La sécurité du candidat Idrissa Seck déroule, pour le moment, sans anicroche, sa stratégie de protection de la caravane orange qui a fini de faire le tour du Sénégal. Sous le commandement de Cheikh Ndiaye, ces colosses au cœur d’or exécutent leur mission avec discrétion et professionnalisme. Cela, grâce à leur formation en sécurité rapprochée, arts martiaux, conduite de véhicules de sécurité et tirs d’armes. Certains d’entre eux ont reçu une formation à l’étranger. D’ailleurs, c’est sans problème que la sécurité de Idrissa Seck a intégré les éléments de la Bip dans le dispositif.
Idrissa Seck n’a manifesté aucune réticence par rapport à la présence aussi bien des éléments du Gmi que des agents de la Bip. Bien au contraire. Il avait totalement approuvé la décision du ministre de l’Intérieur d’affecter à chaque candidat des éléments de sécurité. C’est ce qui a félicité l’intégration des 40 éléments du Gmi et de la Bip dans son dispositif sécuritaire.
Mais c’est le chef de la sécurité du candidat de Idy2019, en l’occurrence Cheikh Ndiaye, qui continue de commander les éléments de sécurité qui sont tous formés par Vieux Sandiery, l’inspecteur de police qui avait la charge la sécurité du leader de Rewmi depuis son départ de la Primature. Il a réussi à inculquer à ses colosses au cœur d’or les rudiments de la sécurité d’une manière générale et la garde rapprochée. De loin, ils sont redoutables, mais lorsqu’on les approche, on se rend compte qu’ils sont des professionnels.
Calmes et sereins, ils déroulent leur plan sécuritaire en toute discrétion. L’une de leur force, c’est la discipline. Professionnels rompus à la tâche, ils ne répondent jamais à la provocation. Une attitude qui a épargné à la caravane orange des heurts surtout avec les militants de la mouvance présidentielle. Ils sont formés aussi bien en sécurité qu’en conduite de véhicules de sécurité.
Ils se relaient au volant des différents véhicules. «Nous avons tout appris en ce qui concerne la sécurité. Nous appris les arts martiaux, la sécurité et beaucoup d’autres choses. Nous sommes bien formés», se glorifie, sous le couvert de l’anonymat, un garde du corps de Idrissa Seck.
Moctar, un ancien parachutiste Devenu expert en Sécurité
Certains d’entre eux sont formés en Europe. C’est notamment le cas de Cheikh Ndiaye et de Moctar Kébé, ce colosse à la noirceur d’ébène. Très discret et doté d’un professionnalisme achevé en matière de sécurité, il fait partie des fidèles parmi les plus fidèles à Idrissa Seck dont il assure la sécurité depuis une dizaine d’années. Moctar, comme l’appellent ses collègues, est un ancien militaire parachutiste. Après son service militaire, il s’est retrouvé dans la sécurité rapprochée.
Moctar est formé par Vieux Sandiery et un expert en sécurité venu de la Suisse avant la présidentielle de 2012. Les éléments de sécurité de l’ancien maire de Thiès sont formés en protection rapprochée, en arts martiaux. Ils sont également des tireurs d’élite et des conducteurs de véhicules de sécurité. Bref, ils ont acquis une formation complète en sécurité. Cheikh Ndiaye et Moctar Kébé ont renforcé leurs connaissances en Europe. Moctar a fait une formation de 6 mois en Italie, plus précisément à Venise.
Les Secrets De La Stratégie Sécuritaire De Cheikh Ndiaye
Pour le moment, Cheikh Ndiaye et ses éléments ont assuré sans heurts la campagne qui a mené la caravane orange partout dans le pays. Se faisant un apôtre de la non violence, le candidat de la coalition Idy2019 avait «cloué» pendant une journée sa caravane à Kaffrine pour ne pas croiser le cortège du Président sortant à Tambacounda. Cette volonté du natif de Thiès a été prise en compte dans la stratégie de sécurité de Cheikh Ndiaye et Cie.
Avant de quitter Thiès, la sécurité avait souhaité qu’on réduise la caravane afin qu’elle puisse protéger tout le cortège en cas d’attaque. Ainsi pour des raisons de sécurité et de pragmatisme, le staff de Idrissa Seck ne dévoile l’itinéraire du jour qu’à moins d’une heure du départ de la caravane. Et dès que le programme du jour est déverrouillé, un véhicule de sécurité, servant d’éclaireur, devance la caravane. Et une fois sur les lieux, il rend compte de la situation.
Un deuxième véhicule de sécurité vient en appui au premier pour positionner les éléments aux axes stratégiques. Ainsi, toutes les dispositions sont prises avant l’arrivée de la caravane sur les lieux. Pendant la marche orange dans les villes et villages, les axes routiers qui débouchent sur l’itinéraire sont bloqués. Un autre véhicule de sécurité ferme le cortège. Il se positionne toujours derrière le véhicule de la presse qu’il n’abandonne jamais.
Dans certaines localités, des agents de sécurité prennent place à bord du bus des journalistes pour plus de sécurité. La nuit, les lumières des lampes torches des éléments de la sécurité balaient les feuillages des arbres et autres maisons en chantiers. Perché sur le haut du véhicule de Idrissa Seck, Cheikh Ndiaye balaie à gauche et à droite avec sa torche tout le long du trajet.
Les éléments De La Bip Bien Intégrés Dans Le Dispositif
Ce plan sécuritaire marche à merveille pour le moment. Il est renforcé par l’arrivée de 40 éléments du Gmi et de deux agents de la Bip. Ces deux derniers son désormais adoptés par Idrissa Seck et sa sécurité. Pendant les marches, ils prennent position à côté du véhicule du candidat de la coalition Idy2019 pour renforcer la sécurité. Ils ont établi une parfaite collaboration au grand bonheur du candidat qui voit sa sécurité renforcée. Quand c’est entre professionnels, la mayonnaise prend vite.
MACKY ENCENSE MARIEME FAYE SALL
C’est ce que toutes les femmes du Sénégal font. Vous êtes comme ma femme Marième Faye qui fait tout son possible pour aider son mari», a-t-il déclaré. Une manière à coup sûr de toucher l’électorat féminin.
En ce dix-neuvième jour de campagne, le candidat de la coalition Bby a sillonné, hier, tout le département de Dakar. Tout au moins, une partie de la capitale en attendant d’investir aujourd’hui la zone de yoff, Ngor, ouakam, etc. Du haut de son bus, Macky Sall a communié avec les populations jusque tard dans la soirée et n’a pas manqué de magnifier l’apport de son épouse dans son ascension vers le sommet.
Tous les moyens sont bons pour attirer l’électorat, à 48 heures de la présidentielle de 2019. Arrivé à Niarry Tally, la caravane de Macky Sall s’est arrêtée au niveau du Jet d’Eau pour une brève prise de parole. Le leader de Bby a ainsi axé discours sur les femmes et leur implication dans le développement social. «Je sais ce que vous endurez dans vos familles. Cela me rappelle ma maman, pour tous les efforts qu’elle faisait pour ses enfants. C’est ce que toutes les femmes du Sénégal font. Vous êtes comme ma femme Marième Faye qui fait tout son possible pour aider son mari», a-t-il déclaré. Une manière à coup sûr de toucher l’électorat féminin. Poursuivant, il fait état de la nécessité d’aider les filles et les femmes à trouver des financements comme la Der.
