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30 août 2025
LE POLE DES 4 CANDIDATS DÉNONCE DES MANQUEMENTS
A l’exception du représentant de Ousmane Sonko, les coalitions Idy2019, Madické2019 et Pur ont dénoncé des «manquements» à deux jours de la Présidentielle
Le Pôle des 4 candidats a fait sa première sortie hier au siège de Bokk gis gis. A l’exception du représentant de Ousmane Sonko, les coalitions Idy2019, Madické2019 et Pur ont dénoncé des «manquements» à deux jours de la Présidentielle. Leur porte-parole du jour, Ass Babacar Guèye de Rewmi, a alerté la Cena, le Conseil constitutionnel et les observateurs.
«Nous n’avons pas été en possession du fichier électoral, conformément à l’article L48. Ils n’ont fait qu’appliquer les dispositions de l’article L11, en nous donnant le fichier 15 jours avant le jour du vote. Nos experts ont décelé des manipulations douteuses : le fichier sur lequel nous avons travaillé avait 6 millions 682 mille 075 électeurs fixé par l’arrêté 2025 du 23 août 2018 sur le parrainage.
Alors que celui qu’on nous a remis pour l’élection est de 6 millions 683 mille 043 électeurs. Il y a une augmentation de 968 électeurs, alors que la période de révision était fermée», a-t-il fait remarquer.
Le plénipotentiaire de Rewmi note également «des omissions volontaire». «Il y a plusieurs centres de vote qui ne figurent pas sur le fichier physique. Il s’agit de la totalité de l’école primaire de la commune de Médina Gounass. Au niveau de Golf Sud, la totalité des bureaux de vote numéro 9 et 10 n’existent pas et une partie du bureau 8.
A Mbour, dans la commune, il y a 4 centres de vote : l’école Badara Sarr, Amadou Lô, Cheikh Demba Niang et Diamagueune 2 qui ne figurent pas dans le fichier physique. En Italie, à Milan, il y a 14 villes qui n’y figurent pas et 19 à Rome.» M. Guèye a, en outre, déclaré qu’ils ont été informés «d’éventuelles tentatives de sabotage du vote le 24 février dans le département de Mbacké, et plus précisément à Touba, et qui pourraient être perpétrées à Dakar».
Le proviseur du lycée Ahoune Sané de Bignona ainsi que le censeur et le surveillant ont été relevés de leurs fonctions suite à l’affaire des copies de l’épreuve de Français qui, selon l’autorité académique, portait la mention «Coalition Sonko Président». Une plainte contre X a été aussi déposée par l’Inspecteur d’académie de la localité. Les syndicalistes dénoncent un deux poids deux mesures et appellent l’autorité à revenir sur ces sanctions.
L’Inspecteur d’académie de Ziguinchor, Siaka Goudiaby, a déposé une plainte contre X auprès du procureur de Ziguinchor dans l’affaire des copies d’épreuve de composition de Français, portant mention à caractère politique «Coalition Sonko président».
A titre conservatoire et par mesure de sauvegarde, le proviseur du lycée Ahoune Sané ainsi que le censeur et le surveillant ont été relevés de leurs fonctions, annonce un communiqué signé par l’Inspecteur d’académie de Ziguinchor qui annonce que des investigations judiciaires sont en cours. Tout est parti des compositions du premier semestre commun à tous les établissements de la région.
Et le problème est venu précisément de l’épreuve du Français organisée le 7 février dernier au lycée Ahoune Sané de Bignona. D’après le communiqué, il a été constaté sur les sujets de cette épreuve distribuée aux élèves de la classe de Seconde Du dit lycée la mention «Coalition Sonko Président». Or, soutient l’Inspecteur d’académie, les épreuves ont été envoyées en paquet complet avec toutes les disciplines, par mails groupés et simultanément sur la liste de diffusion de tous les proviseurs.
Face à cet acte que l’Ia de Ziguinchor qualifie de violation grave des règles de déontologie et d’éthique qui président au fonctionnement des établissements scolaires, une demande d’explications a été servie au proviseur, en l’enjoignant de fournir de plus amples informations sur cette situation «sans précédent». Et selon les termes du communiqué, le proviseur a par la suite servi, à son tour, une demande d’explications au censeur et au surveillant chargé du tirage des documents, et autres agents de l’établissement qui interviennent dans la chaîne de transmission, de reprographie et d’administration des épreuves.
