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30 août 2025
BARRAGE QATAR 2022, LE SENEGAL ADVERSAIRE IDEAL POUR LE CAMEROUN
Dakar, 22 nov (APS) – L’équipe du Sénégal est l’adversaire ‘’idéal’’ pour celle du Cameroun aux barrages de la Coupe du monde 2022, a affirmé son vice-capitaine Michael Ngadeu, invité du magazine "Talents d’Afrique’’ de la chaîne française, Canal Plus. ‘
Dakar, 22 nov (APS) – L’équipe du Sénégal est l’adversaire ‘’idéal’’ pour celle du Cameroun aux barrages de la Coupe du monde 2022, a affirmé son vice-capitaine Michael Ngadeu, invité du magazine "Talents d’Afrique’’ de la chaîne française, Canal Plus.
‘’L’adversaire idéal, c’est le Sénégal’’, a répondu le défenseur camerounais, interrogé à propos de la sélection contre laquelle devraient jouer les Lions Indomptables du Cameroun aux barrages de la Coupe du monde.
En ballottage défavorable, l’équipe du Cameroun a battu celle de la Côte d’Ivoire 1-0, mardi dernier, pour se qualifier aux barrages,
alors que les Eléphants n’avaient besoin que d’un nul.
Le Sénégal, placé dans le groupe du Togo, du Congo et de la Namibie, trois équipes éliminées de la CAN 2021 reportée à janvier prochain, a signé cinq victoires et un nul.
La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé dans
un communiqué les dates du tirage au sort pour les barrages du prochain Mondial.
S’il y a une équipe que le Cameroun ne souhaite pas rencontrer lors de ces barrages, c’est celle de l’Algérie, championne d’Afrique
en titre qui a fait match nul 2-2 contre celle du Burkina Faso pour valider sa qualification aux barrages.
La dernière confrontation Sénégal-Cameroun, qui remonte à la CAN 2017, s’était soldée par une victoire des Lions Indomptables aux tirs au but. Après 120 minutes de jeu, les deux équipes étaient à égalité 0-0.
VIDEO
ME BASSIROU NGOM UTILISE LE FOOT POUR CALMER LES ARDEURS
Honoré par les jeunes de Niakhar après le tournoi de l’amitié, Me Bassirou fait le portrait-robot d’un jeune modèle et énumérant quelques valeurs que doivent porter les jeunes. C’est l’occasion pour lui de porter le message de fair-play, de paix, de respect et de bon comportement. Il doit avoir parler à tous les acteurs.
Dans contexte politique tendu alors que le pays se dirige vers des locales très disputées, marqué par la violence ici et là, l’avocat pense avoir de raisons suffisantes de parler à la jeunesse et il a utilisé ce tournoi de football pour réussir sa mission. Suivez sa réaction dans cette vidéo.
PAR Philippe D'Almaeida
AURAIT-ON SU ?
Il faut légitimement s'interroger sur ce qui serait advenu des réalités sur le comité Miss Sénégal, si Fatima Dionne avait tout eu au lendemain de son sacre : voiture, voyages, bijoux et j'en passe...
Meurtrie par un puissant sentiment d'humiliation, submergée par l'auto-culpabilisation, l'impuissance et la colère, Miss Sénégal 2020, Ndèye Fatima Dionne, a fini par ouvrir les égouts de l'univers Miss Sénégal, dont elle fut, le temps d'une soirée mondaine, la tête couronnée, révélant, au passage, l'information d'une grossesse dont elle ignore la paternité. Ce qui veut tout dire ou presque, de la fange dont elle se fait la contemptrice soudaine et dans laquelle elle a dû baigner un instant, volontairement ou involontairement, attirée par les lumières d'un monde qui lui promettait célébrité et richesses.
Captive désormais libre, mais captive brisée et désabusée d'un miroir aux alouettes qui lui a emprunté sa beauté le temps d'un weekend, pour sublimer les lustres et les strass d'une salle de festivités et qui l'a, depuis, laissée les mains vides.
A ce niveau, il faut légitimement s'interroger sur ce qui serait advenu des réalités sur le comité Miss Sénégal, si Fatima Dionne avait tout eu au lendemain de son sacre : voiture, voyages, bijoux et j'en passe... Aurait-on jamais su ? Aurait-on jamais su l'humiliation des fins de sacre quand les lumières s'éteignent et que s'allument celles, tamisées, des chambres de luxure où hurle la chair avide ? Aurait-on jamais su la traite des filles transformées en serveuses de plaisir pour des hommes fortunés, déréglés par leurs fantasmes et par ce sentiment de toute-puissance et d'invulnérabilité que seul sait inoculer l'argent ? Aurait-on su le machiavélisme d'Aminata Badiane, grande prêtresse du proxénétisme de luxe, esclavagiste de la chair de femme pour qui le viol est banal et le sexe une marchandise... comme une autre ?
