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29 août 2025
MACKY SALL MET EN GARDE LES TRAFIQUANTS DE BOIS
En visite en Gambie, le président de la République, Macky Sall, a pris cet engagement devant son homologue gambien, Adama Barrow. C’était à l’occasion du 3éme conseil présidentiel entre le Sénégal et la Gambie qui s’est tenu hier, mardi 1er août, à Banjul
Le gouvernement du Sénégal compte mener un rude combat contre le trafic illicite de bois en Casamance. En visite en Gambie, le président de la République, Macky Sall, a pris cet engagement devant son homologue gambien, Adama Barrow. C’était à l’occasion du 3éme conseil présidentiel entre le Sénégal et la Gambie qui s’est tenu hier, mardi 1er août, à Banjul.
Le président de la République, Macky Sall, est présentement en Gambie pour les besoins du 3éme conseil présidentiel entre le Sénégal et la Gambie. A côté du président Adama Barrow, Macky Sall a rappelé l’engagement du Sénégal à lutter contre le trafic de bois. « La coupe et le trafic illicites de bois continuent de décimer nos forêts et de mettre en péril les conditions de vie de nos populations. Il nous faut poursuivre sans cesse la lutte contre ce fléau. Si nous baissons les bras, les dommages seront irréparables. C’est toute notre biodiversité qui va disparaitre ». Pour Macky Sall si rien n’est fait, « à la place de la forêt, nous aurons le désert». La guerre contre les trafiquants sera sans merci, ajoute-t-il. « Je redis fermement aux trafiquants et à leurs complices que nous ne leur laisserons aucun répit. Nous continuerons de mobiliser tous les moyens nécessaires pour mettre fin à leur pratique criminelle ».
En Gambie, Macky Sall est aussi revenu sur l’amélioration notée dans la mobilité entre les deux pays. « S’agissant du transport, la mise en service du pont de la Sénégambie à Farafenni en janvier 2019 a considérablement amélioré la libre circulation des personnes et des biens. Cette dynamique est d’ailleurs renforcée par le pont de Foundiougne que j’ai inauguré en mars 2022. Je rappelle que conformément aux conclusions des deux précédents conseils présidentiels, nous voulons que la circulation des personnes et des biens soit assurée sur le pont de la Sénégambie 24h/24, sans tracasseries », a-t-il dit.
Par ailleurs, le chef de l’Etat engage « les services compétents à travailler de façon effective dans ce sens, conformément d’ailleurs aux différents Traités de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et des biens ». Lors de cette troisième session du conseil présidentiel sénégalo-gambien, Macky Sall a aussi jugé que parmi les défis à relever dans la coopération sénégalo- gambienne « il y a le parachèvement de la délimitation et de la démarcation de la frontière ». Il trouve dans ce sens, « qu’avec le soutien du Secrétariat permanent, la Commission mixte sénégalo-gambienne de gestion des frontières devrait intensifier ses efforts sur ce dossier dont l’enjeu est aussi sécuritaire ».
Selon Macky Sall, « une frontière clairement délimitée et démarquée faciliterait en effet la collaboration entre nos forces de défense et de sécurité en matière de patrouilles mixtes dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière ». Macky Sall a en outre rappelé les priorités qui avaient été définies dans la « feuille de route » de la première session du conseil tenue à Banjul, le 13 mars 2018, citant notamment la défense, la sécurité, la justice, les affaires consulaires, la libre circulation des personnes et des biens, le tourisme, l’énergie et l’environnement. « Cette Feuille de route réitérée au 2e Conseil présidentiel à Dakar en mars 2020 garde toute sa pertinence », a-t-il estimé a avant de conclure que, « C’est en avançant sur ces priorités que les objectifs communs d’améliorer les conditions de vie de nos populations pourront être atteints».
DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE DENONCENT DES « DERIVES AUTORITAIRES »
Afrikajom center, Amnesty international / section Sénégal, Forum social sénégalais, ENDA graf sahel, GRADEC, LSDH, Vision citoyenne, Raddho, PACTE, Article19, Présence chrétienne, Toi du monde Sénégal, expriment leur vive inquiétude
Dans une déclaration commune, signée Afrikajom center, Amnesty international / section Sénégal, Forum social sénégalais, ENDA graf sahel, GRADEC, LSDH, Vision citoyenne, Raddho, PACTE, Article19, Présence chrétienne, Toi du monde Sénégal, ces organisations de la société civile ont exprimé leur vive inquiétude face à ce qu’elles qualifient de « graves dérives » liées à la décision du juge d’instruction ordonnant le placement sous mandat de dépôt du principal leader de l’opposition, l’arrestation et l’emprisonnement tous azimuts de ses cadres et militants et finalement la dissolution « extra-judiciaire » de son parti, le PASTEF.
D’après ces organisations de la société civile : « Cette situation est d’autant plus inquiétante, qu’elle intervient à un moment où, le peuple sénégalais venait de saluer les actes importants de décrispation politique posés par le Président de la République, suite à son renoncement à briguer un troisième mandat et à la levée du blocus placé devant le domicile de Mr. Ousmane Sonko pendant cinquante-cinq jours. »
Par contre, « Ces arrestations et emprisonnements multiples auxquels viennent s’ajouter la fermeture des sièges de partis politiques, et les mesures récurrentes de restriction du réseau internet, sont assurément de nature à mettre en péril la paix sociale et la stabilité dont le pays a tant besoin », préviennent elles.
Déplorant cette situation dont les risques pèsent sur la démocratie, les libertés et le vivre ensemble, ces organisations de la société civile dénoncent ce qu’elles considèrent comme « dérives autoritaires ».
Et de déclarer : « Nous, organisations de la société civile signataires de la présente déclaration déplorons et dénonçons ces dérives autoritaires, ainsi que les violences quels qu’en soient la nature et les auteurs, qui constituent à n’en pas douter de sérieux risques qui pèsent sur la démocratie, les libertés et le vivre ensemble », ont-t-elles déclaré.
En conséquence, conclut on : « Nous appelons l’ensemble des protagonistes de cette grave crise politique à bannir la violence et à privilégier le dialogue direct pour la libération de tous les détenus d’opinion la levée des interdictions systématiques de manifestations et le respect sans discrimination des droits civils et politiques la paix et la stabilité du Sénégal. »
MACKY «BANNIT» LES PATRIOTES
Les derniers soubresauts du « mortal kombat » entre le régime de Macky Sall et le parti d’opposition Pastef-Les Patriotes a abouti avant-hier, lundi, à l’emprisonnement d’Ousmane Sonko et la dissolution de son parti politique, par arrêté ministériel.
Les derniers soubresauts du « mortal kombat » entre le régime de Macky Sall et le parti d’opposition Pastef-Les Patriotes a abouti avant-hier, lundi, à l’emprisonnement d’Ousmane Sonko et la dissolution de son parti politique, par arrêté ministériel. Une suite prévisible, pour ne pas dire logique, du confinement forcené que le maître du jeu mettait progressivement en place, après les arrestations méthodiques des divers responsables «patriotes »
L’emprisonnement d’Ousmane Sonko, le maire de Ziguinchor et leader de la coalition Yewwi Askan wi, suite à son placement sous mandat de dépôt pour huit chefs d’inculpation, et la dissolution consécutive de son parti, ne sont apparemment que les dernières manifestations du « mortal Kombat » que se livrent depuis neuf années le pouvoir en place et Pastef-Les Patriotes. Pour cause, depuis la création de cette formation politique, en janvier 2O14, par des jeunes cadres de l’administration publique sénégalaise, du secteur prive, des professions libérales, des milieux enseignants et des hommes d’affaires qui, pour la plupart, n’ont jamais fait de la politique, Pastef-Les Patriotes s’est démarquée de l’opposition classique par sa critique très acerbe et pointue de la gouvernance actée par le régime de Macky Sall, depuis son avènement au pouvoir en 2012. Une forme d’action politique portée en premier par le leader du parti, Ousmane Sonko lui-même, et qui aura le mérite de cristalliser l’attention de la jeunesse sénégalaise dans sa large majorité. Sur fond de plus value édictée par les frustrations récurrentes de cette même jeunesse face à un mode de gouvernance politique, économique et sociale tendancieuse du pays, alimentée par la crise économique et plus tard par l’effet Covid-19.
