par l'éditorialiste de seneplus, serigne saliou guèye
JACTANCE IRRITANTE
EXCLUSIF SENEPLUS - Macky Sall donne le sentiment qu’il est tout le temps persécuté, blessé narcissiquement par ses opposants et tous ces Sénégalais qui ne s’éprennent pas de lui. En République, le moi est haïssable
Serigne Saliou Guèye de SenePlus |
Publication 19/11/2021
Dans l’histoire de l’humanité, quatre petits mots ou groupes de mots ont causé la perte de toute personne infatuée de soi-même ou imbue de son savoir, avoir ou pouvoir : moi, à moi, en moi, pour moi. Lorsque ces mots sont prononcés dans un sens qui hypertrophie l’ego, qui valorise l’amour excessif de soi, ils deviennent dévastateurs parce que reflétant la prétention, l’arrogance, le nombrilisme et l’égoïsme. Ces tares autolâtres sont toutes combattues par toutes les religions révélées qui détestent que l’individu s’auto-attribue une puissance que seul Dieu, l’Omnipotent, détient.
Satan, créé à partir du feu, a refusé de se prosterner devant le plérôme angélique Adam créé à partir d’argile sonnante. Dieu le maudit et le condamne jusqu’à la fin des temps. Le Pharaon de l’Exode a poussé la prétention jusqu’à prononcer ces propos rapportés dans le Coran, sourate (L'ornement) 43 Az-Zukhruf, verset 51 : « Ô mon peuple ! Le royaume de Misr ne m'appartient-il pas, n’est-il pas à moi, ainsi que ces canaux qui coulent à mes pieds ? N’observez-vous donc pas ? » Et dans la sourate 79 An Naziaat (Les Anges qui arrachent les âmes) verset 24, il prononce cette phrase qui défie la toute-puissance divine : « C’est moi votre Seigneur, le très-Haut ». Dans la sourate 28 (Al-Qasas), verset 39, Pharaon dit : « Ô notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l'argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu'au Dieu de Moïse. »
Dans le Pentateuque, Exode 5.1-13, Pharaon répondit à Moise et Aaron qui voulaient la libération des Israélites : « Mais qui est ce Seigneur ? Est-ce que je dois l'écouter, moi ? Non ! Je ne connais pas le Seigneur. Alors je ne vous laisserai pas partir ! »
Et comme châtiment, Pharaon et son armée, à la poursuite de Moïse et de son peuple, furent noyés dans les eaux de la Mer Rouge dont il prétendait être le propriétaire.
Si nous avons évoqué cette histoire révélée dans les textes sacrés, c’est pour rappeler au président Macky Sall la finitude de l’existence humaine, l’éphémérité de la puissance de l’homme, bref l'inévitabilité de la déchéance physique et de la mort. Ainsi, l’histoire de l’humanité enseigne que les orgueilleux, les prétentieux et les arrogants, qui pensaient être des substituts voire des dieux sur terre, ont perdu, en quelques secondes, leur pouvoir et leurs richesses qu’ils pensaient éternels.
Mais le pouvoir rend aveugle et sourd. Et en maintes occurrences, le chef de l’État, Macky Sall, a fait montre de surdité et de cécité dans des situations explosives qui requièrent la sérénité et la lucidité. Le 10 avril 2018, lors de la réunion du Secrétariat national de son parti, le président de l’Alliance pour la République (APR) avait dit ceci en guise d’avertissement à toute personne qui se serait opposé à son vital projet de loi sur le parrainage : « Le drame de cette opposition est que, lorsqu’ils étaient au pouvoir, ses tenants ne me connaissaient pas assez. Aujourd’hui, ils ne me connaissent pas toujours. Je suis un géologue de formation : je préfère observer puis agir, plutôt que de bavarder. Njitu-réew dou beuri wakh, mais je suis fondamentalement démocrate… Mais je suis le seul à décider... ». Un tel discours va-t-en-guerre détonnait avec celui qu’il avait émis quelques jours auparavant devant la société civile et chez les Layènes à Cambérène. « On peut être en désaccord avec un État, mais il y a une forme d’exprimer sa désapprobation…À tout moment, c’est de notre ressort de négocier avec les gens, calmer les esprits et être conscient que dans un pays, tout le monde ne peut être d’accord sur tout. Mais on doit pouvoir accepter de dialoguer sur l’essentiel, dans l’intelligence et la courtoisie. Au moins, une solution pourrait se dessiner, ou sinon recourir au droit et à la démocratie, en cas de désaccord », avait-il déclaré devant le représentant du Khalife des Layènes.
Lors des événements sanglants de mars dernier, glacialement apeuré, le président avait dit au peuple sénégalais sur un ton compassionnel : « Je vous ai entendu. Nous sommes une seule famille, unie par une histoire qui nous assigne un destin commun. » Ainsi en tant que régulateur, il avait joué la carte de l’apaisement et de l’unité d’un pays ensanglanté par plusieurs jours de violence mortifère.
Mais lors son séjour récent en France, devant des militants faussement excité et boursouflé par une horde de caudataires, le président Sall n’a pas hésité à renouer avec la rhétorique guerrière. « Personne ne peut m’intimider. Quand j’étais dans l’opposition personne ne pouvait le faire a fortiori aujourd’hui que je détiens tous les pouvoirs. » Et le plus fort de café, c’est que des vendeurs de vent écervelés, des frotte-manches creux du genre Mbaye Pekh sanctifient les larmichettes tristounettes du Roi Couard et le bouffissent pour le ragaillardir.
Sa jactance irritante à Marianne est une sorte de réplique mal ajustée aux leaders de Yewi Askan Wi (Yaw) qui, lors des événements du 10 novembre dernier, ont fait savoir à Macky que désormais s’il veut la paix, il l’aura mais s’il veut la guerre, ils sont prêts à en découdre avec lui. La réponse à Yaw aurait pu venir d’un responsable du Secrétariat exécutif national (Sen) de l’APR parce que Macky, en tant que président de tous les Sénégalais, doit transcender toutes les contingences partisanes.
