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30 août 2025
ME MADICKÉ NIANG ABOUDÉ PAR LES ETUDIANTS
Son passage à l’Ucad fait refluer les souvenir de son exclusion de l’université de Dakar par le Président Senghor. Hôte hier des étudiants de l’Ucad, le leader de la coalition «Madické 2019» a été gagné par l’émotion.
Les étudiants de l’université Cheikh anta Diop de Dakar (ucad) ont réservé un accueil chaleureux au candidat de la coalition «Madické 2019». très ému, Me Madické Niang est revenu sur ses années de militantisme estudiantin et sur son exclusion de l’ucad par le président Senghor. Deux étudiantes qui pleurent à chaudes larmes à la cité Claudel.
Son passage à l’Ucad fait refluer les souvenir de son exclusion de l’université de Dakar par le Président Senghor. Hôte hier des étudiants de l’Ucad, le leader de la coalition «Madické 2019» a été gagné par l’émotion.
Devant le Pavillon A où l’ancien ministre des Affaires étrangères a séjourné pendant quelques mois avant d’être exclu, il a délivré un discours teinté de lyrisme et de nostalgie. Après avoir exprimé sa joie de fouler le sol de l’université, il déclare : «j’ai été exclu par Senghor après avoir mené la plus longue grève de l’histoire de l’Ucad.
Et aujourd’hui, je suis heureux de retrouver l’université, car je l’avais boudée parce que je n’avais pas du tout pardonné l’injustice dont j’avais été victime».
Toutefois avec la tenu de son meeting dans l’enceinte de l’Ucad, il indique qu’il s’est totalement réconcilié avec le Temple du Savoir. «D’abord avec la Promotion Madické Niang et aujourd’hui la réconciliation est définitive», lance-t-il. Très critique contre le régime, il juge particulièrement désastreux le bilan du Président Macky Sall. «Son bilan est piteux et pitoyable.
L’enseignement est en crise par l’incurie de ceux qui nous dirigent. Le régime de Macky Sall n’a pas su donner à l’enseignement les orientations dont il a besoin pour répondre aux aspirations du développement du Sénégal», déclare-t-il avant de décliner son programme dans ce domaine et de promettre de généraliser la bourse.
Dans le même sillage, il s’engage à accorder une attention particulière aux étudiants des filières scientifiques s’il est élu président de la République. «Nous voulons être au rendez-vous des innovations technologiques, donc il nous faut encourager nos filières scientifiques», soutient-il avant de promettre : «les retards dans le paiement des bourses ne seront plus tolérés.
Et le ministre qui en serait comptable sera immédiatement destitué, car c’est le minimum d’accompagnement que l’Etat doit apporter aux étudiants». L’ancien chef de la diplomatie sénégalaise a profité de sa descente à l’Ucad pour rendre un vibrant hommage aux étudiants qui ont perdu la vie dans des affrontements.
«Camarades, L’heure est grave !»
Tout en assumant, par ailleurs, son ancrage dans le mouridisme, il a tenu à donner les gages d’une bonne cohésion sociale. «Ce n’est pas parce que je suis très proche des familles religieuses, que demain l’Etat sera entre les mains des confréries», assure-t-il en précisant que l’Etat sera un laïque et équidistant de toutes les religions.
Tirant à boulets rouges sur le régime de Macky Sall, il déclare : «Quand j’étais délégué, nous avions une expression qui était que «l’heure est grave». Il faut être vigilant parce que Macky Sall est capable de voler les élections. Et nous devons laisser personne confisquer l’expression de la souveraineté nationale». Après l’étape de l’Ucad, le président de la coalition «Madické 2019» est allé répondre à l’invitation du mouvement «Y en a marre» au cours de laquelle il a répondu pendant plus d’une heure aux questions des citoyens.
La caravane a ensuite sillonné le marché Sandaga avant de faire un saut à Keur Massar et Guédiawaye. Signalons que le meeting de clôture de la campagne du candidat Madické Niang se tiendra demain au Stade Alassane Djigo de Pikine.
LES HOMMES DE MACKY SALL
De Mimi Touré à Niang Kharagne Lo en passant par le Colonel Daouda Diop et autres, on croise des profils tapis dans l’ombre du candidat de Benno et travaillant sans relâche pour la réélection de Macky.
Ils sont nombreux à le suivre dans campagne pour la présidentielle de 2019. Les uns plus déterminés que les autres. Certains assurent la sécurité de l’homme. Tandis que d’autres aident à la réélection du candidat de la coalition Benno Bokk yaakaar (Bby) en quête d’un second mandat. «L’as» vous fait découvrir ces divers profils qui ont été sous l’ombre de Macky Sall durant ces 21 jours de campagne.
Mimi Touré, la directrice de campagne
Elle change ses jolies robes cousues aux modèles sénégalais. Tantôt du vert, tantôt du rouge, parfois du jaune voire du beige marron. Ce qui ne change pas, ce sont ses chaussures mocassins rouge-saumon qu’elle a mises durant pratiquement toute la campagne. Derrière son sourire, se cache une personnalité charismatique. De loin, elle tire les ficelles et coordonne tout ce qui se passe dans la campagne sans en avoir l’air. D’un signe de la main, discrètement, elle peut interrompre ou faire prolonger les discours des responsables politiques lors d’un meeting. Il lui suffit d’un clin d’œil ou d’un geste pour que le MC interrompe celui qui se prononce sur le chapiteau. Et pourtant comme si de rien n’était, on ne voit que ses dents blanches.
