Ou bien le sieur Anthony Blinken est borgne ou bien il se fiche éperdument de notre gueule. A moins qu’il ait voulu faire dans la diplomatie dès lors qu’il invite le Chef à continuer à protéger les libertés et à offrir des espaces d’expression aux différentes opinions. Toutes choses qui font défaut dans ce charmant pays où le Chef ne cesse de bander les muscles face à son opposition. Déjà qu’il se prépare à la guerre, dotant ses forces de répression de toute la logistique nécessaire pour mater tout esprit récalcitrant qui ne penserait pas comme lui. Et suprême idiotie, ses préfets sont en train de défier la Justice poussés en cela par un ministre, lui-même de la magistrature. Dans une situation pareille, faire signer une charte de la nonviolence à l’opposition, c’est insulter l’intelligence des gens ou carrément se suicider et laisser un large boulevard à ces gens sans loi ni foi qui laissent leurs milices bastonner d’honnêtes citoyens dont le seul tort est de ne pas penser comme eux. Cette charte, donc, nous parait être de la foutaise. Ni plus ni moins. Ses initiateurs savent bien qui use et abuse de la violence. Ils savent également que ce n’est pas une signature qui garantirait la paix. Sinon, le monde dans lequel nous vivons serait un paradis. Ne pas signer ne fait pas non plus de ceux qui refusent de parapher cette charte attrape-nigauds ou piège à cons des va-t-en guerre face à un pouvoir arrogant qui use de duplicité et dont les actes vis-à-vis de son opposition ne sont jamais sincères. Cette charte, c’est du foutage de gueule. Ce serait mieux de ne pas la signer que de faire dans la duplicité. Vouloir faire croire maintenant que ceux qui refusent de signer ce bout de papier font l’apologie de la violence, c’est prendre les gens pour des idiots La seule charte de la non–violence qui vaille, passe par un véritable Etat de droit. Ce qui est loin d’être le cas, quoiqu’en pensent les flagorneurs du Chef. KACCOOR BI
LE KHALIFE DES NIASSENE AU PALAIS
Le Khalife des Niassène, Serigne Cheikh Mahi Ibrahima Niasse, a été reçu hier par le président de la République au Palais. Accompagné d’une forte délé- gation, le Khalife des Niassène en séjour à Dakar a profité de cette audience pour renouveler son appel à la paix et à un Sénégal prospère. Le guide religieux a aussi remercié le président de la République pour son appui constant dans les multiples projets de la cité religieuse de Kaolack. Il a aussi tenu à magnifier la gouvernance du Sénégal sous Macky Sall. L’audience d’hier était la deuxième rencontre entre les deux hommes puisque le samedi, le chef de l’Etat avait fait le déplacement jusqu’à la résidence dakaroise du guide religieux pour une première rencontre chaleureuse entre eux. Outre ses fidèles venus en masse pour le rencontrer, le Khalife des Niassène Serigne Cheikh Mahi Ibrahima Niasse a reçu nombre de responsables politiques comme le maire de Dakar Soham Wardini, le maire de Mermoz Barthélémy Dias, le député Déthié Fall.
BATAILLE DE FATICK LA COALITION ANDU NAWLE ENREGISTRE LES RALLIEMENTS MASSIFS DE REWMI, AVENIR SENEGAL BUNU BEUGUE
La bataille de Fatick aura bel et bien lieu lors des prochaines élections locales et le ministre- maire Matar Ba aura du souci à se faire au vu des ralliements massifs enregistrés ce week-end en direction de la coalition présidentielle dissidente Andu Nawle animée par plusieurs Pca et l’ancien directeur des Sé- négalais de l’extérieur, l’ambassadeur Sory Kaba. Ce week-end Andu Nawle avec à sa tête Mamadou Camara, Pca de l’Ancar, a enregistré les ralliements massifs du Rewmi d’Idrissa Seck et des responsables d’Avenir Sénégal Bunu Beugue en sus des femmes regroupées au sein des groupements de promotion fé- minine. En l’absence du coordonnateur Matar Ndoumbé Diattara, le Docteur Sandéné Diouf de Rewmi a animé une conférence de presse pour remercier le parti Rewmi avec à sa tête le Président Idrissa Seck. Des remerciements également à l’endroit de son excellence M. Macky Sall pour la confiance et le compagnonnage sincère et sans faille avec Idrissa Seck. À Fatick, ce sont les responsables de Rewmi de la première heure qui ont rallié Andu Nawlé, à en croire Dr Diouf. «C’est ce qui fait le charme des élections locales car chacun peut partir avec celui qui lui convient et après on se retrouve sur l’essentiel. A l’occasion de ces investitures, le président Idrissa Seck avait donné carte blanche au président Macky Sall pour le choix des candidats et pour cela il a même décidé de ne pas déposer de caution pour son parti pour le mettre à l’aise. A nous il nous avait instruit d’aller avec le candidat de confiance désigné.» C’est compte-tenu de toutes ces contingences que le Rewmi de Fatick a porté son choix sur Andu Nawlé. Lors des investitures, Rewmi avait constaté un manque de considération notoire de la part de certains mandataires envers le parti d’Idrissa Seck. Résultat : pas d’investis tant au niveau communal qu’au niveau départemental au sein de Benno Bokk Yaakar. C’est la raison pour laquelle Rewmi a senti l’obligation de sortir et de prendre position pour assurer une participation effective de ses militants du côté de la mouvance présidentielle dont la coalition Andu Nawlé est membre. Il s’agit de travailler à faire gagner le meilleur candidat pour la ville de Fatick. Outre Mamadou Camara Pca de l’Ancar, Andu Nawlé est composé des Pca Cheikh Tidiane Dieng (Prodac), Sémou Diouf (Aprosi), du consul du Sénégal à Marseille, Malick Wade Gueye, sans oublier le député de la mouvance présidentielle Fada Diene.