. Le bras de fer entre le pouvoir en place et Pastef-Les Patriotes qui a capitalisé au gré des joutes électifs une ascension fulgurante auprès de l’électorat sénégalais, en témoigne la présidentielle de 2019 où ledit parti rafle 15% des suffrages, s’intensifie alors en termes d’opposition frontale avec l’Alliance pour la République (parti au pouvoir) et ses alliés.
L’ennemi public n°1 de la majorité devenait alors le Pastef qu’il fallait confiner à tout prix. Dans l’optique d’un troisième mandat ou même de la préservation tout court du régime apériste sous les décennies à venir. Et cela, d’autant plus que PastefLes Patriotes et son leader charismatique étaient en train de déstabiliser les bastions classiques du pouvoir en place, via une capacité de mobilisation en crescendo et des stratégies électoralistes gagnantes de pair avec toute l’opposition (Locales et Législatives de 2022). La stratégie forcenée de confinement de Pastef-Les Patriotes allait alors prendre moult formes, en mettant en scène tous les attributs de pouvoir et selon les forces répressives d’Etat.
Sur fond de chefs d’inculpation divers, les responsables de Pastef-Les Patriotes subissaient le courroux de Dame justice et se retrouvaient pour la plupart en prison ou en bisbilles avec la loi. D’Ousmane Sonko, le maire de Ziguinchor, « poursuivi pour viol et menaces de mort » mais condamné pour corruption de la jeunesse à deux années de prison ferme ou à six mois avec sursis dans l’affaire de diffamation dite Prodac, à Bassirou Diomaye Faye, Birame Soulèye Diop…ou encore El Malick Ndiaye, pour diverses incriminations, la liste est longue de leaders de Pastef à être déposés au gnouf. Même les journalistes ou chroniqueurs de la presse censés proches de Sonko, dont la première sanction a été la radiation de la Fonction publique, ne sont pas épargnés.
A l’instar de Pape Alé Niang, Serigne Saliou Guèye et autre Cheikh Bara Ndiaye. Le dernier acte a été avant-hier, lundi, l’emprisonnement du maire de Ziguinchor et dans la foulée la mesure administrative de dissolution de son parti. Une mesure qui pendait au nez de Pastef-Les Patriotes déjà depuis sa fameuse campagne de levée des fonds.
En effet, « Brandissant les dispositions des Articles 3 et 4 de la loi 81- 17 du 6 mai 1981 relative aux partis politiques, modifiée », le ministre de l’intérieur Antoine Diome avait agité le spectre de la dissolution du parti d’Ousmane Sonko. Ce n’était en fait que partie remise puisque lundi, le premier des flics du Sénégal a franchi le Rubicon en prenant la décision de dissoudre Pastef-Les Patriotes) enregistré sous le récépissé n°17226/ MINTSP/ DGAT/ DLP du 06 février 2015.
DES STRUCTURES INOPERANTES
La perception des jeunes sur les politiques d’emploi et à l’entreprenariat mises en place par l’Etat du Sénégal à travers ses structures et autres agences (Prodac, Papejf, Psej, Anpej, Der/Fj 3fpt) s’avèrent inefficientes.