Non, on n'aurait pas su. Privation bienheureuse ? En tout cas, sa frustration indigérée aura permis d'ouvrir les yeux sur l'univers glauque de la mondanité dakaroise qui célèbre les miss et intronise leurs reines, qui chante la beauté et qui détruit celles qui la portent, qui sacre la chair et saccage l'âme. La déception de Fatima Dionne aura surtout permis de libérer la parole de toutes les autres exploitées de ces nuits de lucre et de stupre que l'on a bafouées, violées et que la peur a murées dans le silence, menottées dans les murs d'une omerta que pilotait Madame Badiane avec ses logiciels déshumanisants ; de ceux qui produisent cette surréaliste assertion : " Si on te viole, c'est que tu es consentante !" L'offense de trop.
L'Association des juristes du Sénégal crie au scandale, dans la fusion des émotions et en profite pour dénoncer la violence plus globale faite aux femmes par le viol, sujet presque tabou dans ce pays, mais réalité quotidienne de centaines de femmes et d'enfants au pays des Serignes... La plateforme Ladies club Sénégal a lancé une pétition pour exiger la dissolution du comité Miss Sénégal ou qu’Aminata Badiane s'en écarte. L'indignation légitime qui a suivi les propos de Mme Badiane et la découverte des marécages au-dessus desquels elle commande à la citadelle miss, semblent être générales. Elle renseigne sur la réprobation d'une opinion à juste titre révoltée et pose la question de la pertinence et de l'opportunité de l'organisation de cet événement annuel que celui de Miss Sénégal.
Certes, arrimé à un événement planétaire de même nature et dont il dépend, l'on ne saurait le proscrire. Mais il est urgent de l'assainir. Aussi est-il tout urgent que le procureur de la République s'autosaisisse de ce dossier de viol, y fasse la lumière, situe les responsabilités et inflige, par l'exercice de la justice, des peines. La crédibilité de ce qui est devenue, au fil du temps, l'institution par excellence de la beauté sénégalaise, dépend de ce minimum ; de la transparence dans cette affaire dont le spectre de délitement sociétal s'etend peut-être bien plus loin qu'on ne l'imagine et toucherait des sommets que l'on aurait pu croire inaccessibles aux faiblesses d'ici-bas...
Mais tous les procès du monde, toutes les pétitions en cours, le retrait de tous les sponsors de Miss Sénégal ne remplaceront pas, pour l'exemple et pour la morale publique, ce qu'Aminata Badiane aurait dû faire dès le début de cette affaire et la publication de sa sinistre bourde : démissionner. Et il est loin d'être tard pour qu'elle le fasse pour les nécessités de la transparence et les besoins de la vérité.
A moins qu'elle soit si à l'aise dans la nécrose de ses propres plaies, qu’elle s'en fiche que ce soit autrui qui décide de son amputation !
par Felwine Sarr
ÉCRIRE AU MILIEU DES CRIS
EXCLUSIF SENEPLUS ET SUD QUOTIDIEN - La parole nécessaire de Mbougar Sarr face à ceux qui ferment les yeux sur la maltraitance des enfants, sur les violences conjugales et qui se piquent quand quelqu’un ose affirmer l’inaltérable dignité des humains
Il fallait attendre que la clameur s’apaise quelque peu et que les cris stridents qui avaient irrité nos oreilles s’estompent, pour que nous prenions la parole.
De quoi s’agit-il ? Un jeune écrivain sénégalais de 31 ans qui écrit un roman majestueux, La Plus Secrète Mémoire des Hommes, qui est son quatrième opus, qui reçoit le plus prestigieux prix littéraire en langue française, le prix Goncourt, un siècle après le Guyanais René Maran en 1921. Après une première salve de félicitations unanimes, mâtinées de fierté nationale, les cris d’orfraie d’une frange de nos concitoyens qui l’accusent de tous les maux de Nubie, retirent leurs félicitations, le vouent aux gémonies en ressortant des placards son précèdent roman, De purs hommes, qui n’avait pourtant pas fait débat à sa parution en 2018, ainsi qu’une satire de jeunesse qu’il avait écrite, et prétendent qu’il a obtenu ce prix pour s’être fait le chantre de l’homosexualité, de l’aliénation culturelle et je ne sais quelle autre supposée plaie d’Égypte…, bref le charivari habituel. Ces derniers entretiennent savamment une confusion sur le livre primé, par des collages de textes destinés à nourrir les amalgames, mais surtout, par un procédé désormais connu, évacuent son travail littéraire et le sens de celui-ci, pour ramener leurs obsessions complotistes et leurs complexes victimaires au cœur de ce que l’on ne pourrait qualifier de débat tellement la parole qui la porte est indigente, fausse, mensongère et superficielle.
