Le drame de la disparition en mer plus de 300 migrants irréguliers partis de Kafountine, localité de la côte sud du Sénégal, rapporté par les autorités espagnoles, rappelle que les routes périlleuses de l’émigration sont toujours empruntées par les Sénégalais. Si certains arrivent à rejoindre les côtes espagnoles, d’autres n’arriveront jamais à destination. En attendant, les recherches se poursuivent pour retrouver les voyageurs de ces trois (3) embarcations en détresse en haute mer.
L’émigration dite irrégulière est une pratique qui s’éternise, malgré les nombreux promesses et projets des autorités sénégalaises et européennes. En plus des mesures coercitives notamment le renforcement de la surveillance et la sécurité aux frontières et le déploiement du Frontex pour dissuader les candidats, en dépit des accords entre le Sénégal et les pays de l’Union européenne pour la surveillance des eaux marines, beaucoup de jeunes profitent d’occasions comme les grands événements religieux pour prendre départ. Récemment, la situation nationale marquée par les tensions politiques a été une occasion pour certains de prendre des pirogues à destination des îles Canaries. Des Forces de défense et de sécurité procèdent à des interpellations récurrentes.
N’empêche, certains arrivent toujours à déjouer le dispositif sécuritaire. Les raisons évoquées par ces candidats à l’immigration sont multiples. Une pêche non lucrative à cause de la présence des bateaux étrangers, l’absence d’emplois, entre autres raisons mises en avant. Les zones côtières sont les principaux points de départ. Les aventuriers partent généralement de Mbour, Saint-Louis, Kaffoutine et même de villages de pêcheurs de Dakar. Il y a moins d’une semaine, les éléments de l’Aire marine protégée de Somone, ont interpellé, dans la nuit du 4 au 5 juillet 2023, des personnes qui s’apprêtaient à embarquer vers l’Espagne, avec l’aide de la Gendarmerie. Au total, informe le lieutenant Chérif Khatab Diop, 32 personnes dont trois femmes ont été appréhendées.
A l’en croire, ce groupe est composé de 23 Sénégalais, 7 Gambiens et 2 Guinéens et la moyenne d’âge de ces candidats à l’émigration irrégulière tourne autour de 16 et 17 ans. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie pour identifier les passeurs. Le 3 juillet dernier, le quotidien Enquête, rapportant un naufrage ayant lieu en Mauritanie, signale que les migrants étaient environ 255 candidats, des Sénégalais en majorité, à embarquer depuis Fatick dans deux pirogues, en direction des côtes européennes. Une pirogue ayant à son bord 105 personnes et une autre embarquant 150 candidats ont échoué à Nouadhibou, ville située à 465 km de Nouakchott, la capitale mauritanienne. En juin dernier, plus de 200 jeunes candidats au voyage périlleux ont été arrêtés par la Gendarmerie. Au courant du même mois, une pirogue de migrants avait chaviré et la Gendarmerie avait arrêté 7 trafiquants à Kafountine.
LES RECHERCHES SE POURSUIVENT POUR RETROUVER LES 300 MIGRANTS IRRÉGULIERS PARTIS DU SÉNÉGAL
Et cette fois-ci, il est question de trois (3) embarcations partis de la côte sud du Sénégal (Kafountine), les 23 et 27 juin, qui sont portés disparus dans l'océan Atlantique. Selon l’organisation non gouvernementale espagnole Caminando Fronteras, ils transportant 60, 65 et 200 migrants clandestins. Les garde-côtes espagnols poursuivent les recherches pour retrouver les 300 migrants irréguliers partis du Sénégal à bord de ces embarcations. Au même moment, l'agence de presse espagnole EFE, se basant sur des sources des garde-côtes, a indiqué qu’une autre embarcation est arrivée lundi à environ 132 kilomètres au Sud de l'île Grande Canarie, située au Sud-ouest du pays, convoyant 86 migrants irréguliers originaires de pays de l'Afrique subsaharienne. Les migrants secourus ont été ramenés sur les côtes et leur état de santé est stable. 951 migrants irréguliers tentant d'atteindre l'Espagne depuis la côte nord-africaine au cours du premier semestre 2023 sont morts noyés en mer ou de faim et de soif, selon dernier rapport de Caminando Fronteras. Selon Boubacar Seye président de l’Ong Horizon Sans frontière, cette situation s’explique par l’absence de perspective des jeunes et une mauvaise gestion des politiques publiques de la part des tenants du pouvoir.