C’est la raison pour laquelle, dit-il, il a mis à la disposition des femmes et des jeunes la somme de 30 milliards FCFA pour les accompagner dans leurs projets. Il promet ainsi d’améliorer les conditions des femmes avec le programme «Sénégal zéro pilon». A l’en croire, les femmes doivent utiliser maintenant des moulins. Toujours à Niarry Tally, Macky Sall a promis à l’équipe locale de football de construire un stadium avec du gazon et des projecteurs. En plus de promettre la rénovation de la place de la Sicap, il a demandé en définitive aux jeunes de se mobiliser dimanche très tôt le matin pour voter la coalition Benno Bokk Yaakar au premier tour. La caravane a pris ensuite la destination de Grand Yoff vers 20 heures où il y a eu un important dispositif sécuritaire avec des camions de police et des engins blindés. La caravane a roulé tranquillement sans heurts pour prendre la destination de Front de Terre, HLM, puis Yarakh où le convoi devrait prendre fin.
Macky : «L’équilibre sera garanti dans notre pays»
Auparavant, en début d’après-midi, Macky Sall s’est rendu chez l’archevêque de Dakar où il a loué le dialogue islamo chrétien au Sénégal qu’il estime fondamental pour la stabilité du pays. «Les autorités religieuses sont des guides pour nous et l’Etat doit jouer sa partition dans l’exercice du culte aussi bien pour la religion musulmane que pour la religion chrétienne», a-t-il affirmé. Et il considère que sa visite témoigne de l’équilibre qu’il faut avoir entre les confréries, entre les religions pour la stabilité de notre pays pour. Le candidat de Bby a aussi rendu hommage à l’archevêque de Dakar Monseigneur Benjamin Ndiaye. «Je suis très heureux de venir le voir et de saluer son rôle.
A travers lui, je salue toute la communauté chrétienne. Comme je l’ai dit à Tivaouane et à Touba, je reste à la disposition de toutes les confréries. Et en tant que Président, je vous dis que cet équilibre sera garanti dans notre pays», a-t-il expliqué. En outre, il a salué le rôle que l’église sénégalaise a joué pendant toutes ces années dans la formation surtout en milieu rural, dans la santé, dans l’hydraulique avec Caritas et l’action chrétienne. Toujours dans ses discussions avec l’Archevêque de Dakar, Macky Sall soutient avoir abordé la question de l’action de Jésus sur l’éducation. Ainsi ajoute-t-il, il faut que les actions de l’Etat soient prolongées par des initiatives privées.
«Et l’église de ce point de vue a toujours été au-delà de la religion un acteur de premier plan pour la formation y compris des jeunes musulmans, puisque que ce soit dans les immaculées conceptions ou des collèges de différentes congrégations, nous avons apprécié la contribution de l’église, de ses démembrements dans ce cadre», dit-il avant de rappeler qu’à Fatick, il a été très tôt avec les missionnaires catholiques. «Nous même avons bénéficié des soins des dispensaires des sœurs», se remémore-t-il. A préciser que l’Archevêque de Dakar n’a pas souhaité parler à la presse à la suite de son tête-à-tête avec le candidat de BBY.
Dakar a bénéficié de 5 milliards fCfa de financement pour les femmes et les jeunes
Après avoir quitté la résidence «les Badamiers», le cortège du Président sortant a fait le tour de nombreuses artères de Dakar. De Soumbédioune à la Médina en passant par la Place de l’Obélisque où un mini-meeting a été organisé par les responsables de Bby de Dakar. Prenant la parole, Macky Sall s’est réjoui de la mobilisation faite par les jeunes. «Je suis fier d’être le leader de la coalition Benno Bokk Yaakar et d’avoir cette jeunesse de la mouvance présidentielle. J’ai parlé avec la jeunesse de Pikine pour lui montrer la différence entre ma politique et le programme de mes concurrents. Je propose une véritable politique de jeunesse fondée sur des acquis et des outils pour l’employabilité des jeunes, puisque la jeunesse constitue la majorité de notre population.
J’ai mis en branle un système de formation professionnelle, un système d’éducation et d’enseignement supérieur avec des moyens ardus, des réformes importantes pour la jeunesse scolaire et universitaire, mais également pour cette jeunesse ouvrière et paysanne puisse bénéficier non seulement d’une formation de qualité, mais aussi avoir des moyens appropriés pour développer son entreprenariat.» C’est ainsi, dit-il, que la Der a été mise en place. Et il indique que le département de Dakar a bénéficié de 5 milliards FCFA de financement pour l’autonomisation des femmes et le renforcement des capacités des jeunes. Au total, précise-t-il, la région de Dakar aura eu 8 milliards en une année et 30 milliards pour toute la jeunesse et les femmes du Sénégal.
LES RECOMMANDATIONS DU FORUM CIVIL
En perspective de ce scrutin, à travers une déclaration, le Forum civil fait des recommandations pour des élections libres et apaisées, afin d’éviter au Sénégal une instabilité politique et institutionnelle.
Le Forum civil en appelle à une élection présidentielle qui respecte les principes de transparence, d’égalité des citoyens, de la neutralité de l’Administration publique et enfin le principe de l’indépendance de la justice. Autant de vertus à appliquer pour éviter l’instabilité politique et institutionnelle au Sénégal.
Les Sénégalais sont appelés aux urnes ce dimanche 24 février 2019, pour élire un nouveau président de la République pour le prochain quinquennat. En perspective de ce scrutin, à travers une déclaration, le Forum civil fait des recommandations pour des élections libres et apaisées, afin d’éviter au Sénégal une instabilité politique et institutionnelle.
A cet effet, le Forum civil conseille «aux autorités administratives déconcentrées (Gouverneurs, Préfets et sous-Préfets), d’assurer la mise à disposition effective et à temps du matériel électoral au niveau de tous les bureaux de vote notamment la mise en place des bulletins de vote des candidats en qualité et en nombre suffisant, des listes d’émargements, des formulaire de prolongation du scrutin au cas où l’affluence le demande à l’heure de la clôture, des formulaires de réquisition du service d’ordre pour assurer la sécurité des personnes et du scrutin ainsi que de la qualité de l’encre indélébile».
Pour les bureaux de vote, il est recommandé de «de veiller au démarrage du scrutin aux heures indiquées, d’assurer la police des bureaux de vote en toute transparence et à équidistance des parties prenantes, d’assurer l’affichage des résultats issus du vote avant le renseignement du Procès-verbal». L’Autorité de Régulation des Télécommunication et des postes (ARTP) et le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), sont aussi priés de «ne pas entraver le travail d’information des médias». Aussi les partis politiques doivent «se faire représenter dans les bureaux de vote pour veiller à la sincérité du scrutin, de s’abstenir de toute forme d’intoxication et d’appel à la violence».