Les syndicalistes dénoncent un deux poids deux mesures.
Les syndicalistes voient dans cette affaire «une politisation». Dame Mbodj, secrétaire général du Cusems authentique, dénonce ces mesures qu’il qualifie de deux poids deux mesures.
Surtout, révèle le syndicaliste, «l’Inspecteur d’académie de Ziguinchor est un membre connu de l’Apr». Il l’accuse d’avoir profité de sa position pour sanctionner des enseignants.
Poursuivant son propos, il convoque une autre affaire similaire à celle qui s’est produite au lycée Ahoune Sané. Selon lui, l’académie de Diourbel a fait pis. «Pour les épreuves d’Anglais, l’académie a produit un texte qui fait la propagande de Macky Sall, en mettent en exergue ses réalisations.
Et cette épreuve a concerné toute la région de Diourbel. Et au moment où je vous parle, il n’y a aucune sanction à l’égard de l’Ia de Diourbel», regrette le secrétaire général du Cusems authentique.
Le syndicaliste a, en outre, déploré la précipitation avec laquelle l’autorité a diligenté cette affaire. «Elle aurait dû la gérer avec plus de sérénité, attendre la fin de l’élection présidentielle, car nous sommes dans un contexte sensible», relève-t-il. Outre la «précipitation», le syndicaliste trouve également que «la sanction est disproportionnée à la faute, si faute il y a». Il révèle que d’après leur enquête auprès des concernés, ils ont tous nié les faits qui leur sont reprochés.
LA LIGUE DES IMAMS ET PRÉDICATEURS PRÊCHE LA PAIX
En conférence de presse hier, la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal est revenue sur les conclusions du processus d’engagement des candidats au mémorandum qui leur a été soumis pour une prise en charge dans leur projet de société.
La Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal a fait l’évaluation de mémorandum soumis aux différents candidats à l’élection présidentielle. Seuls Ousmane Sonko et Madické Niang ont adhéré à leur plateforme. Ces religieux appellent à la paix et la stabilité et condamnent la violence sous toutes ces formes.
A 48 heures du scrutin, des chefs religieux, imams et prédicateurs prônent la sauvegarde de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale. En conférence de presse hier, la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal est revenue sur les conclusions du processus d’engagement des candidats au mémorandum qui leur a été soumis pour une prise en charge dans leur projet de société. Imam Ismaïla Ndiaye lance un appel aux autorités pour «le renforcement de la protection de tous les acteurs et des populations en général avant, pendant et après le vote». Ces chefs religieux ont, en outre, demandé aux autorités de garantir le respect des lois pour le bon déroulement du scrutin «en toute transparence et en toute équité».
Aux journalistes, ils appellent à «une grande responsabilité dans la couverture de l’événement dans le respect de l’éthique et de la déontologie qui régissent leur profession». Par ailleurs, le Comité national de suivi du mémorandum de la Ligue des imams et prédicateurs remercie l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle pour l’intérêt manifesté à l’attention des points soumis à leur appréciation. Le comité dit avoir noté à travers les discours de campagne des candidats «une forte influence du contenu dudit mémorandum». Toutefois, il déclare avoir reçu deux réponses écrites et signées au «contenu pertinent qui attestent de l’engagement de leurs signataires».
La Ligue a félicité Madické Niang et Ousmane Sonko qui, dit-elle, ont marqué leur «adhésion totale» à leur plateforme. Pour ce qui la concerne, elle estime avoir rempli sa mission d’information, de sensibilisation et d’engagement vis-à-vis des acteurs politiques dans la prise en compte des aspirations légitimes de la communauté musulmane. Même si, par ailleurs, elle condamne «la violence sur toutes ses formes» et invite les populations à sortir massivement voter en évitant «tout comportement qui pourrait entraver le bon déroulement du scrutin».
Les candidats Ousmane Sonko et Me Madické Niang étaient hier les invités du « grand débat » ’’ Wallu askan Wi’’, initié par le mouvement y en a marre. Ils se sont prononcés sur plusieurs questions. La justice, la sécurité, la pêche, les deux candidats dévoilent leurs offres aux populations.
