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29 août 2025
COVID-19, LA VACCINATION, UN CASSE-TETE POUR LES FEMMES ENCEINTES
Désormais recommandée dès le premier trimestre de la grossesse, la vaccination protège les femmes enceintes, plus exposées aux risques que les autres, ainsi que leur futur enfant, à la Covid-19
Désormais recommandée dès le premier trimestre de la grossesse, la vaccination protège les femmes enceintes, plus exposées aux risques que les autres, ainsi que leur futur enfant, à la Covid-19. Si plusieurs futures mamans acceptent, beaucoup se posent des questions et certaines refusent de se faire vacciner. Reportage.
La vaccination contre la Covid-19 reste un choix difficile pour de nombreuses femmes enceintes. Beaucoup s’interrogent, dès l’annonce de leur grossesse. Vais-je bien supporter le vaccin ? Y aurait-il des effets secondaires pour moi ou le bébé ? C’étaient les principales craintes de Denise Samba, avant de, finalement, se faire vacciner. Teint clair, mise bien soignée, Mme Samba est secrétaire. Pour sa première grossesse, elle a été confrontée à un véritable dilemme, d’autant que ses documentations sur Internet ne la rassuraient guère.
Certains parlent de fausses couches, de morts in utero ou de malformations. Après son mariage, elle est restée, quelques années, sans recevoir la grâce de la conception. De ce fait, elle ne voulait pas prendre le risque de perdre sa grossesse, à cause d’un vaccin. ‘’Il y a des rumeurs de thrombose et de fièvre qui obligent à l’hospitalisation. Finalement, quand on lit ça, on se dit que ce que peut provoquer le vaccin, c’est la même chose que la Covid-19. J’avais vraiment peur de perdre ma grossesse, à cause d’un mauvais choix. La nuit, avant de dormir, j’ai fait une prière en demandant à Dieu de me guider dans mon choix, de me montrer la bonne voie. Au réveil, le lendemain matin, je suis partie directement prendre le vaccin’’, confie Mme Samba.
Suzanne Ndiaye, comptable dans une société à Dakar, s’est aussi fait vacciner. Elle n’a pas eu une once de doute sur l’efficacité des vaccins. Au marché Sandaga, où nous l’avons rencontrée sous un soleil ardent, elle traine un sachet. La dame, en plus d’être enceinte, est diabétique. Depuis le début de la pandémie, elle se protège comme elle peut contre la Covid. Elle a pris la décision ferme de se vacciner, malgré les réserves de son gynécologue. Ce dernier, explique Mme Ndiaye, ne voulait pas qu’elle se vaccine, tant qu’il n’a pas suffisamment d’éléments sur les vaccins.
De l’autre côté, son médecin diabétologue lui mettait la pression pour qu’elle se vaccine. ‘’J’ai lu tout ce qui se dit sur les risques des femmes enceintes non-vaccinées. En plus, je suis diabétique. Je préfère me protéger et sauver mon enfant que de me retrouver dans un lit d’hôpital ou à la morgue’’, explique-t-elle.
‘’On fait tout ce qu'il faut pour le bien-être de notre enfant à naître’’
Sira Thiam milite aussi pour la vaccination. Soutenant que lors d'une grossesse, les femmes suivent les recommandations de ne plus fumer, de ne pas s'auto-médicamenter, d’adapter leur alimentation, leurs activités sportives, etc. ‘’On fait tout ce qu'il faut pour le bien-être de notre enfant à naître. Il en va de même pour les recommandations liées à la vaccination. Il s'agit d'une recommandation de médecins, de gynécologues. N'étant pas spécialiste du sujet et étant soucieuse de faire les choses convenablement, je suis l'avis des experts en la matière’’, souligne-t-elle.
Nicole Garron est une jeune Martiniquaise vivant au Sénégal. Elle pense que si elle n'avait pas eu le projet d'avoir un enfant, elle se serait faite vacciner, dès lors que cela a été ouvert à sa tranche d'âge. ‘’J'ai profité de ma consultation préconceptionelle pour mettre mes vaccins à jour, n'ayant aucune méfiance vis-à-vis de cela. Concernant le cas particulier de la Covid-19, il semble que le vaccin soit la seule issue. Alors, je pense qu'il est important de participer à cet effort collectif’’, souligne Mme Garron.
Néanmoins, elle précise, dans le cadre d'une grossesse, ‘’qu'il est nécessaire de laisser chaque couple, de concert avec le gynécologue ou le médecin traitant, décider de ce qu'il veut faire concernant le vaccin anti-Covid-19. Même si les premières études sont rassurantes, le recul est encore mince. Je comprends les couples réticents au vaccin. Mais aujourd'hui, ils ne peuvent plus vraiment décider. Même si la vaccination n'est pas obligatoire, une femme enceinte a le choix suivant : se faire vacciner contre son gré, ne pas se faire vacciner et ne pas avoir accès aux lieux publics sans passe sanitaire. Car c'est de ça qu’il s'agit’’, argumente-t-elle.
“Je suis soucieuse que les vaccins ne sont pas étudiés à long terme sur le corps des femmes enceintes’’
Les médecins et les scientifiques recommandent la vaccination des femmes enceintes. Car non seulement c’est sans risque, mais elles font même partie du public prioritaire. Toutefois, de nombreuses mamans ou futures mamans ont peur et pensent que les gynécologues manquent encore de recul sur les vaccins pour franchir le cap.