En outre, le Forum civil demande à la presse nationale et internationale «de faire de preuve de prudence dans la transmission des résultats issus des bureaux et de s’abstenir de toute déclaration hâtive en faveur ou en dépens d’un tel candidat». Aux opérateurs de services de téléphonie (Sonatel, Tigo, et Expresso), d’électricité (la SENELEC), il est conseillé de «garantir une continuité et une qualité sans reproche de leur service».
S’agissant des Observateurs électoraux (nationaux et internationaux), il est attendu d’eux «de faire preuve de vigilance, de proactivité, et de documenter méticuleusement les informations relatives à la situation du scrutin». Au même moment, l’OFNAC doit «être alerte sur la corruption électorale notamment les achats de conscience en nature ou en numéraire». Alors que «le respect des obligations de veille et de neutralité sont attendues des Organisations de la société civile impliquées dans la mission hautement citoyenne de contrôle et de supervisions des opérations électorales». Quant aux citoyens, il leurs reviendra «d’exercer dans la tranquillité leur devoir civique de vote afin de préserver la paix et stabilité sociale».
MACKY SALL PROMET L’EQUILIBRE DANS LE TRAITEMENT DES RELIGIONS
Avant d’entamer sa caravane à travers les grands artères de Dakar, le candidat Macky Sall est allé rendre visite à l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, hier jeudi 21 février.
Avant d’entamer sa caravane à travers les grands artères de Dakar, le candidat Macky Sall est allé rendre visite à l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, hier jeudi 21 février. Au sortir de leur tête à tête, le président sortant a réaffirmé son engagement, en tant que Président de la République, de veiller à l’équilibre dans le traitement des religions, tout en faisant part de sa disponibilité pour tous. Le président sortant s’est, par la suite, offert des bains de foule à travers les artères de la capitale avec sa caravane.
Le candidat de la mouvance présidentielle, à Dakar depuis le lundi dernier, dans le cadre du dernier virage de la campagne présidentielle, a effectué une grande caravane au niveau des grands artères de la capitale. Avant d'entamer ladite caravane hier, jeudi 21 février, le candidat Macky Sall a rendu visite au chef de l'Eglise catholique au Sénégal, dans sa résidence des Banamiers. Au sortir de son huis-clos avec Mgr Benjamin Ndiaye, Macky Sall a laissé entendre qu'à l'instar de son mandat finissant, il compte veiller à l'équilibre dans le traitement des religions et des confréries dans le pays.
Selon lui, “comme je l'ai dit à Tivaoune, je reste à la disposition de toutes les religions et de toutes les confréries et en tant que président de la République, je vous dis que cet équilibre sera garanti”.
Il estime que cet équilibre est nécessaire pour que chaque croyant puisse pratiquer sa religion en toute quiétude. Donc, pour lui, l'État doit jouer sa partition dans l'exercice du culte aussi bien pour la religion musulmane que pour celle chrétienne.
Auparavant, le chef de l'État sortant a magnifié le dialogue inter-religieux qui, selon lui, est fondamental pour la stabilité du pays. Il n'a pas manqué de rendre hommage à l'Eglise catholique pour toutes les actions menées dans le monde rural, à travers la Caritas, mais aussi dans l'éducation, la santé, l'hydraulique, etc. Pour lui, l'Eglise a été, au-delà de la religion, un acteur de premier plan dans la formation des jeunes. Rappelant ainsi ses premiers pas à Fatick, il a informé avoir bénéficié des soins de santé des missionnaires catholiques, qui ont contribué à forger les générations.
Il faut noter que l'archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye a préféré ne pas s'adresser à la presse, après son entretien avec le chef de l'État.
A noter aussi que pour son avant-dernier jour de campagne, le candidat Macky Sall a fait une grande caravane sur l'axe Plateau, Médina, Fass, Colobane, Grand Dakar, Point E, Baobab, Grand Yoff, Patte d’oie, Yarakh. A cause de la forte mobilisation des militants et sympathisants, partout où le convoi du candidat Macky Sall est passé, des embouteillages se sont formés dans la capitale. Les préposés à la sécurité étaient même obligés par moment de réguler la circulation.
Par endroits, des promesses ont été faites par Macky Sall, comme par exemple à Niary Tally où un stadium avec du gazon et des projecteurs ont été promis à l'équipe de la localité. Aux femmes, pour lesquelles, il identifie à son épouse “Marieme Faye qui fait tout son possible pour aider son mari”, Macky Sall ambitionne de faire un “Sénégal zéro pilon”, car pour lui, “les femmes doivent utiliser maintenant des machines”.
ECHOS... ECHOS...
LAPSUS DU CANDIDAT MACKY MACKY
Venu rendre visite à l'archevêque de Dakar, le candidat Macky Sall a, à deux reprises, fait un lapsus en citant le nom de son hôte du jour. En effet, au lieu de dire Mgr Benjamin Ndiaye, il a cité le nom de son prédécesseur Mgr Théodore Adrien Sarr. Pour se dédouaner, il dira que c'est certainement dû à son attachement au Cardinal archevêque émérite de Dakar.
SÉCURITÉ RENFORCÉE À GRAND YOFF
Le régime prend très au sérieux la menace de perturbation de la campagne du président sortant, surtout dans la commune de Grand-Yoff. C'est le moins que l'on puisse dire au vu du dispositif sécuritaire mis en place hier, lorsque la caravane du candidat Macky Sall passait dans ce qui est convenu d'appeler le “fief de Khalifa Sall”. En effet, la police était bien présente à différentes localités de la commune. Certainement, les incidences des législatives dernières, avec l'attaque du convoi d'Amadou Bâ devant le siège de Khalifa Sall, sont passées par là.
ME WADE, DROIT DANS SES BOTTES !
A moins de quarante-huit heures de la tenue du scrutin, il a tenu à réaffirmer fermement son refus de participer à ce qu’il qualifie de «mascarade».
Me Abdoulaye Wade persiste et signe dans sa décision de boycott de la présidentielle de dimanche. A moins de quarante-huit heures de la tenue du scrutin, il a tenu à réaffirmer fermement son refus de participer à ce qu’il qualifie de «mascarade». Quoiqu’il ait lâché du lest dans sa stratégie de sabotage de l’élection, en n’appelant plus à brûler les urnes et les bureaux de vote, Me Wade a dit renoncer à son droit de vote et invite ses militants à en faire autant. A défaut, le «Pape du Sopi» dit comprendre les Libéraux qui iraient voter pour destituer Macky Sall. Dans ce schéma, tous les candidats de l’opposition sont toutefois validés sauf… Madické Niang, son ancien lieutenant et patron de Chancellerie. Mais, Babacar Gaye et la Fédération départementale du Pds de Kaffrine se démarquent et soutiennent la Coalition Idy2019
«L’élection du 24 février 2019 est assurément une mascarade électorale. Elle est planifiée de longue date par Macky Sall qui, pour obtenir sa réélection, a modifié la Constitution, la loi électorale, condamné, emprisonné et exilé des leaders politiques qui pouvaient valablement lui faire face et le battre dans une élection digne de ce nom. Le parrainage que Macky Sall a introduit dans le processus électoral apparait maintenant aux yeux de tous comme une opération machiavélique pour choisir les candidats qu’il pourrait accepter dans une élection qu’il a déjà gagnée ». C’est là la conviction réaffirmée de Me Abdoulaye Wade qui, dans une déclaration en date d’hier, vendredi 21 février, maintient sa posture de boycott du scrutin présidentiel.