Initié par le mouvement Y’en A marre, le grand débat « Wallu Askan Wi » a reçu hier les candidats à la présidentielle 2019 Ousmane Sonko et Me Madické Niang. Arrivé en premier sur les lieux, le candidat de la coalition « Sonko 2019 » a été interpellé sur différentes questions, dont celle des handicapés. « Nous sommes tous des handicapés. Mais au Sénégal, les personnes vivant avec un handicap sont très négligées. C'est pourquoi dans notre programme, on a prévu des moyens de facilitation de leur mobilité. Nous allons mettre en place une loi pour leur mobilité, dans tous les édifices publics.
Pour la formation, il y aura un quota de recrutement dans tous les secteurs pour les handicapés. Nous allons combattre la discrimination dont ils sont victimes », a fait savoir Ousmane Sonko. Dans son échange avec le public, Ousmane Sonko s’est prononcé sur la transhumance, devenue une banalité pour les hommes politiques. « Nous n'accepterons plus la transhumance. Une fois au pouvoir, il faut que chacun reste là où il est, se batte avec ses alliés jusqu'au bout. Il faut réhabiliter la politique et réconcilier les Sénégalais avec la politique. Et pour cela, il faut avoir des principes et convictions en politique», a-t-il plaidé. Le candidat de la coalition « Sonko 2019 » n’a pas oublié les étudiants. Après avoir dénoncé certaines pratiques, il ambitionne, une fois élu, de prendre des mesures fermes pour préserver l’université.
« Des forces de l'ordre, armées jusqu'aux dents n'ont rien à faire dans l'enceinte de l'université, tant que les choses fonctionnent correctement. Mais s'il y a urgence, ils peuvent entrer, en respectant les conditions minimales d’engagement. Il y a beaucoup de bavures ces derniers temps. Il faut donc renforcer la formation. Il faut que nos forces de défense sachent que les étudiants ne sont pas leurs ennemis. Les franchises universitaires vont être renforcées. Et les cas dans lesquels la police aura le droit d’entrer dans l’université seront énumérés. ».
Madické Niang: «j’ai honte D'enfiler ma robe d’avocat»
De son côté, le candidat Madické Niang s’est prononcé sur la justice qui est selon lui, dans une situation alarmante. « La justice Sénégalaise n'est plus indépendante. J'ai même honte d'enfiler ma robe d'avocat. Ce n'est pas normal le fait que le président de la République dirige le Conseil supérieur de la Magistrature. Encore moins être un ministre de la Justice et militer dans un parti politique. Macky Sall fait partie des fossoyeurs de la justice, car il n’y a pas de justice au Sénégal », a-t-il déploré. Me Madické Niang qui sollicite le suffrage des Sénégalais affirme disposer de solution pour permettre à la justice de redorer son blason. La sécurité est également au cœur des préoccupations du candidat.
« Nous voulons la sécurité pour toute la population. Nous voulons que chaque quartier soit doté d’un poste de sécurité. Nous allons renforcer la mobilité urbaine. L'électrification et l’accès aux services sociaux de base seront des priorités pour mon futur gouvernement », a ajouté le candidat à la présidentielle. En ce qui concerne la pêche, il compte, une fois élu, de faire un audite sur les licences de pêche, mais aussi réviser tous les contrats qui excluent l'intérêt du Sénégal.
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MOI, MA FEMME ET LES POMMES
Du poste Thiaroye à Ngaye, on ne s’était pas parler - Mais je savais déjà que je venais de voir la femme de ma vie – Ousmane fait renaitre la flamme de sa première rencontre avec son épouse - VIDÉO EN WOLOF
Madeleine Diallo et Lamarana Diallo |
Publication 22/02/2019
C'est suite à des rencontres incroyables, parfois insolites, et le plus souvent inattendues que naissent le grand amour. Ousmane Fall revient sur les circonstances de sa rencontre improbable avec celle qui est devenue son épouse.
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JACQUES CÉSAR DIATTA ET PAPE LATYR NDIAYE PRENNENT 3 MOIS AVEC SURCIS
Jugés en flagrant délit par le Tribunal de grande instance de Diourbel, tous les deux en deuxième année de droit à l’Uadb ont été reconnus coupables de participation à un rassemblement illicite
Poursuivis pour actions diverses, participation à un rassemblement illicite, avec violence et voie de fait sur des personnes, et destruction de biens, Jacques César Diatta et Pape Latyr Ndiaye ont été reconnus coupables et condamnés à une peine de 3 mois avec sursis. Jacques César Diatta et Pape Latyr Ndiaye, arrêtés suite aux affrontements de lundi dernier entre les pensionnaires de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) et ceux de l’Institut de formation agricole et rurale (Isfar), ont été condamnés à 3 mois avec sursis.