Parmi elles, certaines refusent d’ailleurs totalement de se faire vacciner. C’est le cas de Yassine Diop, 29 ans et enceinte de 6 mois. Elle a décidé de ne pas se faire vacciner durant sa grossesse. Car, au moment de la conception, soutient-elle, beaucoup de médecins lui ont déconseillé de le faire. ‘’Je fais partie de plusieurs communautés en ligne éco-féministes et plusieurs personnes vaccinées évoquent un dérèglement de leur cycle menstruel. Je suis soucieuse que les vaccins ne sont pas étudiés à long terme sur le corps des femmes enceintes et des femmes en général’’, expose la jeune femme.
Yassine s’inquiète, particulièrement, de ce que le vaccin peut entraîner d’un point de vue gynécologique. “Les témoignages partagés citent des dérèglements des cycles menstruels d’habitude très réguliers, un flux menstruel anormalement abondant, ainsi que du spotting chez des femmes ménopausées. Cela m’a pris des mois pour me reconnecter et guérir les blessures liées à cette partie de mon corps. Les effets indésirables que le vaccin pourrait avoir sur l’appareil génital féminin me préoccupent, à court et long terme“, déclare Mme Diop.
Edwige Ntap précise que, d’une manière générale, la future maman se méfie des vaccins en tout genre. “J’y vais toujours à reculons avec la médecine allopathique, hormis pour certaines chirurgies. Je suis tout de même à jour sur mes vaccins et j’ai fait certains rappels récemment. Mon scepticisme concerne particulièrement les vaccins contre la Covid-19. Je suis encore hésitante à le faire après l'accouchement. J’ai beaucoup de doutes et d’incertitudes pour le moment’’, justifie-t-elle.
Le 9 août 2021, le ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal a recommandé la vaccination des femmes enceintes contre la Covid-19. Dans une note d’information adressée aux médecins-chefs de région, il a été annoncé que les précautions qui étaient préconisées dans la vaccination contre la Covid-19 chez les femmes enceintes sont levées. Aussi, les anciens malades guéris du Covid-19 et les femmes allaitantes font partie de la cible à vacciner.
5% DE FEMMES VICTIMES DE VBG ET 17,32% DE VIOLENCES PHYSIQUES
Les violences basées sur le genre, connues sous le sigle VBG, sont une réalité «persistante», dans notre pays et concerne toutes les catégories sociales, à l’image du reste du monde.
Les violences basées sur le genre, connues sous le sigle VBG, sont une réalité «persistante», dans notre pays et concerne toutes les catégories sociales, à l’image du reste du monde. «Au Sénégal, les Enquêtes démocratiques de santé (EDS) de 2018 et 2019 sur les Violences basées sur le genre (VBG), réalisées par l’ANSD (Agence nationale de statistique et de la démographie, ndlr), font ressortir que plus de 5% des femmes enquêtées ont été confrontés aux VBG et 17,32% aux violences physiques», a relevé Mme Djenaba Wane Ndiaye, Directrice Programme Sénégal ONU Femmes.
Elle s’exprimait avant-hier, mardi 23 novembre, lors d’un petit-déjeuner de presse en prélude au lancement, à partir de ce jeudi 25 novembre et ce jusqu’au 10 décembre 2021, des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. La campagne de cette année est placée sous le thème : «Orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes !»/«Orange the World : end violence against women now !», organisé par ONU Femmes à Dakar.
DANS LE MONDE : 35% DE FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES PHYSIQUES ET/OU SEXUELLES, ENVIRON 137 TUÉES PAR JOUR, 200 ÂGÉES DE 15 À 49 EXCISÉES DANS 31 PAYS
Déjà en 2020, les dirigeants mondiaux avaient pris l’engagement, lors de la 64e Session de la Commission de la condition de la femme, d’identifier leurs efforts pour mettre en œuvre la Déclaration et le programme d’actions de Beijing. Cependant, a révélé Mme Oulimata Sarr, Directrice régionale d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, en Afrique et plus particulièrement au Sénégal, les violences faites aux femmes persistent et touchent toutes les couches sociales. Au niveau mondiale, selon les études d’ONU Femmes, 35% des femmes ont subi au moins une fois des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime ou bien des violences sexuelles de la part d’une autre personne. A en croire toujours la même source onusienne, les estimations montrent que chaque jour, environ 137 femmes sont tuées dans le monde par un membre de leurs familles. Et, s’agissant des mutilations génitales féminines (MGF), au moins 200 millions de femmes et de filles âgées de 15 à 49 ans ont été excisées dans les 31 pays où se concentrent cette pratique qui est d’ailleurs plus fréquente dans les pays de l’Afrique de l’Ouest.
CAMPAGNE MONDIALE POUR DECONSTRUIRE LES STEREOTYPES SEXISTES, NEFASTES ET DE GENRE
Lancement des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles
MATAR CISSÉ (STAGIAIRE) ET I.DIALLO |
Publication 25/11/2021
La campagne «UNITÉ» du Secrétaire général des Nations unies (ONU) pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles d’ici 2030, a été pré-lancée avant-hier, mardi 23 novembre 2021, au King Fahd Palace à Dakar. Pour cette année, ONU Femmes, en partenariat avec le ministère de Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants (MFFGPE), compte, du 25 novembre au 10 décembre, dérouler une campagne de sensibilisation et d’échanges sous le thème mondial : «Oranger le monde : mettre fin des maintenant à la violence à l’égard des femmes !». Donc, c’est parti pour 16 jours d’activisme pour déconstruire les stéréotypes sexistes, culturels néfastes et de genre qui sont récurrents afin d’inverser la tendance.