GESTION DU GAZ DES DEPUTES DU SENEGAL ET LA MAURITANIE VEULENT UNE REUSSITE COLLEGIALE
Si ailleurs les ressources naturelles sont la cause de conflits, le Sénégal et la Mauritanie veulent éviter à tout prix ce scénario. Le bon Dieu a fait que les deux pays partagent non seulement des frontières, des relations historiques (St-Louis fut la capitale de la Mauritanie), mais aussi et surtout ils partagent le pétrole et le gaz. Alors que se profilent en 2023 les premières productions gazières du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) situé en eaux profondes à la frontière des deux pays, entre Dakar et Nouakchott, on réfléchit à la mise en place d’un Fonds d’investissement commun. Des dé- putés des deux pays réunis en réseau parlementaire ont demandé ce 20 novembre lors d’un atelier à Nouakchott que les deux pays mutualisent leur capital pour investir dans ce projet. Il faut rappeler que le projet GNL est dé- veloppé conjointement par BP, Kosmos Energy, la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen) et la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMHPM). Prévu pour être développé par phases, le projet de GNL Greater Tortue Ahmeyin produira jusqu’à 10 millions de tonnes de GNL par an. En tout cas pour les députés des deux pays, le Sénégal et la Mauritanie ont l’obligation de réussir une gestion collégiale.
PECHE UNE GOUVERNANCE LAMENTABLE
« La gouvernance des pêches, de façon générale, est dans une situation alarmante ». Le constat est fait par la coordonnatrice des projets gouvernance des pêches du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), Dr Khady Diouf, face à la presse, ce lundi 22 novembre. Le PRCM, créé en 2003, est une coalition d’acteurs travaillant sur les problématiques de la Zone côtière et marine (ZCM) ouest-africaine, et intervenant dans sept pays : Mauritanie, Cap Vert, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée et Sierra Leone. « Les conditions qui doivent permettre d’aller vers cette bonne gouvernance des pêcheries ne sont pas là, a expliqué la juriste environnementaliste. Parmi ces conditions, il y a celles juridiques et institutionnelles qu’il faut renforcer. Il y a aussi tout ce qui est cadre de concertation pour abriter le dialogue politique. Il y a des capacités qu’il faut renforcer à tous les niveaux pour pouvoir permettre à ces cadres-là de mieux fonctionner. » Nous avons aussi un autre élément qui est extrêmement important, a-telle poursuivi. C’est les connaissances en matière de recherches. On ne peut pas gérer quelque chose qu’on ne connait pas. Pour pouvoir avoir une maî- trise du potentiel exploitable et de tous les facteurs qui doivent entrer en jeu, pour pouvoir mener une gestion durable des ressources halieutiques, il faut des données scientifiques. Cela veut dire que nous devons renforcer nos chercheurs mais aussi il faut aussi ‘’capaciter’’ les acteurs de telle sorte qu’ils puissent aussi produire leurs propres données. Ce qu’on appelle les connaissances locales qu’il faut valoriser dans le processus de prise de décisions. » Aussi, parmi les leviers à actionner pour un « changement de comportement qui va booster la bonne gouvernance », la recherche de transparence a été évoquée. Là, le Sénégal doit faire des efforts.
CHAQUE SENEGALAIS CONSOMME 29 KG DE POISSON ANNUELLEMENT
Au Sénégal, la consommation annuelle de poisson, par habitant, est de 29 kg, soit deux fois la consommation moyenne de la sous-région. C’est-à-dire trois fois la consommation, par habitant, en Guinée et huit fois celle établie en Mauritanie. Des chiffres révélés par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), qui avec ses partenaires, a tenu une rencontre sous le thème : « renforçons la gouvernance des pêches », ce lundi 22 novembre à Dakar. Pour rappel, la journée mondiale de la Pêche a été célébrée dimanche. La pêche constitue un secteur clé de l’économie sénégalaise. L’activité emploie plus ou moins 600 000 personnes, d’après le PRCM. Mais, le secteur est confronté à un « éventail de contraintes » : « en 2012, le Sénégal a enregistré une perte de 300 millions de dollars, soit 3,2% de son PIB, due à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Même si le pays a, depuis, déployé des efforts considérables en se dotant d’une nouvelle loi, d’un plan d’action national pour la lutte contre la pêche INN, validé en 2015, et de ressources opérationnelles, les activités liées à la pêche illicite demeurent endémiques. » Par ailleurs, « la situation est particulièrement préoccupante dans la mesure où les stocks de démersaux côtiers (poissons d’eau profonde) à forte valeur marchande (principalement destinés à l’exportation) sont pleinement exploités voire surexploités. La pression sur les espèces consommées localement (les petits pélagiques) continuent de s’accroître en raison de la hausse des exportations de ces espèces, ce qui fait peser un risque majeur de pénurie d’approvisionnement sur le marché local ».
CONSEIL SUPERIEUR DE LA MAGISTRATURE, LES MUTATIONS PHARES
Plusieurs mesures ont été prises lors du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) tenu ce lundi 22 novembre 2021. Les plus saillantes sont le remplacement de Serigne Bassirou Guèye, finalement détaché à la Présidence de la République.
IGFM - Plusieurs mesures ont été prises lors du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) tenu ce lundi 22 novembre 2021. Les plus saillantes sont le remplacement de Serigne Bassirou Guèye, finalement détaché à la Présidence de la République. Le défunt Doyen des juges, Samba Sall, est aussi remplacé. L’ancien Procureur, Ousmane Diagne, revient aux affaires et Souleymane Téliko a été muté à Tamba.
Plusieurs décisions ont été prises lors du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) ce lundi.Oumar Maham Diallo, précédemment président de chambre à la Cour d’appel de Ziguinchor, a été promu Doyen des juges en remplacement de Samba Sall, décédé.