A la différence près que cette fois, l’ancien président de la République et secrétaire général national du Pds n’appelle plus au sabotage de l’élection présidentielle, en brûlant les centres, bureaux et urnes. Une concession faite, selon Me Wade, « à la suite de la demande pressante de chefs religieux et de chefs d’Etats voisins ». Réaffirmant néanmoins sa détermination à « opposer une résistance, somme toute ferme mais pacifique, à ce qui apparait comme une élection truquée dès le départ », Me Wade maintient sa posture de boycott de la présidentielle. Aussi, a-t-il dit sans ambages dans sa déclaration, que « Dans ces conditions, il va de soi que je ne voterai pas le 24 février 2019 et je demande aux militantes et militants de notre parti, aux sympathisants, de ne pas participer à ce simulacre d’élection ».
Et le secrétaire général national du Pds de faire savoir dans la foulée que son parti « n’a pas changé d’option et il ne saurait accorder quelque crédit à un scrutin organisé dans ces conditions » comme il « ne se rendra pas complice d’un viol du suffrage des citoyens dont le « président » qui en sera issu n’aura assurément aucune légitimité et ne pourra jamais être reconnu ». Malgré cet appel ferme lancé à ses militants de boycotter la présidentielle du 24 février « qui ne peut que mener le Sénégal vers le chaos », Me Wade a affirmé qu’il peut « comprendre tous ceux qui parmi nous pensent qu’ils pourront défaire Macky Sall en soutenant un des candidats de l’opposition (Idrissa Seck, Ousmane Sonko ou Issa Sall), même si ce n’est pas la position du parti ». Cette fenêtre laissée entre-ouverte par le « Pape du Sopi » à ses militants n’envisage aucunement un quelconque vote en faveur de son ancien ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, qui s’est présenté à la présidentielle sans l’accord du Pds. A défaut d’un boycott intégral du scrutin, tous les candidats de l’opposition qui se présentent contre Macky Sall sont ainsi validés sauf …Madické Niang.
LA GUERRE DES AFFICHES FAIT UNE DIZAINE DE BLESSES
Une bataille rangée entre partisans de la coalition Idy 2019 et des jeunes tailleurs appartenant à la coalition BBY a occasionné plusieurs blessés au niveau du marché Zinc dans la commune de Pikine Nord.
Une bataille rangée entre partisans de la coalition Idy 2019 et des jeunes tailleurs appartenant à la coalition BBY a occasionné plusieurs blessés au niveau du marché Zinc dans la commune de Pikine Nord. Ce sont des jeunes du même quartier qui se sont battus à cause des affiches collées sur le mur d’un atelier-tailleur. La police est intervenue pour séparer les deux camps .Chacun de son coté s’est chargé d’évacuer ses propres blessés.
A en croire Ndèye Sokhna Cissé, responsable de Gueum sa Bopp et membre de la coalition IDY 2019, c’est suite au badigeonnage des affiches de leur leader que la bataille a éclaté. «Notre candidat doit effectuer un déplacement à Pikine. Nous étions en train de coller le restant des affiches d’Idrissa Seck pour préparer son arrivée .Mais à notre grande surprise, un vieux est sorti de l’atelier et a commencé à déchirer les affiches», renseigne cette dernière. Et de poursuivre : « Ce dernier a déchiré nos affiches. On est dans une démocratie et en période électorale, chacun a le droit d’afficher son leader ». Et de continuer : « Ce sont des gens de la mouvance présidentielle qui initient cette violence. Nous le déplorons». Avant de relever que l’équipe d’Idy 2019 a juste continué son processus d’affichage dans le quartier. « Les enfants du tailleur ont pris les pelles des maçons qui s’adonnaient à leur travail et ont blessé 6 de nos membres, l’un a un trauma, un autre le bras cassé et à d’autres, on a fait des points de suture au niveau de Dominique… Nous allons porter plainte » a lancé le membre d’Idy 2019.
Pour sa part, le propriétaire de l’atelier et père des apprentis a soutenu que cette campagne d’affichage sur son mur est une provocation. « Nous sommes vraiment désolés de ce comportement. Regardez tout autour du marché, vous ne verrez pas que ces gens-là affichent sur les murs des autres places; l’affichage se fait sur les murs d’écoles ou ailleurs mais pas devant la porte de mon atelier», se défend El hadji Cheikh Ngounda. Avant de poursuivre : « ces gens voulaient me provoquer. Ils sont venus dans mon atelier et ont tabassé mes enfants. L’un a le crane fracturé et l’autre épaule déboitée. Je vais porter plainte contre ces gens-là ». La police de Pikine est intervenue pour s’interposer devant les deux parties. Des policiers sont restés en faction devant l’atelier du tailleur pour veiller au grain.
NOUS COMPTONS TRANSFORMER NOS PARRAINAGES EN VOTES EFFECTIFS SUPERIEURS A 80%
Beaucoup d’analystes soutiennent que l’issue de la Présidentielle 2019 ne peut pas se jouer au premier tour prévu le 24 février pour diverses raisons. L’hypothèse d’un second tour est-il envisageable au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar? Sinon pourquoi ?
Ceux qui le disent exorcisent leur mal, renvoient à leurs propres peurs. Nous devons revenir aux faits et à la réalité du terrain. Notre candidat a été parrainé par 3 700 000 sénégalais matures, inscrits sur les listes électorales et prêts à voter. Cela n’est qu’une spéculation intellectuelle faite par des hommes politiques en quête de buzz pour raviver leur campagne électorale moribonde et qui ne convoquent plus l’attention des sénégalaises et des sénégalais.
En revanche, notre candidat, dans un respect profond de l’électorat s’est rendu à ses côtés pour méthodiquement expliquer ce qu’il a réalisé de ses engagements et parfois bien au-delà. Il se projette dans l’avenir pour proposer les solutions, un devenir commun où tous les sénégalais trouveront une place pour la réalisation de leurs ambitions.
Nous comptons transformer nos parrainages en votes effectifs supérieurs à 80%, nous donnant un score bien supérieur à ce qui nous est demandé pour passer au premier tour. Ceci n’est pas une divination. Avec la volonté des sénégalais, nous connaîtrons cette année, l’élection la plus scientifique et la plus méthodique, jamais organisée dans ce pays ; qu’il s’agisse d’une présidentielle ou d’autre chose.
Avec un très grand respect de l’électorat à qui on a proposé une grande campagne et qui y a répondu massivement. Nous sommes largement majoritaires. Même la presse internationale, au début très critique, s’est rendue à cette évidence.
Plus de 231.000 sénégalais ne vont pas disposer de leur carte d’électeur. Pourquoi ne s’est-on pas entouré de garanties nécessaires pour permettre à tous les inscrits de disposer de leur carte ? Une telle situation ne s’ajoute-t-elle pas à la suspicion ?
Je dois d’abord préciser que nous avons un taux de réalisation de cartes, de retrait jamais atteint dans l’histoire de notre pays. Ensuite, rappeler que ces cartes ont été confectionnées et sont disponibles. Leurs propriétaires n’ont qu’à les retirer. Les responsables politiques n’ont qu’à encourager tous les citoyens à aller retirer leurs cartes comme nous le faisons. Les tentatives de créer de la suspicion ne peuvent prospérer.