En parlant sous ce ton faussement comminatoire, Macky, hypersensible et susceptible, externalise psychologiquement la peur interne qui l’étouffe. Aujourd’hui ses réactions à fleur de peau sont récurrentes à la moindre sortie de ses opposants. Toute insignifiance discursive le vexe, l’attriste et le choque. En manifestant régulièrement un manque de confiance en soi fragile et défaillante, un caractère paranoïaque, il donne le sentiment qu’il est de tout temps persécuté, blessé narcissiquement par ses opposants et tous ces Sénégalais qui ne s’éprennent pas de lui, qui ne le reconnaissent pas ou qui ne partagent pas sa vision politique.
Ces exactions discursives montrent que le chef suprême des armées boutefeu est prêt à en découdre avec ses opposants. La déclaration de Paris qui occulte mal le traumatisme d’une 3e candidature inconstitutionnelle est un casus belli en cette veille d’élections territoriales. Aujourd’hui abandonné par le peuple, Macky, nimbé de son égocentrisme monomaniaque, compte sur son administration territoriale, ses juges, ses experts numériques et ses forces de défense et de sécurité (FDS) pour remporter les locales et les législatives aux fins de s’ouvrir allègrement le boulevard d’une 3e candidature telle que vaticinée par son missi dominici Saleh. Les moyens de répression des FDS ont été renforcés au lendemain des événements de mars. Ce qui traduit dans son subconscient que la guerre entre lui, les opposants et tous les citoyens rétifs à une 3e candidature aura bien lieu.
En effet, un discours menaçant à la place de solutions appropriées est loin d’être digne d’un président de la République qui doit prendre de la hauteur et transcender certaines querelles de clocher, lesquelles ne font que creuser davantage ce fossé qui sépare pouvoir et opposition depuis 2012. On trouve paradoxal qu’un chef de l’État, qui appelle à une concertation pour une question qui concerne la stabilité du pays, manifeste sa colère à la moindre incartade et tient des propos déstabilisants. Si son appel de Yoff était sincère, quels que soient les mots fâcheux des opposants, Macky aurait joué la carte de l’apaisement et du dépassement mais dans le respect des lois de la République. Mais un tel comportement citoyen qui mène toujours vers un gentleman agreement avec ses opposants est fortement arrimé une culture de dialogue. Ce que Macky Sall n’a pas malheureusement. Dans l’entourage du président de l’APR, des faucons roublards concoctent, en réalité, des manœuvres funestes qui n’ont rien à voir avec les intérêts du pays. La seule chose qui les importe, c’est d’affiner des stratégies et tactiques pour présenter illégalement leur mentor à une 3e candidature.
En son temps, le président Abdoulaye Wade trop suffisant, n’hésitait pas à provoquer ses opposants qu’il qualifiait régulièrement de trouillards qui n’osassent pas l’affronter surtout quand ceux-là s’étaient mobilisés pour réaliser les Assises nationales. Quand le Prince a voulu imposer son projet de loi relatif à la dévolution monarchique du pouvoir, le peuple a sonné la révolte du 23 juin 2011 qui a fini par le faire abdiquer. Aujourd’hui Macky Sall, qui a été un des acteurs de second plan du 23 juin, semble avoir oublié la révolte de ce jour indélébile dans l’histoire politique du Sénégal.
Macky Sall louis-quatorzien se comporte comme un monarque doté de pouvoirs absolutistes. De plus en plus, on sent dans le discours et comportement présidentiel l’orgueil, l’égoïsme, l’égocentrisme, le culte hypertrophique du moi, la volonté tenace de domination de l'autre. En République, le moi est haïssable parce que c’est une chose publique partageable entre tous les citoyens. L’absolutisme développe l’égoïsme et refoule l’esprit public. Lorsque l’État est entre les mains d’un seul homme qui en dispose à son gré et ne laisse à ses concitoyens que le seul rôle d’obtempérer ou de se soumettre à ses desiderata, la Nation est en péril car les démocrates déterminés réprouveront toujours et violemment à ses projets politiques.
En République, ce sont les contradictions qui nourrissent l’essence de la démocratie et font le lit des plages consensuelles devant aboutir à des réformes acceptés par l’ensemble ou la plupart des acteurs politiques. Sans cet esprit républicain, aucune force policière ou militaire ne pourra arrêter la détermination des citoyens décidés à faire respecter les règles du jeu démocratique par tous les moyens possibles y compris par ceux de la violence.
LE PLUS GRAND LEAK D'AFRIQUE DÉVOILE LES SECRETS FINANCIERS DU CONGO
En cinq ans, la famille Kabila et ses associés ont détourné, avec la complicité de la BGFI, dont ils contrôlaient la filiale congolaise, au moins 138 millions de dollars des caisses de l’État
Les documents de « Congo hold-up », plus grande fuite de données d’Afrique, montrent l’enrichissement de Joseph Kabila aux dépens de ses concitoyens. Ils écrivent aussi une histoire de ce pays, où flux financiers expliquent intrigues politiques et réalités sociales.
C’est l’histoire d’un hold-up, dont le magot se compte en dizaines de millions de dollars. Les protagonistes ? Un chef d’État, Joseph Kabila, au pouvoir au Congo jusqu’en janvier 2019. Une banque privée, la BGFI. Un pays, la République démocratique du Congo (RDC), géant d’Afrique centrale dont le sous-sol regorge de minerais, mais dont les trois quarts des 100 millions d’habitants doivent vivre avec moins de deux dollars par jour.
Ce braquage historique serait sans doute resté inconnu sans la plus grande fuite de données sensibles d’Afrique : 3,5 millions de documents confidentiels issus de la BGFI, qui permettent de retracer le scénario du casse dans ses moindres détails.