Une éthique dégradée de la parole semble hélas être le signe de nos temps. Les nouveaux lieux d’une expression censée être ouverte, libre et démocratique, que sont les réseaux dits sociaux, sont devenus dans leur versant obscur, des dépotoirs de la haine ordinaire, des espaces de procès sans appels et des lieux d’exécutions sommaires. Une cohorte de bourreaux en mal d’emploi y organise la vindicte populaire et la lapidation jouissive ; souvent y règle leurs comptes avec la société ou avec le vacuum de leur propre existence.
Faut-il répondre sur le fond, expliquer que le Goncourt ne prime pas une œuvre littéraire ni un parcours, mais un livre, que les jurés dudit prix pour la plupart ignoraient les précédents romans de Mbougar, que leur géopolitique était surtout littéraire. Allons-nous primer un roman classique ? Un texte complexe aux récits enchevêtrés ? Quels imaginaires nouveaux ces textes finalistes véhiculent-ils, sont-ils écrits dans une langue singulière, que disent-ils aux temps qui sont les nôtres ? Tels étaient leurs questionnements.
Faut-il expliquer tout ceci aux oreilles qui n’entendent pas et opposer des arguments rationnels et des faits à ceux dont les motivations profondes se logent hors de la raison et de la réalité nue ?
Il se joue au sein de notre société une bataille culturelle, menée par ceux qui estiment détenir la clef d’une authenticité sénégalaise sinon africaine ; chantres d’un récit, d’une eschatologie, d’un costume, d’une langue, d’un oratorio, d’une vision monochrome et souvent dichotomique du monde avec d’un côté les bons, et les méchants de l’autre. Ceux-là sont rejoints par une horde de nativistes identitaires qui refusent aux autres les inculturations qu’ils ont pourtant eux-mêmes opérées avec les éléments d’une culture venue d’ailleurs. S’y ajoutent, agglutinés et hallucinés, une foule de poujadistes qui réduisent le réel à la surface de leur propre dimension et demandent à tous d’habiter ce monde étriqué qu’ils proposent.
Les peuples du monde pratiquent pourtant depuis l’aube de l’humanité l’assimilation créatrice d’éléments venus d’ailleurs tout en restant eux-mêmes, en se métamorphosant et en se réinventant. Et les gardiens d’un temple longtemps défraîchi voudraient nous empêcher de faire notre miel de tous nos héritages, y compris parfois par une étrange haine de soi, de notre part négro-africaine. Cette même haine de soi rend suspecte toute reconnaissance de l’un des nôtres, venue d’ailleurs. Celle-ci ne peut-être le fait simple du talent du récipiendaire, celui-ci aurait forcement vendu son âme au diable.
Voici une société qui ferme les yeux sur la maltraitance de sa petite enfance, sur ses violences conjugales, ses incestes, sur l’exploitation et le piétinement du plus faible, sa fureur et sa violence quotidienne, et qui se pique quand quelqu’un ose affirmer l’inaltérable dignité des humains.
De tous ces maux, nous avons notre part de responsabilité. Pour avoir laissé pendant des années le champ libre à la propagande furieuse, à la réduction du réel et à la non-pensée. Pour avoir assisté sans rien faire à la dégradation de la parole, notamment plurielle. Pour avoir laissé dépérir les lieux d’éducation, d’édification et de culture de l’âme et de l’esprit. Pour n’avoir rien dit lorsque des censeurs autoproclamés se sont permis de nous dicter que voir, que lire, que comprendre, …. Pour avoir passivement assisté au désarmement moral de la société.
Depuis quelque temps, sous nos cieux, des censeurs prétendent indiquer le partage du visible, du sensible, de l’intelligible, de ce qui de nos vies est montrable ou pas. Du haut de leur monticule, ils tentent d’ériger leurs frayeurs en normes pour le grand nombre. C’est toujours ainsi que les fascismes commencent. Quelques individus terrorisent la foule et on les laisse faire. Sidérés, paresseux, trop occupés, on retarde le moment d’affronter la bête qui deviendra immonde un jour si on ne l’arrête pas à temps. Le désastre qui nous guette et qui déjà projette son ombre, est celui de la démission de la pensée et de la créativité, lorsque celle-ci, intimidée par la violence verbale et symbolique, déserte nos espaces quotidiens. C’est à cette nuit-là qu’il ne faudra pas consentir.
La littérature n’est pas la littéralité ; elle est écart. C’est une cérémonie qui initie les lecteurs aux secrets de l’existence. Un écrivain est quelqu’un qui décide de prendre la parole pour révéler ses mondes intérieurs, la réalité telle qu’elle est et non telle que certains aimeraient qu’elle soit. S’adresser à ses semblables dans l’intimité de leur solitude, révéler les mondes que portent les individus dans leurs contrastes, leurs tensions existentielles, leur casuistique intime, et dire ce qui fait de nous des humains ; ni anges ni démons, mais oscillant entre lucidité et ferveur. Un écrivain n’est pas là pour conforter l’ordre établi ou la moraline dominante, il révèle les infinis possibles de la vie et de l’existence, qu’il fait advenir à notre conscience et ainsi, élargit notre réalité et nous fais habiter un monde plus vaste.