Ancien juge au tribunal de grande instance hors classe de Dakar, ancien conseiller à la Cour d’Appel de Dakar, ancien président du tribunal du travail de Kolda, Oumar Maham Diallo a été juge du 3e cabinet au tribunal régional de Dakar.
Né le 09 décembre 1967 à Dakar, Oumar Maham Diallo fait partie de la promotion «Doudou THIAM» du Centre de formation judiciaire sortie en 1998. Il est de la même promotion que Yakham Lèye, Cheikh Bamba Niang, Maguatte Diop (l’ancien président de l’Union des magistrats Sénégalais), Moustapha Ka et Demba Traoré.
Le Procureur Serigne Bassirou Guèye est lui-aussi remplacé par Amady Diouf, président de chambre à la Cour d’appel de Dakar.
Ousmane Diagne, celui qui a été remplacé au parquet de Dakar par Serigne Bassirou Guèye, est nommé Procureur général près la Cour d’appel de Dakar. Il remplace Lansana Diaby. Ce dernier devient Premier avocat général près la Cour suprême.
L’ancien président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Souleymane Téliko, précédemment président de chambre à la Cour d’appel de Thiès, est muté à Tamba où il va occuper le même poste.
Plusieurs autres décisions individuelles ont été prises.
MACKY CHAMBOULE TOUT À LA MAGISTRATURE
Après deux années «blanches», le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est réuni hier, lundi 22 novembre 2021
Après deux années «blanches», le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est réuni hier, lundi 22 novembre 2021. D’importantes décisions ont été prises à l’issue de cette rencontre tant attendue, notamment par les magistrats sénégalais. Ainsi, Serigne Bassirou Gueye a quitté le Parquet de Dakar pour la Présidence de la République, l’ancien président de l’Union des magistrats sénégalais (UMS), Souleymane Téliko, est envoyé à Tamba et le poste du Doyen des juges est revenu à Oumar Maham Diallo, qui succède à feu Samba Sall, sept (7) mois après le rappel à Dieu de ce dernier.
SERIGNE BASSIROU GUEYE QUITTE LE TRIBUNAL DE DAKAR, POUR LA PRESIDENCE
Serigne Bassirou Gueye n’est plus Procureur de la République près le Tribunal de Gandre Instance Hors Classe (TGIHC) de Dakar. Il est remplacé par le Premier président de la Chambre d’accusation, Amady Diouf. La décision a été prise lors du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui s’est réuni hier, lundi 22 novembre 2021, au Palais de la République. Le désormais ancien Procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye, est en détachement au Palais de la République. Ainsi, il quitte le Parquet de Dakar, après sept (7) années de présence marquées par des dossiers chauds et mettant en cause surtout des acteurs politiques. Les affaires Khalifa Ababacar Sall, Ousmane Sonko, Aïda Ndiongue ou encore Alioune Sall sont parmi tant de dossiers qui ont mis Serigne Bassirou Gueye au-devant de l’actualité. Des célébrités comme le défunt artiste Thione Ballago Seck ou l’activiste Guy Marius Sagna ont eu à faire avec lui dans le cadre d’enquêtes judiciaires. Serigne Bassirou Gueye est arrivé au parquet en 2014. Sorti du Centre de formation judicaire en 1998, il a gravi les échelons avant son arrivée au Parquet. Il a été Substitut du Procureur de Dakar, Procureur de Tambacounda, auditeur à la Cour Suprême, Substitut général à la Cour d’Appel de Dakar et Conseiller technique n°1 du ministre de la justice d’alors, Aminata Touré.
PARQUET GENERAL PRES DE LA COUR D’APPEL DE DAKAR : Ousmane Diagne succède à Lansana Diaby
Le Procureur Général près de la Cour d’Appel de Dakar, Lansana Diabé Siby, a lui aussi quitté son poste. C’est l’ancien Procureur de la République, Ousmane Diagne, qui a hérité du Parquet général. Le nouveau Procureur Général près de la Cour d’Appel de Dakar a été aussi Procureur de la République par intérim près le Tribunal régional de Kaolack, Procureur de la République adjoint près le Tribunal régional Hors Classe de Dakar par intérim. Il fut également ancien Avocat Général près la Cour suprême. Lansana Diabé Siby devient, quant à lui, le Premier Avocat Général près la Cour suprême.
ENGAGÉ DANS LA POLITIQUE : Oumar Boun Khatab Sylla détaché pour 3 ans
Le Directeur de la société de transport public Dakar Dem Dikk (DDD), magistrat de formation, a bénéficié d’une disponibilité de 3 ans. Le président du mouvement Valeurs, qui soutient la politique du président Macky Sall, est souvent accusé par les politiques d’avoir fait fi des règles établis par sa profession en s’engageant dans la politique. Pour rappel, il avait annoncé sa candidature à la mairie de Louga, avant de se retirer. Dans sa carrière judiciaire, Oumar Boun Khatab Sylla a été affecté, tour à tour, au Tribunal de Guédiawaye, puis à Louga et enfin à Matam où il occupait les fonctions de Juge d’Instruction, jusqu’en 2015, année à laquelle il a été nommé Conseiller technique du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, puis chef du Bureau des Affaires juridiques du même ministère. Il fut ancien directeur du Petit train de banlieue (Ptb).