En cinq ans, la famille Kabila et ses associés ont détourné, avec la complicité de la BGFI, dont ils contrôlaient la filiale congolaise, au moins 138 millions de dollars des caisses de l’État. Grâce à des factures douteuses, des jeux d’écriture comptable, des transactions antidatées et, surtout, grâce à une société-écran qui leur a permis de couvrir le tout (lire notre première enquête ici).
Il faut également y ajouter 33 millions de dollars déposés en liquide sur les comptes de sociétés contrôlées par Joseph Kabila et son premier cercle, et 72 millions de dollars d’origine inconnue qui ont transité par le compte de la Banque centrale du Congo à la BGFI. Soit un total de 243 millions de fonds publics et de fonds à l’origine suspecte encaissés par l’entourage proche de Joseph Kabila en l’espace de cinq ans.
À partir de ce vendredi et jusqu’au 6 décembre, l’enquête « Congo hold-up » va détailler les différents aspects de ce gigantesque casse et ses ramifications internationales. Car la BGFI a également permis à des entreprises étrangères et des réseaux suspects d’hommes d’affaires (dont des financiers présumés du Hezbollah) d’opérer en RDC et d’accéder au système bancaire international. Ces flux d’argent sale ont transité par de grandes banques occidentales, qui ont opéré de nombreuses transactions suspectes en dollars pour le compte de la BGFI.
Effort de coopération sans précédent
Les révélations de « Congo hold-up » s’appuient sur plus de 3,5 millions de documents mais aussi les détails de millions de transactions bancaires issues de la BGFI. Ces documents confidentiels ont été obtenus par Mediapart et l’ONG française Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique (PPLAAF), fondée et présidée par l’avocat William Bourdon.
Les données ont été analysées, dans un effort de coopération sans précédent, par 19 médias (RFI, De Standaard, Le Soir, NRC Handelsblad, Der Spiegel, Bloomberg, BBC Africa Eye, L’Orient-Le Jour…) et cinq ONG (PPLAAF, The Sentry, Public Eye, Resource Matters et Congo Research Group) basés dans dix-huit pays. En tout, une équipe de près cent personnes a été mobilisée pendant six mois, sous la coordination du réseau de médias European Investigative Collaborations (EIC).
C’est la première fois que des médias et des ONG collaborent sur un leak de cette ampleur. Après avoir enquêté conjointement, médias et ONG ont réalisé, chacun de son côté, de façon indépendante, vérifications, entretiens avec les personnes mises en cause et rédaction de leurs rapports et articles.
Cette coopération a permis de réunir toute l’expertise possible pour analyser les documents de « Congo hold-up » – qui constitue le leak le plus complexe obtenu par l’EIC à ce jour.
Pour la première fois, une fuite de données permet de plonger dans les entrailles d’une banque. Un logiciel spécifique a dû être créé afin de pouvoir extraire des documents les informations sur les flux financiers, puis de suivre la trace de l’argent. C’est ainsi que nous avons retracé, transaction après transaction, million après million, les bénéficiaires réels des pots-de-vin et des détournements de fonds, dissimulés derrière des libellés trompeurs ou anodins.
La banque ainsi passée au crible n’est pas n’importe laquelle. La BGFIBank est une banque gabonaise née de la « Françafrique », devenue un poids lourd implanté dans onze pays. Très liée aux autocrates Ali Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), elle est déjà impliquée dans plusieurs scandales de corruption et de détournements de fonds publics, dont l’affaire des « biens mal acquis » (lire notre article ici).
Au Congo-Kinshasa, la symbiose entre la BGFI et le régime Kabila était totale. Cette proximité explique pourquoi un régime a pu détourner autant, et pendant aussi longtemps.
Mais les enseignements de « Congo hold-up » vont au-delà de la famille Kabila.
À Vélingara, dans la région de Kolda, beaucoup d’hommes sont également ferrés à la vitesse de l’éclair par le « ñaam joodo » qui transcende la légende charnelle
Loin de relever du mysticisme et du mythe, le « ñaam joodo » est l’astuce hospitalière du Sud qui promeut le mieux-être et le mieux-vivre en communauté. À Vélingara, dans la région de Kolda, beaucoup d’hommes sont également ferrés à la vitesse de l’éclair par le « ñaam joodo » qui transcende la légende charnelle.
Ses supérieurs ont dû hausser le ton et insister pour que Souleymane Ndiaye, juriste de formation, rejoigne son poste à Vélingara (Sud). Il a même fallu que sa hiérarchie brandisse la menace pour qu’il se résigne enfin à fouler le sol vélingarois. C’était il y a six ans. À cette époque, les préjugés et rumeurs défilaient dans son cerveau. Et Jules, pour les intimes, croyait ferme que Vélingara était une terre hostile, farouche et rebelle. Mais il va découvrir un peuple courtois et accueillant, des gens simples, une communauté pacifique unie par le sang et la chair. Au fil du temps, l’enfant de Pikine (re)trouve goût à la vie et découvre les sensations et merveilles du Sénégal des profondeurs. Loin du train-train dakarois, très loin de la pression quotidienne et du stress permanant de la capitale sénégalaise.
Plus les jours passent, plus Jules chérie davantage sa terre d’accueil. Sa rencontre avec une fille du nom d’Aïcha Diallo, une matinée de janvier 2018, marquera un tournant décisif dans sa (nouvelle) vie dans cette contrée du Fouladou. « J’ai croisé Aïcha au marché central de Vélingara. J’ai été subjugué par sa beauté, son charme et sa courtoisie. Pour moi, il n’était pas question de laisser passer cette chance. J’ai pris son numéro de téléphone et je suis passé à la vitesse supérieure ». Souleymane Ndiaye va, quelques semaines plus tard, épouser Aïcha. Aujourd’hui, le couple a deux enfants (une fille et un garçon). Pour manifester désormais son choix de rester vivre à Vélingara, Souleymane a construit une villa au quartier Sinthiang Woulata de Vélingara et compte finir ses jours dans cette localité.