Qu’un écrivain de 31 ans ait eu le courage et la lucidité, dans l’un de ses ouvrages, de tendre un miroir à une société qui se dit pieuse et pétrie de valeurs, mais qui déterre les corps d’individus accusés ou suspectés d’homosexualité, les profane, violente leurs cadavres, les traîne dans la rue et refuse l’ultime dignité d’une sépulture à un être désormais défunt, oubliant qu’enterrer nos morts, c’est ce qui fait de nous des humains, est salutaire pour nous tous. Écrire c’est rendre proche nos semblables, en reconnaissant leur humanité. Écrire, c’est parfois rappeler aux humains leur part lumineuse.
Que répondre aux cris, aux éructations d’individus qui n’ont pas lu, ne savent lire, ne veulent lire et n’ont pas besoin de lire pour clouer au pilori, et qui craignent de se laisser habiter par l’inquiétude de la pensée et le tremblement (vacillement) de leurs certitudes. Que répondre à ceux qui ne savent pas passer du cri à la parole ?
Répondre serait reconnaître la légitimité de leur tribunal auto-institué d’inquisiteurs aux passions tristes. Ne peuvent réellement converser que ceux qui ont creusé dans la solitude de leur antre et y ont trouvé quelques lueurs à partager. Autrement le dialogue est sans poids. Comment alors parler sans affaiblir la parole ?
Nous écrivons pour éviter que par saturation de l’espace, la mauvaise parole ne finisse par définitivement chasser la bonne. Il y a dans ce pays et ce continent des jeunes gens qui rêvent d’écrire, de créer, de penser la vie et le monde, d’en explorer les richesses infinies. C’est à eux que s’adresse ce texte. Que nul n’effraie leur esprit et n’inhibe leur génie créateur.
On ne préserve pas les valeurs d’une société. Il n’y a que les valeurs fragiles (pas assez ancrées en nous) qui réclament qu’on les défende. Les valeurs justes se vivent, s’incarnent, silencieusement se donnent en exemple ; elles inspirent. Et là les humains les imitent et tentent de se les incorporer, éclairés et éblouis par leur sillage lumineux. Parce qu’au fond, si ces thuriféraires étaient assez ancrés dans la part lumineuse de leurs héritages, ils ne craindraient pas les autres cultures, y compris leur part ombrageuse. Leur lumière serait dévoreuse d’ombre. On ne défend que les valeurs que l’on a déjà perdues. Celles-ci ne hurlent pas au cœur de la nuit. Elles parlent délicatement à nos oreilles.
Ici, que l’on ne s’y trompe pas, la vertu se trouve du côté de Mbougar Sarr. Heureusement pour ce pays que demeurent des foyers ardents de production d’éthique et d’excellence. Les valeurs de jom, de fulla et de dëggu du pays profond et l’excellence et la rigueur du Prytanée militaire de Saint-Louis, ont trouvé à s’incarner chez ce jeune homme de 31 ans, droit dans ses bottes, lucide, talentueux et courageux. Il nous rappelle à nos honneurs perdus et à nos rêves longtemps désertés. Il s’agit pour nous de nous déterminer en toute conscience et de choisir le versant de l’humanité que l’on souhaite habiter. Nous n’avons pas besoin d’être nombreux pour cela, il nous faut juste être résolus et peut-être sauverons-nous ce pays de l’obscurité qui le guette. Il s’agit de tenir ferme le front de la liberté de créer, d’imaginer, de penser et de dire.
Qu’il est important pour une jeunesse d’avoir des figures de l’excellence ! Lorsque nous étions adolescents et que nous rêvions de l’esprit, nous avions comme modèles des ainé(e)s qui réussissaient brillamment dans les humanités et les sciences dures partout dans le monde. La rumeur nous faisait parvenir leurs noms et leurs cursus, nous savions qu’untel était major de sa classe préparatoire, un autre de Polytechnique ou de l’EPT de Thiès, d’autres excellaient au MIT, au Japon, à L’École militaire de santé, untel encore avait raflé tous les prix au concours général, un autre était champion de Génies en herbes. Ils venaient de nos villes, de nos campagnes et de nos quartiers, et avaient humé les mêmes saisons que nous et, par analogie et métonymie, nous pouvions donc faire comme eux et rien ne nous était interdit.
Dans la circulation des représentations du monde, l’Afrique a souvent eu la part congrue. Ce roman contribue à la dissémination de nos imaginaires et de nos élans existentiels aux quatre coins du monde. La Plus Secrète Mémoire des Hommes sera traduit en une quarantaine de langues. Aujourd’hui, il est en tête des ventes dans tout l’espace francophone. Pour les lettres sénégalaises et africaines, pour la circulation de nos imaginaires et leur capacité à affecter le monde (pas seulement à être affecté par lui), c’est une bonne nouvelle, qui en augure d’autres.
