entendu parler de ces problématiques ? NON !
Nous rappelons que plusieurs partis qui se réclamaient de la Gauche sont actuellement comptables de cette situation dans la mesure où ils sont tous dans l’imbroglio socialiste-libéral-communiste qu’est Benno Bokk Yaakaar. Honneur et respect à tous ces appareils de Gauche qui essaient de maintenir, difficilement, le cap. Nous ne saurons évoquer les responsabilités désertées sans pour autant mentionner la faillite des centrales syndicales au moment où les travailleurs sont de plus en plus précaires depuis la pandémie de la Covid-19. Le mouvement syndical, après avoir été casé dans les institutions inutiles et budgétivores, n’a plus qu’une activité : le dépôt des lettres de créance le 1er mai.
Il est donc temps de créer une force de Gauche qui prend au sérieux les préoccupations du peuple. Même si certains leaders politiques semblent vouloir faire émerger les idées de Gauche de par leur discours, ils sont très vite rattrapés par leurs alliés et militants adeptes du fameux vide concept du pragmatisme.
La Gauche révolutionnaire doit revenir aux fondamentaux : conscientiser les classes et couches sociales exploitées des enjeux du rapport de force à mener, de l’utilité des luttes syndicales et paysannes afin de s’affranchir des métastases violentes du capitalisme sénégalais et étranger. La lutte des classes est une réalité à laquelle sont confrontés tous les travailleurs et paysans sénégalais. S’y ajoute la dictature du marché matérialisé par le néolibéralisme d’État.
Pour reprendre sa place dans l'échiquier politique et imposer ses valeurs, la Gauche Sénégalaise doit rejoindre les populations et lutter aux côtés des masses populaires contre tous les mécanismes de domination qu’il s’agisse des entreprises, de la fonction publique, du patriarcat…Franc CFA, accords de partenariat économique, accord de pêche… le rôle de cette nouvelle Gauche qui doit naître est de lutter farouchement contre toutes les formes d'impérialisme et de capitalisme.
Cette nouvelle entité politique, qui devra réunir et dynamiser toutes les couches populaires : les ouvriers, les paysans, les femmes, les handicapés, doit apprendre des erreurs et faiblesses des anciens partis de Gauche. Elle passera inévitablement par la mobilisation de toutes les ressources théoriques et humaines disponibles. Les théories et expériences révolutionnaires guideront les actions de cette nouvelle dynamique anti-impérialiste, anti-capitaliste, responsable, féministe, panafricaine et populaire.
La Gauche révolutionnaire devra ainsi proposer un projet alternatif populaire de libération axé sur le socialisme dans une perspective panafricaniste et altermondialiste afin de bien positionner le pays et le continent dans ce monde post conflits où les idéaux de Gauche semblent être les réponses les plus adéquates.
Soyons réalistes : cette dynamique ne sera pas mise en œuvre dès demain ! Nous devrons commencer dès maintenant à mobiliser toutes les forces, s’opposer au système actuel dont Macky Sall est l’incarnation et convaincre les Sénégalais par l’éthique, la responsabilité et la compétence.
Camarades, organisons-nous et faisons face à ce système !
Camarades, assumons pleinement notre identité et faisons le marketing de la Gauche auprès de cette jeunesse prise en otage par des politicards sans vision ni idéologie !
Camarades, militons pour la synergie des différentes composantes de la Gauche afin de conquérir le pouvoir pour améliorer qualitativement les conditions de vie de nos compatriotes !
La balle est dans notre camp ! Le Sénégal en a besoin, l’Afrique aussi. Pas question de laisser tomber notre peuple et de l’abandonner entre les mains criminelles des capitalistes.
Signataires :
Ousmane Gueye, Spécialiste en communication politique et content manager
Fatou Gaye, Chargée de communication
Moussa Thiaw, Spécialiste des politiques publiques
Amadou Ndour : Entrepreneur, diplômé de droit et des relations internationales
Ndeye D. Tall, féministe, étudiante en sociologie
Bathie Samba Diagne, Historien - Scénariste
Abdou Aziz Ndao, étudiant en troisième année au département d'anglais
El Hadji Abdoulaye Seck, Économiste-chercheur à l’Université du Québec à Chicoutimi
Momar Ndiaye (Gun Mor), Artiste rappeur, étudiant en histoire et civilisations
Ousmane Tanor Dieng, politiste
Dame Diop, Étudiant en Histoire moderne et contemporaine option histoire des relations internationales à l’UCAD
Pape Malick Seck, juriste en droit des affaires
Mamadou Moussa Hanne juriste diplômé en droit privé option affaire
Elhadji Seck Diop, Étudiant au département d’histoire à l’université des Cheikh Anta Diop
Mame Fatou Ndoye PAYE : Ingénieur Écologue, Militantes pour les questions de droit notamment les droits sociaux
Abdoulaye Famanta, Journaliste
Serge Hope, Informaticien
Mbayang Ndiaye, Etudiante en droit public
Souleymane Gueye, Consultant en stratégie et management de projets
Mame Coumba Faye, étudiante en gestion des territoires développement local, féministe
Ousseynou Gueye, Consultant en expertise comptable, en IFRS et en Audit.