Durant toute la campagne, elle n’a montré aucun signe de fatigue. Et quand ses jambes deviennent lourdes, elle sort du véhicule se prélasser un peu loin des projecteurs. Elle, c’est Mimi Touré, la directrice de campagne du candidat de Bby. Celle qui était chargée du pôle parrainage en précampagne devient naturellement la directrice du «cabinet de campagne» de Macky Sall. L’ex-Premier ministre est expérimenté pour la tâche. En effet, elle était là en 2012 dans le directoire de campagne de Macky Sall, lors de la dernière présidentielle et faisait office de directrice de campagne de Landing Savané lors de la présidentielle de 1993. Macky Sall ne pouvait rêver mieux.
Mame Boye Diao, l’accompagnateur sur les dossiers techniques
Quand il éteint une cigarette, c’est pour en rallumer une autre. Teint clair, svelte, barbe bien sculptée, Mame Boye Diao n’a pas quitté le cortège présidentiel pendant les 21 jours de campagne. L’inspecteur des Impôts et Domaines gère les dossiers techniques pendant la campagne. Macky Sall n’a pas manqué de le remercier dans son fief à Kolda pour dire qu’il fait du bon travail en tant qu’accompagnateur sur les dossiers techniques. Avant que le candidat sortant ne donne cette information, beaucoup ne pouvaient imaginer son rôle dans la campagne. Ils pensaient juste que le directeur des Services Fiscaux Régionaux suivait obstinément le chef de l’Etat sortant au lieu d’aller battre campagne dans son fief. Heureusement pour lui que Macky Sall a clarifié la chose.
Colonel Daouda DIop, le chef de l’orchestre
Né en 1967, le colonel Daouda Diop est le gouverneur du Palais. C’est lui le chef de l’orchestre. Talkie-walkie toujours en main, il coordonne toutes les actions de sécurité sur le terrain. L’homme qui se mettait toujours derrière le Président Sall avec son joli uniforme bleu lors des cérémonies officielles, a d’un coup changé de position pour se retrouver sur le terrain, dès fois, au milieu des foules.
Bonnet bleu bien vissé sur la tête, en bon soldat, il a même changé de tenue vestimentaire remplaçant son uniforme bleu par un ensemble treillis. Hormis la sécurité du candidat de la coalition Bby, l’homme se soucie de la sécurité des couches vulnérables, les handicapés, les femmes et les enfants.
En cas de menace, il arrive qu’il s’introduise au milieu de la foule pour gérer la situation. Daouda Diop a dirigé précédemment l’administration pénitentiaire avant d’être bombardé gouverneur du Palais.
Jérôme Bandiaki, Le «Marron du feu» qui se targue d’être un snipeur
Comment vous vous appelez ? «Le sniper», répond le lieutenant en chef des «marrons du feu». Après insistance, il lâche le morceau: «Jérome Bandiaki». Difficile de lui tirer des mots même si l’homme est très proche des journalistes et vient souvent s’enquérir de leur situation. Coiffure au style de «Tintin», le sniper toujours vêtu en tenue kaki se met dans l’habit d’un commando en mission.
Talkie-Walkie en main, il est l’interface de la sécurité présidentielle et des gros bras de la sécurité du candidat de Bby appelés «marrons du feu». Entre Jérôme et ses hommes, c’est comme entre le capitaine et ses troupes.
Les marrons du feu lui vouent un respect total et suivent à la lettre ses instructions. A l’en croire, c’est la sécurité du Président et de son équipe qui l’intéresse et rien d’autre. Il s’était distingué en 2012 avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir.
Par la suite, il a intégré le dispositif de sécurité du Premier ministre Mimi Touré. Il s’était éclipsé après le remplacement d’Aminata Touré à la Primature avant de refaire surface lors de cette campagne pour la présidentielle de 2019.
Pape Samba Diop, le bras de MaCky
A Foundiougne, un vieux interpelle le Président sortant d’un ton taquin : «Quand j’ai perdu mes babouches, vous m’aviez remis d’autres neuves. Aujourd’hui, j’ai besoin d’un grand boubou.» Macky Sall rétorque : «Ne lâche pas celui qui est à côté de toi. Il va régler ton problème.»
Cet homme n’est personne d’autre que Pape Samba Diop, le «bras» de Macky Sall. L’homme est partout. Il fait passer les messages, fait parvenir des notes, sert d’interface entre Macky Sall et les responsables politiques locaux. Bref, c’est l’homme à tout faire de Macky Sall.
Si ce dernier veut faire des largesses, il l’appelle ou lui fait signe et le tour est joué. Très discret, dents colorées, toujours en casquette assortis à la chemise et au pantalon, Pape Samba Diop est le conseiller spécial et chef de cabinet adjoint de Macky Sall.
Longtemps adjoint du chef de Protocole feu Bruno Diatta, il a été récompensé pour son engagement, sa loyauté et sa rigueur aux côtés du Président Macky Sall depuis son départ de l'Assemblée nationale. Une de ses fonctions, consiste à aider le chef de l’Etat dans la gestion de son agenda politique et autre activités.
Pape Samba Diop est un homme de confiance de Macky Sall. Il est né le 31 mai 1977 à Gandiaye. Il a été toujours proche des Faye Sall qu’il a connus vers la fin des années 1990. Par le passé, il a eu à militer au Mouvement des élèves et étudiants libéraux (Meel). Il devance à chaque fois le cortège de Macky Sall sur les lieux pour régler les petits détails protocolaires.
Saliou Faye Daf et Lamane Mbaye, les maîtres de cérémonie
«Ani Mbakhanééyi (Où sont les Képis)», entonne de sa voix rauque Saliou Faye Daf avant le début des meetings de Macky Sall. Parti à la retraite depuis un an, l’homme qui dirigeait le Secrétariat général du Syndicat autonome de la santé (SAS) n’a pas attendu longtemps pour enfiler une nouvelle robe, celle de maître de cérémonie.