Jugés en flagrant délit par le Tribunal de grande instance de Diourbel, tous les deux en deuxième année de droit à l’Uadb ont été reconnus coupables de participation à un rassemblement illicite, avec violence et voie de fait sur des personnes, et destruction de biens. Il s’agit d’une peine d’avertissement. Il faut savoir que M. Diatta a été identifié comme l’auteur de la casse du véhicule de fonction du commissaire de la police de Bambey.
Le second est coupable d’agression sur un brigadier de la police. Devant la barre, Jacques César Diatta n’a pas nié avoir participé à ces affrontements. Il dit :«Quand j’ai entendu le bruit, je suis sorti pour savoir ce qui se passait.
Quand le véhicule de la police s’est dirigé vers moi, j’ai été pris de panique et j’ai jeté une pierre sur le véhicule. Personnellement, je n’ai jamais mangé dans le restaurant de l’Isfar.
Je n’ai fait que suivre la foule. Je ne suis pas le seul à avoir jeté une pierre et je ne sais pas si c’est la mienne qui a atteint le véhicule ou non. Je n’ai jamais imaginé jeter une pierre sur un véhicule encore moins sur celui de la police.» Quant à Pape Latyr Ndiaye, il nie avoir participé aux jets de pierres. «J’étais dans la foule, mais je n’ai pas remarqué de délégués parce que j’étais derrière.
Je n’avais pas assisté aux jets de pierres. Un agent m’a identifié comme étant l’auteur qui a blessé le policier. Si cela se répétait, je n’en ferai pas partie.» De son côté, Birane Guèye, agent en service depuis 14 mois au Commissariat urbain de Bambey, pansement au niveau de la lèvre supérieure, a rappelé que la nuit du dimanche, ils étaient seulement 4 éléments qui tentaient de contenir les échauffourées jusqu’à 2 heures du matin. «Je ne sais pas qui d’entre eux m’a jeté la pierre», a-t-il affirmé.
Ainsi, le Parquet a signalé qu’il faut interroger les dispositions de l’article 98 sur des manifestations non autorisées. «Le statut d’étudiant ne donne pas le droit de tout faire. Ce sont des actes qu’il faut bannir. Ils ont essayé de se racheter la barre, donc cela pourrait ne pas arriver s’ils en étaient conscients très tôt», dit le procureur.
Il a ainsi requis une peine d’avertissement pour eux. L’avocat de la défense a, pour sa part, signalé que les Forces de l’ordre ont violé les franchises universitaires en pénétrant dans le campus social. «M. le juge, c‘est votre décision qui va aider à un apaiement pour que cette contradiction entre étudiants puisse être dépassée», demande Me Assane Dioma Ndiaye, en estimant qu’il y a des limites à ne pas franchir.
Et, dit-il, étudiants et Forces de l’ordre sont condamnés à vivre ensemble. Ce sont des faits de société qu’il faut dépasser. «Ce n’est pas une grève, mais un mariage qui n’était pas accepté. L’intention n’était pas d’attaquer la police, et sans elle cela pouvait être dramatique»,a-t-il déclaré.
ABDOULAYE NDOYE DU CUSEMS EXIGE UNE ENQUETE «TRANSPARENTE ET NON ORIENTEE»
La décision de sanctionner les responsables du lycée Ahoune Sané de Bignona aurait été prise dans la précipitation, selon le secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats de l’Enseignement du moyen et secondaire (Cusems) qui exige une enquête transpa
La décision de sanctionner les responsables du lycée Ahoune Sané de Bignona aurait été prise dans la précipitation, selon le secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats de l’Enseignement du moyen et secondaire (Cusems) qui exige une enquête transparente et non orientée.
Une affaire de mention à caractère politique sur les épreuves de français des élèves en classe de seconde L’1 laisse le lycée Ahoune Sané de Bignona « orphelin » d’une partie de son administration depuis mercredi. En effet, suite à l’impression avec la mention « Coalition Sonko Président » en bas de page des copies de composition de français distribuées aux élèves, une mesure administrative « à titre conservatoire » a été prise à l’encontre du proviseur Mamadou Diallo Sambou, le censeur Edmond Badiane et le surveillant chargé du tirage. Les trois « accusés » se sont vu, tout de go, relever de leur fonction par la tutelle. Seulement voilà, certains estiment que la suspension infligée à ces fautifs présumés par les autorités académiques aurait été à la va-vite.