TELIKO ENVOYE A TAMBACOUNDA
Al’issue de la réunion du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) d’hier, lundi 22 novembre 2021, l’ancien président de l’Union des magistrats sénégalais (UMS), a été affecté à Tambacounda. Le compte rendu de la réunion du CSM signale qu’il quitte la Présidence de Chambre de la Cour d’Appel de Thiés pour celle de Tambacounda. Sanction ou simple affectation, la mutation suscite des questions, si l’on sait que Souleymane Téliko a toujours porté un combat pour une autre gestion de l’appareil judiciaire, l’indépendance de la Justice et de la carrière des magistrats. Pour rappel, ses deux mandats à la tête de l’UMS ont été marqués par son engagement pour l’indépendance de la Justice, avec le retrait de l’exécutif du CSM. L’idée qu’il a toujours défendue est qu’une bonne marche de la justice ne peut aller de pair avec la présence du président de la République et de son ministre de la Justice dans le Conseil supérieur de la magistrature. La plaidoirie de Souleymane Téliko a toujours été aussi l’ouverture du Conseil supérieur de la magistrature à d’autres entités de la société telles que les universitaires et la société civile. La dépendance directe du parquet du ministère de la Justice fut parmi les griefs de l’ancien président de l’UMS. L’avancement dans la carrière du magistrat devrait aussi dépendre des pairs et non d’une quelconque autorité politique, trouvait-il.
YAYA AMADOU DIA PROMU
Le magistrat Yaya Amadou Dia est nommé Substitut Général près la Cour d’Appel de SaintLouis. En août dernier, Yaya Amadou Dia, alors Conseiller à la Cour d’Appel de Kaolack, avait rédigé une lettre pour s’attaquer au Premier président de ladite Cour, à qui il reprochait, entre autres, la corruption et des décisions non conformes à la justice. Son collègue et protagoniste, Ousmane Kane, avait été blâmé par le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), pour la conférence de presse qu’il avait tenue, en réponse aux attaques. Le différend entre ces deux magistrats avait poussé le ministère de la Justice à saisir l’Inspection générale de l’administration de la justice (Igaj).
DOYEN DES JUGES Oumar Maham Diallo hérite du fauteuil
Oumar Maham Diallo est le nouveau Doyen des Juges d’Instruction. Il prend le poste jusquelà inoccupé, après le décès, en avril dernier, du Doyen des Juges Samba Sall. Oumar Maham Diallo devient Doyen des Juges dans un contexte marqué par l’ouverture prochaine de la campagne pour les élections locales dont l’un des protagonistes, Ousmane Sonko, a un dossier pendant devant la justice, notamment le cabinet dont il hérite. Des publications parues dans la presse avait fait du poste une hantise des magistrats, à cause de ce dossier.
REUNION DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA MAGISTRATURE
Les autres mesures individuelles Suite à la réunion du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) hier, lundi 22 novembre 2021, d’autres mesures individuelles ont été prises. Ces décisions du CSM, c’est aussi la nomination d’un nouveau président au Tribunal de Grande Instance Hors Classe (TGIHC) de Dakar, en la personne de Abdoulaye Ba. Il était précédemment président de Chambre à la Cour d’Appel de Dakar.
AVANCEMENT AU CHOIX DE MAGISTRATS
L’autre mesure phare du CSM, c’est également l’avancement au choix de magistrats. Ainsi, Amadou Bal, est titularisé à l’emploi de Directeur des Affaires Criminelles et des Grâces, avec maintien à son poste actuel d’affectation. De même, 18 magistrats ont accédé à la catégorie Hors Hiérarchie. Les magistrats de la promotion 2007 (Falilou Mbaye et autres, et El Hadji Birame Faye, Conseiller référendaire à la Cour suprême, accèdent au 1er Grade ; 1er Groupe, 4ème Echelon, Indice 3837. Quant aux magistrats de la promotion 2009 (Adji Mame Bousso Guèye et autres), ils accèdent au 1er Grade, 2ème Groupe, 3ème Echelon, Indice 3600. Au même moment, les juges suppléants de la promotion 2018 sont titularisés. Ils sont au total 35 juges concernés par la décision. En ce qui concerne les détachements, Ibrahima Sambe, précédemment président du TGIHC de Dakar, est détaché auprès de l’Autorité de Régulation des Marchés Public (ARMP). Serigne Bassirou Guèye, précédemment Procureur de la République près le TGIHC de Dakar, est détaché à la Présidence de la République.
LE JUGE NGOR DIOP A L’AGENCE JUDICIAIRE DE L’ETAT
Babacar Ngor Diop, précédemment juge au TGI de Fatick, est détaché auprès du ministère des Finances et du Budget, pour servir à l’Agence judiciaire de l’Etat. Alors président par intérim du Tribunal d’Instance de Podor, Ngor Diop, avait occupé les devants de l’actualité il y a quelque mois, suite à sa mutation, sans sa demande, à la Cour d’appel de Thiès comme Conseiller, suite à son refus de libérer un dignitaire religieux détenu dans son champ de juridiction, Podor.
SANGOLE FALL RESTE A LA COUR DE JUSTICE DE L’UEMOA
En outre, à l’issue du CSM, il est renouvelé la position de détachement de Sangolé Fall, auprès de la Cour de Justice de l’Union Economique Ouest Africaine, pour servir en qualité d’auditeur professionnel. En fin, deux magistrats sont mis en position de disponibilité, pour trois (3) ans. Il s’agit Omar Bounkhatab Sylla, actuel directeur de la société de transport public Dakar Dem Dikk (DDD), et Moustapha Djitté.
CES OBSTACLES A LA BONNE GOUVERNANCE DES PECHES AU SENEGAL
Insuffisance de conditions juridiques et institutionnelles, inefficacité des cadres de concertation, manque de données scientifiques
Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Pêche, le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) et ses partenaires ont organisé hier, lundi 22 novembre, un panel portant sur le thème : « Renforçons la gouvernance des Pêches ». A cette occasion les acteurs du secteur sont revenus sur les aspects qui freinent cette gestion durable des pêcheries au Sénégal.