Le PSE est au centre du discours du président Macky Sall. Toutefois, ses détracteurs soutiennent que ce programme a plus participé à endetter le Sénégal avec des grosses infrastructures dont la rentabilité n’est pas assurée. Que répondez-vous ?
Jamais dans l’histoire de notre pays, un programme n’a suscité autant d’engouement, d’intérêt des populations et obtenu le plébiscite des partenaires techniques et financiers. Une proposition née du perçu et du vécu des sénégalais, de leur diagnostic des situations et leur suggestion de solutions.
Ce programme a été présenté aux Sénégalais qui l’ont plébiscité à plus de 65,9%. Il a été, à deux reprises, présenté à la Communauté internationale pour partenariats et financements. Et par deux fois, les financiers du monde l’ont plébiscité. La dernière fois, sur plus de 14000 milliards du financement total du deuxième Plan d’actions Prioritaires du PSE, nous recherchions que 2500 milliards. La Communauté de la finance internationale nous en a proposé 7356. Il faut que nous apprenions à nous réjouir des succès de notre pays et de notre peuple. Il faut que nous croyions en nous, chez nous.
Quant à notre endettement, il est à 47% du PIB bien loin de la limite des 70% des règles de convergence de l’UEMOA. Notre endettement est sain et soutenable. Il permet une croissance durable qui nous permet de soutenir nos programmes socio-économiques et surtout nos filets sociaux, bourses de sécurité familiale et couverture maladie universelle, maîtrise du coût de l’énergie et des denrées de première nécessité, et enfin du pouvoir d’achat de nos compatriotes.
Et surtout de payer notre service de la dette pour garder le haut niveau de crédibilité auprès de nos partenaires et des agences de notation. Tous les signaux sont au vert pour l’Economie sénégalaise. Beaucoup de ceux qui parlent de la dette ignorent les notions de cadrage macroéconomique ou de tableaux des opérations financières de l’Etat.
«LE SYSTÈME MILITAIRE OCCIDENTAL NE FONCTIONNE PAS EN AFRIQUE »
Ancien directeur du renseignement à la DGSE, Consultant en Intelligence Economique au sein du Cabinet Orrick, ancien directeur du renseignement à la DGSE, Alain Juillet décrypte pour La Tribune Afrique les relations entre la France et le continent
La Tribune Afrique |
Marie-France Réveillard |
Publication 22/02/2019
Ancien directeur du renseignement à la DGSE, Consultant en Intelligence Economique au sein du Cabinet Orrick, ancien directeur du renseignement à la DGSE, Alain Juillet décrypte pour La Tribune Afrique les relations entre la France et le continent. Entre développement et sécurité en Afrique, en passant par la nomination de Louise Mushikiwabo à la tête à la Francophonie. Analyse d'une France qui décroche.
La Tribune Afrique - Que représente l'intelligence économique en Afrique aujourd'hui ?
Alain Juillet - Il existe plusieurs acteurs qui développent la discipline, comme Amath Soumaré au Sénégal par exemple. Mais globalement, elle reste extrêmement faible aujourd'hui. L'année dernière, je participais à un colloque au sud du Maroc, à Dakhla sur l'IE en Afrique. Nous n'étions que trois Européens parmi une centaine d'intervenants africains qui se découvraient : c'était passionnant et selon moi, l'intelligence économique est appelée à se développer rapidement sur le Continent.
Comment s'organisent les grands acteurs internationaux en matière d'Intelligence Economique en Afrique ?
Les grands acteurs comme la Chine ou les Etats-Unis réalisent leurs études chez eux, avant de dépêcher une équipe sur le terrain, qui suit une feuille de route bien précise. Ils sont efficaces, mais n'arrivent pas à s'implanter en symbiose avec les habitants. Ils n'ont pratiquement pas de lien avec les populations, car cela ne les intéresse pas, ce qui est grave. Car en Afrique pour être efficace, il faut échanger.
Quel regard portez-vous sur l'AFRICOM, créée après le 11 septembre 2001 pour conduire des activités militaires en Afrique et renforcer la part des importations américaines ?
AFRICOM est efficace au niveau militaire avec une limite : le système militaire occidental ne fonctionne pas en Afrique. Il n'y a qu'à voir les problèmes que rencontrent les Français au Mali ! Les Français savent pourtant s'adapter par nature, mais ne vont pas jusqu'au bout des choses. On lutte contre les jihadistes et après que fait-on ? Si les gens font la guerre, il y a une raison. Au Mali par exemple, le pouvoir qui devrait appartenir aux gens du nord a été confisqué par les gens du sud. Il est évident que les gens du nord le vivent mal.
Vous pensez donc qu'il faille reconnaître l'indépendance de l'Azawad ?
Je ne crois pas aux indépendances mais je crois aux autonomies. Il faudrait au moins une autonomie régionale. On règlerait ainsi le problème au niveau du Mali et du Niger.
Tracer les mouvements financiers des réseaux terroristes sahéliens ne serait-il pas plus efficace que de mener des actions militaires sur un territoire grand comme l'Europe ?
Probablement... De façon générale, les Français ne veulent surtout pas que les Africains pensent que l'on cherche à les recoloniser. On a donc tendance à dire : « Ne faisons rien ! ». Néanmoins, il faut bien aider les pays en développement. La deuxième option est d'encourager les Africains à prendre les rênes des pays. Se pose alors un autre problème car il ne faut pas que cela soit interpréter comme la volonté des Français d'imposer un dirigeant.
Pourtant, force est de constater que chaque grande puissance soutient encore le « leader » de son choix...
Je suis d'accord, mais ce n'est indiscutablement pas la bonne solution. C'est celle qui est choisie quand on n'en a pas d'autre. Mais aujourd'hui, il faut que les pays prennent leur envol... Un étranger en Afrique doit nouer des relations avec les communautés qui représentent le cœur du Continent. Si vous n'en tenez aucun compte et que vous cherchez à imposer votre propre vision, parce que c'était ainsi depuis 200 ans, cela ne marchera pas : c'est fini depuis un moment !
Pas si longtemps, au regard de l'intervention française de 2011 en Côte d'Ivoire...
L'intervention de l'armée française pour faire partir le président Gbagbo n'est pas normale. Si j'en crois ce qui se dit, on parle de plus en plus à La Haye de relâcher Laurent Gbagbo pour manque de preuves. Vous vous rendez compte de la responsabilité française de l'avoir fait mettre en prison à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour placer quelqu'un d'autre si, en fin de compte, il n'est pas coupable ?
Comment interprétez-vous la stratégie française sur le Continent ?
Dans la partie francophone, l'Hexagone a longtemps été le leader incontesté. Mais depuis 20 ans, la France se retire de l'Afrique et cela me fait vraiment mal au cœur, car cela se passe au moment où le Continent commence à avoir les moyens de sa croissance et de son développement. Nous avons été là pendant toute une période difficile et nous partons au moment où cela devient intéressant et rentable. C'est absurde!