Mamadou Diao Diallo, étudiant en journalisme et communication
Maimouna Ba Niang, étudiante en sciences politiques et relations internationales
Amadou Woury Barry, Étudiant en histoire à l’université François Rabelais de Tours !
LA LISTE WALLU SÉNÉGAL ENFIN VALIDÉE
La coalition Wallu Sénégal passe enfin l’étape du parrainage après quelques sueurs froides. Recalée pour défaut de parrainage, la liste dirigée par l’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade avait 48 heures pour compléter les 4000 signatures
La coalition Wallu Sénégal passe enfin l’étape du parrainage après quelques sueurs froides. Recalée pour défaut de parrainage, la liste dirigée par l’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade avait 48 heures pour compléter les 4000 signatures qu’il lui restait à régulariser.
En effet, la liste de Wallu Sénégal n’avait validé que 30.356 parrainages sur les 34.580 requis. Me Wade et ses camarades ont finalement pu régulariser dans les délais (48 heures) les signatures qui leur manquaient.
IL DOIT RESPECTER LES INSTITUTIONS
Barthélémy Dias s’est rendu mercredi à la Direction des élections qu’il accuse d’avoir falsifié la liste départementale de Yewwi à Dakar. Moundiaye Cissé s’en désole et invite le maire de Dakar à respecter les institutions.
Barthélémy Dias s’est rendu mercredi à la Direction des élections qu’il accuse d’avoir falsifié la liste départementale de Yewwi à Dakar. Moundiaye Cissé s’en désole et invite le maire de Dakar à respecter les institutions. Et de toute façon, estime le patron de l’Ong 3D, s’il s’avère que Yaw n’a pas respecté la parité, elle n’aura pas de liste dans le département.
On n’en est pas encore à l’étape concernant le contrôle juridique des dossiers de candidature pour les Législatives du 31 juillet 2022. Car jusqu’au 17 mai, le processus concernera le contrôle du parrainage par la Direction générale des élections (Dge). La précision est de Moundiaye Cissé qui évoque ainsi la polémique autour d’une invalidation supposée de la liste de Yewwi askan wi (Yaw) pour la Départementale de Dakar.
« Si une liste est publiée dans les réseaux sociaux, et que vous considérez qu’elle n’est pas la vôtre (celle de Yewwi), mais vous n’avez rien à craindre », a dit le Directeur exécutif de l’Ong 3D, hier, dans la matinale de Tfm. Cet homme de la société civile et, qui participe, à ce titre, au dépôt des listes pour les Législatives, condamne l’acte posé par Barthélémy Dias, qui s’est rendu dans les locaux de la Dge.
« Il doit respecter les Institutions. Ce n’est pas parce qu’on est opposant qu’on doit tout se permettre, surtout quand on dirige une Institution (maire de Dakar). Ce qu’il (Barth) a fait ne peut pas se justifier. Si on est dans un parti ou une coalition organisée, la loi a désigné l’interlocuteur du ministère de l’Intérieur qui est le mandataire. En l’état, Déthié Fall, le mandataire de Yewwi askan wi et Lamine Thiam de Wallu Sénégal sont les seuls interlocuteurs du ministère de l’Intérieur, en matière d’élection. Sans cette organisation, ce serait l’anarchie et un pays ne doit pas fonctionner comme cela », a-t-il insisté.
« S’ils ont déposé une liste non paritaire, elle est frappée d’irrecevabilité »
Il estime que si ce sont des personnes mal intentionnées qui ont divulgué la liste départementale de Yaw à Dakar, cela n’engage pas Barth’ et sa coalition. Le maire de Dakar accuse la Dge d’avoir modifié les noms de la liste qu’ils ont déposée. Mais Moundiaye Cissé affirme que ce n’est pas possible parce que toutes les listes sont sous scellés. Par contre, il est formel : « S’il est avéré qu’ils n’ont pas respecté la parité, ils ont commis une grossière erreur, que même des débutants ne doivent pas faire. Si tu aspires à diriger un pays et que tu te prépares à participer à des élections, tu ne dois pas y aller avec légèreté. Tu dois prendre ton temps et déposer une bonne liste. Si c’est cette liste (cinq hommes, deux femmes) qu’ils ont déposée, elle est frappée d’irrecevabilité, et c’est ça la vérité. Cette irrecevabilité ne concernera que Dakar si c’est le cas que c’est cette liste qu’ils ont déposée ».