L’INEFFICACITE DES MECANISMES DE LUTTE, CAUSE DE LA PERSISTANCE DU FLEAU
Amnesty International considère que l’inefficacité des mécanismes de lutte est à l’origine de la persistance de la corruption en Afrique de l’Ouest et du Centre
Amnesty International considère que l’inefficacité des mécanismes de lutte est à l’origine de la persistance de la corruption en Afrique de l’Ouest et du Centre. L’organisation a, dans le même sillage, mis en exergue la situation des défenseurs anticorruption qui subissent de la répression, de l’intimidation et du harcèlement de la part des autorités. Samira Daoud et ses camarades ont fait ces remarques hier, mardi 11 juillet 2023, à l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption.
«Un certain nombre de mécanismes ont été mis en place au niveau national, précisément pour prévenir les cas de corruption et pour lutter efficacement contre la corruption. Malheureusement, en dépit de ces différents dispositifs et mécanismes en place comme des différentes législations qui ont été mises en place, non seulement la corruption prospère mais les personnes qui dénoncent parfois courageusement en tout cas les faits de corruption sont elles-mêmes menacées », a fait remarquer Samira Daoud, directrice Amnesty international de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Revenant sur la persistance du fléau, 20 ans après la signature de la convention de Maputo, la directrice d’Amnesty Afrique de l’Ouest et du Centre justifie ce fait par l’inefficacité des mécanismes mis en place pour lutter contre la corruption. Et de soutenir : « Il y a différentes raisons pour lesquelles à la fois la corruption persiste et on s’en prend aujourd’hui, aux défenseurs anti-corruption. D’abord, les mécanismes mis en place manquent d’efficacité. Certains ne sont pas indépendants totalement et donc du coup ne peuvent pas véritablement jouer leur rôle. Certains manquent de moyens et des pressions importantes sont exercées sur un certain nombre d’institutions qui rendent leur efficacité réduite ». Quant à la situation des défenseurs anti-corruption, qui est d’ailleurs largement développée dans son rapport de 2018 qui porte sur 19 pays, l’organisation s’est montrée très préoccupée par la répression, l’intimidation et le harcèlement que ces derniers subissent de la part des autorités. Et de souligner : « la répression que subissent les défenseurs des droits de l’humain qui combattent la corruption en Afrique de l’Ouest et du Centre est très préoccupante. »
Selon le document de la trentaine de pages, « Ces personnes jouent un rôle crucial contre la corruption et ainsi dans la défense des droits fondamentaux. Pourtant, elles sont la cible d’attaques, d’intimidation, de harcèlement et de persécution lorsqu’elles font éclater la vérité. » Ainsi, devant cette situation, Amnesty international est revenu sur les recommandations faites à l’endroit des autorités.
En effet, selon la directrice AI de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : « les gouvernements de la région doivent se montrer à la hauteur de leurs obligations internationales en matière de droits humains, qui sont notamment de respecter, de protéger, de promouvoir et de réaliser les droits de ceux qui prennent position contre la corruption et défendre les droits fondamentaux… »
REPRESSION DES DEFENSEURS ANTI-CORRUPTION - 31 cas recensés par Amnesty International
La répression à l’encontre des défenseurs anti-corruption en Afrique de l’Ouest et du Centre est un problème préoccupant. Les gouvernements de la région utilisent divers outils et tactiques pour réprimer et faire taire ces défenseurs, ce qui limite leur capacité à dénoncer la corruption et à demander des comptes aux acteurs puissants. Amnesty International a documenté 31 cas de répression à l’encontre de défenseurs anti-corruption, notamment des journalistes, des lanceurs d’alerte, des blogueurs et des militants de la société civile. Ces cas comprennent « des accusations de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles, des interdictions de manifestations pacifiques, des menaces, du harcèlement et même des homicides illégaux ». D’après l’organisation, « les autorités nationales recourent également à des lois restrictives et à des mesures de répression, telles que l’usage excessif de la force, pour limiter la capacité des défenseurs à dénoncer la corruption et les violations des droits humains. Les défenseurs sont souvent arrêtés, détenus arbitrairement, poursuivis en justice et soumis à des pressions économiques, telles que des licenciements ou des suspensions sans salaire », a-t-elle dénoncé.