16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre ! Le ton est donné et la campagne de sensibilisation et d’actions de communication, qui va débuter à partir de ce jeudi 25 novembre et ce jusqu’au vendredi 10 décembre 2021, est placée sous le thème «Orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes !»/«Orange the World : end violence against women now !». Et, pour mieux préparer l’événement, l’organe des Nations unies (ONU) chargé de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, ONU Femmes, a organisé avant-hier, mardi 23 novembre, un petit-déjeuner de presse à Dakar pour dévoiler le calendrier et les programmes établis pour ce plan d’actions de communication. L’objectif pour cette campagne mondiale est, selon la Directrice régionale d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mme Oulimata Sarr, de servir de cadre stratégique aux personnes et organisations du monde entier qui œuvrent à prévenir et éliminer la violence à la l’égard des femmes et filles. «La violence à l’égard des femmes fait obstacle à la réalisation de l’égalité des chances entre les sexes, de l’autonomisation des femmes, du développement et de la paix. La sensibilisation des femmes, des filles, des hommes et des garçons sur les stéréotypes de genre et sur les pratiques néfastes est essentielle pour l’élimination de la violence faites aux femmes et pour le renforcement de relations respectueuses entre sexes», a-telle soulignée. Mme Oulimata Sarr est d’avis que la violence basée sur le genre reste une conséquence primordiale des stéréotypes sexistes, de pratiques et certaines traditions culturelles néfastes et d’attitudes patriarcales qui continuent à définir les rôles, les responsabilités et l’identité des femmes et des hommes.
CAMPAGNE DIGITALE, PHOTOGRAPHIE, TÉMOIGNAGES DE PROFESSIONNELLES VICTIMES DE SEXISME, AU MENU
L’Union européenne (UE), la Coopération italienne (AICS-Dakar), le Canada, UNICEF et ONU Femmes, vont prendre activement part à ces 16 jours d’activisme, par le biais d’une campagne digitale sur les stéréotypes de genre, dans le but de contribuer à un changement de points de vue et rendre les questions de genre plus compréhensibles. Sur ce, Team Europe, dirigée par Mme Eugenia Pisani, se porte volontaire durant ces 16 jours de campagne, pour publier un portrait par jour à travers des sites et plateformes web. Une façon de véhiculer les activités par le biais d’un «langage de la photographie», a expliqué la chargée de programmes Genre et Droits humain/Coopération italienne. A ce propos, la cheffe de la section politique de la Délégation de l’UE, Mme Harmonie Koutsivistis, a assuré que «16 femmes raconteront les stéréotypes sexistes qui, normalement, leurs sont attribués en raison de leur profession ou leur chemin de vie. A travers leurs expériences inspirantes, cette campagne vise à déconstruire certains des plus récurrents stéréotypes de genre».
ACTIONS CLÉES CONTRE LES VBG AU SÉNÉGAL : Ndèye Saly Diop Dieng, à l’épreuve de l’application des textes
Comme chaque année et à l’image de tous les pays, sous la coordination d’ONU Femmes, la campagne 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles est organisée au Sénégal, sous le leadership du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants (MFFGPE), en collaboration avec tous les partenaires impliqués. Pour cette année, le gouvernement du Sénégal s’est engagé, selon le MFFGPE, sur «trois coalitions d’actions» notamment la violence basée sur le genre (VBG), la justice économique et les droits économiques et les technologies et l’innovation au service de l’égalité entre les femmes et les hommes. Dans un communiqué transmis aux journalistes, la ministre Ndèye Saly Diop Dieng annonce la couleur, tout en insistant sur les lois et textes règlementaires en vigueur. «Nous sommes déterminés à intensifier la sensibilisation sur les droits fondamentaux de la femme et de la fille, afin d’aboutir à l’élimination des actes de violences perpétrés à leur endroit, en particulier le viol. Notre pays a adopté, dans le cadre de de la lutte contre les VBG, un ensemble de dispositions législatives et réglementaires qui vont dans ce sens», a-t-elle déclaré. Mieux, a ajouté Dr Fatou Faye Ndiaye, la Directrice de la Famille au MFFGPE, la volonté est de mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles à travers ces politiques et programmes et l’amélioration du cadre juridique. «Le Sénégal va se lancer, à partir du 25 novembre, pour produire des données, les prises en charge sociales», a-t-elle révélé. Et pour mieux centrer leurs activités au niveau national, selon la Directrice de ONU Femmes Sénégal, durant ces 16 jours, tous les secteurs d’activités seront ciblés. Egalement des campagnes seront organisées dans les régions de Thiès et de Dakar. «Pour cette occasion, nous invitons toutes les personnes importantes qui ont des décisions ou des audiences à suivre et défendre les causes des femmes. Nous tendons les mains aux journalistes, musiciens, sportifs etc.», a indiqué Dr Fatou Faye Ndiaye
ATHLETISME,14 ANS D'ATTENTE POUR LES PRIMES IMPAYES
Le problème des primes des athlètes sénégalais a débuté en 2007. Huit ans après, en 2015, à l’issue des Jeux Africains de Brazzaville, ces primes impayées étaient passées à près de 400 millions Cfa.