Le syndicaliste à la retraite s’est dévoué à la réélection du Président Macky Sall. Pour ce faire, il lui prête sa voix de stentor et s’engage de la tête au pied au service du candidat de Bby. Il assure le show et le spectacle. Il procède à la distribution de la parole. Il est aidé en cela par le professeur de Français Lamane Mbaye.
Cet enseignant au lycée Seydina Limamou Laye a déserté les classes pour se consacrer à la campagne présidentielle. Toujours en lunettes, crâne chauve, il fait profiter au candidat de Bby de son éloquence et de son sens du verbe. Avec des formules frisant la charade et rappelant les hauts faits d’arme de Macky Sall, il intronise le leader de la coalition présidentielle ; non sans éblouir à chaque fois le public.
Niang Kharagne, Le «snapeur» du président «Le Snapeur du Président !»
Ces inscriptions en jaune figurent à l’arrière du T-shirt qu’il porte depuis le début de la campagne. Niang Kharagne est très suivi par les jeunes sur les réseaux sociaux. Il est tristement célèbre pour avoir montré ses parties intimes sur le réseau social «Snapchat». Ce «bad buzz» l’a fait connaitre du grand public. Mais en toute chose, malheur est bon.
En effet, il en a tiré une notoriété qui l’a amené à traiter avec le service de communication du candidat de la coalition présidentielle. La cellule de communication l’a coopté afin qu’il diffuse en live les meetings et autres cérémonies sur son compte «Snapchat».
Mieux coté même que les journalistes avec son «All Access», il se faufile partout avec son portable en mode vidéo. Il n’hésite pas à monter sur les baffles lors des cérémonies pour certaines prises de vue.
Si nécessaire, il se met en dessous des tribunes et parfois dans la partie réservée à la presse, aux cameramens pour faire bénéficier son réseau de tout ce qui se passe durant la campagne du candidat de la mouvance présidentielle.
« IL NOUS FAUT UN EQUILIBRE DANS LES INSTITUTIONS »
Avant de terminer par Dakar, aux allées du Centenaire, cet après-midi par un grand meeting, le cortège du parti de l’unité et du rassemblement a visité, à travers une caravane, quelques localités de la région de Thiès, dont popenguine et Dias, pour terminer par un meeting à Rufisque, au terrain des hlm.
Dans la ville de Coumba Lamb où il a tenu son avant dernier meeting devant des militants venus de tous les coins du département et habillés en majorité en vert, El Hadji Issa Sall a promis un financement de tous les partis politiques devant prendre part à une élection. Mais cela se fera dans des conditions bien définies par l’autorité. Il va commencer par limiter les dépenses en temps de campagne. Il prend prétexte, selon lui, des milliards injectés dans celle de 2019. Le leader du PUR a également fait un bilan de sa campagne électorale. Pour lui, les 21 jours de tournée nationale lui ont permis de comprendre les souffrances des Sénégalais. Et pour le coordonnateur des verts, la bonne gouvernance reste la seule solution pour sortir les populations de ces difficultés. Il faut que chaque responsable fasse ce que l’Etat lui demande de faire. En plus de la bonne gouvernance, il nous faut un équilibre dans les institutions, c’est-à dire que chaque pouvoir se limite à son rôle. « Nous savons que la Justice dans ce pays n’est pas indépendante et manque d’autonomie. Le PUR, dans son programme PUR100, va redonner à ce secteur son indépendance à travers une concertation qui va inclure toutes les couches de la population », promet El Hadji Issa Sall au terrain des HLM de Rufisque. A Popenguine, dans la cité chrétienne, peu avant de faire cap sur Rufisque, le leader des verts El Hadji Issa Sall a promis, une fois élu président de la République, de proposer aux citoyens sénégalais un référendum dans lequel ils vont se prononcer à travers une multitude de choix sur l’école, la santé et beaucoup d’autres domaines. Selon lui, c’est de cette manière qu’une Constitution solide sera rédigée et qui ne pourra plus être modifiée par un président. «IL n’existe pas D’assemblée Nationale au Sénégal» Le candidat des verts du PUR, à Popenguine, n’a pas manqué d’évoquer la corruption. Pour lui, il est injuste d’annoncer l’injection de 1 000 milliards pour la réalisation d’un projet, alors que l’argent qui y a été dépensé n’atteint pas cette somme. « Nous allons mettre fin à tout cela, car la corruption fait partie des facteurs qui retardent nos pays », a lancé El Hadji Issa Sall. Parlant du pouvoir législatif, le coordonnateur du Parti de l’Unité et du rassemblement (PUR) a reconnu l’impuissance des autres députés face à ceux de la majorité, plus nombreux et toujours prêts à voter les lois proposées par l’Exécutif. « Le Législatif est le seul vrai pouvoir dans un pays car c’est celui du peuple. Ce sont les députés qui votent toutes les lois. Ces dernières sont supérieures aux décrets et arrêtés qui sont du ressort du président de la République », a expliqué le leader du PUR. Selon lui, il n’existe pas d’Assemblée nationale au Sénégal. Il s’appuie sur le fait que c’est le président de la République qui choisit lui-même ses députés. Sur la tenue du scrutin, ce dimanche, El Hadji Issa Sall a soutenu à Popenguine que le candidat sortant ne peut rien contre la volonté du peuple. Il a souligné que malgré une désorganisation dans la distribution des cartes, ou encore un possible déplacement d’électeurs, il ne pourra pas obtenir la moitié du taux de participation. Devant des militants tous en vert, le professeur d’université a rassuré les « puristes » en disant que les tendances sont bonnes pour son camp, car il a parcouru 42 sur les 45 départements du pays.