MACKY AU DÉFI DE L’APR ET BENNO
Depuis que le président de la République a décidé de renoncer à briguer un troisième mandat, les appétits ont atteint leur paroxysme au sein du parti présidentiel, en l’occurrence l’Alliance pour la République
Le choix du candidat de la mouvance présidentielle, programmé pour cette semaine, selon des sources concordantes, ne sera pas si simple pour le Président de la République, Macky Sall. Nonobstant la carte blanche dont il dispose à travers son parti, il n’en demeure pas moins que des divisions, et non des moindres, se font déjà sentir entre les Aperistes dits authentiques et ceux qui ont pris le train en marche. Sans occulter, bien entendu, quelques personnalités issues des partis alliés qui lorgnent le fauteuil logé au palais présidentiel.
Depuis que le président de la République a décidé de renoncer à briguer un troisième mandat, les appétits ont atteint leur paroxysme au sein du parti présidentiel, en l’occurrence l’Alliance pour la République.
Les compagnons d’hier ou de galère, ceux qui se définissent comme les fidèles et loyaux compagnons du chef de l’Etat sont ainsi en train de faire bloc pour contrecarrer ceux-là qu’ils qualifient de militants de la 24ème heure. C’est tout le sens qu’il faut d’ailleurs donner à la déclaration du député Abdou Mbow, ancien vice-président de l’Assemblée nationale sous la présidence de Moustapha Niasse. Son portrait-robot du candidat idéal qui enchante les compagnons de la première heure du président de la République, lesquels ambitionnent de poursuivre l’œuvre de Macky Sall, semble trancher d’avec ceux-là mêmes qui sont venus gonfler les rangs avec leur savoir-faire et leur savoir-être.
Dans cette logique, on retrouve tous les concepteurs de Yoonu Yokkuté (la voie de l’émergence). Un programme qui avait permis au Président Macky Sall d’engranger plus de 25% de l’électorat et de mettre en ballotage le président Abdoulaye Wade qui finira par perdre au second tour de l’élection présidentielle, le 25 mars 2012. Ces Apéristes réclament une légitimité historique qui devrait faire d’eux les dignes héritiers à la succession de Macky Sall à la magistrature suprême. Ce qui semble, pour beaucoup d’acteurs politiques, une réalité de fait. Sauf que le Macky Sall, candidat à la conquête du pouvoir, est diamétralement opposé au Macky Sall qui est resté assis sur le fauteuil présidentiel pendant 12 ans. Entretemps, beaucoup d’eau a en effet coulé sous les ponts, faisant de la réalité d’hier une antithèse d’aujourd’hui.
DU YOONU YOKKUTE AU PSE : L’APR EN MUTATION
Comme tout candidat qui arrive au pouvoir, Macky Sall était obligé de composer avec les réalités du moment. D’ailleurs de « Macky2012 », sa coalition va se muer à Benno Bokk Yaakar, puis en majorité présidentielle. Une mutation qui ne s’est pas faite dans la douceur, puisque la plupart des militants de la première heure seront rétrogradés. C’est le cas de Mbaye Ndiaye, le plus éphémère ministre de l’Intérieur, mais aussi du ministre- conseiller et maire de Ndangalma Mor Ngom et autres. Pis, certains militants de la première heure seront contraints de quitter la barque pour vraisemblablement «incompatibilité d’humeur».
Dans ce lot, figurent Moustapha Cissé Lo, Feu Alioune Badara Cissé mais aussi Aminata Tall et tout dernièrement Aminata Touré, ancienne directrice de campagne, ancienne Garde des Sceaux, ancienne Première ministre, ancienne Envoyée Spéciale et ancienne Présidente du Conseil économique social et environnemental. A contrario, Macky Sall noue et solidifie une alliance contre-nature avec le Parti socialiste (ancien parti au pouvoir de 1960 à 2000), l’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse, le Parti de l’indépendance (Pit) d’Amath Dansokho, la Ligue démocratique (Ld) d’Abdoulaye Bathily et autre And-Jef Pads de Landing Savané, des partis de gauche traditionnellement faiseurs de rois.
En véritable disciple politique de Machiavel, Macky Sall dompte tous ces partis susmentionnés et les réduit à leur plus simple expression obligeant les Secrétaires Généraux à se contenter des strapontins. Au même moment, le Président en exercice élargit les bases de l’Apr. Les couleurs marron-beige flottent dans toutes les régions du Sénégal. Ce qui lui permet de contrôler toute velléité au sein de l’Apr qui passe de mouvement en 2008 à un des plus grands partis politiques du pays.