La gouvernance des pêches, d’une façon générale, est dans une situation alarmante. Ce constat a été fait par Dr Khady Diouf, coordonnatrice du projet gouvernance des pêches au partenariat régional pour la conservation des zones marines côtières en Afrique de l’Ouest (Prcm). Elle intervenait hier, lundi 22 novembre, lors d’un panel organisé par le Prcm et portant sur le thème : « Renforçons la gouvernance des pêches ». Selon elle, les conditions permettant cette bonne gouvernance dans le secteur ne sont toujours pas réunies au Sénégal. « Il y a les aspects juridiques et institutionnels qu’il faut renforcer.
Les cadres de concertation pour appuyer le dialogue ne sont pas efficaces. Il y a également le manque de données scientifiques. Pour pouvoir mener une gestion durable des ressources halieutiques, il faut des données scientifiques. Donc nous devons renforcer nos chercheurs et outiller les acteurs de telle sorte qu’ils puissent produire leurs propres données, c’est ce qu’on appelle les connaissances locales. Donc quand on a tout cet ensemble, cela peut aider à changer les comportements à tous les niveaux. Ce qui va bosser la bonne gouvernance des pêcheries », a-t-elle fait savoir.
Pour lutter contre la pêche non réglementée et non déclarée (Inn), un dispositif de surveillance a été mis en place par la direction de la protection et des surveillances des pêches au Sénégal. « Le secteur de la pêche joue un rôle important dans le développement socioéconomique de notre pays. Pour que ce secteur continue à jouer ce rôle, il faut que toute entrave contre la pêche durable soit combattue. Parmi ces risques, il y a les mauvaises pratiques de pêche.
Cette lutte a lieu au niveau de deux segments différents, à savoir la pêche industrielle qui est mieux maitrisée et la pêche artisanale avec une distribution géographique assez large. Pour ce qui est de la pêche industrielle, il y a un seul port où les bateaux viennent débarquer. Il y a un dispositif en place avec une brigade de veille portuaire qui fonctionne 24 heures sur 24 avec des équipements qui nous permettent de suivre les entrées des navires », a indiqué Ousmane Niang, point focal de la direction de la protection et de la surveillance des pêches pour le projet Gps.
Dans cette dynamique, il ajoute que la direction de la protection et de la surveillance des pêches entretient des relations fonctionnelles avec la marine nationale qui a acquis ces dernières années des patrouilleurs très performants. « Nous avons également des censeurs qui sont des outils de géolocalisation des navires. Dans la réglementation sénégalaise, il est obligatoire pour tout navire de disposer de cette balise avant d’opérer pour des activités de pêche.
Pour les navires étrangers, nous avons Ais (Automatique identification système), un outil qui permet de géo localiser les navires, de s’interroger sur l’historique de ces navires à travers les cinématiques. Si nous nous basions sur nos connaissances techniques, nous pourrions savoir si de réelles suspicions pèsent sur un navire donné par rapport à des activités de pêche illicite », a-t-il conclu.
RAID A LA CITE DES TRAVAILLEURS DU PORT, UNE VINGTAINE DE MAISONS SACCAGEES
Les habitants de la cité des travailleurs du port de Diamniadio ont été surpris et choqués par la visite inopinée d’assaillants qui ont saccagé une vingtaine de maisons et détruit des voitures devant les maisons
C’est une véritable furie que des assaillants ont déversé sur les habitants de la cité du Port. Ces visiteurs ont saccagé une vingtaine de maisons et cassé des voitures. Les habitants réclament une brigade de gendarmerie pour leur sécurité. Le directeur général du Port a rendu visite aux victimes.
Les habitants de la cité des travailleurs du port de Diamniadio ont été surpris et choqués par la visite inopinée d’assaillants qui ont saccagé une vingtaine de maisons et détruit des voitures devant les maisons. Ces attaques, selon les témoignages des victimes, sont le fait de quelques habitants venus de Dougar qui réclament un droit ancestral sur le site. Après leur passage, les assaillants ont laissé derrière eux un spectacle de désolation.
Plus d’une vingtaine de maisons ont été mises à sac par des assaillants qui ont menacé les occupants de mort. Ils leur ont intimé l’ordre de quitter les lieux, terres de leurs ancêtres. L’intervention de la brigade de gendarmerie a permis de sauver la situation et de faire revenir un calme précaire car, dans leur repli, ils ont promis de revenir. D’ailleurs, une autre attaque a été déjouée par les hommes en bleu vers 03h du matin. Après le passage, des vitres cassées, des grilles défoncées et une voiture complétement caillaissée.
Selon une des victimes, c’est un groupe de gros bras qui ont pris d’assaut leurs logements pour, disent-ils, leur demander de quitter la zone. « Etant malade, j’étais à l’intérieur, n’eût été ma femme, je serais sorti et certainement me faire tuer par ces gens, qui étaient avec une vielle dame qui disait que ce sont les terres de nos ancêtres », témoigne M. Seydou Mbow, propriétaire de la villa n°610, dont la voiture a fait les frais de la furie des assaillants et qui dit avoir été obligé de faire évacuer ses enfants vers les Hlm Rufisque. Selon M. Mbow, il y avait dans le groupe des personnes d’un âge assez avancé. La famille Diagne a également reçu la visite des assaillants qui ont tout détruit sur leur passage laissant les enfants traumatisés par leur furie.
Dans cette maison, les vitres de la maison ont été cassées, les grilles de protection arrachées, la télévision à l’intérieur également cassée, sous le regard paniqué des enfants. Selon Mme Diagne, ces derniers ont crié pour implorer le pardon des envahisseurs. Mais en vain, ils ont reçu plutôt des menaces de mort. « On reviendra vous tuer, vous n’allez pas habiter ici, sortez de notre site, vous n’aurez jamais la paix ici », ce sont les propos qu’ils ont lancés, selon Mme Diagne. Jean Baptiste Bona est l’un des premiers à occuper son logement dans la phase 2, il a vécu les évènements et témoigne de leur violence. «Depuis que j’ai habité ici, il y a eu déjà quatre attaques. Mais celle d’hier était la plus violente. D’habitude, les attaques se limitaient à la phase 3 encore en chantier et où la maison de Mme Touré a été incendiée. On ne peut pas continuer de vivre dans cette atmosphère…Il nous faut une brigade de gendarmerie pour assurer notre sécurité ». Ces attaques semblent être le prolongement du conflit foncier qui a opposé les populations de Dougar et la société Peacok qui a vendu les maisons à la coopérative des travailleurs du Port.