Le problème des primes des athlètes sénégalais a débuté en 2007. Huit ans après, en 2015, à l’issue des Jeux Africains de Brazzaville, ces primes impayées étaient passées à près de 400 millions Cfa.
Face à la presse, tout juste avant le début des Jeux Africains 2015 de Brazzaville, l’ex-Directeur de la Haute compétition (Dhc), Souleymane Boun Daouda Diop, avait fait un aveu de taille : «De 2007 à aujourd’hui, rien n’a été payé concernant les primes. Nous avons fait le recensement de tous les athlètes concernés et le montant à payer s’élève à 355 millions francs Cfa.» Et le Dhc de rappeler dans la même foulée que depuis 2004, un arrêté de Youssoupha Ndiaye, alors ministre des Sports, avait fixé le barème (en hausse) pour récompenser les athlètes médaillés à l’international.
Justement au sortir de ces joutes congolaises de 2015, les primes concernaient 36 médaillés de Brazza : 7 en or, 10 en argent et 19 en bronze.
Consciente de l’importance de ces récompenses, la Fédération sénégalaise de football avait pris les devants, en prenant sur elle, la décision de primer l’Equipe des U23, vainqueur de la médaille d’Or pour la première fois. C’est ainsi que chaque poulain du coach Serigne Saliou Dia avait reçu globalement 1 million 550 mille francs, soit un total de 31 millions Cfa.
Or : 1 million, Argent : 500 mille, Bronze : 250 mille
Bien que n’ayant pas le même matelas financier que son homologue du foot, la Fédération d’athlétisme avait aussi fait un effort en primant ses 4 médaillés. C’est ainsi que les médaillés d’argent, Ndiss Kaba Badji (saut en longueur), Gnima Faye (100m haies) et Amy Sène (marteau) ont reçu chacun 500 mille francs. Et 250 mille pour Mamadou Guèye, médaillé de bronze.
Au retour de Brazza, en 2015, si on s’amuse à faire un petit calcul par rapport aux 36 médailles décrochées par le Sénégal, à raison de 1 million Cfa pour l’Or (y compris toute l’équipe des U23), 500 mille pour l’argent et 250 mille pour le bronze, on a en effet atteint une somme qui avoisine les 400 millions Cfa. La bande à Mame Fatou Thiaw, première sénégalaise médaillée d’Or à Brazza en 2015, attend toujours.
Entre-temps, la somme est passée à 600 millions Cfa. Aujourd’hui, 14 ans après, il y a donc espoir avec la décision prise par l’Etat du Sénégal.
KEEMTAAN GI - COMME ON SE RETROUVE !
Tiens, tiens ! Ainsi donc, on retourne à la case départ. Quelle perte de temps ! Plutôt donc que de traiter plus rapidement les dossiers pour nous rendre la vie plus belle et pouvoir faire un plongeon spectaculaire dans un monde émergent qu’ils nous promettent, tout fonctionnait à pas de tortue. Et c’est maintenant seulement que le Chef vient de se rendre compte que son fameux « Fast-track » fonctionnait en mode ralenti ! Il vient donc de faire adopter en Conseil des ministres un projet de loi portant réforme de la Constitution pour rétablir le poste de Premier ministre. Quand il avait décidé de supprimer cette station, sa cour de flagorneurs n’avait pas manqué de louer le génie du Chef et de rivaliser d’arguments pour justifier la pertinence de sa décision. Et aussi l’inutilité du poste de PM ! On est impatients de voir à présent quels arguments les mêmes vont utiliser pour nous convaincre de l’impérieuse nécessité de la restauration de cette fonction qu’ils jugeaient inutile il y a 30 mois seulement ! Retour donc à la dure réalité. Et ça a commencé depuis hier avec le tailleur constitutionnel qui s’est muni de ses ciseaux pour dire le contraire de ce qu’il professait lors de la suppression de ce poste de notre nomenclature institutionnelle. Retour donc à la dure réalité où le Premier ministre devra aller au charbon. Peut - être pour contenir une opposition pas du tout bête et décidée à défendre crânement le respect de la Constitution. Ce qui vaut mieux que cette hypocrisie qui consiste à faire signer une charte sur laquelle le pouvoir sera le premier à chier. Et surtout, surtout face à un homme dont ses détracteurs disent avec amusement que tout qu’il dit est bâti sur la duplicité, sauf l’amour qu’il voue à son épouse… Et encore ! KACCOOR BI
POSTE-FINANCES PLUS DE 1 MILLIARD DE FRANCS DÉTOURNÉS
Pour le moment l’affaire est tenue secrète mais « Le Témoin quotidien » en a eu vent ! En effet, une somme de 1,3 milliard de francs aurait été détournée à « Poste-Finance », la filiale de la société nationale « La Poste ». Le trou est découvert au moment où l’ancien responsable de l’agence principale, M. Manga, après une prolongation de deux ans suite à son départ à la retraite, a reçu notification de cessation de travail, et où son remplacement, un certain M. Kobar, a été nommé. Les deux hommes n’ont pas encore eu le temps de faire la passation de service et le coffre-fort qui se trouve dans le bureau du partant n’a pas fait l’objet d’un inventaire. Ce qui étonne les employés de Poste-Finances », c’est que la direction générale n’a pas encore porté plainte. C’est comme ce qui s’était passé à l’Ipres il y a quelques années : lorsque « Le Témoin » avait annoncé un détournement de plusieurs centaines de millions (plus exactement 575 millions) de francs au niveau des tickets de restauration, beaucoup de gens étaient incrédules. A l’époque, nous nous demandions pourquoi le directeur général, Mamadou Diagne Sy Mbengue, n’avait pas porté plainte. Il est vrai que son assistante était mêlée à l’affaire. Ce n’est que des mois plus tard que la justice avait été saisie ! Là aussi, à « Poste-Finances », on espère qu’elle le sera. Ce détournement est d’autant plus fâcheux, en effet, qu’il est découvert au moment où l’établissement est en passe d’être transformé en une banque…
PERFORMANCE DE LA GESTION PUBLIQUE
Le président Macky Sall tient à la performance de la gestion publique à travers deux (2) principes directeurs : la transparence et la reddition des comptes. Le chef de l’Etat a salué la qualité du dispositif législatif et réglementaire encadrant l’organisation et le fonctionnement de la Cour des Comptes du Sénégal qui, dans le cadre de ses missions, a su asseoir: (i) un système de référence en matière contrôle des comptes ; (ii) une efficacité des missions de contrôle réalisées respectivement par les chambres des affaires budgétaires et financières, des affaires administratives et des entreprises publiques ; (iii) une pertinence des audits de performance des politiques publiques et le suivi des recommandations nécessaires à l’amélioration de la gouvernance publique.