Exit alors le Yoonu Yokkuté, le Pse (Plan Sénégal émergent) devient le nouveau référentiel pour mettre le Sénégal sur les rails de l’émergence. Ce plan validé par les partenaires publics et privés enjambe le règne du Président Macky Sall puisqu’il doit prendre fin en 2035.
DES TENANTS DU TRAIN EN MARCHE AUX ALLIES DE BENNO
Dans ce mouvement de massification du parti présidentiel, en plus des Aperistes authentiques, d’autres leaders prennent le train en marche, dans les illage de Macky Sall. Eux aussi soutiennent pouvoir réclamer la même légitimité que les militants historiques. D’ailleurs, la plupart d’entre eux occupent des départements de souveraineté jadis dévolus aux membres fondateurs du parti. Transhumants ou adhérents «tardifs», ils revendiquent le legs de Macky Sall et se battent pour sa succession à la tête de l’Etat. Seulement, à côté de ceux-là qui disposent d’une carte de l’Apr et siègent au Secrétariat exécutif national, il y a des alliés venant de la majorité présidentielle qui ne veulent plus jouer le rôle de figurant. Et pour cause, la course à la présidence aiguise leurs appétits. C’est dire que le président de la République qui a annoncé son départ de la magistrature suprême a du pain sur la planche. Lui, qui doit résoudre trois équations.
Primo, faire en sorte que son successeur vienne de son parti (Apr) où les velléités de succession se font de plus en plus jour, présageant une confrontation « fratricide » si le Président ne prend garde.
Deuxio, réussir à unifier les militants de la première heure et ceux qui ont pris le train en marche. Enfin, convaincre ses alliés de Benno que le meilleur candidat ne peut être qu’un membre de son parti, et cela en dépit de la carte blanche qu’ils lui ont donnée et qui pourrait être rédhibitoire en cas de choix tendancieux.
DES PROPRIETAIRES TERRIENS IMPACTES RECLAMENT LE PAIEMENT DE LEUR INDEMNISATION
Toujours dans l’expectative d’entrer en possession de leur pécule, des populations de Ndendory et Wali Dialla résidant dans la commune de Ndendory, dans le département de Kanel, ont tenu une conférence de presse sur le site de la société minière
L’équation du versement des montants représentant l’indemnisation des propriétaires terriens dans la zone minière de Ndendory est loin d’être résolue. Un groupe d’impactés des villages de Wali Dialla et Ndendory étaient hier, mardi, face à la presse pour dénoncer leur situation, six mois après avoir été expropriés de leurs terres. Face aux journalistes, ils ont crié leur désarroi et ont interpellé les pouvoirs publics pour une prise en compte diligente du dossier.
Toujours dans l’expectative d’entrer en possession de leur pécule, des populations de Ndendory et Wali Dialla résidant dans la commune de Ndendory, dans le département de Kanel, ont tenu une conférence de presse sur le site de la société minière exploitante des phosphates de la vallée (SOMIVA) hier, mardi, pour réclamer le versement des montants représentant l’indemnisation de leurs terres dans le cadre du projet.
De l’avis de Ousmane Sao, le coordonnateur du mouvement, « Les propriétaires terriens attendent toujours l’argent de l’indemnisation qui aurait été mis à disposition par la société minière ». Mieux, selon le coordonnateur, après les études faites par le cadastre, les Eaux et Forêts et la Société d’exploitation des terres du delta (SAED), le chèque a été émis et une copie a été remis au préfet du département de Kanel. « La Somiva est venue nous voir, il y a quatre mois, pour nous dire qu’elle a besoin de nos terres pour exploitation moyennant une indemnisation d’1 million 500 mille francs CFA l’hectare. Depuis lors, le chèque est sur la table du préfet de Kanel et les propriétaires attendent toujours », a-t-il déclaré. Alors que la Somiva doit indemniser 193 propriétaires terriens, une source proche du dossier stipule que « la somme disponible ne prend en compte pour le moment que 66 personnes ».
Les propriétaires terriens qui n’écartent pas la possibilité de passer à la vitesse supérieure pour renter dans leur fonds, ont interpellé les pouvoirs publics pour une prise en compte diligente du dossier.