Entre retrait progressif de l'ancien pré-carré et présence militaire de plus en plus mal perçue par les populations locales , Emmanuel Macron incarne-t-il un « new deal » africain ?
Une présence militaire mal perçue ; et pour cause ! Pour le reste, je suis toujours frappé de voir combien les populations, dans pratiquement tous les pays africains, « aiment » les Français, car ils sont l'un des seuls peuples à se mélanger à la population. Lorsqu'ils arrivent quelque part, trois jours plus tard, ils partagent la cuisine locale avec les habitants contrairement aux Américains qui ne mangeront pas un produit non validé par les Etats-Unis, pas davantage que les Chinois qui restent entre eux. Quelle que soit la politique engagée, les Français bénéficient encore de facilités sur le Continent.
Le « soft power » français en Afrique repose largement sur l'usage de la langue de Molière. Comment interprétez-vous la nomination de Louise Mushikiwabo à la tête de la Francophonie ?
C'est de la politique pure. Il n'y a aucune raison de nommer à la tête de la Francophonie quelqu'un qui parle anglais et qui, pour des raisons que l'on peut comprendre, « crache » sur la France en permanence.Je pense que c'est aberrant ! Il y avait une cinquantaine de personnes dans la Francophonie qui pouvaient nous représenter beaucoup mieux. Sans remettre en cause les qualités de cette diplomate très efficace, il ne faut quand même pas oublier qu'elle vient d'un pays où le français n'est plus une langue nationale. Il y a là un problème que je ne comprends pas.
Deux jours plus tard, la France abandonnait toute poursuite concernant le crash de l'avion transportant les présidents rwandais et burundais en 1994. Est-ce un nouveau signe en direction de Paul Kagamé ?
Justement, tout cela me paraît très grave. Les Africains aussi aiment la justice et ne sont pas dupes...
La nature ayant horreur du vide, par quels acteurs les Français ont-ils été remplacés ?
Si les Français se sont retirés, les gens qui sont « dans le coup » ne font plus rien. Cela pose un vrai problème. Je suis frappé par ce qui se passe en Ituri depuis 15 ans ! Souvenez-vous du Katanga où il y a toujours eu des tensions dues aux compagnies minières sur la zone des frontières. Quand vous voyez aujourd'hui tous ces mouvements d'opposition à l'Etat congolais, les camions qui passent chargés de matières premières, de métaux stratégiques et qui repartent au Rwanda notamment, on ne respecte pas les règles de souveraineté d'un pays.
Il fallait faire tomber Kadhafi. Il ne plaisait plus sans doute...
Dans l'une de vos déclarations à Paris Match en 2016, vous expliquiez qu'en matière d'IE, les victimes étaient des chômeurs et des sites de production fermés. Pourtant, les milices en République Démocratique du Congo (RDC) sont armées par des multinationales et provoquent des morts, pas uniquement des chômeurs...
Effectivement. Des compagnies minières imposent leurs règles et spolient la RDC pour pouvoir vendre ces fameuses matières premières à l'étranger, aidés par des pays limitrophes (Ouganda et Rwanda notamment, NDLR). Cela me paraît insupportable. Il faudrait que les Etats disent « stop » ! Mais qui va se battre contre les grandes sociétés minières ou pétrolières ?
Le cas libyen est-il un cas d'école en termes de guerre économique ?
A mon sens, il s'agit avant tout d'une question politique. C'est un désastre parce qu'on a traité un problème militaire, sans appréhender le problème économique.
La dimension politique pouvait-elle s'abstraire de la question migratoire et de la déstabilisation régionale prévue par tous les experts en géopolitique ?
La France connaît de moins en moins les réalités africaines... Au niveau de la Libye, le facteur économique était marginal par rapport à la dimension politique, selon moi. Dès le départ la volonté de la France était claire : il fallait faire tomber Kadhafi. Il ne plaisait plus sans doute...
Quel est le rôle des sociétés privées, comme G4S, qui disposent d'une multitude d'informations très précises sur l'activité économique du continent?
Nous avons besoin de ces sociétés pour assurer la sécurité des sites. Les employés des sociétés militaires privées ont accès à tout... Il faut qu'on arrive à reconstituer ce qu'il se passe de l'extérieur et nous avons un vrai problème, car nous n'avons pas le financement pour aller chercher l'information.
Lire aussi : Bill et Melinda Gates : "La surprise qui a changé nos vies"
Toutefois, ceux qui protègent les sites d'attaques éventuelles ne font pas de calculs d'ingénieurs, même s'ils ont des contacts partout et sont capables de vous dire très précisément à l'avance, ce qu'il va arriver. G4S par exemple, est l'une des plus grosses sociétés de sécurité intégrée, qui a travaillé en Irak où il y a eu de gros problèmes... Elle se recentre sur l'Afrique mais pourquoi pas ? Les sociétés militaires privées ne me dérangent pas, à condition qu'il y ait des règles.
Quel regard portez-vous sur les écoutes téléphoniques israéliennes qui quadrillent une bonne partie du Continent ?
Les Israéliens sont présents dans la Corne de l'Afrique depuis très longtemps, avec la présence des Falashas en Ethiopie. Les soldats israéliens ne sont pas plus efficaces que les soldats français mais il est vrai qu'ils ont vendu leur système d'écoute un peu partout. Il existe donc un risque de pression extérieure.
Dans un certain nombre d'Etats africains, les groupes privés sont devenus si importants qu'ils représentent un « Etat dans l'Etat » comme le groupe singapourien Olam au Gabon : qui décide d'Ali Bongo ou de Gagan Gupta ? (Entretien réalisé avant les révélations sur la santé du président gabonais)
(Long silence). Pas évident. C'est valable dans d'autres pays...
Le problème des dirigeants est la manière par laquelle ils sont arrivés au pouvoir car selon leur formation et leur sensibilité, ils produiront des résultats très différents. Tous les scénarios sont possibles.
Y compris le renvoi manu militari de Veolia du Gabon en février dernier ? (Un accord amiable a été conclu depuis .ndlr)
Précisément... Mais il y a aussi l'exemple de l'Angola où le président Dos Santos, qui disposait de pétrole, a fait construire des autoroutes pénétrantes au niveau régional. Les Angolais ont développé leur chemin de fer, installé un port en eaux profondes et un aéroport international ; des initiatives que la plupart des pays voisins n'ont pas fait alors qu'ils avaient également des ressources importantes. Tôt ou tard, l'Angola récupèrera le fruit de ces investissements car Dos Santos a pensé à l'avenir de son pays. Cela me rappelle le roi du Maroc, feu Hassan II, qui déclarait : « Si vous voulez régler le problème des migrants, construisez des usines dans les pays de départ ». C'est du bon sens !
PAR CODÉ LÔ
POURQUOI UN SECOND TOUR EST INÉVITABLE
Les chiffres des élections passées sont éloquents. Beaucoup d’enseignements majeurs s’en dégagent... L’élection de 2019 se démarque des autres du fait de la nouvelle configuration politique occasionnée par le parrainage et d’autres facteurs exogènes
Dimanche prochain, 6 683 043 de sénégalais sont appelés à voter à la onzième élection présidentielle du Sénégal depuis l’indépendance. Parmi eux, certains ont déjà voté lors des législatives de 2017, une partie s’était abstenue de voter, d’autres ne se sont jamais prononcés dans un scrutin. Sans aucun doute, cette échéance a la particularité de se distinguer des autres.