« Il n’y a pas de vide juridique »
Maintenant, a-t-il relevé, « dans le Code, on ne parle pas de substitution, heureusement d’ailleurs, sinon parlait de substitution, ce serait l’anarchie. Parce que si vous voyez dans (Yaw) beaucoup sont mécontents, au moins quinze leaders, sur la liste nationale. S’ils désistent tous, ils auront des problèmes à les remplacer. Aujourd’hui, ces derniers ne peuvent pas désister mais s’ils en avaient la possibilité, ce serait terrible ». Moundiaye Cissé soutient qu’« il n’y a pas de vide juridique. C’est cela la vérité » : « Il faut que nos acteurs politiques soient professionnels. L’article L.179 du Code prévoit deux cas de figure pour la substitution. D’abord, si la personne est frappée d’inéligibilité.
Par exemple, on dépose la candidature d’une personne n’ayant pas encore 18 ans, ou la candidature d’un magistrat. Un magistrat ne peut pas être candidat. Dans ce cas de figure, on peut demander à ce qu’ils soient remplacés. Un autre cas où on parle de remplacement, c’est en cas de décès. C’est l’article LO185. Ces faits, les acteurs politiques doivent les intégrer. S’ils ont déposé cette liste, ils doivent voir en interne qui a commis l’erreur. Une Assemblée élective doit respecter la parité. Le non-respect de ce principe est un motif d’irrecevabilité ».
GOOGLE VA RÉTRIBUER LES MÉDIAS
Désormais, les éditeurs de presse seront rémunérés pour les articles partagés dans Google actualités.
Il ressort de l’accord signé, le 11 mai, avec 300 médias européens que Google s’est engagé à leur verser les droits voisins. Désormais, les éditeurs de presse seront rémunérés pour les articles partagés dans Google actualités.
Mais, alors qu’en Europe, les accords se poursuivent avec des groupes représentants les médias pour les rémunérer pour les articles repris sur les plateformes des GAFA, pour le moment, aucune discussion n’est annoncée avec les médias africains. Ce, malgré un premier appel lancé par une association d’éditeurs de presse sud-africains. A qui la faute ?
Régler le problème au niveau réglementaire
A ce propos, Ecofin, l’agence d’information économique africaine, signale qu’avant que les médias européens ne multiplient les actions pour recevoir les droits voisins, une directive européenne avait consacré le droit des médias à toucher cette rémunération. C’est ainsi qu’au fil de la transposition du texte aux plans nationaux, les médias européens ont pu réclamer les droits voisins qui étaient désormais exigibles légalement aux géants du web.
Pour le moment, les textes évoquant les droits voisins sur le continent ne mentionnent pas les GAFA et dans ces conditions, les chances d’obtenir gain de cause pour les éditeurs de presse africains sont faibles. Ainsi, un effort réglementaire continental permettrait aux médias africains de disposer d’une loi sur laquelle se baser pour exiger leurs droits voisins.
BAMBA NOMINE POUR LES TROPHEES UNFP
Cette saison, plusieurs catégories des Trophées UNFP concernent des Marseillais (Pau Lopez, William Saliba, Dimitri Payet et Jorge Sampaoli) et on découvrira dimanche soir les vainqueurs de chacune des récompenses.
Cette saison, plusieurs catégories des Trophées UNFP concernent des Marseillais (Pau Lopez, William Saliba, Dimitri Payet et Jorge Sampaoli) et on découvrira dimanche soir les vainqueurs de chacune des récompenses.
Ce vendredi, on apprend que Bamba Dieng fait partie des nommés dans la catégorie des plus beaux buts de la saison en Ligue 1, grâce à son retourné contre Strasbourg. Un trophée déjà remporté par Didier Drogba (2004), Laurent Battles (2005), Franck Ribéry (2006), Mathieu Valbuena (2008) et Mamadou Niang (2010), mais aussi par deux autres anciens Olympiens qui n’évoluaient pas alors sous le maillot blanc : Saber Khalifa et Loïc Rémy.
Les autres nommés de la catégorie sont Téji Savanier (Montpellier), Lucas Paqueta (Lyon), Wahbi Khazri (Saint-Etienne) et Franck Honorat (Brest).