KHALIFA DÉBOUTÉ, KARIME FIXÉ LE 4 MARS
Dans son délibéré rendu hier jeudi 21 février, la juridiction sous régionale a rejeté les demandes du premier cité et rabattu le délibéré au 4 mars pour le second, donc après les joutes électorales, objet des requêtes.
Les deux candidats recalés à l’élection présidentielle du 24 février, khalifa Sall etkarim Meissa Wade, n’ont pas obtenu gain de cause devant la Cour de justice de la Cedeao. Dans son délibéré rendu hier jeudi 21 février, la juridiction sous régionale a rejeté les demandes du premier cité et rabattu le délibéré au 4 mars pour le second, donc après les joutes électorales, objet des requêtes.
C’est définitif. L’ancien maire de Dakar qui avait saisi la Cour de Justice de la Cedeao pour pouvoir être candidat et voter à l’élection présidentielle du 24 février a été débouté sur toutes ses demandes, hier, jeudi 21 février, à trois jours des échéances électorales.
Condamné à 5 ans de prison ferme pour détournement de 1,8 Milliard de Fcfa de la caisse d’avance de la Mairie de Dakar, il avait estimé que la décision de confirmation de sa peine rendue par la Cour suprême n’était pas définitive à cause du rabat d’arrêt déposé par ses conseils. Saisie d’une procédure accélérée avec des demandes de mesures conservatoires, la Cour Suprême a finalement donné raison à l’Etat du Sénégal.
A la sortie de l’audience, Me Papa Moussa Felix Sow, un des conseils de l’Etat du Sénégal, joint au téléphone a été bref :«Nous sommes satisfaits, c’est la paix pour tout le monde».
Me Baboucar Cissé, également avocat de l’Etat du Sénégal, ne cache pas sa satisfaction : «je t’avais dit une fois que Khalifa Sall n’est ni électeur ni éligible».
La défense de l’ancien Maire, note le conseil, souhaitait que la Cour s’immisce dans le fonctionnement des institutions sénégalaises et reporte le scrutin, valide sa candidature, ce qui contredirait le conseil constitutionnel. Je savais que c’était impossible.
Mais non seulement, la Cour a rejeté toutes leurs demandes comme étant mal fondées, mais elle est allée plus loin en disant que le rabat d’arrêt n’était pas suspensif et, dès que la décision du 3 janvier a été rendue, la condamnation de Khalifa Sall était définitive».
En guise de rappel, dans ses trois requêtes Khalifa Sall avait demandé, à défaut d’une suspension du processus électoral jusqu’à la décision de la Cedeao, que la Cour ordonne le report de la date des élections avec la mise en place d’un système transparent et démocratique qui respecte le droit de tout citoyen d’être candidat à une fonction élective.
Si tout cela était refusé, la défense de Khalifa Sall souhaitait un référendum sous la supervision d’un organe autonome, indépendant et impartial. Pour Karim Wade, le renvoi du délibéré au 4 mars signifie qu’il «est absolument hors circuit pour la présidentielle, puisque le scrutin est prévu pour le 24 Février. Il n’a qu’à se préparer pour 2024», a commenté Me Baboucar Cissé.
VIDEO
BBY S'ÉRIGE CONTRE LES FAKE NEWS
EXCLUSIF SENEPLUS - Immeubles attribué à l'un des fils du président à Dubai, de prétendus puits de pétrole appartenant au Sénégal, rumeurs de blocage d'internet le jour du scrutin - El Hadji Kassé, démonte les fausses informations dont est victime Macky
‘’Nous ferons face et apporterons des éclairages aux sénégalais à chaque fois que des fake news sont véhiculés à l’encontre de notre candidat’’, a soutenu le pôle communication de la coalition Benno Bokk Yaakaar pour défendre son candidat Macky. El Hadji Hamidou Kassé et Pape Mahawa Diouf se sont érigés contre les accusations non fondées de l’opposition. Rappelant par ailleurs, le danger que représente les Fake news pour la presse, Pape Mahawa Diouf exhorte les journalistes à faire le travail de recoupement et de vérification de la véracité de l’information avant publication.
Voir la vidéo.
DES COLOSSES AU COEUR D'OR
Immersion dans la sécurité du candidat idrissa seck
La sécurité du candidat Idrissa Seck déroule, pour le moment, sans anicroche, sa stratégie de protection de la caravane orange qui a fini de faire le tour du Sénégal. Sous le commandement de Cheikh Ndiaye, ces colosses au cœur d’or exécutent leur mission avec discrétion et professionnalisme. Cela, grâce à leur formation en sécurité rapprochée, arts martiaux, conduite de véhicules de sécurité et tirs d’armes. Certains d’entre eux ont reçu une formation à l’étranger. D’ailleurs, c’est sans problème que la sécurité de Idrissa Seck a intégré les éléments de la Bip dans le dispositif.
Idrissa Seck n’a manifesté aucune réticence par rapport à la présence aussi bien des éléments du Gmi que des agents de la Bip. Bien au contraire. Il avait totalement approuvé la décision du ministre de l’Intérieur d’affecter à chaque candidat des éléments de sécurité. C’est ce qui a félicité l’intégration des 40 éléments du Gmi et de la Bip dans son dispositif sécuritaire.