Données historiques
Les chiffres des élections passées sont éloquents. Beaucoup d’enseignements majeurs s’en dégagent. Si en 2012, le nombre d’inscrits se situait environ à 5 300 000 (présidentielle et législative), ce chiffre est passé à 6 219 446 lors des élections législatives de 2017 avant d’atteindre 6 683 043 pour l’échéance de 2019, soit une augmentation absolue de 850 663 électeurs entre 2012 et 2019. Aussi, il est observé une tendance non régulière du taux de participation à une élection présidentielle avec 62,2% en 2000, 70,6% en 2017 et 51,6% en 2012. Ce niveau de participation particulièrement bas en 2012 s’explique par le climat de tension et la dynamique de boycott qui régnaient avant et pendant les élections.
Tendances lourdes
Pour rappel, le président sortant a eu 26,6% (soit 719 367 suffrages exprimés) lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2012 ; sa coalition BBY a eu 65,8% au second tour quoique les électeurs aient voté, en grande partie, plutôt contre Wade. De ce point de vue, on peut présumé que le « vrai » score de BBY débute en 2012 lors des législatives (1 040 899 voix) avec une participation au plus bas niveau (36,7%). En réalité, les deux élections de 2012 sont atypiques et ne sauraient être considérées comme une situation de référence pour BBY. Toutefois, l’élection législative de 2017, malgré toutes les insuffisances notées dans le processus, constitue un repère alternatif crédible du fait principalement de sa proximité temporelle avec celle de 2019. L’analyse des résultats de 2017 indique un pourcentage de 49,1% pour BBY, soit 1 637 761 votes avec un taux de participation de 53,7%. On peut penser que ce chiffre correspond à son stock électoral incompressible. Il faut retenir que le taux de participation apparaît comme une variable d’ajustement pour l’élection de 2019. Il peut faire basculer l’élection à lui seul. Si on se fie aux taux de participation lors des dernières élections présidentielles, on peut valablement exprimer deux scénarii : une participation pessimiste (60%) et une participation optimiste (70%). Le premier scénario montre un estimatif brut de 4 009 826 votants pour BBY (soit 40,8%) et le second environ 4 678 130 (soit 35,7%) ; compte non tenu des primo votants qui votent en général pour l’opposition, des apports de Aissata Sall (24 342 votes en 2017) et autres « petits soutiens » de circonstance en faveur de Macky Sall bien que le transfert des électeurs dans une élection ne soit pas mécanique et des mouvements de mobilité électorale entre les coalitions. L’hypothèse additionnelle suivant laquelle BBY élargira son socle électoral est certes recevable, mais cet apport ne peut qu’être résiduel. Il sera ainsi quasi impossible pour BBY de franchir le cap des 50%, toutes choses égales par ailleurs.
Paramètres nouveaux
L’élection de 2019 se démarque des autres du fait de la nouvelle configuration politique occasionnée par le parrainage et d’autres facteurs plutôt exogènes. D’abord, les cinq coalitions sont fortes avec une capacité de mobilisation exceptionnelle et un électorat assez typé. Il n’est pas surprenant de remarquer que la coalition Idy captera un éventail très large d’électeurs en pays mouride et dans d’autres contrées représentatives (Thiès, Dakar, etc.). La coalition Sonko a séduit les jeunes, les classes instruites et les zones urbaines ; elle semble être en ballotage favorable en basse Casamance. La coalition de Madické grignotera sans doute dans l’électorat du PDS et mouride. La coalition PUR, au-delà de son stock de base (155 407 électeurs en 2017), va puiser massivement dans l’électorat tidiane. La coalition BBY confirmera certainement ses bons résultats dans les zones rurales, le centre et le nord du Sénégal. Aussi, les sénégalais ont envahi massivement les réseaux sociaux ces dernières années. L’espace numérique est devenu un outil d’éveil de la conscience, terroir de potentiels électeurs ; le constat qui se dégage montre un net avantage de l’opposition (toutes coalitions confondues) par rapport à BBY.
In fine, on peut valablement dire que ces données historiques sur les élections, combinées aux données contextuelles, semblent militer en faveur d’un second tour. L’honnêteté m’oblige à avouer qu’il y a un risque de se tromper, mais il reste toutefois limité.
Statisticien
MACKY CONVAINCRA-T-IL LES ÉLECTEURS DÈS LE PREMIER TOUR?
Les 6 millions et demi d'électeurs sénégalais pourraient bien se laisser séduire par les sirènes de l'alternance en cas de second tour, reprochant au candidat sortant, une gestion plus économique que sociale du pouvoir...
La Tribune Afrique |
Marie-France Réveillard |
Publication 22/02/2019
La communauté internationale applaudit les «grands travaux» du président Macky Sall qui compte sur une réélection dès le premier tour dimanche prochain. Pourtant, les 6 millions et demi d'électeurs sénégalais pourraient bien se laisser séduire par les sirènes de l'alternance en cas de second tour, reprochant au candidat sortant, une gestion plus économique que sociale du pouvoir...
«Macky Sall sera élu dès le premier tour à minuit » et c'est Serigne Baba Lamine Niass, le chef religieux qui l'a prédit le 15 février dernier ! Il n'est pas le seul à croire en la réélection du chef de file de la coalition Benno Bokk Yakaar. « Le président a fait plus de réalisations que n'importe quel autre de ses prédécesseurs », déclare d'un ton affirmatif Moustapha, un jeune fonctionnaire de 28 ans sur la place centrale de Mbacke.
Macky Sall, lui-même, y croit dur comme fer et oppose son bilan économique aux critiques de ses adversaires politiques. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) a donné ses 1ers résultats: stabilité des prix des denrées alimentaires, taux de croissance de 7% en 2017 (avec un taux à 2 chiffres escompté d'ici 2023, ndlr), renforcement des investissements, développement des infrastructures et des services mais aussi des technologies numériques. Le budget de 2,3 milliards Fcfa en 2012 est passé à près de 4 milliards Fcfa. Et, bien que la dette se soit creusée (57% du PIB, 2017), elle demeure soutenable selon la Banque mondiale...
La Couverture maladie universelle (CMU) pour tous les enfants de 0 à 5 ans et pour les personnes âgées, la baisse de l'impôt sur les salaires et l'instauration de « bourses de sécurité » pour renforcer le pouvoir d'achat des ménages les plus défavorisés ou encore la mise en place du mix énergétique, sont quelques-uns des résultats qu'il aime à rappeler.
Au niveau international, le Sénégal est devenu une référence régionale, qui concurrence désormais le leadership ivoirien: un constat qui n'est toutefois pas unanimement partagé...