Pour les proches, nul doute que Souleymane Ndiaye a été terrassé par le phénomène « ñaam joodo » (dans la langue locale, ce terme renvoie à une astuce cuisinière des femmes du Sud qui ferrent les hommes grâce à ce procédé). Jules n’est pas le premier et ne sera pas, sans doute, le dernier à se terrer définitivement, ou presque, sur la terre hospitalière de Vélingara, dans la région de Kolda.
En affectation ou en séjour périodique, certains fonctionnaires finissent par s’installer et élire domicile dans cette partie du Sud du pays. La grande beauté des femmes vélingaroises, l’hospitalité légendaire des sudistes, la vie harmonieuse en communauté, l’éloignement du foyer originel et les opportunités d’une vie à moindre coût… expliqueraient le choix de certains fonctionnaires sénégalais à élire domicile définitivement sur cette terre ferme de la Haute Casamance ou presque.
La quête d’un mieux-être
Même si le bruit a longtemps couru faisant du « ñaam joodo » un plat mystique concocté par la gente féminine du Sud, la réalité est tout autre. C’est une affaire de mieux-être et de mieux-vivre. Un fait social qui permet à l’homme de se sentir utile, d’être un maillon important de la société, de se construire et de construire son environnement, au grand bonheur de toute la collectivité.
Ancien banquier à la retraite, Oumar Diop, homme au visage creusé de rides, avait quitté son Saint-Louis natal pour rejoindre son poste d’instituteur à Vélingara. Après plusieurs années de service, il a pris femme, eu des enfants et construit une maison à Vélingara Fulbé, célèbre quartier vélingarois. « Les gens se trompent lourdement sur le sujet. Le « ñaam joodo » n’est pas un plat mystique qu’on offre aux étrangers. Il s’agit plutôt d’un mieux-être. Car, contrairement à la vie urbaine, la vie rurale ou semi-urbaine offre des commodités qui permettent à l’être humain de s’épanouir mais surtout de se sentir utile pour sa communauté, vice-versa. Loin du vacarme quotidien des villes industrialisées du Nord, Vélingara offre une nature généreuse, une vie vouée au culte du travail et de la considération communautaire », explique Oumar, conquis. Il enchaîne : « Je connais une trentaine d’amis qui étaient venus en affectation à Vélingara mais, au final, ils s’y sont installés définitivement. Ils y ont finalement élu domicile et vivent en famille, tous heureux ».
Pas de sorcellerie
De la joie dans le cœur de l’agent agricole Pape Mboup quand il a foulé, il y a 17 ans, le sol très accueillant de Vélingara. Autrefois, la ville n’avait pas une mine aussi radieuse que maintenant. Et pourtant, Pape était tombé sous le charme de cette contrée. Il a été séduit par la grande hospitalité et la simplicité des populations. « J’avais refusé de venir car pour moi une affectation à Vélingara était synonyme de sanction professionnelle, alors que j’avais une bonne réputation au sein de ma corporation. Mais dès que je suis arrivé sur place, j’ai eu une autre appréhension de la localité. Semi-urbain et semi-rural, Vélingara m’offrait tout le confort que je n’ai pu avoir chez moi à Thiès. Je ne veux plus y retourner, prévient Pape Mboup. Parce que tous mes trois enfants sont nés et ont grandi ici. Vélingara, c’est ma terre d’accueil ».
Cette terre ferme du Fouladou a la particularité de « ferrer » tout individu mû par le mieux-vivre, comme l’indique son nom « viens, s’il fait bon vivre ». Ici, le « ñaam joodo » charnel accroche les hommes et convainc les plus sceptiques. La nature généreuse berce. La femme prend soin de l’homme. La communauté intègre tout homme, quels que soient son rang et sa qualité, elle lui voue considération et estime. Pas de magie, pas de sorcellerie…, tout est dans l’approche et le savoir-être.
WAVE, LA TORNADE BLEUE QUI S'IMPOSE DANS LE PAIEMENT MOBILE EN AFRIQUE DE L'OUEST
La start-up américaine a bouleversé les opérateurs des télécoms et le marché des services financiers digitaux au Sénégal et en Côte d’Ivoire
Le Monde Afrique |
Théa Ollivier,Yassin Ciyow |
Publication 19/11/2021
Dans la guerre que se livrent les opérateurs de paiement mobile en Afrique, la couleur a son importance. A Abidjan, derrière la grille de sa boutique orange et jaune, qui signale la vente de services Orange et MTN, Mariam Coulibaly, commerçante de 35 ans, se désole : « Les clients ne s’arrêtent plus, car ma devanture n’a pas de bleu ni le fanion avec le pingouin », les emblèmes de Wave désormais omniprésents dans les rues de la capitale économique ivoirienne. « Cela fait plus d’un mois que j’ai demandé un agrément, mais je n’ai toujours rien reçu, poursuit la vendeuse, dépitée. Ils me disent qu’ils sont débordés. »
La start-up crééeil y a une décenniepar deux Américains – Drew Durbin et Lincoln Quirk – est arrivée en Côte d’Ivoire en avril 2021. En six mois, elles’est déjà taillé une belle place sur le marché, à en juger par le « buzz » que son arrivée suscite et les commentaires inquiets tenus en privé par certains de ses concurrents (non cotée en bourse, elle ne communique pas de chiffres).
Prenant le contrepied des grilles tarifaires complexes des opérateurs historiques, l’entreprise s’est distinguée en offrant à ses clients la gratuité des opérations de dépôt et de retrait d’argent, ainsi qu’un taux fixe de 1 % sur les transferts nationaux.
