Depuis son arrivée dans la capitale, le khalife de Médina Baye multiplie les audiences. Cheikh Mahi Niass a reçu hier le chef de l’Etat, avant de se rendre ce lundi au Palais et il lui a demandé de poursuivre ses efforts pour le développement
Depuis son arrivée dans la capitale, le khalife de Médina Baye multiplie les audiences. Cheikh Mahi Niass a reçu hier le chef de l’Etat, avant de se rendre ce lundi au Palais et il lui a demandé de poursuivre ses efforts pour le développement de l’agriculture.
C’est le ballet des personnalités politiques chez le Khalife général des Niassènes, en visite dans la capitale. Après son discours à l’endroit de la jeunesse vendredi, Cheikh Mahi Ibrahim Niass a reçu le Président Macky Sall hier, dans sa résidence de Dieuppeul. Le guide de la Fayda sera aussi, ce lundi, au Palais présidentiel pour rencontrer le chef de l’Etat. En attendant cette audience, le khalife de Médina Baye a servi un discours conciliateur dans la lignée de celui prononcé vendredi. Il dit : «Nos relations doivent être au-delà de nos titres, des relations qui nous permettent de nous rencontrer, discuter si le temps nous le permet. Je sais l’amour que tu as pour le pays et tes vœux pour l’autosuffisance alimentaire.» Pour lui, c’est la voie pour mettre fin à l’émigration clandestine, qui provoque la perte des milliers de jeunes, gisant au fond de la Méditerranée ou l’Atlantique. «J’exhorte les jeunes à un retour vers l’agriculture. Les phénomènes qui se passent à Las Palmas, et d’autres phénomènes qui se déroulent dans le monde, ne favorisent pas le déplacement des jeunes vers les pays étrangers. C’est la raison pour laquelle nous devons retourner vers les champs, on ne doit que vous encourager pour cela et c’est ce que nous attendons de vous, que notre Président vous accompagne, comme nous, à être des paysans», indique le guide religieux. Pour le khalife, il y a une inversion de la tendance. «Auparavant les jeunes venaient solliciter des prières pour quitter le Sénégal, mais maintenant ils veulent rester dans leur pays pour réaliser leurs projets», se réjouit Cheikh Mahi Niass.
A travers son projet «Tool Baye», il veut inciter les jeunes à un retour vers l’agriculture. Macky Sall veut l’appuyer dans cette initiative. «J’ai eu écho de votre projet «Tool Baye» et lundi (aujourd’hui), inchallah, au Palais, on va en discuter, car l’agriculture occupe une place importante dans ce pays. Cette agriculture doit être modernisée avec des matériels modernes et ne plus se contenter de l’hilaire et de la hache pour faire de l’agriculture. Il nous faut des tracteurs et autres machines de haute technologie qui nous permettent de faire moins d’efforts physiques avec beaucoup plus de rendement. Il faut que nous vous accompagnions dans vos efforts. C’est ce que j’appelle l’autosuffisance alimentaire et l’Etat doit y participer. Je donnerai des consignes au Gouverneur de Kaolack et au ministre de l’Intérieur pour que ce projet soit accompagné par l’Etat du Sénégal», promet Macky Sall.
En tout cas, le Président Sall a apprécié le séjour du guide religieux dans la capitale et son discours va peut-être permettre de calmer le jeu politique en ébullition, à l’approche des Locales du 22 janvier prochain. «Nous apprécions votre déplacement à Dakar, pour les bienfaits de ce séjour. Notre joie a été immense d’apprécier (vendredi) le message que vous avez délivré à l’endroit de la jeunesse, la population sénégalaise. A un moment donné de la vie, le Peuple a besoin de messages venant d’hommes comme vous, pour nous faire revenir sur le droit chemin. C’est ce qu’on a vu en vous et c’est bénéfique pour le Sénégal. Nous avons un rendez-vous lundi au palais de la République, mais je me suis dit qu’avant de se rencontrer au Palais, je me dois de venir faire mon ziar et solliciter des prières pour le pays et pour tous les projets que je compte entamer pour le Sénégal. C’est ce qui m’a poussé à venir aujourd’hui (hier), mais même si je pouvais me déplacer jusqu’à Médina Baye, j’allais le faire avant que vous ne veniez au Palais», dit-il.
BRAQUAGE A SINDIA ET SANDIARA, LA GENDARMERIE RETROUVE DES SUSPECTS
Les gendarmes n’ont pas traîné pour retrouver les malfrats impliqués dans l’attaque des usines chinoise et indienne, Cwe (China Water and electronic corporation) et Solance batteries, situées à Sindia et Sandiara.