La perception des jeunes sur les politiques d’emploi et à l’entreprenariat mises en place par l’Etat du Sénégal à travers ses structures et autres agences (Prodac, Papejf, Psej, Anpej, Der/Fj 3fpt) s’avèrent inefficientes. C’est ce qui ressort de l’atelier d’orientation stratégique du programme Pse-Priorité- Jeunesse du Bureau opérationnel de suivi du Pse.
Le constat est effarant et l’étude d’orientation stratégique du programme Pse-Priorité Jeune le conforte à suffisance. Ladite étude réalisée par le Bureau opérationnel de suivi (Bos) du Pse en relation avec le ministère de la Jeunesse, de l’entreprenariat et de l’emploi avec l’appui de l’Union européenne (Ue), la coopération Belge (Enabel) et le système des Nations Unies (Snu) renseigne que 36% des jeunes sont d’avis que les politiques et stratégies pour l’emploi et l’entreprenariat actuelles manquent d’efficacité, 34% estiment que celles-ci sont peu favorables, 14% pas du tout favorables.
S’agissant du soutien du gouvernement aux jeunes entrepreneurs 52% jugent cette assistance peu efficace, 22% efficace, 16% pas du tout efficace et 10% très efficace. Quant à l’éducation seule 46% des jeunes pensent que les programmes éducatifs actuels préparent adéquatement les jeunes aux exigences du marché du travail. Pour ce qui est de l’accès aux opportunités d’éducation et de formation, les jeunes l’approuvent à 41%.
S’agissant de l’accès des jeunes aux soins de santé, là aussi le niveau reste très faible. Concernant la perception générale sur les politiques et stratégies déployées par les acteurs, la société civile passe en premier avec 67% suivi du secteur privé avec 54%, les Partenaires techniques et financiers (Ptf) avec 52% et enfin l’Etat pour 50%.
En clair, les politiques publiques destinées aux jeunes en matière d’emploi et d’entreprenariat sont en déphasage avec les exigences de l’heure et futur mais surtout des aspirations des jeunes à qui elles sont destinées. Ledit atelier de validation des orientations stratégiques du Pse Priorité Jeunesse 2035 organisé dans toutes les 14 régions du Sénégal à travers des foras fera dire au ministre de la Jeunesse, de l’entreprenariat et de l’emploi que « cette ambitieuse initiative devra à terme permettre de fixer de manière coordonnée les interventions de l’Etat et des Partenaires techniques et financiers dans une perspective d’amélioration des conditions de vie des jeunes », non sans rappeler que le président Macky Sall a inscrit dans le cadre de la deuxième phase du Pse, ledit programme des mesures fortes dans le domaines de l’éducation, la formation, l’emploi, l’employabilité, la santé la culture et la citoyenneté.
En définitive, fait-il savoir il s’agit d’améliorer les conditions de vie des jeunes et des adolescents, d’assurer une meilleure articulation des interventions, de renforcer les moyens d’action, de décentraliser au mieux la prise en charge des questions de jeunesse et l’amélioration de la gouvernance du secteur.
VIDEO
MAMADOU NDOYE :« MACKY SALL IRA AVEC SONKO JUSQU'A... »
KEEMTAAN GI - MILITAIRES DEMOCRATES VERSUS CIVILS DESPOTES !