Dans La Plus Secrète Mémoire des Hommes, TC Élimane après avoir longtemps erré et cherché sa vérité dans l’écriture et dans le monde, revient en pays sérère à la fin de sa vie et y trouve la paix, en y reprenant sa place et y jouant son rôle d’ancien et de Yaal Mbin. Cet épilogue dit tout sur la matrice de sens et de sérénité existentielle que constitue ce lieu pour l’auteur et la place qu’il accorde au pays natal dans le commerce des imaginaires, et comme lieu d’élection. Il faudrait pour cela avoir lu et compris (ou deviné) les 460 pages du roman.
Mbougar n’a ni à se justifier ni à clarifier quoi que ce soit. L’élevé ne défère pas à la barre de l’inférieur. Écrire est une aristocratie de l’esprit et une forge incessante de notre humanité, et ce pays en a grandement besoin.
BASSIROU GUÈYE DÉTACHÉ AU PALAIS, OUMAR MAHAM DIALLO, NOUVEAU DOYEN DES JUGES
Après huit années à la tête du parquet, Serigne Bassirou Guèye est remplacé à ce poste par Amady Diouf, jusque-là, président de la Chambre d’accusation à la Cour d’Appel de Dakar
C’est l’une des décisions phares prises lors du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) de ce lundi 22 novembre 2021. Serigne Bassirou Guèye n’est plus le Procureur de la République du Tribunal de grande instance (Tgi) hors classe de Dakar. Il est en détachement à la Présidence de la République. Après huit années à la tête du parquet de la très stratégique juridiction, il est remplacé à ce poste par Amady Diouf, qui était jusque-là, président de la Chambre d’accusation à la Cour d’Appel de Dakar. Ce dernier a déjà bouclé 30 ans d’ancienneté au sein de la magistrature.
Parquetier pur et dur, Serigne Bassirou Guèye est peint comme un magistrat rigoureux, compétent, « soumis » au principe de la hiérarchie, mais intraitable contre les pourfendeurs de la loi. Sorti de l’Ecole nationale d’administration et de la Magistrature en 1997, il a durant toute sa carrière servi la République en tant que magistrat debout. A sa sortie, il a été affecté au tribunal de Dakar, puis Tamba, avant de retourner à Dakar.
Oumar Maham Diallo, Doyen des juges d’instruction
Le magistrat a été au cœur de grandes affaires politico-judiciaires telles que le dossier Khalifa Sall, condamné pour détournement de deniers publics, ou l’accusation de viol à l’encontre du député Ousmane Sonko, entre autres.
Le 22 avril 2013, il prend la place de « l’inamovible » Ousmane Diagne. Après sept longues années passées à ce poste stratégique, ce dernier venait d’être débarqué sur fond de vives polémiques. Aujourd’hui, il revenu aux commandes, en tant que Procureur général, selon toujours des informations.
L’autre information phare de cette réunion du Csm, c’est la nomination de Oumar Maham Diallo, jusqu’ici, président de la Cour d’Appel de Ziguinchor, comme Doyen des juges d’instruction, poste vacant, depuis le rappelé à Dieu de Samba Sall, il y a, aujourd’hui, plus de sept mois.
A noter que la magistrate Habibatou Babou Wade, qui était jusque-là directrice des Affaires civiles et des Sceaux au ministère de la Justice, est portée à la tête de la Cour d’appel de Thiès, juridiction dont Assane Ndiaye a été nommé procureur général.
Pour la Cour d’appel de Ziguinchor, c’est Mamadou Dème qui est devenu le nouveau président.
A Tamba, Waly Faye est nommé premier président de la Cour d’appel de Tambacounda et Djiby Ba, le nouveau procureur général de la localité.
A Louga, c’est Oumar Sall, précédemment président de Chambre à la Cour d’Appel, qui est devenu le nouveau président du Tribunal de grande instance.
JAMMEH, ABSENT LE PLUS PRÉSENT DE LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE EN GAMBIE
Désormais allié à Mama Kandeh, l'opposant le plus virulent au régime d'Adama Barrow ces cinq dernières années, Yahya Jammeh intervient régulièrement par téléphone dans les rassemblements publics de ce dernier, contre le pouvoir
En Gambie, les esprits s'échauffent quelques jours après le démarrage de la campagne électorale.
Le président Adama Barrow, candidat à sa réélection, accuse Mama Kandeh, l'un de ses rivaux dans cette élection, d'inviter l'ancien président en exil, Yahya Jammeh, à s'immiscer dans la campagne pour semer le trouble dans le pays.
Yahya Jammeh dans la campagne
En exil en Guinée équatoriale depuis 2017, l'ancien président de Gambie Yahya Jammeh est l'absent le plus présent dans la campagne électorale en cours dans son pays.