Les gendarmes n’ont pas traîné pour retrouver les malfrats impliqués dans l’attaque des usines chinoise et indienne, Cwe (China Water and electronic corporation) et Solance batteries, situées à Sindia et Sandiara. En vérité, c’est le même groupe qui a fait ces deux coups, poussant la gendarmerie à déployer de gros moyens pour les retrouver.
Les gendarmes sont très perspicaces dans leurs enquêtes. Il a fallu moins de deux semaines à la Gendarmerie nationale pour mettre hors d’état de nuire le groupe d’individus armés ayant perpétré les deux cambriolages, dans la période du 13 au 16 novembre 2021 dans les usines Cwe (China Water and electronic corporation) et Solance batteries, situées respectivement à Sindia et Sandiara, dans le département de Mbour.
Ces deux braquages, en l’espace de 24h, avaient ému tout le monde. D’ailleurs, irrité par ces actes criminels, le Haut commandement de la Gendarmerie nationale avait mobilisé d’importants moyens d’investigation et d’intervention pour quadriller le secteur. Une stratégie qui a porté ses fruits, car elle a permis leur arrestation. Parmi les 9 personnes interpellées, dans cette bande de 20 délinquants, figure un multirécidiviste récemment élargi de prison. Lors des échanges de tirs dans l’attaque de Solance batteries, c’est lui qui a été touché après que l’un de ses congénères a été abattu par les gendarmes. Après la fuite de ces malfaiteurs, les pandores avaient remarqué des taches de sang dans la voiture qu’ils avaient empruntée. Une piste qu’ils avaient suivie pour lui mettre la main dessus, car étant sûrs que le blessé allait solliciter les hôpitaux ou dispensaires de la zone pour obtenir des soins.
Pour mettre la main sur ces bandits de grand chemin, le Haut commandement avait mis en place un pool d’enquêteurs installé à Mbour, avec l’appui des unités d’intervention. Cette traque a permis l’interpellation de neuf individus considérés comme les principaux auteurs, la saisie de téléphones portables, plusieurs matériels d’effraction et la somme de 1,990 million Cfa, ainsi que le véhicule volé ayant servi à commettre leurs forfaits. Une fin de cavale pour ces malfaiteurs qui ont fait régner la terreur à Sindia et Sandiara et qui vont être déférés, dans les prochaines heures, devant le Parquet près le Tribunal de grande instance de Mbour.
PECHE, LE PRCM ALERTE
«La gouvernance des pêches, de façon générale, est dans une situation alarmante ». Le constat est fait par la coordonnatrice des projets gouvernance des pêches du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest
« La gouvernance des pêches, de façon générale, est dans une situation alarmante ». Le constat est fait par la coordonnatrice des projets gouvernance des pêches du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), Dr Khady Diouf, face à la presse, ce lundi 22 novembre.
Le PRCM, créé en 2003, est une coalition d’acteurs travaillant sur les problématiques de la Zone côtière et marine (ZCM) ouest-africaine, et intervenant dans sept pays : Mauritanie, Cap Vert, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée et Sierra Leone.
« Les conditions qui doivent permettre d’aller vers cette bonne gouvernance des pêcheries ne sont pas là, a expliqué la juriste environnementaliste. Parmi ces conditions, il y a celles juridiques et institutionnelles qu’il faut renforcer. Il y a aussi tout ce qui est cadre de concertation pour abriter le dialogue politique. Il y a des capacités qu’il faut renforcer à tous les niveaux pour pouvoir permettre à ces cadres-là de mieux fonctionner. »
La Guinée, un modèle de transparence ?
« Nous avons aussi un autre élément qui est extrêmement important, a-t-elle poursuivi. C’est les connaissances en matière de recherches. On ne peut pas gérer quelque chose qu’on ne connait pas. Pour pouvoir avoir une maîtrise du potentiel exploitable et de tous les facteurs qui doivent entrer en jeu, pour pouvoir mener une gestion durable des ressources halieutiques, il faut des données scientifiques. Cela veut dire que nous devons renforcer nos chercheurs mais aussi il faut aussi ‘’capaciter’’ les acteurs de telle sorte qu’ils puissent aussi produire leurs propres données. Ce qu’on appelle les connaissances locales qu’il faut valoriser dans le processus de prise de décisions. »
Aussi, parmi les leviers à actionner pour un « changement de comportement qui va booster la bonne gouvernance », la recherche de transparence a été évoquée. Là, le Sénégal doit faire des efforts.