Dimanche dernier, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont menacé de leurs foudres les putschistes nigériens, adoptant une batterie de sanctions particulièrement draconiennes contre eux et les menaçant même d’une intervention militaire si, dans un délai d’une semaine, ils ne réinstallent pas au pouvoir le président renversé Mohamed Bazoum. Des chefs d’Etat intraitables pour ce qui est du respect de l’ordre constitutionnel et qui se présentaient comme des parangons de démocratie. Sauf que, parmi eux, se trouvait un président dont la « réélection », il y a quelques semaines, n’a pas été reconnue par la communauté internationale tellement elle était entachée de fraudes! Sauf que, également, toujours parmi ces chefs d’Etat intraitables en matière de respect des règles démocratiques, se trouvait également un autre qui a 600 prisonniers politiques dans ses geôles et qui, dès le lendemain de son retour dans son pays en provenance d’Abuja, a fait emprisonner son principal opposant pour cause de popularité excessive tout en dissolvant dans la foulée son parti ! C’est pourtant ce genre de présidents qui donnent des leçons de gouvernance aux militaires putschistes qui commencent désormais à pulluler dans la sous région. Or, à notre connaissance, que ce soit au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et même au Niger, aucun de ces putschistes n’a encore dissous un parti politique et n’a emprisonné des centaines de militants d’un seul parti de l’opposition. Mieux, les dirigeants des partis politiques, dans ces pays pourtant sous férule militaire, ont la liberté de se réunir dans leurs permanences sans être délogés par des policiers ou des gendarmes! Ainsi, il y a une dizaine de jours, les militants du parti d’Alpha Condé, le président déchu de Guinée, se sont réunis à leur siège pour écouter un message audio de leur chef en exil en Turquie, sans être inquiétés. Comme quoi, des militaires peuvent être bien plus démocrates que certains présidents civils qui prétendent leur donner des leçons de bonne gouvernance ! KACCOOR BI - LE TEMOIN
ATTAQUE DU BUS : IDRISSA SECK CONDAMNE FERMEMENT CET ATTENTAT
L’attaque au cocktail Molotov d’un bus Tata de la ligne 65 ayant provoqué deux morts et cinq blessés graves a suscité l’indignation du président du parti Rewmi et de son président, Idrissa Seck. Ils ont condamné fermement cet attentat terroriste sur un bus de transport public ayant entraîné la mort de deux personnes et de graves blessures pour 6 autres. « Cet acte ignoble ne doit pas rester impuni. Le Président Idrissa Seck et le parti Rewmi présentent leurs condoléances émues aux familles des disparus et prient pour le prompt rétablissement des blessés » écrivent-ils dans un communiqué.
DECES DE DEUX PASSAGERS D’UN BUS TATA: PASTEF CONDAMNE CET ACTE CRUEL…
Réagissant au décès de deux personnes dans un bus Tata qui a pris feu, le Pastef condamne avec la dernière énergie cet acte ignoble et cruel perpétré contre d’honnêtes citoyens sénégalais. Le parti dissous présente ses condoléances aux familles et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Il exige également l’ouverture d’une enquête objective pour que les auteurs de cet acte odieux soient pourchassés, arrêtés, jugés et punis à la hauteur de leur crime. Dans un communiqué, les Patriotes de Pastef ont rappelé à l’Etat du Sénégal sa responsabilité dans l’instauration de la stabilité publique par le respect des libertés démocratiques individuelles et la garantie d’une justice indépendante et impartiale.
LA TRAQUE AUX PASTEFIENS SE POURSUIT
C’est à croire que le pouvoir compte décapiter le Pastef et mettre tous ses responsables en prison. Après l’ancien député Toussaint Manga, qui a bénéficié hier d’un retour de parquet, la vague d’arrestations se poursuit au sein du Parti Pastef suite à l’arrestation et au placement sous mandat de dépôt d’Ousmane Sonko. A Tambacounda, c’est la coordonnatrice de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) qui a été arrêtée lundi par les éléments du commissariat central. Elle est accusée d’appel à l’insurrection via les réseaux sociaux. Elle a été déférée ce mardi devant le procureur. Maïmouna Dièye, maire de Patte d’Oie est convoquée ce matin à la Division des investigations criminelles (Dic) où elle ne sera pas seule puisque le maire des Parcelles Assainies, Djamil Sané élu sous la bannière de Yewwi Aslan Wi a été arrêté hier par la Division des investigations criminelles. Les rafles continuent !