KEEMTAAN GI – MIRAGE
Mais pourquoi donc ce désir d’un ailleurs ? Pourquoi tous ces jeunes cherchent à fuir ce beau pays. Ne savent-ils pas que nous sommes passés d’un Etat d’indigence à un Etat d’émergence. Le pied quoi ! Un si beau pays avec des ponts, de belles routes, des autoroutes, un Train Express Régional qui fait des jaloux dans la sous-région et prochainement un Bus Rapid Transit. Et encore, et ça c’est le must, de belles femmes que nous envient des Toubabs qui viennent nous les chiper à coups de billets de banque. Pas avec cette pauvre monnaie de singe qu’est le CFA mais des Euros ou Dollars. Un pays où il fait bon vivre, on vous dit ! Avec tout cela, vous doutez encore de notre statut d’émergence en plus de toutes ces belles et couteuses infrastructures qui n’empêchent pas un véritable exode rural avec des conducteurs de motos qui ont envahi la capitale pour survivre et faire vivre des parents plus paumés au village. Et pourtant, plus que ces trois prédécesseurs réunis, le Chef a bien travaillé. Il a changé le pays, particulièrement Dakar pour en faire une ville moderne en dépit de ses pittoresques cars rapides, « Ndiaga Ndiaye » et motos Jakarta. Et malgré tout ce progrès visible à l’œil nu, il se trouve des égarés à se suicider en mer. 300 Sénégalais, candidats à l’émigration, auraient ainsi fait naufrage. Bien entendu, le Gouvernement nie cette information sortie de l’imagination fertile de confrères. A ces jeunes gens, on leur promettait l’Eden, une vie meilleure, des lendemains qui chantent avec des emplois en veux-tu en voilà. Las d’attendre, ils voient l’avenir obstrué, la vie en pointillés. Rien à l’horizon ! Le mal du Sénégal, ce sont des politiques inopérantes conçues par des gens qui sont loin du terrain. On aura beau nier l’existence d’un chômage ou d’une extrême pauvreté, les faits sont là. La pauvreté saute aux yeux ! Refuser cette réalité d’un chômage et d’une extrême pauvreté des ménages nous parait monstrueux face à des politiciens qui étalent un train de vie insolent après avoir accaparé à leur profit et celui de leurs proches toutes les (maigres) ressources de ce pays. KACCOOR BI - LE TEMOIN
RENCONTRE AU PALAIS :Les députés de BBY s’engagent devant Macky Sall à voter tous les projets de loi du Dialogue
Les députés du Groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar se sont engagés hier à voter tous les projets de loi déposés par l’Exécutif en application des accords issus du dialogue politique nationale. Les parlementaires ont pris cet engagement hier lors d’une rencontre à la salle des Banquets avec le président de la République. Près de 22 députés représentant tous les partis alliés au sein de BBY ont pris la parole pour une rencontre qui s’est déroulée de 17 h à minuit. Les députés ont réaffirmé un total engament aux côtés du président Macky Sall. Ils ont rappelé qu’ils avaient donné carte blanche au président Macky Sall pour le choix du candidat de leur camp pour 2024. C’est déjà acté à travers les résolutions du SEN de l’APR et de la conférence des leaders de la coalition. Les députés du Groupe BBY ont surtout insisté pour l’Alliance de la République et tous les partis alliés soient aussi aux côtés de leur guide pour gagner la grande bataille de 2024. Prenant la parole, Macky Sall a demandé à chaque parlementaire de s’oublier rien que pour l’intérêt supérieur du Sénégal et de la coalition de BBY. Il a souhaité que les députés suivent ses pas du lundi 03 juillet pour que triomphe dans la paix, la transparence, la démocratie sénégalaise. A ce titre, il a demandé au Groupe parlementaire de voter les projets de loi déposés par l’Exécutif suite aux accords du dialogue politique national.