Ce qui irrite son successeur Adama Barrow, dont l'alliance programmée avec Yahya Jammeh a volé en éclat, deux semaines avant le dépôt officiel des candidatures.
Désormais allié à Mama Kandeh, l'opposant le plus virulent au régime du président Adama Barrow ces cinq dernières années, Yahya Jammeh intervient régulièrement par téléphone dans les rassemblements publics de ce dernier pour dire tout le mal qu'il pense de l'administration Barrow.
Les attaques de l'ancien président occupent toujours la Une d'une partie importante de la presse locale et anime les discussions des Gambiens sur les réseaux sociaux, ravissant ainsi la vedette à Mama Kandeh et Adama Barrow.
Mise en garde de Barrow
Visiblement exaspéré par la situation, le président Adama Barrow s'en est plaint avant de menacer Mama Kandeh lors d'un meeting à Basse fief natal d'Adama Barrow et de Mama Kandé, qui habitent la même circonscription électorale de Jimara.
''Je mets en garde Mama Kandeh. Nous voulons la paix dans ce pays, Yahya Jammeh vit en exil. Son exil lui enlève le droit de participer à la politique gambienne, l'expression de Yahya Jammeh sur les plateformes politiques de Kandeh peut provoquer des conflits dans ce pays. Je le mets en garde sérieusement et je demande à la Commission électorale de mettre en demeure Mama Kandeh'' a-t-il lancé.
Nous nous trouvons face à un cas flagrant d’injustice, où les présumés coupables s ‘en tirent à bon compte, alors que l’innocent se trouve arbitrairement sanctionné
Dans l’effervescence entourant la compétition électorale en cours, un événement risque de passer inaperçu. Il s’agit de l’affectation arbitraire de l’infirmier chef du poste (ICP) de santé de Mermoz, dont on se serait plutôt attendu à ce qu’il soit félicité et/ou décoré. De fait, l’histoire de cette structure sanitaire pourrait faire partie des success stories de notre système sanitaire.
Retour sur les soins primaires en milieu urbain
Créé vers les années 90, il fait partie de ces postes de santé urbains, qui ont énormément contribué à faciliter l’accès aux soins des populations de nos villes, dont la plupart, n’ayant pas de protection sociale se sont appauvries, avec le temps.
Si nous prenons l’exemple du quartier Mermoz, il fait partie des cités construites après la deuxième guerre mondiale, pour résorber la crise du logement qui avait atteint le personnel administratif et militaire européen, auquel, les cadres et employés sénégalais allaient se substituer, après l’accession de notre pays à l’indépendance.
Dans les décennies post-indépendance, on pouvait considérer les habitants de ce quartier, souvent actifs dans le secteur moderne de l’Économie et bénéficiant d’une protection sociale (IPM, imputations budgétaires), comme relativement bien lotis, mais deux faits allaient changer la donne.
Il y eut d’abord la crise économique des années 80 consécutive à la sécheresse, qui a donné lieu à un ajustement structurel synonyme de rigueur économique et de fermetures d’entreprises avec pertes massives d’emploi.
Par ailleurs, le profil de la plupart des quartiers résidentiels dakarois allait progressivement se modifier, ayant pour conséquences, l’évolution de la demande de soins, en rapport avec une explosion démographique, le vieillissement des chefs de famille et la cohabitation de plusieurs générations sous un même toit.
Outre les besoins accrus en santé maternelle et infantile, on a noté l’impact de la transition épidémiologique, marquée par l’émergence des maladies non transmissibles.
C’est ainsi que de plus en plus de postes urbains virent le jour au sein du département de Dakar, même si certains d’entre eux étaient peu connus et de ce fait, pas très bien fréquentés. Graduellement, ils vont jouer le rôle de structures de premier niveau pour faire face à l’accroissement de la demande en soins primaires et désengorger les centres de santé et hôpitaux nationaux.
Métamorphose du poste de santé de Mermoz
C’est sous cet angle qu’on peut mieux apprécier les gigantesques progrès obtenus par l’équipe du poste de santé de Mermoz, dans la satisfaction de la demande de soins, depuis maintenant quelques années.
Ces efforts des professionnels de la santé ont trouvé du répondant au niveau des nouveaux managers de la commune qui, avec le soutien de la Fondation SONATEL, ont complètement transformé le visage de la structure, en faisant une sorte de "petit centre de santé" ou "poste de santé amélioré", avec une maternité, un laboratoire. Le maire Barthélémy Diaz a inauguré le poste de santé rénové, le 21 octobre 2020 et l’a baptisé du nom du défunt Cheikh Ababacar Mbengue, homme politique ayant résidé dans la commune de Mermoz et ancien directeur de l’agence de couverture médicale universelle.