Mais c’est le chef de la sécurité du candidat de Idy2019, en l’occurrence Cheikh Ndiaye, qui continue de commander les éléments de sécurité qui sont tous formés par Vieux Sandiery, l’inspecteur de police qui avait la charge la sécurité du leader de Rewmi depuis son départ de la Primature. Il a réussi à inculquer à ses colosses au cœur d’or les rudiments de la sécurité d’une manière générale et la garde rapprochée. De loin, ils sont redoutables, mais lorsqu’on les approche, on se rend compte qu’ils sont des professionnels.
Calmes et sereins, ils déroulent leur plan sécuritaire en toute discrétion. L’une de leur force, c’est la discipline. Professionnels rompus à la tâche, ils ne répondent jamais à la provocation. Une attitude qui a épargné à la caravane orange des heurts surtout avec les militants de la mouvance présidentielle. Ils sont formés aussi bien en sécurité qu’en conduite de véhicules de sécurité.
Ils se relaient au volant des différents véhicules. «Nous avons tout appris en ce qui concerne la sécurité. Nous appris les arts martiaux, la sécurité et beaucoup d’autres choses. Nous sommes bien formés», se glorifie, sous le couvert de l’anonymat, un garde du corps de Idrissa Seck.
Moctar, un ancien parachutiste Devenu expert en Sécurité
Certains d’entre eux sont formés en Europe. C’est notamment le cas de Cheikh Ndiaye et de Moctar Kébé, ce colosse à la noirceur d’ébène. Très discret et doté d’un professionnalisme achevé en matière de sécurité, il fait partie des fidèles parmi les plus fidèles à Idrissa Seck dont il assure la sécurité depuis une dizaine d’années. Moctar, comme l’appellent ses collègues, est un ancien militaire parachutiste. Après son service militaire, il s’est retrouvé dans la sécurité rapprochée.
Moctar est formé par Vieux Sandiery et un expert en sécurité venu de la Suisse avant la présidentielle de 2012. Les éléments de sécurité de l’ancien maire de Thiès sont formés en protection rapprochée, en arts martiaux. Ils sont également des tireurs d’élite et des conducteurs de véhicules de sécurité. Bref, ils ont acquis une formation complète en sécurité. Cheikh Ndiaye et Moctar Kébé ont renforcé leurs connaissances en Europe. Moctar a fait une formation de 6 mois en Italie, plus précisément à Venise.
Les Secrets De La Stratégie Sécuritaire De Cheikh Ndiaye
Pour le moment, Cheikh Ndiaye et ses éléments ont assuré sans heurts la campagne qui a mené la caravane orange partout dans le pays. Se faisant un apôtre de la non violence, le candidat de la coalition Idy2019 avait «cloué» pendant une journée sa caravane à Kaffrine pour ne pas croiser le cortège du Président sortant à Tambacounda. Cette volonté du natif de Thiès a été prise en compte dans la stratégie de sécurité de Cheikh Ndiaye et Cie.
Avant de quitter Thiès, la sécurité avait souhaité qu’on réduise la caravane afin qu’elle puisse protéger tout le cortège en cas d’attaque. Ainsi pour des raisons de sécurité et de pragmatisme, le staff de Idrissa Seck ne dévoile l’itinéraire du jour qu’à moins d’une heure du départ de la caravane. Et dès que le programme du jour est déverrouillé, un véhicule de sécurité, servant d’éclaireur, devance la caravane. Et une fois sur les lieux, il rend compte de la situation.
Un deuxième véhicule de sécurité vient en appui au premier pour positionner les éléments aux axes stratégiques. Ainsi, toutes les dispositions sont prises avant l’arrivée de la caravane sur les lieux. Pendant la marche orange dans les villes et villages, les axes routiers qui débouchent sur l’itinéraire sont bloqués. Un autre véhicule de sécurité ferme le cortège. Il se positionne toujours derrière le véhicule de la presse qu’il n’abandonne jamais.
Dans certaines localités, des agents de sécurité prennent place à bord du bus des journalistes pour plus de sécurité. La nuit, les lumières des lampes torches des éléments de la sécurité balaient les feuillages des arbres et autres maisons en chantiers. Perché sur le haut du véhicule de Idrissa Seck, Cheikh Ndiaye balaie à gauche et à droite avec sa torche tout le long du trajet.
Les éléments De La Bip Bien Intégrés Dans Le Dispositif
Ce plan sécuritaire marche à merveille pour le moment. Il est renforcé par l’arrivée de 40 éléments du Gmi et de deux agents de la Bip. Ces deux derniers son désormais adoptés par Idrissa Seck et sa sécurité. Pendant les marches, ils prennent position à côté du véhicule du candidat de la coalition Idy2019 pour renforcer la sécurité. Ils ont établi une parfaite collaboration au grand bonheur du candidat qui voit sa sécurité renforcée. Quand c’est entre professionnels, la mayonnaise prend vite.
MACKY ENCENSE MARIEME FAYE SALL
C’est ce que toutes les femmes du Sénégal font. Vous êtes comme ma femme Marième Faye qui fait tout son possible pour aider son mari», a-t-il déclaré. Une manière à coup sûr de toucher l’électorat féminin.
En ce dix-neuvième jour de campagne, le candidat de la coalition Bby a sillonné, hier, tout le département de Dakar. Tout au moins, une partie de la capitale en attendant d’investir aujourd’hui la zone de yoff, Ngor, ouakam, etc. Du haut de son bus, Macky Sall a communié avec les populations jusque tard dans la soirée et n’a pas manqué de magnifier l’apport de son épouse dans son ascension vers le sommet.