BENNO BOKK YAKKAR Arona Dia, Abdoulaye Daouda Diallo, Farba Ngom, les authentiques opposés à Amadou Ba
Ce qui pourrait être appelé la guerre diffuse des tranchées avant l’heure. D’ici la fin de la semaine, on parle de vendredi pour voir le nom du candidat de BBY dévoilé par Macky Sall, l’Alliance pour la République sera fortement traversée par des guerres de positionnement qui auront pour lignes de rupture entre authentiques et militants de la 25ème heure. Dans le premier lot, on retient le camp des authentiques dirigés par le richissime homme d’affaires basé au Burkina Arona Dia. Ce dernier s’appuie sur un pressenti en l’occurrence Aly Ngouile Ndiaye ministre de l’Agriculture pour faire avancer des pions influents à l’endroit du chef. A ce duo, on accole un autre très puissant duo Abdoulaye Daouda Diallo et Farba Ngom. Les deux sont devenus subitement des « amis » pour s’être réconciliés alors qu’ils entretenaient une relation conflictuelle au niveau de la région de Matam où ils militent politiquement. Abdoulaye Daouda Diallo et Farba Ngom ont fait la paix. Ce groupe est poussé et soutenu par une frange importante de l’APR qui revendique que le candidat désigné du président Macky Sall ne doit pas sortir des APR authentiques. C’est-à-dire dans le camp des premiers compagnons. Amadou Ba, le Premier ministre a le désavantage de n’être pas un APR authentique. Un APR de la 25ème heure qui peut cependant dire qu’il a participé brillamment aux dernières conquêtes victorieuse de son mentor et il bénéficie d’une solide base aux Parcelles Assainies. Son adhésion à la formation politique du président Macky Sall se situerait vers 2016, un militant de la 25ème heure. La bataille est féroce entre ces deux camps qui ont chacun leurs souteneurs. Seulement il faut compter sur une donne. Macky Sall a jusqu’ici réussi à s’extirper de ces pressions internes de son camp pour surprendre et déjouer tous les pronostics. En tout, dans deux jours, c’est-à-dire vendredi, les dés seront jetés.
BENNO BOKK YAKAAR : Mame Boye Diao poussé à la candidature
En attendant que Macky Sall dévoile d’ici vendredi le candidat de Benno, les candidatures continuent de foisonner au sein de la majorité présidentielle. Il y a des grands responsables qui ont été mis dans la peau de candidats potentiels. Les noms les plus avancés sont le Premier ministre Amadou Ba, le président du Conseil économique, social et environnemental Abdoulaye Daouda Diallo et le ministre de l’Agriculture Aly Ngouille Ndiaye. A ce trio, on a évoqué les candidatures de l’ancien ministre Abdoulaye Diouf Sarr et du ministre-conseiller Abdoul Aziz Diop. Mais de part et d’autres, les réseaux s’activent pour pousser d’autres dignitaires du régime à franchir le rubicond. Hier des pans de l’Alliance pour la République ont mis sur la table les candidatures de l’actuel patron de la Caisse des Dépôts et Consignations et maire de Kolda. Mame Boye Diao est poussé à présenter sa candidature par ses parents du Fouladou et de Kaolack où est originaire sa mère. Mais aussi par des jeunes apéristes qui sont proches de lui. Pour Mame Boye Diao, selon ses parents et militants du sud du pays, « de par son parcours professionnel atypique, sa candidature à la présidentielle de 2024 s’impose. C’est un homme d’audace qui saura s’imposer ». C’est pourquoi ses parents du Sud, sa base maternelle et ses soutiens de la diaspora sont en train de s’activer pour porter la candidature de Mame Boye Diao. Cette proposition de candidature ne pourrait pas être jugée farfelue parce que Mame Boye présente une cartographie politique qui peut pousser à une telle tentation. Il a réussi à Kolda à réussir à contrer la bourrasque pastéfienne qui dévorait tout sur son passage lors des locales de janvier 2022. Mais le dernier mot reviendra d’ici vendredi au président Macky Sall qui a reçu carte blanche de l’APR et de BBY.
DIFFAMATION Birame Soulèye Diop en prison
Après deux retours de parquet, le maire de la commune de Thies-Nord, Birame Souleye Diop a passé hier sa première nuit en prison. Il a été inculpé ce mardi parle juge d’instruction du 1er cabinet, Maham Diallo pour offense au président de la République et actes de nature à compromettre la paix publique. Le président du groupe parlementaire Yewwi Askan wi avait lors d’une conférence de presse, avancé des propos accusateurs à l’endroit du Président Macky Sall faisant même une corrélation avec le Président ivoirien Alassane Ouattara. 300migrants disparaissent en mer, le ministère des Affaires étrangères dément Le Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, dans un communiqué, note avoir appris avec étonnement, la publication, sur les réseaux sociaux, d’informations faisant état de la disparition en mer d’au moins 300 Sénégalais, candidats à l’émigration, dont les embarcations en provenance de Kafountine (Casamance) faisaient route vers les Îles Canaries. Selon le communiqué, il ressort des vérifications qui ont été faites, que « ces informations, sont dénuées de tout fondement ». Au demeurant, le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur tient à préciser qu’entre le 28 juin et le 09 juillet 2023, 260 Sénégalais en détresse ont été secourus dans les eaux territoriales marocaines. Le Consulat Général du Sénégal dans la ville marocaine de Dakhla en relation avec les autorités marocaines compétentes a pris les dispositions nécessaires pour leur prise en charge et leur rapatriement dans les meilleurs délais.