MARCHÉ D’INTÉRÊT NATIONAL, GARE DES GROS PORTEURS
La question liée au développement des activités et de l’exploitation optimale du Marché d’Intérêt national et de la Gare des Gros Porteurs reste une forte préoccupation du Président de la République. Macky Sall a rappelé en Conseil des ministres que ces infrastructures de nouvelle génération, participent à mieux organiser le développement des activités économiques et commerciales au Sénégal, à partir du Pôle urbain de Diamniadio. Le Chef de l’Etat a indiqué, en outre, que la création de la Société d’Exploitation du Marché d’Intérêt national et de la Gare des Gros Porteurs (SEMIG SA), avec une forte implication du secteur privé national dans le capital, devra servir à impulser et intensifier la modernisation du système de conservation, de transport, de distribution et de valorisation des productions (agricole, maraichère, halieutique, animale…), en conformité avec les meilleurs standards internationaux. Le Président de la République a demandé, dès lors, au Ministre du Commerce de veiller : (i) au fonctionnement adéquat des infrastructures concernées ; (ii) à la consolidation du positionnement stratégique de la SEMIG SA à travers des actions de marketing et la délivrance de services de qualité aux opérateurs économiques ; (iii) à l’exploitation rentable (pour l’Etat et ses partenaires), des ouvrages réalisés dans le cadre du contrat d’affermage à signer.
CAMPAGNE AGRICOLE DÉMARRAGE CE JEUDI 25 NOVEMBRE
Ce jeudi 25 novembre 2021, la campagne de commercialisation arachidière démarre sur l’ensemble du territoire national. A ce titre, le Président de la République a rappelé au Gouvernement l’impératif d’assurer un bon déroulement de la campagne de commercialisation des produits agricoles (l’arachide en particulier) sur l’étendue du territoire national.
MESURES INDIVIDUELLES
M. Coumba Ndoffène FALL, Titulaire d’un Master 2 en gestion des ressources humaines, est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANSER). M. Cheikhou Oumar GAYE, Titulaire d’un Diplôme d’Etudes Approfondies en Analyse économique et Quantitative, précedemment Directeur des Transports routiers, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER). M. Valdiodio NDIAYE, Ingénieur des Transports, est nommé Directeur des Transports routiers au Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, en remplacement de Monsieur Cheikhou Oumar GAYE, appelé à d’autres fonctions. M. Mamadou DIOUF, Inspecteur en animation du développement, Titulaire d’un Master 2 en management de développement local et d’ingénierie sociale, est nommé Inspecteur technique au Ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale.
POINT E LE TAXIMAN MOUSTAPHA GUÈYE TUÉ PUIS ABANDONNÉ DANS SON VÉHICULE: 2 SUSPECTS ARRÊTÉS
Un crime crapuleux choque plus d’un au Point E où un corps sans vie a été découvert dans la nuit du mercredi (hier) non loin de la piscine olympique ! Selon des informations exclusives de Seneweb, un chauffeur de taxi dénommé Moustapha Guèye a été atrocement tué à l’aide d’un objet tranchant puis abandonné dans son véhicule vers 03 heures. Mais ce crime commis sur Moustapha Guèye ne sera pas impuni ! En un temps record, les policiers du commissariat du Point E en charge de l’enquête ont réussi à mettre la main sur les deux meurtriers présumés de ce chauffeur âgé d’une quarantaine d’années. En effet, les hommes du commissaire Thiam ont interpellé l’un d’eux aux initiales M.D, ce mercredi vers 15 heures. Et le second mis en cause aux initiales I. S a été arrêté vers 21 heures d’après des sources autorisées de Seneweb. Actuellement, les deux tueurs présumés du chauffeur de taxi sont en garde à vue pour meurtre dans les locaux du commissariat du Point E. L’enquête suit son cours.