Tous les moyens sont bons pour attirer l’électorat, à 48 heures de la présidentielle de 2019. Arrivé à Niarry Tally, la caravane de Macky Sall s’est arrêtée au niveau du Jet d’Eau pour une brève prise de parole. Le leader de Bby a ainsi axé discours sur les femmes et leur implication dans le développement social. «Je sais ce que vous endurez dans vos familles. Cela me rappelle ma maman, pour tous les efforts qu’elle faisait pour ses enfants. C’est ce que toutes les femmes du Sénégal font. Vous êtes comme ma femme Marième Faye qui fait tout son possible pour aider son mari», a-t-il déclaré. Une manière à coup sûr de toucher l’électorat féminin. Poursuivant, il fait état de la nécessité d’aider les filles et les femmes à trouver des financements comme la Der.
C’est la raison pour laquelle, dit-il, il a mis à la disposition des femmes et des jeunes la somme de 30 milliards FCFA pour les accompagner dans leurs projets. Il promet ainsi d’améliorer les conditions des femmes avec le programme «Sénégal zéro pilon». A l’en croire, les femmes doivent utiliser maintenant des moulins. Toujours à Niarry Tally, Macky Sall a promis à l’équipe locale de football de construire un stadium avec du gazon et des projecteurs. En plus de promettre la rénovation de la place de la Sicap, il a demandé en définitive aux jeunes de se mobiliser dimanche très tôt le matin pour voter la coalition Benno Bokk Yaakar au premier tour. La caravane a pris ensuite la destination de Grand Yoff vers 20 heures où il y a eu un important dispositif sécuritaire avec des camions de police et des engins blindés. La caravane a roulé tranquillement sans heurts pour prendre la destination de Front de Terre, HLM, puis Yarakh où le convoi devrait prendre fin.
Macky : «L’équilibre sera garanti dans notre pays»
Auparavant, en début d’après-midi, Macky Sall s’est rendu chez l’archevêque de Dakar où il a loué le dialogue islamo chrétien au Sénégal qu’il estime fondamental pour la stabilité du pays. «Les autorités religieuses sont des guides pour nous et l’Etat doit jouer sa partition dans l’exercice du culte aussi bien pour la religion musulmane que pour la religion chrétienne», a-t-il affirmé. Et il considère que sa visite témoigne de l’équilibre qu’il faut avoir entre les confréries, entre les religions pour la stabilité de notre pays pour. Le candidat de Bby a aussi rendu hommage à l’archevêque de Dakar Monseigneur Benjamin Ndiaye. «Je suis très heureux de venir le voir et de saluer son rôle.
A travers lui, je salue toute la communauté chrétienne. Comme je l’ai dit à Tivaouane et à Touba, je reste à la disposition de toutes les confréries. Et en tant que Président, je vous dis que cet équilibre sera garanti dans notre pays», a-t-il expliqué. En outre, il a salué le rôle que l’église sénégalaise a joué pendant toutes ces années dans la formation surtout en milieu rural, dans la santé, dans l’hydraulique avec Caritas et l’action chrétienne. Toujours dans ses discussions avec l’Archevêque de Dakar, Macky Sall soutient avoir abordé la question de l’action de Jésus sur l’éducation. Ainsi ajoute-t-il, il faut que les actions de l’Etat soient prolongées par des initiatives privées.
«Et l’église de ce point de vue a toujours été au-delà de la religion un acteur de premier plan pour la formation y compris des jeunes musulmans, puisque que ce soit dans les immaculées conceptions ou des collèges de différentes congrégations, nous avons apprécié la contribution de l’église, de ses démembrements dans ce cadre», dit-il avant de rappeler qu’à Fatick, il a été très tôt avec les missionnaires catholiques. «Nous même avons bénéficié des soins des dispensaires des sœurs», se remémore-t-il. A préciser que l’Archevêque de Dakar n’a pas souhaité parler à la presse à la suite de son tête-à-tête avec le candidat de BBY.
Dakar a bénéficié de 5 milliards fCfa de financement pour les femmes et les jeunes
Après avoir quitté la résidence «les Badamiers», le cortège du Président sortant a fait le tour de nombreuses artères de Dakar. De Soumbédioune à la Médina en passant par la Place de l’Obélisque où un mini-meeting a été organisé par les responsables de Bby de Dakar. Prenant la parole, Macky Sall s’est réjoui de la mobilisation faite par les jeunes. «Je suis fier d’être le leader de la coalition Benno Bokk Yaakar et d’avoir cette jeunesse de la mouvance présidentielle. J’ai parlé avec la jeunesse de Pikine pour lui montrer la différence entre ma politique et le programme de mes concurrents. Je propose une véritable politique de jeunesse fondée sur des acquis et des outils pour l’employabilité des jeunes, puisque la jeunesse constitue la majorité de notre population.
J’ai mis en branle un système de formation professionnelle, un système d’éducation et d’enseignement supérieur avec des moyens ardus, des réformes importantes pour la jeunesse scolaire et universitaire, mais également pour cette jeunesse ouvrière et paysanne puisse bénéficier non seulement d’une formation de qualité, mais aussi avoir des moyens appropriés pour développer son entreprenariat.» C’est ainsi, dit-il, que la Der a été mise en place. Et il indique que le département de Dakar a bénéficié de 5 milliards FCFA de financement pour l’autonomisation des femmes et le renforcement des capacités des jeunes. Au total, précise-t-il, la région de Dakar aura eu 8 milliards en une année et 30 milliards pour toute la jeunesse et les femmes du Sénégal.
LES RECOMMANDATIONS DU FORUM CIVIL
En perspective de ce scrutin, à travers une déclaration, le Forum civil fait des recommandations pour des élections libres et apaisées, afin d’éviter au Sénégal une instabilité politique et institutionnelle.