THIES Le Jakartaman Mor Talla Sène 25 ans retrouvé égorgé
La triste nouvelle défraie la chronique dans la cité du rail. Un jeune homme de moins de 25 ans a été retrouvé mort, ce mardi 11 juillet, très tôt dans la matinée, à hauteur des deux voies de l’Université Iba Der Thiam (UIDT), non loin de l’École Polytechnique de Thiès(EPT), à Thiès-Noone. Des piétons ont aperçu le corps sans vie de la victime gisant dans une mare de sang. Le jeune homme répondant au nom de Mor Talla Sène était conducteur de moto «Jakarta». Il aurait reçu plusieurs coups de couteau avant de se voir trancher la gorge par son ou ses agresseur (s). C'est cet après-midi, un peu tard, que la famille du défunt, résidant au quartier Thialy, dansla commune Thiès-Nord, aurait appris la mauvaise nouvelle. Nos sources renseignent que «Mor Talla Sène, cadet de sa famille, avait l'habitude de se mettre très tôt au travail, à bord de sa moto taxi». Aussi qu'il était un dur à cuire qui n'était pas du genre à se laisser faire. Malheureusement, pour lui, ce matin, le destin en a décidé autrement avec l'ange de la mort qui n'a pas manqué de frapper à sa porte. Une source renseigne toutefois que la police scientifique aurait effectué le déplacement pour les besoins de l'enquête. Aussi l’autopsie ne saurait tarder. Le corps sans vie de la victime a été acheminé à la morgue du centre hospitalier régional Ahmadou Sakhir Ndiéguene de Thiès. Une enquête a été ouverte par les limiers du commissariat central.
«XEYU NDAW ÑI» : Sonaged éclaboussée par des histoires de mœurs
« Le Témoin » quotidien commence à comprendre pourquoi la jeunesse sénégalaise a décidé de balayer ce régime « Apr » dont certains ministres et directeurs de société nationale ont lamentablement atteint leurs limites professionnelles. La preuve par l’actuel directeur général de la Sonaged (ex :Ucg) Mass Thiam considéré comme le « pire » cadre de l’histoire de l’administration sénégalaise par ses propres agents du nettoiement. De par son arrogance et son incompétence en matière de Coordination et de Gestion des déchets solides, Mass Thiam a presque multiplié par « zéro » les immenses efforts du président Macky Sall en transformant cette société de l’Etat (Sonaged) en une entreprise familiale et politique. Une situation qui n’a rapporté aucun dividende politique au Président Macky Sall. Au contraire, cela a provoqué une rébellion politique au sein des milliers de jeunes éboueurs et pointeurs en croisade contre ce régime finissant. Ce que « Le Témoin » quotidien dénonce et déplore au sein de la Sonaged, c’est le fait que certains chefs de secteur, superviseurs et contrôleurs ont transformé l’excellent programme dit « Xeyu Ndaw ñi » en un instrument de chantage et de harcèlement sexuel. Parmi les victimes, de braves femmes mariées et dignes filles balayeuses de rue qui n’ont eu que le tort d’avoir rejeté des « avances » ou des promotions canapé. Et gare aux syndicalistes et agents qui dénoncent le martyr des agents (femmes) du nettoiement. Comme ce fut le cas de l’agent-éboueur Sellé Faye muté à Kédougou pour avoir dénoncé le népotisme, le harcèlement sexuel et le clientélisme. A l’arrivée, les agents de la propreté n’ont plus le cœur à l’ouvrage pour ne pas dire au « nettoiement » au point de laisser pourrir les déchets de la Tabaski dans les rues de Dakar. Encore, encore une histoire de plainte pour coups et blessures entre une fille balayeuse et un superviseur est entre les mains de la Brigade de gendarmerie de Keur Massar