« L’écosystème bouillonnant des fintechs »
Orange, MTN et Moov, les trois grands opérateurs locaux, qui taxaient entre 3 et 10 % les transactions similaires, ont d’abord semblé hésiter face à cette vague bleue. Dans un premier temps, ils ont multiplié les offres promotionnelles sans pour autant baisser leurs prix dans la durée. Les consommateurs ivoiriens ont réagi sur les réseaux sociaux en menaçant d’abandonner leurs opérateurs traditionnels. Entre août et octobre, ceux-ci ont donc fini par s’aligner sur les tarifs mis en place par le nouveau venu.
Un scénario comparable s’était déroulé au Sénégal, où la start-up a débuté ses activités dès 2018, attirée notamment par « l’écosystème bouillonnant des fintechs », selon Coura Sène Tine, directrice générale de Wave dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. L’entreprise y a installé son siège social africain et fait son trou en cassant les prix, forçant Orange Money, son principal concurrent, à baisser de 80 % ses tarifs en juin 2021.
LA PRESIDENTE DE MISS SENEGAL, AMINA BADIANE, BANALISE LE VIOL
Face aux indignations sur le viol suivi de grossesse sur Miss Sénégal 2020, la présidente du comité d’organisation du concours de beauté Miss Sénégal, Amina Badiane, est subitement sortie pour tenter d’éclairer la lanterne des Sénégalais
Les sénégalais demandent des poursuites et des tests d’Adn sur tous les membres du comité d’organisation.
Miss Matam et Miss Kolda 2019 enfoncent Amina Badiane
Dans un langage ordurier avec une gesticulation loin d’être sincère et un fou rire moqueur, la présidente du comité d’organisation de Miss Sénégal, Amina Badiane, a voulu banaliser le viol sur Miss Sénégal 2020. Malheureusement, elle a été enfoncée par Miss Matam et Miss Kolda 2019 qui l’accusent de complice et d’enrichissement sur le dos des miss. Les sénégalais s’indignent et demandent des poursuites judiciaires et des tests d’Adn sur les membres du comité d’organisation pour la paternité du bébé de Fatou Dione
Face aux indignations sur le viol suivi de grossesse sur Miss Sénégal 2020, la présidente du comité d’organisation du concours de beauté Miss Sénégal, Amina Badiane, est subitement sortie pour tenter d’éclairer la lanterne des sénégalais sur ces graves accusations portées sur sa personne et ses co-organisateurs. Malheureusement, dans le mépris, elle a fait une erreur de communication en tenant des propos arrogants et indignes d’une femme à l’endroit d’une autre femme. «Kougnou violé, yeuw la nékh. Et puis viol, gnaari nitta koy séékh «! C’est par ses mots que la présidente du Concours Miss Sénégal, Amina Badiane, s’est adressée à la victime pour tenter de banaliser le viol pour se disculper et culpabiliser la victime, Fatou Dione, à qui elle reproche d’avoir été consentante, si, dit-elle, il y a eu viol pendant la période de la compétition.
Entre un fou rire et des rigolades, elle affirme que les miss sont toujours mises dans de bonnes conditions à l’hôtel, et même dans leurs chambres. «Faux»! Rétorquent Awa Diallo et Bellybella Sy, respectivement Miss Matam et Miss Kolda 2019.
Dans un commentaire sur Facebook, Miss Kolda tance sévèrement Amina Badiane qui serait une présidente de comité qui ne s’intéresse jamais aux candidates en compétition, et qui ignore royalement leurs conditions dans les chambres d’hôtel».
Contrairement à l’organisatrice du concours de beauté national, les Miss candidates de l’édition 2019 avouent n’avoir jamais été en sécurité dans l’hôtel où elles avaient logé et où elles ont été chassées comme des malpropres et sans aucun franc. «Même pas pour le prix du transport alors qu’elle ne sait même pas si on avait de l’argent sur nous pour le billet de retour », ont-elles dit.
Chargeant Amina Badiane de «faire de l’argent sur les dos des Miss». «Je parle en connaissance de cause», ont-elles, toutes les deux, écrit. Miss Kolda, Awa Diallo, ne mâche pas ses mots. Amina Badiane serait une complice pour tout acte commis sur les misses. Suffisant pour que les internautes sénégalais se défoulent sur le comité d’organisation dudit concours de beauté pour dénoncer ce qu’ils appellent l’exploitation sexuelle des filles. Ils demandent surtout des poursuites contre les organisateurs de Miss Sénégal pour situer les responsabilités notamment le comité d’organisation. Ils proposent de prélever l’ADN de tous les organisateurs du comité d’organisation du Concours de beauté «Miss Sénégal» qui étaient chargés des déplacements, des hébergements dans les hôtels de Fatou Dione, les comparer avec celui du bébé pour connaitre le père indigne. Si, bien entendu, les faits sont avérés! Ces indignés pensent que cette histoire sordide devrait pouvoir se régler devant le procureur.
LA COURONNE DE FATOU DIONE ENTACHÉE PAR LE... SEXE DES ORGANISATEURS
La Miss Sénégal 2020 aurait été engrossée à la suite d’un viol sous l’effet de la drogue. De graves révélations que la présidente de la compétition a tenté de battre en brèche
Fatou Dione, Miss Sénégal 2020, porte une couronne... entachée par les organisateurs du concours de beauté Miss Sénégal. Elle aurait été engrossée à la suite d’un viol sous l’effet de la drogue. De graves révélations que la présidente de la compétition a tenté de battre en brèche.