« On espère que la transparence va améliorer cela. En fonction des questions spécifiques, nous avons des avancements dans les pays. Le Sénégal a un rôle à jouer. Selon les contextes politiques, socio-économiques, les pays ont des points forts et des points faibles. En Guinée, c’est là où on publie le maximum d’informations, en termes de transparence. Nous voulons que les autres pays engagent les mêmes pas pour qu’on soit au même niveau », a relevé le directeur exécutif du PRCM, Dr Ahmed Senghoury.
Pour conclure, il a souligné « que nous avons besoin de converger vers la gestion de ces ressources, à savoir pour la génération actuelle mais aussi pour les générations futures. Mais aussi, pour avoir un partage équitable des ressources en faveur de tous les acteurs de la communauté : pêcheurs, consommateurs, opérateurs économiques et décideurs. La région était l’une des plus poissonneuses au monde, elle ne l’est plus. Pourquoi ? ».
KPAMAN, UN METS MÉCONNU DES SÉNÉGALAIS
Au Sénégal, la peau de bœuf rentre dans la transformation du cuir. Avec l’inexistence de tannerie moderne, elle est devenue l’affaire des femmes maures établies à Wakhinane Nimzat, dans le département de Guédiawaye.
Au Sénégal, la peau de bœuf rentre dans la transformation du cuir. Avec l’inexistence de tannerie moderne, elle est devenue l’affaire des femmes maures établies à Wakhinane Nimzat, dans le département de Guédiawaye. Le produit fini est acheté par les cordonniers qui en font divers usages.
Toutefois, appelée "akpama" par les Béninois et "Kandé" par les Nigérians, la peau de bœuf est une spécialité culinaire de plusieurs pays d’Afrique de l’ouest, comme la Sierra Leone, le Ghana et même la Guinée Conakry.
Depuis son arrivée à Dakar, en 2008, Christopher s’est lancé dans ce commerce. Au marché castors, sa table est bondée d’ignames, de la semoule de manioc, etc. Mais la peau de bœuf, découpée en gros morceaux, est mise au premier plan. Une façon d’attirer l’attention des clients. "C’est une mine d’or à bon marché. Le prix varie entre 1000 et 3000 FCFA selon les morceaux. Vraiment, je m’en sort très bien", avoue le jeune Nigérian.
À quelques mètres de Christopher, une vieille dame de nationalité togolaise somnole derrière son petit commerce. Elle est l’une des clientes préférées du jeune Nigérian. L’art culinaire n’est plus un secret pour cette sexagénaire. " Chez nous, la peau de bœuf va avec tous les plats : la sauce au gombo, accompagnée du foufou, l’adémé, le bouillon, mais également tous les plats à base de feuilles de tubercules", explique-t-elle. Avant de confier dans un ton ironique que les Guinéens apprécient la peau dans "Mborokhé".
BASSIROU GUEYE EJECTE DU FAUTEIL DE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE
Serigne Bassirou Gueye qui incarné le visage du Parquet pendant presque une décennie quitte ses fonctions. Le Procureur de la République a été démis de ses fonctions par le Conseil Supérieur de la Magistrature.
Serigne Bassirou Gueye qui incarné le visage du Parquet pendant presque une décennie quitte ses fonctions. Le Procureur de la République a été démis de ses fonctions par le Conseil Supérieur de la Magistrature.
Bassirou Gueye était en poste depuis 2014. Il a été au coeur de grandes affaires politico judiciaires telles que le dossier Khalifa Sall, condamné pour détournement de deniers publics, ou l’accusation de viol à l’encontre du Député Ousmane Sonko. Il était également en charge de l’affaire de l’attribution controversée des marchés pétroliers du pays à la firme britannique BP, British Petroleum. Le frère du président Macky Sall, Aliou Sall, et un homme d’affaires roumain, Franck Timis, étaient notamment cités dans cette affaire, révélée par la BBC
Ces dernières années, Bassirou Gueye était devenu la tête de turc de l’opposition qui le dépeignait comme un magistrat aux ordres du pouvoir.
Ascension par étapes
Sorti du Centre de Formation Judiciaire (CFJ) en 1998, le successeur de Ousmane Diagne est titulaire d’un Diplôme d’études appliquées (DEA) de droit, option "droit public" . Originaire de Tchilmakha dans la région de Thiès, Serigne Bassirou Guèye a été, tour à tour, Substitut du Procureur de Dakar, Auditeur à la Cour Suprême, Substitut général à la Cour d’Appel de Dakar, Procureur de Tambacounda.
Il reviendra plus tard à Dakar pour occuper le poste de Substitut du Procureur à la Cour d’Appel, avant d’intégrer le Cabinet de l’ancienne Garde des Sceaux, Aminata Touré, en qualité de Conseiller technique n°1, avant d’être nommé Procureur de la République.