Le secrétaire général du Cusems, qui dit s’étonner de la précipitation avec laquelle cette affaire a été gérée, considère que, « autant ils se sont précipités pour relever ces enseignants de l’administration, autant ils doivent faire vite pour clarifier la situation ». Dans tous les cas, estime-t-il, « en tant qu’organisation syndicale, nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire. On ne peut pas accepter que l’enquête soit orientée. Nous exigeons toute la transparence sur la question. On ne doit pas non plus se tromper dans la chaine de désignation des coupables pour ne pas que des innocents soient responsabilisés ou sacrifiés.
C’est une demande forte des organisations syndicales, du Cusems, des parents et des élèves », a soutenu ce patron. M. Ndoye, face à ce qu’il appelle des « sanctions administratives précipitées », pense qu’on devrait plutôt prendre des mesures intelligentes et réfléchies. Dans ce genre de situations, dit-il, il faut toujours des mesures réfléchies, intelligentes parce que le contexte est chargé et sensible. « Le fait de relever le proviseur, le censeur et l’agent chargé de la reprographie laisse le lycée Ahoune Sané sans administration. Il ne faut pas que ces mesures prises puissent avoir d’autres conséquences. Nous sommes dans un contexte préélectoral. Le ministre de l’Education et l’Inspection d’académie de ziguinchor doivent assumer toutes les conséquences de leur décision. Nous sommes à ce niveau et nous allons suivre l’affaire.
L’école, c’est vrai, est laïque et républicaine. C’est un sanctuaire, le creuset de la citoyenneté. Aujourd’hui, nous n’avons pas le droit d‘incriminer des innocents ou d’orienter l’enquête ou de se précipiter. Et on doit surtout tenir compte du contexte parce qu’également, il faut apaiser et il faut des mesures intelligentes et réfléchies », préconise Abdoulaye Ndoye, responsable syndical du G6. En attendant, des investigations judiciaires sont en cours avec une enquête de la gendarmerie à la suite d’une plainte contre X qui a été déposée.
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LES PROMESSES DE MADICKÉ À DOUTA SECK
Le candidat Madické Niang a fait face à des citoyens pour échanger sur l’avenir du pays - VIDÉO EN WOLOF
Youssouf Ba et Mame Djité |
Publication 22/02/2019
Modernisation de la justice, un parlement du peuple... Le candidat Madické Niang a fait part de ses ambitions pour le pays, devant des partisans réunis à la maison de la culture Douta Seck.
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KATY CISSE WANE RETROUVE LA LUMIÈRE
Ancienne dircab de Niass nouvelle porte-parole de Macky Sall
Aphone depuis son départ de l’assemblée, katy Cisse Wone sort de l’ombre. L’ancienne directrice de cabinet du candidat Moustapha Niass en 2012, récemment bombardé porte-parole du candidat Macky Sall, enfile sa robe d’avocat défenseur de son candidat. Dans cet entretien aux allures de baptême du feu, elle explique en quoi son candidat doit rempiler. Elle revient également sur ses relations avec Moustapha Niass.
L’as : qu’est-ce qui vous a amenée à soutenir le Candidat Macky Sall dont vous êtes devenue une des porte-paroles ?
Katy Cisse Wone : Le candidat Macky Sall, est pour la seconde fois le candidat de la coalition BBY dont je suis membre fondatrice. Je faisais partie du groupe restreint qui a choisi de baptiser la coalition du nom de Benno Bokk Yakaar dans la petite salle de Radisson juste avant la grande conférence de presse, initiée pour son lancement. Ce groupe était composé des candidats malheureux du premier tour à l’élection présidentielle de 2012, du candidat Macky Sall, de sa directrice de cabinet de campagne, Mme Mimi Touré et de Monsieur Seydou Guèye.