L’enregistrement vocal de Miss Sénégal 2020 et la vidéo de sa mère sont très lourds à écouter et à visionner ! Une mère qui craque et fond en larmes pendant qu’elle faisait des révélations sur le viol suivi de grossesse sur sa fille, sacrée Miss Sénégal 2020. Une couronne qu’elle a donc portée difficilement depuis le podium du sacre jusqu’à hier. Jour où tout le monde a appris la mauvaise nouvelle ! Dès son élection, elle a été critiquée, insultée sur les réseaux sociaux parce qu’elle n’aurait pas mérité la couronne. Une couronne qu’elle a tout de même portée sur la tête appuyée par ses frêles épaules dans un corps élancé. Et plus rien ! Elle n’a reçu aucun des cadeaux promis par les organisateurs. Elle n’a non plus vu l’ombre d’une bagnole ! Encore moins bénéficier de sa bourse, ni voyager pour découvrir le pays de son choix. Elle a tout simplement été privée de tout pour une histoire sordide.
Tout est parti d’un diner sur invitation des organisateurs de la compétition à Diamniadio au cours duquel des «inconnus bizarres, des maures » parlant «très mal» l’anglais l’auraient approché en essayant de la caresser avant de l’inviter à monter sur la table et danser pour eux. Ce qu’elle a refusé, -»parce que, dit-elle, ne les connaissant pas»-, pour ensuite se connecter, tête baissée sur son téléphone portable avant d’aller dans sa chambre d’hôtel pour y passer la nuit.
D’après toujours ses dires, c’est quelques minutes après, qu’une certaine Alberta est venue la trouver dans sa chambre avec une montre en or pour lui dire que c’est un cadeau de l’inconnu. Ce qu’elle a refusé. Mais le lendemain, et à sa grande surprise, la présidente, organisatrice de la compétition, l’aurait grondé, prétextant qu’elle aurait manqué de respect à des autorités avant de lui dire ouvertement qu’elle ne sera plus prise en charge pour le voyage promis. Que c’était annulé pour ensuite carrément l’écarter ! Par la suite, on l’aurait drogué avant d’abuser d’elle sexuellement. Un viol suivi de grossesse !
Un scandale qui a éclaté après le constat général sur sa non -participation à l’édition 2021 de Miss Sénégal et qui a suscité des inquiétudes sur les réseaux sociaux avec des internautes qui ont même lancé une cagnotte pour elle quand ils ont appris qu’elle a été écartée de toutes les activités. Ce n’était que le début d’une indignation partielle puis collective à la suite des révélations de sa mère. Qui, dans la vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, accuse les organisateurs du concours d’avoir abusé moralement et sexuellement de sa fille. «Je ne sais pas ce qui s’est passé. Mais, après cette rencontre, je suis tombée malade quelques jours après avant qu’on ne m’annonce ma grossesse. Au début, on pensait à un fibrome à cause des maux de ventre répétitifs. Mais c’est par la suite qu’on a parlé de grossesse», a-t-elle accusé.
D’après sa mère, Fatou Dione a été droguée puis engrossée suite à un abus sexuel par des «inconnus» dans sa chambre d’hôtel de Miss. «Dagnouko drogué, teuddéé ko, egg thi kawam bamou djeuléé thi eumb», a-t-elle dit en wolof. Kawtef! Une exploitation sexuelle avec des stigmates psychologiques et le poids de la prise en charge d’un enfant hors mariage et sans père. Le bébé a aujourd’hui cinq mois. Alors qu’elle était déjà psychologiquement affectée par les insultes, les critiques des internautes qui la trouvaient «moches». Elle a aussi été violée, humiliée et engrossée sous l’effet de la drogue avant d’être abandonnée comme une malpropre tout en l’écartant de toutes les activités de la compétition Miss Sénégal. D’habitude et parmi les conditions de Miss, la gagnante ne doit pas être mariée, ni être enceinte durant les 12 mois suivant son sacrement. Malheureusement, et si on se fie aux révélations, déclarations et témoignages de la victime et de sa mère, les organisateurs semblent eux-mêmes enfreindre cette règle qu’ils ont eux-mêmes édictée! Même si leur présidente, Amina Badiane, est sortie de son trou pour battre en brèche toutes ses accusations portées sur elle et ses complices.
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MISS SÉNÉGAL DANS UN DÉFILÉ DE POLÉMIQUES
Fatima Dione, la lauréate du concours de beauté en 2020, accuse, le comité d’avoir détourné l’argent dû à son couronnement. Elle reproche aussi aux organisateurs d’avoir joué un rôle dans le viol qu’elle aurait subi
C’est une affaire dont se serait volontiers passé le comité d’organisation de Miss Sénégal. Fatima Dione, la lauréate du concours de beauté en 2020, accuse, en effet, le comité d’avoir détourné l’argent que Matar Bâ, le ministre des Sports, lui aurait offert, suite à son couronnement. La Miss Sénégal 2020 reproche aussi au comité d’avoir sacrifié ses études, et surtout d’avoir joué un rôle dans le viol qu’elle aurait subi. Le comité a apporté sa part de vérité.
A peine la nouvelle miss Sénégal intronisée, le comité d’organisation retrousse ses manches et se jette dans une opération de communication, pour se laver à grande eau des accusations de l’ancienne détentrice du titre. En conférence de presse hier, l’équipe dirigée par Amina Badiane a voulu rétablir la vérité des faits. Accusés par Fatima Dione, la miss Sénégal 2020, d’avoir sacrifié ses études, détourné ses gains, mais surtout d’avoir joué un rôle dans le viol qu’elle aurait subi, Amina Badiane et le coordonnateur du comité, Seydina Camara, se sont lavés à grande eau. «Je dois rappeler qu’on signe un contrat avec toutes les miss. Les termes sont clairs. Il n’a jamais été dit que la miss va gagner une voiture. Le contrat est là. On avait dit qu’on va mettre à sa disposition une voiture, pour permettre à la lauréate de se rendre dans les cérémonies où elle a l’obligation de se présenter», dit-elle, pour camper le décor de la conférence de presse hier au Grand Théâtre.