Les populations continuent de contester la légalité des procédures d’acquisition de terrains qui s’inscrivaient dans le cadre du programme : « une famille un toit », lancé par le régime de l’ancien président en 2009. Elles arguent que les terrains attribués par décret à la société se trouvaient à Diamniadio et depuis, elles n’ont cessé de s’opposer au projet malgré que le tribunal a pris une décision favorable à Peacok. Et, selon Djibril Diop, responsable du service administratif de la société immobilière Peacok, tout est conforme et toutes les procédures pour l’acquisition du foncier ont été respectées. Mais les populations persistent dans leur opposition et mènent des actes de sabotage. Chaque fois, les promoteurs ont été obligés de recourir au service de la gendarmerie pour protéger les chantiers. Sur le site pour apporter son soutien aux travailleurs de la société du Port autonome de Dakar, le directeur général a lancé un appel aux populations de Dougar pour les sensibiliser et les inviter à « savoir raison garder ».
Aboubacar Sadikh Bèye promet d’aller à leur rencontre, en compagnie la société Peacok. Le directeur général du Port a promis également d’accompagner les victimes dans la prise en charge des dommages avant de souscrire à l’idée de l’installation d’une brigade de gendarmerie et la sécurisation d’un programme qui a coûté plus de 10 milliards de francs.
LOCALES 2022, BARTHELEMY DIAS ET COMPAGNIE PROMETTENT LA VIOLENCE TOTALE
Le meeting d’investiture des candidats de la coalition Yeewi Askan Wi à Dakar s’est tenu hier à Grand Yoff sous la présidence des principaux leaders de la coalition de l’opposition.
Le meeting d’investiture des candidats de la coalition Yeewi Askan Wi à Dakar s’est tenu hier à Grand Yoff sous la présidence des principaux leaders de la coalition de l’opposition. Devant une foule nombreuse de militants et de sympathisants et en présence des 19 candidats de Yeewi Askan Wi à Dakar, Barthélemy Dias a promis de continuer l’œuvre de son prédécesseur Khalifa Sall, afin de redonner à Dakar son lustre d’antan.
La foule des grands jours s’était donné rendez-vous, hier, sur le terrain de Khar Yalla sis Route du Front de terre, pour le meeting d’investiture des candidats de la coalition Yeewi Askan Wi à Dakar. Au son des tambours et des sifflets, les militants et sympathisants de cette coalition de l’opposition ont pris d’assaut, en fin d'après-midi, les lieux. Ainsi, c’est dans un vacarme assourdissant que les principaux leaders de la coalition parmi lesquels on peut citer Khalifa Sall, Ousmane Sonko, Déthié Fall, Malick Gakou et Cheikh Youm (PUR), ont rejoint la tribune officielle drapée aux couleurs de la coalition mauve et vert. Sous bonne escorte, les principaux leaders ont bien eu du mal à se frayer à travers l'assistance bigarrée et colorée.
L’ambiance, à son comble, les pancartes et drapeaux étaient de sortie pour saluer les différents intervenants : représentants les 19 autres candidats investis dans les communes, les représentants des femmes et des jeunes de YAW qui se sont relayés au micro. Sous les cris de l’assistance, les différents intervenants ont appelé les militants et les Dakarois à la mobilisation pour faire triompher les principes de transparence, de bonne gestion et de solidarité qui sont le socle du programme de la coalition Yeewi Askan Wi.
Barth pour continuer l’œuvre de Khalifa Sall à la ville de Dakar et défie le régime de Macky Sall
Prenant la parole, le candidat de la coalition pour la Ville de Dakar a affiché sa détermination et son engagement à assurer la victoire de la coalition, au soir du 23 janvier 2022. Pour cela, le maire de Mermoz-Sacré-Cœur compte se mettre dans les pas de son prédécesseur Khalifa Sall, dévoilant au passage une ébauche de son programme pour la ville de Dakar. « J’exprime toute ma reconnaissance envers les leaders de la coalition YAW qui ont porté leur choix sur moi. Je m’engage à relever ce défi avec courage et sérénité, pour qu’enfin on puisse réinventer Dakar et le rendre plus attractif. En outre, je m’engage aussi à renforcer les programmes de Khalifa Sall. De ce fait, nous allons rénover les lycées, adapter nos structures de santé, améliorer le cadre de vie, développer les structures sportives et les carrefours culturels. Nous allons ainsi privilégier les approches innovantes en matière de gestion locale pour soulager les difficultés des Dakarois », déclare-t-il sous les applaudissements de la foule en extase.
Poursuivant son propos, l’ancien parlementaire invite ses camarades à faire preuve de dépassement et d’oublier de possibles ressentiments qui peuvent découler de la campagne d’investitures. « Le temps des investitures est dépassé maintenant et est venu le temps de l’unité. Yeewi Askan Wi est venu pour apporter le changement qui est en marche. Il n’y aura pas d’élection le 23 Janvier 2022, dans la mesure où, ça sera une simple formalité qui verra le triomphe de notre liste sur toutes les communes de Dakar. De ce fait, cette semaine, je compte me rendre dans les marchés, les mosquées et autres places publiques pour aller à la rencontre des Dakarois », soutient-il.