PAPE ALE NIANG RETOURNE EN PRISON
Le journaliste Pape Alé Niang est retourné hier en prison. Le patron de Dakarmatin vient d’être inculpé pour appel à l’insurrection, actes ou manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique. Il a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du deuxième cabinet Mamadou Seck, informe Me Moussa Sarr. Le journaliste d’investigations sera transféré au pavillon spécial à cause de son état de santé précaire causé par sa grève de la faim. En novembre 2022, Pape Alé Niang avait déjà été injustement arrêté pour, entre autres, ”diffusion d’informations nuisant à la sécurité”. Le journaliste d’investigation avait alors entamé, en prison, une grève de la faim. Remis en liberté provisoire en décembre, il a de nouveau été arrêté six jours plus tard et a alors entamé une deuxième grève de la faim pour dénoncer ces procédures abusives. Il a finalement été libéré le 10 janvier 2023, mais a été placé sous un contrôle judiciaire strict, avec interdiction de s’exprimer publiquement sur son dossier et de quitter le territoire sénégalais. Il vient de retourner en prison.
RSF DENONCE LE NOUVEL EMPRISONNEMENT DE PAPE ALE NIANG
Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé hier l’emprisonnement à nouveau de Pape Alé Niang. RSF parle d’une persécution judiciaire d’un journaliste critique incarcéré pour la troisième fois en moins d’un an et appelle à sa libération immédiate. Sadibou Marone, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, écrit que « c’est sa troisième détention arbitraire en moins d’un an. Le journaliste-chroniqueur et directeur de Dakarmatin Pape Alé Niang est de nouveau placé sous mandat de dépôt à l’issue de son audition, ce mardi 1er août, par un juge de la capitale sénégalaise. Sa faute : avoir fait un live Facebook sur le compte du média pour commenter l’arrestation, le 28 juillet, de l’opposant politique Ousmane Sonko. Il est alors inculpé pour, entre autres, “appel à l’insurrection”, dans un contexte où le pouvoir en place vient de suspendre l’accès à Internet via les données mobiles pour “raisons sécuritaires”. Affaibli par une grève de la faim de protestation entamée dès sa mise en garde à vue le 29 juillet dernier, Pape Alé Niang vient d’être transféré dans un pavillon spécial de l’hôpital Aristide le Dantec, en centre-ville de Dakar, selon son avocat Me Moussa Sarr ». « Pape Alé Niang est particulièrement ciblé par les autorités en raison de son travail journalistique et de son ton critique. Cette nouvelle interpellation est la troisième en quelques mois. Cet acharnement judiciaire doit cesser et Pape Alé Niang doit être immédiatement libéré » ajoute Sadibou Marone.
OPERATION «NIGER» LES CEMGA DE LA CEDEAO A ABUJA
Après les chefs d’Etat des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), c’est au tour des chefs d’Etat-major généraux des armées (Cemga) de se réunir à partir de ce mercredi à Abuja (Nigéria). Il s’agit des patrons des armées du Bénin, du Cap-Vert, de Côte d’Ivoire, du Ghana, de Guinée, de Guinée-Bissau, de Gambie, du Libéria, du Nigeria, du Sénégal, de Sierra Leone, Togo etc. Cette réunion consiste pour les Cemga de la Cedeao de planifier une opération militaire conjointe visant à chasser la junte nigérienne du pouvoir et rétablir l’ordre constitutionnel. En tout cas, « Le Témoin » quotidien jure que l’expérience professionnelle de notre vaillant Cemga Mbaye Cissé sera déterminante à l’issue de cette réunion de guerre. Comme à Bissau, Centrafrique, Gambie, Libéria, Kosovo etc., notre reporter de guerre Pape Ndiaye prépare déjà son paquetage pour devancer les troupes de la Cedeao sur le terrain. Bien sûr à Niamey !