La présidente du comité d’organisation est venue avec toute sa paperasse pour prouver ses dires. Concernant les études de Fatima Dione, Amina Badiane explique que la miss est restée longtemps sans répondre aux appels téléphoniques du comité. «On a essayé, par tous les moyens, d’entrer en contact avec elle. On nous a expliqué qu’elle est malade et que d’ailleurs, elle était au village de son grand père pour des bains mystiques. En réalité, elle était enceinte, c’est pourquoi elle ne s’est pas rendue à l’école. C’est faux de dire qu’on a sacrifié ses études», a informé la présidente du comité d’organisation de Miss Sénégal. Amina Badiane a même affirmé que Fatima Dione a perdu la bourse d’études supérieures promise, car ses moyennes, depuis la classe de seconde, «sont catastrophiques». «Elle n’a pas rempli les critères pour l’obtenir. Elle n’a jamais eu la moyenne.»
Revenant sur l’argent que le comité d’organisation aurait détourné, le coordonnateur, Seydina Camara, a expliqué ceci : «Toute Miss a un parrain. Souvent, les autorités accompagnent financièrement les candidates de leurs localités. Elle a reçu de l’argent de la part de Matar Bâ. Le ministre des Sports nous a remis aussi 1 million de francs Cfa avant la compétition. Je ne vois pas comment le comité pourrait détourner son argent, sachant que nous avons été reçus à des dates séparées.»
En guise d’éclaircissements, Amina Badiane est revenue sur le viol que Fatima Dione aurait subi. «Elle a dit qu’on avait arrangé une rencontre avec des partenaires. C’est faux. Miss Sénégal est toujours accompagnée par le comité. Elle dit qu’on l’aurait droguée et que c’est à son réveil qu’elle s’est rendu compte qu’on l’avait violée. Il faut préciser que quand les filles sont au vert, aucune visite, même des proches, n’est autorisée. En plus, on met deux candidates par chambre, pour éviter ce genre de situation. Je dois aussi préciser que les miss sont toujours dans des hôtels. Jamais, on n’a amené quelqu’un dans une maison. Pourquoi ne porte-t-elle pas plainte dans ce cas ? Elle ne dit pas la vérité. Pourquoi, quand elle s’est rendu compte du viol, elle ne nous a pas saisis ?», s’est-elle interrogée.
Par Moussa KAMARA
PRIX
Mbougar tout comme Diary Sow ont été happés par l’Occident
Le prix le plus prestigieux de la littérature en France pour cette année a donc été décerné à un jeune Sénégalais.
Ce sacre inédit a vraiment réjoui tous les amateurs de belles lettres. Qui s’accordent à dire que Mbougar est assurément une belle plume.
Au Sénégal, les grosses têtes soulèvent toujours la polémique. Mbougar, pour avoir déjà abordé le problème de l’homosexualité dans son pays d’origine, a récolté une pluie de cailloux surtout dans le Net. Il a eu de belles plumes pour le défendre.
A la gent féminine et masculine qui s’est distinguée dans cette défense de Mbougar Sarr, ces dames d’une certaine culture et ces hommes de culture certaine, qui n’ont souvent appris le Coran qu’en français si tant est qu’ils l’aient appris, cette gent donc adore forcément les auteurs qui traduisent avec succulence ses fantasmes. Quel que soit le niveau de maitrise des lettres, il faut d’emblée savoir que le sujet n’est point tabou et qu’il a été abordé dans le Livre et condamné définitivement par l’Islam.
Le bon musulman ne doit pas vouloir revenir sur ce qui a été jugé et bien jugé par le Coran. Le musulman accepte ou rejette. Ceux qui boivent, forniquent et empiètent quotidiennement les règles de l’Islam savent trop bien les punitions qu’ils encourent. S’il existe dans toutes les sociétés humaines des hommes qui préfèrent leurs pareils et des femmes lesbiennes, c’est leur problème. Mais que des mécréants veulent bouleverser toutes les règles pour nous imposer les leurs, c’est inadmissible.
Les règles de l’Islam sont immuables. Elles nous régissent depuis Mathusalem et nous nous en portons toujours mieux. Nous avons à faire avec des gens d’une intelligence pointue. Ils choisissent des sujets brillants de nos Ecoles, des personnes qui ont un avenir tout tracé pour en faire des porte-paroles de leur cause. Mbougar tout comme Diary Sow ont été happés par l’Occident.
Diary la cadette qui insulte ceux qui l’ont critiquée va vite apprendre de ses erreurs. Son impertinence que salue un ami qui la compare à de l’audace littéraire me semble plus une insuffisance ou une carence de l’âge. Deux jeunes brillants sujets qui ne semblent guère près de revenir vivre parmi nous. Surtout la Diary qui porte comme un fardeau sa virginité et que j’emmerde goulument. Point barre.
QUELQUES SCHEMAS POLITIQUES QUE MACKY SALL POURRAIT METTRE EN OEUVRE
Ousmane Sonko fait peur au pouvoir et empêche ses tenants de dormir. C’est une redondance que de le dire. Il l’est plus avec la naissance de la coalition Yewwi Askan Wi dans laquelle se trouvent aussi Barthelemy Diaz, Khalifa Ababacar Sall, Malick Gackou
Depuis la dernière présidentielle, qui a vu l’opposant Ousmane Sonko battre le président Macky Sall au niveau de la Basse Casamance avec un score de 57, 25 % des suffrages contre 38, 72 %, Macky Sall ne dort plus du sommeil du juste. En dépit des scénarii mis en place pour le liquider politiquement, Ousmane Sonko a survécu et continue de donner du fil à retordre au pouvoir. Pour tenter de conserver le pouvoir et éviter qu’il échappe aux libéraux, Macky Sall a mis en place des schémas politiques pour contrecarrer le leader de Pastef, les patriotes.