Sonko déchire la charte de non-violence du Cadre unitaire de l’islam
Auparavant le discours d’Ousmane Sonko a électrisé l’assistance. Le leader de Pastef a ainsi justifié le choix en la personne de Barthélemy Dias dont il a salué le courage et la sincérité de son engagement dans les différentes luttes de l’opposition sénégalaise. « Nous avons opté pour Barthélémy Dias, car nous savons que c’est un combattant qui sera toujours en première ligne dans toutes les luttes de l’opposition. En outre, on peut être aussi sûr qu’il ne cèdera pas aux sirènes du pouvoir, s’il venait à être élu maire », déclare-t-il d’entrée avant de vilipender les partisans de la non-violence qui, assure-t-il, ne servent qu’à faire le jeu du pouvoir.
« J’ai cru entendre que des médiateurs (ndlr : appel du Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal) ont pris comme initiative de faire signer à tous les acteurs politiques une charte de la non-violence, je vous rassure tout de suite je ne la signerai pas. D’après moi, la violence ne vient que d’un seul côté (ndlr : militants du pouvoir), l’opposition n’a jamais attaqué personne. Si on vous attaque, il faut riposter vigoureusement. Nous n’accepterons pas que des gens armés de gourdins et couteaux viennent nous agresser en toute impunité. Si quelqu’un vous menace d’un peu plus près, donnez-lui un coup de poing et si quelqu’un vous mord cassez-lui les dents », s’exclame -t-il.
En outre, l’ancien inspecteur des Impôts a aussi tenu à rassurer ses militants sur ses chances de triomphe à Ziguinchor, malgré les tentatives de déstabilisation et de reconquête de la Casamance « Le gouvernement a promis des ponts et des financements pour la Casamance, donc, d’une certaine manière, mes amis casamançais peuvent dire merci à Ousmane Sonko. Ils feront tout pour éroder notre assise à Ziguinchor. Mais, c’est peine perdue, si après les locales, le gouvernement comptabilise 25 pour cent à Ziguinchor, lors des locales, je ne m’appelle plus Ousmane Sonko », affirme-il.
Khalifa Sall : “Nous avons présenté, dans les 19 communes, des candidats de l’innovation et de rupture capables de rebâtir nos communes”
Pour sa part, Khalifa Sall est revenu sur l’importance de ce scrutin qui doit servir de dynamique pour enclencher une série de réformes démocratiques, républicaines et solidaires au profit de tous les Dakarois et plus largement les Sénégalaises. « Nous avons présenté dans les 19 communes des candidats de l’innovation et de rupture capables de rebâtir nos communes. Ils sont imprégnés de l’idée de bien gérer leur commune qui doit servir de tremplin pour la restauration de l’Etat de Droit et de la démocratie en 2024. Nous savons que Barthélemy Dias est un homme d’honneur et un patriote. Il possède la force de caractère qui fera de lui le défenseur infatigable des intérêts des dakarois. Nous avons foi en lui et nous lui faisons confiance pour redonner à Dakar la place qu’elle mérite dans le concert des villes du monde », déclare l’ancien maire de Dakar.
Ce combat de gladiateurs, a-t-il ajouté, n’a d’autres issues que la victoire le 23 janvier, afin de sauver notre démocratie. « Il nous faut gagner dans chaque commune, afin de promouvoir le changement à Dakar. La coalition YAW veut incarner cette dynamique pour solutionner les maux dont souffrent les Sénégalais », conclut-il.
DIGITALISATION DES OFFRES DE FORMATION, FREE CONNECTE L’UCAD
L’opérateur de téléphonie mobile Free va désormais assurer la fourniture d’outils informatiques ainsi que de forfaits aux étudiants et au personnel académique et administratif de l’Université Cheikh Anta Diop
L’opérateur de téléphonie mobile Free va désormais assurer la fourniture d’outils informatiques ainsi que de forfaits aux étudiants et au personnel académique et administratif de l’Université Cheikh Anta Diop. La cérémonie de signature de la convention de partenariat a eu lieu hier, lundi 22 novembre.
L’offre composée de tablettes et de forfaits devra permettre l’accès à la connectivité de tous, tout en facilitant les activités en ligne pour les enseignants et le suivi des cours à distance pour les étudiants. « Avec ce nouveau service d’accès à Internet, notre université pose ainsi les premiers jalons pour atteindre les exigences standard pour les institutions de même taille. L’Ucad, passant ainsi d’un débit Internet de 100 Mégabits par seconde à plus de 4000 Mégabits par seconde, règle définitivement la connectivité Internet haut débit pour les acteurs », a fait savoir le Recteur de l’Ucad, Ahmadou Aly Mbaye. Aussi, ajoutera-t-il, « l’Ucad a toujours placé le numérique au cœur de ses dispositifs de fonctionnement ».
Pour le Directeur général de Free Sénégal, Mamadou Mbengue, il s’agit par-là de permettre aux étudiants « d’apprendre plus facilement ». « C’est une grande joie d’être ici dans ce temple du savoir et de l’excellence pour magnifier l’éducation. Nous pensons que la technologie, lorsqu’elle est au service du plus grand nombre, est un outil incroyable pour assimiler les connaissances, partager les savoirs et développer les savoir-faire mais plus encore chez Free, nous sommes persuadés que toutes les innovations lorsqu’elles sont bien utilisées sont de formidables leviers d’épanouissement à la fois personnels, intellectuels », a indiqué Mamadou Mbengue. L’appel d’offre portant sur l’acquisition de tablettes et cartes pour les étudiants et enseignants avait été lancé le 8 avril dernier.