MAGISTRATURE SONKO DÉNONCE LA MAINMISE DE L’EXÉCUTIF
Pour Ousmane Sonko, les changements intervenus au sein du Conseil supérieur de la magistrature montrent combien l’exécutif a une mainmise sur le judiciaire. « Il est illusoire de parler d’indépendance de la justice au Sénégal. » « La réponse qui a été servie au magistrat qui a eu le courage de dire ce qu’il pensait lors de la rencontre du Conseil Supérieur de Magistrature par le ministre de la Justice prouve que c’est l’exécutif qui choisit ses juges. L’illustration parfaite en est sur les profils qui ont été retenus pour les postes du procureur de la République et pour le poste de doyen des juges », a laissé entendre Ousmane Sonko lors de sa conférence de presse tenue hier. Par ailleurs, la tête de file de Pastef/ Les patriotes, dit constater le départ de l’ex-procureur de la République Sérigne Bassirou Guèye. Toutefois, il reste sceptique quant à son successeur. « Je ne me réjouis absolument pas du départ de Serigne Bassirou Guèye. Parce qu’entre lui et celui qui vient, c’est la même chose et peut être même ce sera pire. Je ne m’en réjouis absolument pas. Je constate seulement et je dirais à Serigne Bassirou Guèye qu’il s’est vanté partout qu’il va avoir la tête de Sonko. Il a osé même proférer des menaces publiques et a osé même s’attaquer à ma vie privée. Mais aujourd’hui, il part et me laisse où je suis et s’il plaît à Dieu, il me verra longtemps », a laissé entendre Ousmane Sonko, lors du point de presse qu’il organisait...
ÉLECTIONS LOCALES LA COUR D’APPEL VALIDE LA CANDIDATURE DE AMADOU LAMINE DIENG
L’actuel maire de Wack-Ngouna, candidat à sa propre succession, va bel et bien prendre part aux prochaines élections locales. Ce, en dépit du recours introduit par M. Mamadou Diouf, économiste rural, aux fins d’annulation de sa candidature. Le requérant avait ainsi estimé que la tête de liste communale de Benno Bokk Yakaar à Wack Ngouna ne pouvait pas briguer un mandat électif conformément à la loi sur le statut des magistrats en citant l’article L.273 du Code électoral qui dispose que «les magistrats de la Cour des comptes sont inéligibles pendant l’exercice de leurs fonctions et 3 mois après l’expiration de celles-ci». Mais la Cour d’appel de Kaolack n’a pas suivi la requête du sieur Diouf, car elle vient tout simplement de valider la candidature du maire de Wack-Ngouna Amadou Lamine Dieng. Motif, la cour déclare irrecevable ledit recours pour avoir dépassé les délais requis pour attaquer la décision préfectorale. Le requérant compte porter l’affaire au niveau de la Cour suprême...
BARRAGES MONDIAL- AFRIQUE RECOURS À DES ARBITRES EUROPÉENS ?
L’Afrique tout entière a les yeux rivés sur les derniers et ultimes matches de barrage pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. Dix pays qualifiés (Sénégal, Tunisie, Maroc, Algérie, Nigeria, Égypte, Ghana, Cameroun, Mali, et Rd Congo) attendent tous avec impatience le tirage au sort pour connaître leur adversaire. La Coupe du monde de football, on le sait, est le plus grand événement sportif de la terre. En dehors de l’immense engouement populaire et médiatique, la participation à une Coupe de Monde est liée à des enjeux géopolitiques. Donc chaque équipe rêve d’y aller, chaque pays veut y participer, quitte à sacrifier son budget national ! D’où l’importance de prendre toutes les dispositions et garanties pour que les matches se jouent dans le fair-play et dans le respect de l’éthique sportive. Tout cela pour dire que certains pays qualifiés doivent demander à la Fifa de réquisitionner des arbitres européens pour les barrages. « Pour avoir voyagé en Afrique, je connais de richissimes fédéraux dont la fortune personnelle dépasse le budget du ministère sénégalais des sports. Ces gens-là, qui ne vivent que du football, sont capables de signer un pacte de corruption pour une sentence arbitrale. Donc, les arbitres européens sont plus sûrs pour ces matches couperets dès lors que l’Afrique est le continent le plus corrompu…» met en garde le dirigeant d’un grand club africain. « Souhaitons qu’au sortir de ces barrages, l’histoire ne me donnera pas raison » prévient notre lanceur d’alerte
CAN 2022, KREPIN DIATTA FORFAIT
Coup dur pour les Lions. Krépin Diatta ne jouera pas la prochaine coupe d’Afrique des Nations.
Coup dur pour les Lions. Krépin Diatta ne jouera pas la prochaine coupe d’Afrique des Nations. En déplacement ce matin à Barcelone pour des examens plus approfondis, le diagnostic a établi une une rupture des ligaments croisés après sa blessure vendredi dernier en championnat contre Lille (2-2).
Cette blessure nécessite une rééducation pouvant aller jusqu’à six mois alors que la CAN est prévue dans 46 jours.
«LE SENEGAL VA DESORMAIS REORIENTER 10% DES INTRANTS AGRICOLES DANS LES ENGRAIS BIO-ORGANIQUES»
Amadou Woury Diallo, conseiller technique n°2 du ministre de l’agriculture et de l’équipement rural
L’agroécologie partie intégrante des politiques agricoles du Sénégal se matérialise par une allocation de 10% des intrants agricoles dans les engrais. C’est ce qu’a affirmé hier, mercredi 24 novembre, à Dakar le conseiller N°2 du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural (Maer), Amadou Woury Diallo qui présidait l’ouverture de la 3ème édition de la Conférence intensification durable.