Ousmane Sonko fait peur au pouvoir et empêche ses tenants de dormir. C’est une redondance que de le dire. Il l’est plus avec la naissance de la coalition Yewwi Askan Wi dans laquelle se trouvent aussi Barthelemy Diaz, Khalifa Ababacar Sall, Malick Gackou pour ne citer que ceux-là. Ousmane Sonko fait d’autant plus peur qu’il a promis de revoir les contrats pétroliers ou de mettre en prison beaucoup de dirigeants politiques dont des ex-présidents de la République. C’est pourquoi, l’élection présidentielle de 2024 représente un danger pour les gens du pouvoir avec à leur tête Macky Sall. Ce dernier avait soutenu qu’une fois élu en 2019, il ferait son deuxième et dernier mandat. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et l’actuel locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor semble vouloir revenir sur sa décision avec son fameux « ni oui, ni non ». Mais, il sait que les Sénégalais ne le laisseront pas briguer un troisième mandat sans se battre. Ils l’ont fait avec son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade et rien ne laisse présager qu’ils ne le feront pas avec lui. C’est pourquoi, en perspective de la présidentielle de 2024, Macky Sall aurait mis en place plusieurs schémas.
LE SCENARIO IDEAL DE MACKY SALL POUR 2024
Lors d’une rencontre à Mbour, son fief, le directeur du cabinet politique du président de la République, Mahmouth Saleh, avait indiqué que les locales et les législatives de 2022 constituent des primaires pour BBY et son leader Macky Sall en perspective de la présidentielle de 2024. Cette boutade n’est pas sortie de la bouche d’un responsable ordinaire. Car, en disant ce qu’il a dit, le trotskyste qui théorisa naguère le « coup d’Etat rampant » avait dévoilé un pan du plan savamment ourdi par son mentor politique. C’est ce qui fait dire au politologue Mamadou Sy Albert que le moment et le scénario d’une candidature en 2024 dépendent fortement des élections locales et des législatives. « C’est la culture du pouvoir politique au Sénégal qui repose sur la collectivité territoriale et l’Assemblée nationale. Ce sont les deux piliers du pouvoir politique. Il faut savoir aussi que Macky Sall, depuis qu’il est au pouvoir, n’a pas perdu une seule élection importante. Il sait par expérience que s’il perd les locales de 2022, ce serait un mauvais signe. Cela voudrait dire que son électorat risque de baisser et qu’il pourrait perdre les grandes villes. En conséquence, on irait vers un affaiblissement de son pouvoir » a analysé le politologue. Qui n’a pas manqué de s’intéresser à la position de l’administration territoriale. « (…) Vous voyez, l’administration territoriale n’a jamais été aussi impliquée dans des élections locales. Quand le ministre de l’Intérieur sort pour défendre l’administration territoriale face à l’opposition, cela montre l’importance qu’il accorde à ces locales. Si le président Sall gagne les locales et les législatives, c’est le schéma idéal. Mais il y a aussi la jurisprudence Abdoulaye Wade qu’il mettra sur la balance. Le Conseil Constitutionnel ne pourra pas invalider sa candidature car le cas Me Wade est un exemple. Sur le plan politique et juridique, Macky Sall aura des raisons pour postuler. Pour le deuxième scénario, s’il perd les locales et les législatives, il sera contraint de chercher un candidat pour sa succession » a poursuivi l’analyste politique.
IDRISSA SECK COMME ROUE DE SECOURS AGEE DE 63 ANS
Il faut noter que Macky Sall a posé les jalons d’un grand parti libéral avec notamment l’arrivée non seulement d’Idrissa Seck mais aussi d’autres frustrés du Pds comme Omar Sarr sans compter Modou Diagne Fada et autres. Tous semblent d’accord sur le principe d’un grand parti libéral. Et cela pourrait être un scénario porté par Idrissa Seck qui serait à la tête de l’Assemblée nationale. Ainsi avant 2024, Macky Sall pourrait démissionner et quitter le pouvoir. Comme le prévoit la Constitution, Idrissa Seck, alors président de l’Assemblée nationale, serait chargé d’organiser des élections. A moins que le président du Conseil économique, social et environnemental ne se dédise. En effet, Idrissa Seck avait soutenu dans une de ses sorties publiques que si les Sénégalais ne l’élisent pas jusqu’à l’âge de 63 ans, ils n’auront plus le plaisir de le voir gérer les destinées du pays car il aura fini de tourner le dos à la politique. Or, selon Mamadou Sy Albert, la candidature d’Idrissa Seck serait en perspective pour deux choses : « les événements de mars dernier sont une leçon, cela pourrait se répéter si jamais Macky Sall se présente pour un troisième mandat. C’est un risque qu’il envisage dès maintenant d’ailleurs. L’autre chose, c’est le partenaire français qui risque de peser sur la balance et rejeter complètement le troisième mandat. Mais il peut aussi fermer les yeux comme il l’a fait en Guinée et en Côte d’Ivoire. C’est le message d’ailleurs de la rencontre France Afrique tenu à Montpellier. Macky Sall ne maîtrise pas ce scénario de révolte contre le troisième mandat sans compter le durcissement de la France. Si jamais ce cas de figure se présentait, je crois qu’Idrissa Seck sera le candidat naturel pour se substituer à Macky Sall. Il y a un pacte qui lie les deux hommes, mais quelle est la nature de ce pacte ? C’est la grande équation. Mais ce qui est sûr, c’est qu’Idrissa Seck n’a pas accepté de rallier le Benno pour un poste de Président du Conseil économique, social et environnemental. On verra plus clair après les élections » estime Mamadou Sy Albert. Poursuivant, il soutient que ni Macky encore moins Idy ne veut pas les libéraux perdent le pouvoir. De même, croit savoir le politologue, le PDS n’a aucun intérêt à ce que Khalifa Sall ou Ousmane Sonko arrive au pouvoir. « C’est pourquoi, forcément, il y aura un rapprochement entre le PDS et Macky Sall » a-t-il conclu.