LES RETRAITES DE L'IPRES PLAIDENT POUR UN CHANGEMENT DE MODE DE PAIEMENT
Saint-Louis : En colère contre le retard de paiement de leurs pensions à la poste finances
Les retraités de l'Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) à Saint-Louis plaident pour un changement de mode de paiement ou à défaut, de revoir les choses avec la Poste Finances qui traine toujours dans le paiement de ses allocataires. C'est ce qu'a fait savoir le Président de l'Association des retraités de l'IPRES de la région de Saint-Louis, El Hadj Madiop Thiam qui regrette les difficultés auxquelles sont confrontés les retraités surtout les dames. Il en interpelle la Direction de l'IPRES afin qu'elle y apporte rapidement des solutions dans les brefs délais.
Le retard souvent noté dans le paiement des pensions de retraite au niveau de la Poste Finances est vivement décrié par les allocataires de l'IPRES de la région de Saint-Louis. Les amis de El Hadj Madiop Thiam, Président de l'Association des retraités de la ville tricentenaire dénoncent avec la dernière énergie les difficultés qu'ils endurent sans cesse au moment de percevoir leurs pensions de retraite. Ils exigent désormais un meilleur traitement de la part de la Poste Finances et plus de respect aussi de la part de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal.
D’ailleurs, ils invitent la Direction de l’IPRES à prendre ses responsabilités pour que cessent toutes ces tracasseries que subissent ses pensionnaires. "Ce qui se passe dans les bureaux de la Poste Finances de Saint-Louis est vraiment inadmissible. Les retraités de l'IPRES sont laissés, en files indiens sous le chaud soleil avec un manque de respect notoire. Il y a des allocataires qui effectuent de multiples allers et retours pour percevoir leurs pensions. D’autres allocataires passent parfois la nuit, sans être servis. Pour se payer, on leur sert des arguments fallacieux. Souvent on dit aux retraités qu’il n’y a pas d’argent, parfois c’est le réseau qui est en panne. Ce qui crée des situations très compliquées surtout chez les veuves et les orphelins. Qu’est-ce qui se passe réellement avec La Poste ? C'est la question que l'on se pose", a grogné El Hadj Madiop Thiam, Président de l'Association des retraités de l'IPRES de Saint-Louis. Ses camarades et lui sont très remontés contre les conditions de perception de leurs pensions de retraite et en interpellent la Direction de l'IPRES afin qu'elle prenne ses responsabilités pour solutionner cet épineux problème. «On dirait qu’on nous donne une aumône, alors que nous sommes venus récupérer notre dû, gagné dignement et durement à la sueur de notre front. Alors, pourquoi La Poste nous traite-t-elle de cette façon ? En tout cas, les retraités ne vont plus l’accepter», a-t-il martelé tout en se demandant pourquoi La Poste Finances refuse-t-elle d'honorer sa part du contrat signé avec l'IPRES. Certains allocataires, a-t-il déploré, restent jusqu’au 20 du mois sans percevoir leurs pensions.
En 2020, le Sénégal a enregistré 791 décès maternels. Les régions de Tambacounda et de Dakar sont les plus touchées.
Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Sédhiou, Kolda et Ziguinchor sont les six régions où il y a eu le plus de décès maternels, en 2020. C’est ce qui ressort du rapport de la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME). Au total, 791 décès maternels ont été enregistrés parmi lesquels 100 ont été notifiés à Tambacounda et 99 dans la région de Dakar, révèle le rapport. Quant à la mortalité infanto-juvénile, elle a connu une baisse très importante, passant de 72 pour 1 000 naissances, à 37 pour 1 000 entre 2012 et 2019. La mortalité néonatale a été de 21 pour 1 000 naissances vivantes en 2019. En 2020, il a été noté 3 721 décès néonataux.
Selon le directeur général de la DSME, Docteur Amadou Doucouré, l’espoir est permis, avec l’ouverture des établissements publics de santé de Kédougou, de Touba, de Sédhiou et de Kaffrine, avec un plateau technique relevé. Celui-ci a permis, aujourd’hui, dit-il, d’affecter des gynécologues à Kédougou et même des pédiatres.
Il a également évoqué la formation en cours de 27 médecins compétents et à partir de janvier 2022, de 44 techniciens en réanimation. Ce qui permettra, à son avis, d’ouvrir des blocs opératoires fermés. Il s’agit de Saraya, Goudiry, Dahra Djolof, Ngoudiry, Koumpentoum, Makacoulibantang, Poponguine, Kanel, Mékhé, Khombole, Foundiougne, Darou Mousty, Oussouye, Thionk Essyl, Ranérou. Il s’agira également de renforcer les blocs opératoires.
De l’avis du directeur de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OAS), dans la lutte contre la mortalité de la mère et de l’enfant, aucun pays de la sous-région n’a réussi à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement en santé de la mère et de l’enfant. Alors que, chaque jour, des femmes meurent en donnant la vie. Des enfants aussi décèdent. ‘’Le plan stratégique 2016-2020 que nous avons au niveau de l’OAS, donne une grande partie à la notion de recherche. Avec tout cela, nous allons améliorer quelque chose. Lorsqu’on va refaire le plan de notre sous-région, les résultats seront meilleurs’’, soutient le docteur Laurent Assogba.
Il constate que, dans l’espace, la recherche est le parent pauvre. Pour relever le défi, il faut nécessairement l’appui des autorités. ‘’Nous avons demandé qu’au niveau de la sous-région, les Etats puissent mettre la main à la poche. C’est une question de volonté politique. N’importe quel chef d’Etat de la sous-région peut le faire. Nous sollicitons Macky Sall pour qu’il demande à ses pairs de faire de la recherche une priorité dans notre sous-région’’.
Selon le médecin, tout ce qui constitue un frein à une meilleure santé est une préoccupation. ‘’Nous avons fait beaucoup d’exercices. Actuellement, nous devons partager tout ce qu’on a eu comme connaissances, pour essayer de voir ce que nous pouvons appliquer dans les pays, afin que la santé de la mère et de l’enfant soit une réussite et que nous n’ayons plus de décès’’, explique-t-il.