Grâce à son entregent et son sens de l’initiative, l’infirmier chef de poste a même réussi à organiser plusieurs vacations de spécialistes, tordant le cou aux normes de la carte sanitaire et autres directives ministérielles, au grand dam des bureaucrates du ministère de la Santé, mais à la grande satisfaction des usagers.
Cette diversification de l’offre de santé, qui nous semble digne d’intérêt en milieu urbain, a induit l’augmentation impressionnante du taux de fréquentation et des recettes.
Exacerbation des contradictions entre techniciens et élus locaux
L’affectation injustifiée de l’infirmier chef de poste de Mermoz découlerait, selon la rumeur d’une demande expresse de l’autorité municipale visiblement mal informée et induite en erreur.
Pourtant, selon les normes de la gestion démocratique du personnel, pour un agent étatique, cette opération aurait dû se faire au sein de la commission régionale de redéploiement du personnel, au sein de laquelle siègent les partenaires sociaux.
Certes depuis 1996, année d’entrée en vigueur de l’acte II, il y a toujours eu de nombreux conflits entre élus locaux et gestionnaires des structures de santé, portant le plus souvent sur le faible taux d’exécution des fonds de dotation décentralisés au profit du secteur de la santé ou sur la gestion des ressources humaines.
Ainsi, le transfert de la compétence santé, qui aurait dû être une opportunité pour les structures de santé du niveau opérationnel, est devenu une lourde contrainte. De plus, la transformation des organes autonomes de participation communautaire que constituaient les comités de santé en comités de développement sanitaire (CDS) inféodés aux collectivités territoriales n’a fait qu’aggraver le problème. En effet, ils servent, la plupart du temps de chevaux de Troie à des préoccupations clientélistes, en porte-à-faux avec les intérêts des professionnels de santé, du personnel communautaire et des populations.
C’est précisément les retards de versements – censés être quotidiens - par la Trésorière, des recettes issues des activités du poste de santé au niveau du compte bancaire, qui sont à l’origine du conflit ayant opposé le chef de poste aux membres du CDS.
Au lieu de porter plainte – ce que la loi lui permet de faire -, et dans un souci de ne pas détériorer davantage le climat social, le chef de poste, qui avait averti aussi bien le préfet de Dakar que le médecin-chef de district, s’est contenté de dessaisir les membres du CDS en fin de mandat de la gestion des recettes qu’il assure, depuis lors, en attendant le prochain renouvellement, qui ne saurait tarder.
Nous nous trouvons donc face à un cas flagrant d’injustice, où les présumés coupables s ‘en tirent à bon compte, alors que l’innocent se trouve arbitrairement sanctionné.
Les autorités sanitaires, administratives et municipales, dont deux candidats au poste prestigieux de maire de la Ville de Dakar feraient preuve de grandeur, en annulant cette décision injuste et en rétablissant l’infirmier-chef de poste de Mermoz dans ses droits.
Dr Mohamed Lamine Ly est ancien MCD du district de Dakar-Ouest, membre honoraire du SDT/3S
IAMBARS PREMIER LEADER, TEUNGUETH FC LE CHAMPION S’AFFIRME
En s’imposant nettement (3 – 0) ce dimanche à domicile face au Ndiambour de Louga, Diambars de Saly a réussi la meilleure performance de cette journée initiale du championnat 2021 – 2022. Un carton qui lui permet d’occuper seul la première place
En s’imposant nettement (3 – 0) ce dimanche à domicile face au Ndiambour de Louga, Diambars de Saly a réussi la meilleure performance de cette journée initiale du championnat 2021 – 2022. Un carton qui lui permet d’occuper seul la première place.
Trois autres équipes ont également réussi leur entrée en matière. Toutes se sont imposées par 2 buts à 0 : Génération Foot face au Jaraaf, la Linguère contre Mbour PC et Teungueth FC devant l’AS Douanes.
Les Nordistes de la Linguère ont ainsi réussi leur retour parmi l’élite ; tandis que les « Grenats » de Déni Biram Ndaw sont restés maîtres à domicile face au Jaraaf.
A noter aussi que le champion en titre, Teungueth FC est la seule équipe à s’être imposée en déplacement. Ce qui renseigne sur les ambitions du club rufisquois cette saison. Les deux autres rencontres du jour (Gorée – Cneps Excellence et Casa Sports – Dakar SC) se sont soldés par des nuls 1 but partout
Les résultats :
AS Pikine 0 – 0 Guédiawaye FC
Génération Foot 2 – 0 Jaraaf
Gorée 1 – 1 CNEPS Excellence
Linguère 2 – 0 Mbour PC
Casa Sports 1 – 1 Dakar Sacré-Cœur
AS Douanes 0 – 2 Teungueth FC
Diambars 3 – 0 Ndiambour
Pour Ndèye Fatima Dione, le rêve n’a finalement duré que le moment d’un éphémère quart d’heure de gloire, le temps d’un couronnement fugace comme reine de beauté au Sénégal. Car à peine son sacre consommé, elle était déjà la cible des trolls des réseaux sociaux et autres lapidateurs moquant sa culture générale succincte et parlant même d’erreur de casting sur un plan purement esthétique. Avis aux spécialistes, on ne rouvrira pas ce débat ici !