Les autorités sénégalaises sont engagées à donner un nouvel élan à l’agroécologie en réorientant 10% des intrants agricoles dans les engrais bioorganiques, a dit hier mercredi, à Dakar, Amadou Woury Diallo, conseiller technique N°2 du ministre de l’agriculture et de l’équipement rural (Maer), dans son allocution d’ouverture de la 3ème édition de la Conférence d’intensification durable portant thème inclusif «Adaptation et résilience des agricultures en Afrique de l’Ouest : innovations agroécologiques et intégration des territoires».
Dans son discours, il a indiqué que le ministre de l’Agriculture et du l’équipement rural est profondément en phase avec la transition agroécologique en intensification. Le conseiller de mettre en exergue l’audience que le ministre Moussa Baldé a accordé à la délégation de la Dynamique pour une transition agroécologique au Sénégal (DyTaes) au cours de laquelle il annonçait que «10% des intrants agricoles vont être réorientés dans des engrais bio organiques». Mamadou Seck, directeur général de l’institut de technologie alimentaire (Ita) dans son mot dira : «L’agroécologie qui vise à revoir les sciences de l’agriculture par le prisme des sciences de l’écologie et de la nature est une approche qui s’appuie sur des connaissances avancées sur le fonctionnement des sols, des plantes, des micro-organismes associés aux plantes et des écosystèmes».
Dans la même dynamique, le représentant de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) de soutenir qu’«au-delà de cette perception écologique de l’agroécologie, les sciences humaines et sociales sont également mobilisées afin de comprendre les barrières à l’adoption de pratiques agroécologiques. En comprenant mieux la diversité des systèmes de production d’une part (système d’élevage, de culture, agroforesterie), et des stratégies des ménages agricoles d’autre part (intensification, extensification, diversification des revenus, etc.), il sera alors possible de dessiner les voies possibles d’une transition agroécologique en Afrique».
Thierno Cissé, représentant du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) du Sénégal, de rappeler pour mettre en exergue la prise de conscience des paysans depuis fort longtemps. Selon lui : «L’agroécologie a été le modèle des paysans, mais ce sont les politiques et les orientations durant les années 60 qui ont changé les orientations des producteurs ». Et dans ce débat agroécologie, poursuit-il ; « nous y rajoutons l’agroécologie paysanne ».
Pour lui : « Cette intensification inclusive et durable doit s’appuyer sur entre autres piliers essentiels : la préservation de la base productive des agriculteurs (terre, la semence, l’eau…), la valorisation et la sauvegarde de la biodiversité (les semences paysannes), encourager les pratiques en agroécologie paysanne qui permettent de garantir la diversité, la complémentarité et mais également l’adaptabilité par rapport au changement climatique, la promotion des systèmes alimentaires locaux diversifié, nutritionnels et thérapeutique, appuyer et valoriser la place des femmes et des jeunes, renforcer les synergies et les alliances (état, chercheurs, et autres les acteurs) et enfin assurer au niveau législatif et réglementaire aux fins d’avoir un écosystème favorable pour le développement de l’agroécologie paysanne», a-t-il énuméré.
POURQUOI JE NE SIGNERAI PAS LA CHARTE DE LA NON-VIOLENCE
Suite aux sorties de certains hommes politiques, traitant Ousmane Sonko de violent, le leader du Pastef a tenu un point de presse aujourd’hui à son siège. Ousmane Sonko a fait une brève historique sur la violence dont son parti est victime.
Suite aux sorties de certains hommes politiques, traitant Ousmane Sonko de violent, le leader du Pastef a tenu un point de presse aujourd’hui à son siège.
Ousmane Sonko a fait une brève historique sur la violence dont son parti est victime." La violence contre ma personne a débuté depuis ma radiation dans la fonction publique le 29 Août 2016".
Depuis lors, M. Sonko se dit être victime d’une violence perpétrée par le Président Macky Sall contre son parti et ses militants." Le 06 octobre 2018, lors d’un meeting à Keur Massar une de mes militantes a été sauvagement tuée. Jusqu’à ce jour, aucune enquête n’a été diligentée pour arrêter les coupables" déplore t-il.
Selon le leader du Pastef, cette violence, il l’a subie un peu partout lors de ses tournées politiques. " Les nervis payés et logés par Macky Sall se sont attaqués à ma caravane et la justice ne fait rien. Il est le Président le plus violent que le Sénégal ait jamais connu depuis l’indépendance", martèle t-il. Avant d’ajouter que le Président n’a jamais condamné une violence perpétrée contre sa personne.
Quant à la signature de la charte sur la non violence, M. Sonko a encore réitéré son propos. " Je ne signerai jamais cette charte. Les conséquences peuvent se retourner contre ma personne". D’ailleurs il se demande le bien fondé de cette charte.
Le leader du Pastef met toutefois en garde ceux qui veulent le mettre en mal avec les Sénégalais." La stratégie du chaos ne passera pas. La conquête du pouvoir se fait par la voie démocratique. Mais nous n’allons jamais nous rendre à Macky Sall, avec les mains et les pieds liés".
Pour terminer, Ousmane Sonko annonce la parution d’un troisième ouvrage coécrit, sur sa vision de la décentralisation.