Le Forum civil en appelle à une élection présidentielle qui respecte les principes de transparence, d’égalité des citoyens, de la neutralité de l’Administration publique et enfin le principe de l’indépendance de la justice. Autant de vertus à appliquer pour éviter l’instabilité politique et institutionnelle au Sénégal.
Les Sénégalais sont appelés aux urnes ce dimanche 24 février 2019, pour élire un nouveau président de la République pour le prochain quinquennat. En perspective de ce scrutin, à travers une déclaration, le Forum civil fait des recommandations pour des élections libres et apaisées, afin d’éviter au Sénégal une instabilité politique et institutionnelle.
A cet effet, le Forum civil conseille «aux autorités administratives déconcentrées (Gouverneurs, Préfets et sous-Préfets), d’assurer la mise à disposition effective et à temps du matériel électoral au niveau de tous les bureaux de vote notamment la mise en place des bulletins de vote des candidats en qualité et en nombre suffisant, des listes d’émargements, des formulaire de prolongation du scrutin au cas où l’affluence le demande à l’heure de la clôture, des formulaires de réquisition du service d’ordre pour assurer la sécurité des personnes et du scrutin ainsi que de la qualité de l’encre indélébile».
Pour les bureaux de vote, il est recommandé de «de veiller au démarrage du scrutin aux heures indiquées, d’assurer la police des bureaux de vote en toute transparence et à équidistance des parties prenantes, d’assurer l’affichage des résultats issus du vote avant le renseignement du Procès-verbal». L’Autorité de Régulation des Télécommunication et des postes (ARTP) et le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), sont aussi priés de «ne pas entraver le travail d’information des médias». Aussi les partis politiques doivent «se faire représenter dans les bureaux de vote pour veiller à la sincérité du scrutin, de s’abstenir de toute forme d’intoxication et d’appel à la violence».
En outre, le Forum civil demande à la presse nationale et internationale «de faire de preuve de prudence dans la transmission des résultats issus des bureaux et de s’abstenir de toute déclaration hâtive en faveur ou en dépens d’un tel candidat». Aux opérateurs de services de téléphonie (Sonatel, Tigo, et Expresso), d’électricité (la SENELEC), il est conseillé de «garantir une continuité et une qualité sans reproche de leur service».
S’agissant des Observateurs électoraux (nationaux et internationaux), il est attendu d’eux «de faire preuve de vigilance, de proactivité, et de documenter méticuleusement les informations relatives à la situation du scrutin». Au même moment, l’OFNAC doit «être alerte sur la corruption électorale notamment les achats de conscience en nature ou en numéraire». Alors que «le respect des obligations de veille et de neutralité sont attendues des Organisations de la société civile impliquées dans la mission hautement citoyenne de contrôle et de supervisions des opérations électorales». Quant aux citoyens, il leurs reviendra «d’exercer dans la tranquillité leur devoir civique de vote afin de préserver la paix et stabilité sociale».
MACKY SALL PROMET L’EQUILIBRE DANS LE TRAITEMENT DES RELIGIONS
Avant d’entamer sa caravane à travers les grands artères de Dakar, le candidat Macky Sall est allé rendre visite à l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, hier jeudi 21 février.
Avant d’entamer sa caravane à travers les grands artères de Dakar, le candidat Macky Sall est allé rendre visite à l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, hier jeudi 21 février. Au sortir de leur tête à tête, le président sortant a réaffirmé son engagement, en tant que Président de la République, de veiller à l’équilibre dans le traitement des religions, tout en faisant part de sa disponibilité pour tous. Le président sortant s’est, par la suite, offert des bains de foule à travers les artères de la capitale avec sa caravane.
Le candidat de la mouvance présidentielle, à Dakar depuis le lundi dernier, dans le cadre du dernier virage de la campagne présidentielle, a effectué une grande caravane au niveau des grands artères de la capitale. Avant d'entamer ladite caravane hier, jeudi 21 février, le candidat Macky Sall a rendu visite au chef de l'Eglise catholique au Sénégal, dans sa résidence des Banamiers. Au sortir de son huis-clos avec Mgr Benjamin Ndiaye, Macky Sall a laissé entendre qu'à l'instar de son mandat finissant, il compte veiller à l'équilibre dans le traitement des religions et des confréries dans le pays.
Selon lui, “comme je l'ai dit à Tivaoune, je reste à la disposition de toutes les religions et de toutes les confréries et en tant que président de la République, je vous dis que cet équilibre sera garanti”.
Il estime que cet équilibre est nécessaire pour que chaque croyant puisse pratiquer sa religion en toute quiétude. Donc, pour lui, l'État doit jouer sa partition dans l'exercice du culte aussi bien pour la religion musulmane que pour celle chrétienne.
Auparavant, le chef de l'État sortant a magnifié le dialogue inter-religieux qui, selon lui, est fondamental pour la stabilité du pays. Il n'a pas manqué de rendre hommage à l'Eglise catholique pour toutes les actions menées dans le monde rural, à travers la Caritas, mais aussi dans l'éducation, la santé, l'hydraulique, etc. Pour lui, l'Eglise a été, au-delà de la religion, un acteur de premier plan dans la formation des jeunes. Rappelant ainsi ses premiers pas à Fatick, il a informé avoir bénéficié des soins de santé des missionnaires catholiques, qui ont contribué à forger les générations.
Il faut noter que l'archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye a préféré ne pas s'adresser à la presse, après son entretien avec le chef de l'État.
A noter aussi que pour son avant-dernier jour de campagne, le candidat Macky Sall a fait une grande caravane sur l'axe Plateau, Médina, Fass, Colobane, Grand Dakar, Point E, Baobab, Grand Yoff, Patte d’oie, Yarakh. A cause de la forte mobilisation des militants et sympathisants, partout où le convoi du candidat Macky Sall est passé, des embouteillages se sont formés dans la capitale. Les préposés à la sécurité étaient même obligés par moment de réguler la circulation.