« Les routes ne se mangent pas » dit-on dans la région, et le développement tous azimuts des infrastructures sénégalaises au coût parfois pharamineux, ne fait pas oublier un certain nombre d'écueils. Emprunter l'autoroute qui relie Dakar à Touba génère un gain de temps considérable pour rejoindre la région isolée de Diourbel mais il en coûte près de 5.000 Fcfa aux conducteurs, un tarif prohibitif pour de nombreux Sénégalais qui circulent encore essentiellement sur les routes secondaires, confinés dans les « ndiaga ndiaye » (nom des bus collectifs locaux surannés, tiré du patronyme de leur créateur) pour un tarif de 2.000 Fcfa. Contrastant avec le trafic intensif de la capitale aux heures de pointe, l'autoroute défile, presque déserte, au cœur d'un paysage de savane dorée. « On ne peut pas payer le prix de l'autoroute et on continue à souffrir sur les routes » explique, Ibrahim, 42 ans, chauffeur de taxi, devant son véhicule. Son collègue Samba, 45 ans ne peut s'empêcher d'intervenir : « Je suis d'accord ! On attendait le changement mais les résultats ne me plaisent pas donc je voterai Idrissa Seck la prochaine fois ! Et s'il n'est pas au second tour, ça sera tout sauf Macky Sall !»
Par ailleurs, les prix de l'eau et de l'électricité restent élevés, tout comme les logements dakarois, devenus presqu'inaccessibles pour les Sénégalais.
D'autres lui reprochent sa gouvernance, accusant le président de court-circuiter le débat démocratique après avoir écarté ses principaux rivaux dont Khalifa Sall et Karim Wade, le fils de l'ancien président Abdoulaye Wade qui, revanchard, avait appelé les Sénégalais à boycotter le scrutin et à brûler les listes électorales le 8 février...
Macky Sall confirmera-t-il son leadership auprès des jeunes ?
Le Sénégal est un pays où la moyenne d'âge avoisine les 26 ans. La jeunesse manque cependant d'opportunités d'emplois, et compte près de 50% de chômeurs. « On a constaté une croissance économique qui n'est pas ressentie par la population, comme si Macky Sall avait créé un gouvernement pour les riches, les Occidentaux et les Français en particulier (...) S'il se déclare élu au 1er tour, les Sénégalais sortiront dans les rues. On veut la rupture, le changement ! » lance Assane, 24 ans, étudiant en droit des Affaires, Sciences politiques et relations internationales, depuis sa Peugeot cabossée aux couleurs du candidat Seck, avant de disparaître dans un nuage de poussière rouge, au crépuscule de Mbacke, à quelques pas des partisans de Macky Sall. Les petits groupes de supporters se toisent à distance. Une opinion développée par Idrissa Seck qui a de nouveau rappelé mercredi dernier, à propos de son principal adversaire, qu'il privilégiait davantage « les intérêts des firmes françaises au détriment de ceux des - entreprises - sénégalaises »... Mais Macky Sall défend son bilan, soulignant mardi à Pikine, que son « gouvernement a créé 491.000 emplois entre 2012 et 2019 (alors que 300.000 personnes supplémentaires arrivent sur le marché du travail chaque année, ndlr) et promet la création d'1 million d'emplois pour le prochain quinquennat, en cas de victoire.
Par ailleurs, la participation de la jeunesse reste aléatoire. Une incertitude qui inquiète Anta, 28 ans, employée d'une grande entreprise d'Etat. « Je me suis rapidement aperçue que beaucoup de jeunes ne voulaient pas aller voter et avec quelques amis de mon âge, nous avons lancé un ensemble de groupes whatsapp pour les mobiliser. Aujourd'hui, nous sommes très nombreux sur les réseaux car nous voulons le changement. On a choisi de soutenir Idrissa Seck qui semble avoir le plus de chances face à Macky Sall » explique-t-elle. Un appel également lancé hier matin en conférence de presse, par le collectif « Y'en a marre ».
En dehors de ceux qui ne veulent pas voter, restent ceux qui ne le peuvent pas. En effet, la distribution des cartes électorales a attisé les passions ces dernières semaines. Alors que les 557 communes sénégalaises se sont dotées de commissions administratives de distribution des cartes d'électeurs, 213.000 Sénégalais n'avaient toujours pas reçu leur carte à une semaine du 1er tour, selon le ministère de l'Intérieur, et bien davantage selon l'opposition... Pas de quoi s'inquiéter selon Issa Sall de la Commission électorale nationale autonome qui considère que « les critiques sont naturelles », affirmant qu'« il n'y a rien qui puisse être de nature à dénaturer le scrutin ».
Enfin, Macky Sall devra compter avec une certaine popularité du candidat Ousmane Soncko, auprès des jeunes. Son âge (44 ans), sa verve teintée de panafricanisme sur les thèmes de l'exploitation pétrolière et du Franc CFA en particulier, lui ont permis de recueillir une assez large adhésion de la jeunesse, tout en créant une certaine inquiétude dans les chancelleries occidentales. Le « candidat 2.0 » devra néanmoins composer avec une jeunesse « volatile » et avec les dysfonctionnements du système électoral, qui ont privé un certain nombre d'entre eux de leurs cartes d'électeurs, notamment parmi la diaspora. Enfin, sa récente rencontre avec Abdoulaye Wade début février, a semé le doute chez ses partisans les plus radicaux: comment prôner le changement tout en saluant le « vieux crocodile » ?
La crainte d'une coalition nationale en cas de second tour
Macky Sall espère une victoire nette dès dimanche soir. « C'est terminé. Nous avons déjà gagné » a t-il déclaré lors d'un meeting en Casamance au regard de la population enthousiaste, venue nombreuse pour l'accueillir. Néanmoins, en dépit d'une certaine popularité, rien n'est encore joué et l'absence de sondages laisse les électeurs dans un certain « flou » artistique. Les Sénégalais favoriseront-ils la continuité politique pour lui permettre de poursuivre ses projets ou choisiront-ils l'alternance pour plus d'inclusivité ?
Le mandat de Macky Sall a été salué pour ces réalisations dans les infrastructures mais il a également laissé un goût amer à la société civile qui a régulièrement manifesté son mécontentement concernant l'éducation et la santé en particulier, sans oublier le tollé lié aux arrestations des opposants dont celle de Khalifa Sall, à la tête de la mairie de Dakar, aujourd'hui emprisonné à la maison d'arrêt de Rebeuss, qui disposait d'une certaine popularité, surtout dans la capitale qui donne généralement la tendance générale... Les partisans de Khalifa Sall ralliés à Idrissa Seck, dont la popularité semble s'affirmer chaque jour un peu plus, pourraient donc bien perturber les espoirs d'une victoire dès le 1er tour de Macky Sall. Le scrutin qui opposera le président sortant à l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, au discret Madické Niang, à l'universitaire « inspiré » El Hadji Sall ou encore au virulent Sonko, pourrait donc réserver des surprises.
Les Sénégalais devront faire leur choix, privés du débat télévisé du 21 février (« SunuDébat), annulé avant-hier par le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (CNRA), faute d'organisation suffisante et de confirmation ferme des candidats.
En cas de 2ème tour, une coalition nationale contre le président sortant (stratégie précisément utilisée par ce dernier en 2012) pourrait porter ses fruits et détrôner le « Niangal » (surnom de Macky Sall qui signifie « le sévère »). Cependant, au regard des antagonismes qui opposent notamment les candidats Sall et Seck et des positions « incendiaires » de Soncko, ce ralliement n'apparaît pas aujourd'hui comme une évidence...