AFFAIRE MISS SENEGAL, PLUS DE 200 PLAINTES CONTRE AMINA BADIANE
Plusieurs femmes ont fait le déplacement, ce matin, au palais de justice de Dakar, pour déposer leur plainte contre Amina Badiane. Elles reprochent à la présidente du comité d’organisation de Miss Sénégal les faits d’apologie de viol
Emédia |
Cheikh Moussa Fall |
Publication 25/11/2021
Plusieurs femmes ont fait le déplacement, ce matin, au palais de justice de Dakar, pour déposer leur plainte contre Amina Badiane. Elles reprochent à la présidente du comité d’organisation de Miss Sénégal les faits d’apologie de viol suite à ses propos qu’elle avait tenus lors d’une interview. A l’heure où nous mettions cet article en ligne, plus de 200 plaintes ont été déposées dans le bureau du procureur de la République. « Plus de 200 plaintes ont été déposées et pendant toute la journée les femmes passeront au palais de justice de Dakar pour déposer d’autres plaintes. Ce qui est important c’est de savoir que ce jour a été dédié aux dépôts des plaintes des femmes sénégalaises au niveau du bureau du procureur contre Mme Aminata Badiane pour apologie du viol. Et nous sommes confiantes que ce dossier sera bien traité et que nous obtiendrons gain de cause », a indiqué Maïmouna Astou Yade.
S’exprimant après le dépôt de sa plainte, elle a déclaré que la dame a tenu des propos graves dans un Etat de droit et dans un pays où le viol est considéré comme étant un crime depuis 2019. « La mobilisation est spontanée. Nous nous sommes dits qu’il était essentiel pour nous de montrer à tout le Sénégal que les femmes ne peuvent pas accepter qu’on fasse l’apologie du viol et que cette affaire est extrêmement grave. Les femmes sont venues individuellement déposer leurs plaintes », précise-t-elle.
« Nous demandons que la licence soit confiée à d’autres personnes de bonne moralité »
Pour sa part, Nina Penda Faye, journaliste, activiste et féministe a dit clairement qu’on ne peut pas accepter que des gens puissent émettre des propos pareils. « Je ne vais pas les répéter parce que c’est insulter toutes ces femmes qui sont des présumées victimes de viol ou qui sont violées. On se bat tous les jours pour que les filles ne soient pas victimes de viol, pour que les femmes ne soient pas victimes de viol. On ne peut pas concevoir qu’une femme qui est censée être de bonne moralité dirigée un comité qui organise une élection Miss Sénégal qui est une élection qui sublime la femme sénégalaise, la femme africaine, qui montre son intellectualité, qui montre sa culture générale, son savoir-faire et sa beauté nous dire une phrase pareille. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes levées pour dire qu’il est hors de question d’accepter des propos pareils. C’est inacceptable », a-t-elle soutenu.
Les associations de femmes exigent désormais que la licence lui soit retirée : « Il faut confiée Miss Sénégal à d’autres personnes de bonne moralité. Des personnes qui sauront quoi faire et qui sauront encadrer nos sœurs et nos filles qui sont candidates pour ces élections ».
Pour mémoire, cette plainte collective fait suite à un élan de solidarité né sur les réseaux sociaux envers Mamico et Kader Gadji. Ces derniers ont été visés par une plainte d’Amina Badiane pour diffamation. Les avocats de la présidente du comité ont aussi porté plainte contre X.
RELANCE DE L'ECONOMIE, LE TOURISME ET LE TRANSPORT AERIEN AU COEUR DES REFLEXIONS
Les démembrements du ministère du Tourisme et des Transports aériens doivent faire preuve d’efficacité et de performance pour placer replacer le Sénégal
Somone (Mbour), 24 nov (APS) – Les démembrements du ministère du Tourisme et des Transports aériens (MTTA) doivent faire preuve d’efficacité et de performance pour ‘’placer le Sénégal dans les meilleures dispositions permettant de relancer’’ ces deux secteurs, a dit, mercredi, à Somone, près de Mbour (ouest), le secrétaire général dudit département ministériel, Makhtar Lakh.
‘’Toutes les entités du ministère sont invitées, chacune dans son domaine, à œuvrer à la performance et à l’efficacité pour placer le Sénégal dans les meilleures dispositions de relancer le tourisme et les transports aériens’’, a dit M. Lakh.
Il participait à la cérémonie d’ouverture d’un atelier (24-25 novelbre) de pré-validation du projet de plan stratégique de développement 2021-2025 et du projet de contrat de performance 2022-2024. Les deux rencontres se tiennent à l’initiative de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie.
‘’Le monde aéronautique entier travaille dans la dynamique de relancer l’activité de transport aérien, en raison de l’impact de la pandémie de la Covid-19. Le Sénégal n’est pas en reste’’, a-t-il indiqué.
Il affirme que c’est grâce à une ‘’démarche basée sur la performance’’ que l’objectif de ‘’faire du Sénégal le premier hub aérien et touristique en Afrique de l’Ouest’’ sera atteint.
Ce qui suppose, dit-il, de relever le défi consistant à ‘’hisser la compagnie nationale Air Sénégal en tête de peloton des compagnies aériennes d’Afrique de l’Ouest, pour accueillir cinq millions de passagers par an à partir de 2025 à l’aéroport Blaise-Diagne, 10 millions par an en 2035’’.
Cela implique aussi, entre autres, de réussir le challenge consistant à gérer plusieurs aéroports régionaux pour offrir une ‘’mobilité aérienne jamais égalée’’ sur le territoire national et moderniser le transport aérien.