DECES : ME DIOR DIAGNE PERD SA MAMAN
« Le Témoin » quotidien vient de perdre une de ses plus anciennes fidèles lectrices, en l’occurrence Adja Pénéré Niane, maman de notre amie la sympathique Me Dior Diagne, avocate à la Cour. Adja Pénéré Niane est décédée hier à Dakar et a été inhumée le même jour à Ngaparou, aux côtés de son défunt époux, Cheikh Ousmane Diagne qui fut le Président du Conseil supérieur Khadrya pour l’Afrique. De son vivant, Adja Penéré Niane comme son défunt époux faisait partie du cercle des grandes dames fidèles à l’hebdomadaire « Le Témoin » devenu Quotidien. Femme élégante et raffinée, Adja Pénéré Niane a également marqué Dakar des années 70 et 80 de par sa piété et sa générosité sans commune mesure. Une grande dame de cœur, à l’image de son défunt époux Cheikh Ousmane, qui n’a eu de cesse sa vie durant de se consacrer aux plus faibles et aux plus démunis. « Le Témoin » profite de cette douloureuse circonstance pour présenter ses condoléances à Me Dior Diagne et l’ensemble des membres de sa famille éplorée.
PARRAINAGE ET SUPPRESSION DE LA CREI LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL REJETTE LA REQUETE DE YEWWI ASKANWI
La requête introduite par 24 députés de Yewwi Askanwi demandant le rejet des réformes adoptées le 20 juillet dernier par l’Assemblée nationale pour un assouplissement du parrainage et la suppression de la CREI pour l’instauration d’un parquet financier a été rejetée hier sans surprise par le Conseil Constitutionnel. Les sages du Conseil Constitutionnel à travers des décisions notifiées au président de l’Assemblée nationale Amadou Mame Diop notent que la requête tendant à faire constater la non-conformité à la Constitution d’une loi doit, à peine d’irrecevabilité, être signée par chacun des députés, contenir l’exposé des moyens invoqués et être accompagnée de deux copies du texte de loi attaqué. Seulement le texte déposé au Conseil Constitutionnel le 26 juillet dans le délai contient l’exposé des moyens invoqués et est accompagnée d’une copie du projet de loi. Cependant considérant que les requérants n’ont pas joint à la requête deux copies du texte de la loi attaqué, qu’ils n’ont pas établi que cette requête est indépendante de cette volonté qu’il s’ensuit que la requête encourt l’irrecevabilité soulignent Mamadou Badio Camara et Cie.
COTE D’IVOIRE L’ANCIEN PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE EST MORT
Âgé de 89 ans, l’ancien président Henri Konan Bédié est mort hier. Il avait été hospitalisé après un malaise. Il fut président de la république de Côte d’Ivoire de 1993 à décembre 1999, date à laquelle il avait été renversé par un coup d’Etat militaire mené par le général Robert Gueï, et un acteur majeur de la vie politique ivoirienne jusqu’à aujourd’hui, notamment comme leader du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, créé par Félix Houphouët-Boigny, père de l’indépendance du pays. L’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié est mort à l’âge de 89 ans dans un hôpital privé à Abidjan, a annoncé mardi soir un membre de la communication de son parti. « Il est décédé à la Polyclinique internationale Sainte Anne-Marie (PISAM) », a déclaré cette source. Il fut nommé ambassadeur à 26 ans, ministre de l’Économie à 32 ans. Ce mardi soir, une foule commençait à se former devant sa résidence à Abidjan, a constaté une journaliste de l’AFP. Chef de l’État de 1993 à 1999, Henri Konan Bédié n’avait pas exclu d’être candidat à la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Il avait été désigné fin mars candidat unique à sa succession à la présidence du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) - principal mouvement d’opposition et parti du premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny -, dont l’élection est prévue lors du prochain congrès du parti en juin. Il avait appelé fin mars les membres de son parti à s’unir pour remporter la prochaine élection présidentielle en 2025, qui suivra les élections municipales et régionales prévues le 2 septembre prochain. Henri Konan Bédié avait également été désigné candidat lors de la dernière élection présidentielle en 2020.