Par endroits, des promesses ont été faites par Macky Sall, comme par exemple à Niary Tally où un stadium avec du gazon et des projecteurs ont été promis à l'équipe de la localité. Aux femmes, pour lesquelles, il identifie à son épouse “Marieme Faye qui fait tout son possible pour aider son mari”, Macky Sall ambitionne de faire un “Sénégal zéro pilon”, car pour lui, “les femmes doivent utiliser maintenant des machines”.
ECHOS... ECHOS...
LAPSUS DU CANDIDAT MACKY MACKY
Venu rendre visite à l'archevêque de Dakar, le candidat Macky Sall a, à deux reprises, fait un lapsus en citant le nom de son hôte du jour. En effet, au lieu de dire Mgr Benjamin Ndiaye, il a cité le nom de son prédécesseur Mgr Théodore Adrien Sarr. Pour se dédouaner, il dira que c'est certainement dû à son attachement au Cardinal archevêque émérite de Dakar.
SÉCURITÉ RENFORCÉE À GRAND YOFF
Le régime prend très au sérieux la menace de perturbation de la campagne du président sortant, surtout dans la commune de Grand-Yoff. C'est le moins que l'on puisse dire au vu du dispositif sécuritaire mis en place hier, lorsque la caravane du candidat Macky Sall passait dans ce qui est convenu d'appeler le “fief de Khalifa Sall”. En effet, la police était bien présente à différentes localités de la commune. Certainement, les incidences des législatives dernières, avec l'attaque du convoi d'Amadou Bâ devant le siège de Khalifa Sall, sont passées par là.
ME WADE, DROIT DANS SES BOTTES !
A moins de quarante-huit heures de la tenue du scrutin, il a tenu à réaffirmer fermement son refus de participer à ce qu’il qualifie de «mascarade».
Me Abdoulaye Wade persiste et signe dans sa décision de boycott de la présidentielle de dimanche. A moins de quarante-huit heures de la tenue du scrutin, il a tenu à réaffirmer fermement son refus de participer à ce qu’il qualifie de «mascarade». Quoiqu’il ait lâché du lest dans sa stratégie de sabotage de l’élection, en n’appelant plus à brûler les urnes et les bureaux de vote, Me Wade a dit renoncer à son droit de vote et invite ses militants à en faire autant. A défaut, le «Pape du Sopi» dit comprendre les Libéraux qui iraient voter pour destituer Macky Sall. Dans ce schéma, tous les candidats de l’opposition sont toutefois validés sauf… Madické Niang, son ancien lieutenant et patron de Chancellerie. Mais, Babacar Gaye et la Fédération départementale du Pds de Kaffrine se démarquent et soutiennent la Coalition Idy2019
«L’élection du 24 février 2019 est assurément une mascarade électorale. Elle est planifiée de longue date par Macky Sall qui, pour obtenir sa réélection, a modifié la Constitution, la loi électorale, condamné, emprisonné et exilé des leaders politiques qui pouvaient valablement lui faire face et le battre dans une élection digne de ce nom. Le parrainage que Macky Sall a introduit dans le processus électoral apparait maintenant aux yeux de tous comme une opération machiavélique pour choisir les candidats qu’il pourrait accepter dans une élection qu’il a déjà gagnée ». C’est là la conviction réaffirmée de Me Abdoulaye Wade qui, dans une déclaration en date d’hier, vendredi 21 février, maintient sa posture de boycott du scrutin présidentiel.
A la différence près que cette fois, l’ancien président de la République et secrétaire général national du Pds n’appelle plus au sabotage de l’élection présidentielle, en brûlant les centres, bureaux et urnes. Une concession faite, selon Me Wade, « à la suite de la demande pressante de chefs religieux et de chefs d’Etats voisins ». Réaffirmant néanmoins sa détermination à « opposer une résistance, somme toute ferme mais pacifique, à ce qui apparait comme une élection truquée dès le départ », Me Wade maintient sa posture de boycott de la présidentielle. Aussi, a-t-il dit sans ambages dans sa déclaration, que « Dans ces conditions, il va de soi que je ne voterai pas le 24 février 2019 et je demande aux militantes et militants de notre parti, aux sympathisants, de ne pas participer à ce simulacre d’élection ».
Et le secrétaire général national du Pds de faire savoir dans la foulée que son parti « n’a pas changé d’option et il ne saurait accorder quelque crédit à un scrutin organisé dans ces conditions » comme il « ne se rendra pas complice d’un viol du suffrage des citoyens dont le « président » qui en sera issu n’aura assurément aucune légitimité et ne pourra jamais être reconnu ». Malgré cet appel ferme lancé à ses militants de boycotter la présidentielle du 24 février « qui ne peut que mener le Sénégal vers le chaos », Me Wade a affirmé qu’il peut « comprendre tous ceux qui parmi nous pensent qu’ils pourront défaire Macky Sall en soutenant un des candidats de l’opposition (Idrissa Seck, Ousmane Sonko ou Issa Sall), même si ce n’est pas la position du parti ». Cette fenêtre laissée entre-ouverte par le « Pape du Sopi » à ses militants n’envisage aucunement un quelconque vote en faveur de son ancien ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, qui s’est présenté à la présidentielle sans l’accord du Pds. A défaut d’un boycott intégral du scrutin, tous les candidats de l’opposition qui se présentent contre Macky Sall sont ainsi validés sauf …Madické Niang.