FESTIVAL DU FILM, SAINT LOUIS AU COULEUR DU CINEMA
La 12ème édition du Festival international du film documentaire de Saint-Louis (nord) va projeter 30 films provenant de 17 pays, dont 14 seront en compétition officielle, a annoncé Souleymane Kébé
Dakar, 22 nov (APS) – La 12ème édition du Festival international du film documentaire de Saint-Louis (nord) va projeter 30 films provenant de 17 pays, dont 14 seront en compétition officielle, a annoncé Souleymane Kébé, un des organisateurs de cet évènement culturel (14-18 décembre prochain).
’’Les projections se feront en plein air dans les quartiers de la ville tricentenaire et au centre Aminata de Gandiol’’, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse. Selon lui, ces films viennent du Sénégal, de l’Afrique du Sud, du Burkina Faso, du Lesotho, de la Suisse, de la Tunisie, entre autres.
Kébé, de ’’Sunù films’’, l’une des structures organisatrices du festival, précise qu’ils seront projetés dans 15 lieux différents, à Saint-Louis.
Il a ajouté que pour cette édition, le réalisateur, chef opérateur burkinabè, Mickel Zongo, sera honoré ‘’pour l’ensemble de sa carrière’’, riche d’une quinzaine de films. Souleymane Kébé a aussi dit que trois longs métrages, réalisés par Michel Zongo et deux films dont il a participé à la production, seront projetés durant le festival du film documentaire de Saint-Louis.
Il a précisé que le réalisateur burkinabè animera un master class, pour expliquer sa démarche artistique et ses choix cinématographiques.
Kébé a aussi annoncé qu’un ‘’sargal’’ (récompense) sera organisé en son honneur, le 18 décembre prochain.
Lors de ce Festival du film documentaire de Saint-Louis, a-t-il fait savoir, trois ‘’café conférences’’ de cinéastes invités sont aussi inscrits dans le programme, qui prévoit aussi une résidence d’écriture. ‘’La résidence d’écriture va accompagner le développement de six projets de films algériens et sénégalais’’, précise Kébé, qui avait à ces côtés Mounirou Baro de la direction de la cinématographie.
Il était aussi en compagnie de Mélanie Sadio de la délégation Wallonie-Bruxelles à Dakar, qui a doté le prix court métrage de la compétition d’un montant de 2000 euros.
Souleymane Kébé a indiqué que le prix du long métrage, dont le montant n’a pas été divulgué, sera lui soutenu par TV5 Monde.
Le jury de la 12ème édition du festival international du film documentaire de Saint-Louis sera présidé par la réalisatrice et productrice sénégalaise, Angèle Diabang.
Elle aura à ses côtés, les réalisateurs Toumani Sangaré (Mali/ Sénégal/France) et Aïcha Thiam (Sénégal), le critique d’art sénégalais Sylvain Sankalé et son compatriote le photographe, Massow Ka.
Le festival documentaire de Saint-Louis va accueillir pour la première fois, un jury de la critique africaine. Ses membres Théodora Sy Sambou, Massiga Faye et Mamadou Oumar Kamara, journalistes et critiques de cinéma, font partie de l’association sénégalaise de la critique cinématographique (ASCC).
EDOUARD MENDY NOMINÉ AU TITRE DE MEILLEUR GARDIEN DE LA SAISON
Le gardien de but sénégalais Edouard figure dans le top 5 des nominés pour le trophée ’’The Best’’ de la Fifa pour la saison 2020-2021, indique l’instance dirigeante du football mondial
Dakar, 22 nov (APS) – Le gardien de but sénégalais Edouard figure dans le top 5 des nominés pour le trophée ’’The Best’’ de la Fifa pour la saison 2020-2021, indique l’instance dirigeante du football mondial dans un communiqué.
Le portier sénégalais, victorieux de la Ligue des champions avec Chelsea, est en compagnie de l’Italien du PSG, Gianluigi Donnaruma, d’Alisson Becker (Brésil, Liverpool), de Manuel Neuer (Allemagne, Bayern) et de Kasper Schmeichel (Danemark, Leicester).
Mendy, élu meilleur gardien de la Ligue des champions
2021, est aussi nominé pour le prix Lev Yachin du magazine français, France Football.
Un seul Africain, l’Egyptien Mohamed Salah (Egypte) est nominé pour le titre de ’’ The Best’’ du meilleur footballeur de la même saison.
Au contraire des prix de France Football dont le jury est composé des journalistes, celui de The Best comprend, en plus de ces derniers, les amateurs de football, les capitaines et sélectionneurs nationaux.