Ce qui est certain c’est que le cauchemar ne faisait que commencer pour la jeune fille, puisqu’elle vient d’évoquer dans la presse les violences qu’elle a subies durant la période de promotion inhérente à son statut de nouvelle miss. Sa mère affirme, même, qu’elle est tombée enceinte à la suite d’un viol, qui s’est déroulé lors d’un voyage organisé par le comité d’organisation de Miss Sénégal.
Viol ou pas, la justice le déterminera en temps voulu, mais Ndèye Fatime Dione rentre dans la catégorie de victime présumée, avec tout ce que cela comporte d’empathie, de solidarité, d’écoute et d’attention que nous devons éprouver à son égard.
Pour Miss Sénégal 2020, ce ne fut hélas pas le cas. D’abord elle a été lâchée de façon scandaleuse par la Présidente du Comité d’organisation du concours, qui nous a expliqué en gros que si une femme, majeure de surcroît, se fait violer, c’est qu’au fond elle l’a bien cherchée. Sortie d’une bêtise inouïe qui a suscité à juste titre une vague de protestations, entraînant la volte-face et les excuses de l’auteure.
Pour autant sa sortie rocambolesque n’est pas un incident isolé au Sénégal, où la compréhension, la solidarité envers les présumées victimes est à géométrie variable. On a entendu Iran Ndao, prêcheur religieux, qui a pignon sur rue, affirmer que mademoiselle Dione n’aurait pas vécu ce “viol présumé” si elle était restée sagement chez elle et n’avait pas concouru dans cette foire de l’exhibitionnisme que serait Miss Sénégal. Comme si le cadre familial n’était pas le lieu de beaucoup d’agressions sexuelles !
Néanmoins, cette sortie est ô combien révélatrice de la perception que l’on a en général des victimes de viol dans certains milieux où l’on en arrive même à établir des critères sur la bonne et la mauvaise victime.
Ainsi après le meurtre horrible de Binta Camara, beaucoup mettaient en avant la pudeur du port vestimentaire de la jeune fille pour mieux condamner l’acte.
Alors que d’autres victimes doivent toujours vivre avec une certaine forme de sentiment de culpabilité, insufflée par l’opinion, à cause de leurs tenues ou de leurs mœurs. Pour autant, si un viol est avéré, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise victime. Il y a des victimes tout simplement. Qu’elles soient Miss comme Ndèye Fatima Dione ou employée dans un salon de massage comme Adji Sarr, elles ont droit à la protection et au respect dues aux présumées victimes. À la justice, in fine, de faire son travail en toute transparence.
Notons, quand même, que le terme culture du viol est une réalité au Sénégal. Par cette expression, certains pensent qu’il revient à dire que tous les hommes sont des prédateurs sexuels en puissance. La culture du viol, c’est quand on excuse les violeurs ou que l’on minimise le statut de la victime sous différents prétextes, par l’habillement et le mode de vie par exemple, comme c’est souvent le cas au Sénégal. Cette forme de délégitimation des victimes n’est pas que l’apanage des hommes, mais aussi des femmes. En 2011, déjà, la ministre de la Femme et de la Famille, Aida Mbodj déclarait lors du vote du budget de son département au Parlement : “les filles sont de plus en plus des dévergondés et nous remarquons que le taux de viol augmente davantage”. C’était, certes, il y a dix ans, et les mentalités ont évolué comme l’atteste le vote de la loi criminalisant le viol, n’empêche la parole des victimes n’est pas suffisamment respectée à sa juste valeur.
Un travers dangereux qui pousse beaucoup de jeunes filles à subir les assauts de leurs bourreaux en silence alors qu’il est nécessaire sur ces questions de libérer la parole.
Heureusement, néanmoins, qu’il y a une nouvelle génération de militantes engagées déterminées à ne pas se laisser clouer le bec par le conformisme et le machisme ambiant.
LE CORPS D’UN PRÉSUMÉ HOMOSEXUEL REFOULÉ DU CIMETIÈRE
Âgé d’une vingtaine d’année, A.S Diagne est décédé samedi dernier à Mbour.
Âgé d’une vingtaine d’année, A.S Diagne est décédé samedi dernier à Mbour.
Sa famille a alors décidé de l’enterrer au cimetière "Bakhiya" de Touba.
Alerté de l’arrivée de la dépouille d’un présumé homosexuel, les responsables de la dahira Moukhadimatoul khidma ont vite diligenté le renvoi du corps vers son lieu de provenance.
D’ailleurs pour s’assurer du respect de la mesure, les éléments du Dahira Moukhadimatoul khidma ont escorté la dépouille de A.S Diagne jusqu’à la sortie de Touba.