Etant membre fondatrice de BBY, ma présence au sein de l’équipe de campagne du candidat Macky Sall ne saurait être lue comme un soutien, mais plutôt comme la poursuite d’un compagnonnage politique qui a débuté en 2012. Je suis restée ferme sur mes convictions et loyale à la coalition BBYet au Président Macky Sall. Le président Macky Sall a eu la clairvoyance et la loyauté de gouverner avec la coalition victorieuse qui l’a portée au pouvoir. Cela a été un gage de stabilité institutionnelle. Et dans le cadre de cette présidentielle du 24 février, la majorité présidentielle s’est beaucoup élargie. Elle sera aussi victorieuse qu’en 2012.
Vous étiez très proche de Moustapha Niass dont vous avez été la directrice de campagne. Qu’en est-il de vos rapports ?
J’ai eu la chance et l’honneur de rencontrer un homme politique de la dimension du Président Moustapha Niass. C’est une source d’apprentissage politique qui a enrichi mon parcours. Nos relations sont faites de respect mutuel et sont empreintes de beaucoup d’urbanité. Vous me donnez l’occasion de lui réitérer mes condoléances pour sa défunte mère avec laquelle il avait une relation quasi fusionnelle.
Que faisiez-vous pendant tout le temps que vous vous êtes absentez de l’espace politique ?
J’ai entamé un travail de réflexion et de terrain depuis 2013 qui s’est consolidé avec la création d’une organisation dénommée Pôle Républicain pour le Savoir et le développement (PRESADE). Il combine à la fois une dimension stratégique de Think Tank sur les questions d’intérêt national et international et un volet social de soutien et d’accompagnement des femmes et des jeunes. Il compte plus de 2000 membres et intervient dans les régions de Dakar (Yoff, Parcelles, Yeumbeul, Keur Massar et Rufisque), Thiès et Kaolack avec de très bonnes perspectives d’élargissement. C’est une entreprise difficile, mais très exaltante à laquelle je me suis beaucoup consacrée. Ces actions de développement qui m’ont permis d’avoir un meilleur ancrage communautaire ont renforcé mon action politique au sens noble du terme. Elles permettent aujourd’hui aux populations de faire des choix politiques clairs tel que contribuer à la réélection du président Macky Sall qui a développé des programmes dont elles sont bénéficiaires.
Justement, pourquoi doit on réélire le candidat Macky Sall ?
Un premier mandat en appelle un second ! Le président Macky Sall doit être réélu au 1er tour pour parachever la deuxième alternance. Rappelez-vous que lorsqu’il arrivait au pouvoir, le Sénégal était dans une situation très difficile marquée par une crise multiforme et un taux de croissance de 1,8%. Il fallait nécessairement le remettre debout. Cela a nécessité un arbitrage dans la priorité des actions publiques à mener. L’urgence était de soutenir le monde rural et les catégories sociales les plus vulnérables en desserrant l’étau de précarité qui les tenaillait. La baisse des prix de première nécessité a été opérée pour soulager les difficultés des ménages. La profonde crise énergétique a été maîtrisée. Passer de 900 heures de coupure en 2011 à 24h en 2018 et réussir à vendre de l’énergie aux pays voisins est une véritable performance que tous les Sénégalais doivent saluer pouvoir comme opposition.
Les critiques les plus véhémentes doivent parfois, face à l’évidence accepter et endosser les avancées engrangées. Concernant toujours les avancées, il en va de même dans beaucoup d’autres secteurs que le candidat décline de fort belle manière dans sa profession de foi en plaçant l’équité sociale et territoriale au cœur de son action. Ce paradigme l’a amené à développer des initiatives d’accès à l’eau potable, la nourriture, la santé, l’électricité, la mobilité.
Nous sommes au 21ème siècle et il n’est plus acceptable que des populations entières demeurent encore isolées et en dehors de la marche du Sénégal, de telles fractures d’un autre âge ne doivent plus exister. Et la politique, c’est aussi et surtout changer la réalité des personnes. Elle ne saurait se réduire à la rhétorique incessante. Le pays réel qui ressent l’impact de ces politiques saura faire la différence en votant pour la continuité de l’entreprise de construction enclenchée depuis 2012.
Mais, tout le monde reconnait que le chômage est chronique dans ce pays...
Le chômage des jeunes est un véritable problème qu’il faut continuer à agresser, en plus des programmes déjà lancés à travers le FONGIP, l’ANPEJ et la DER. Bien sûr, il reste beaucoup de choses à faire, mais les bases d’une transformation structurelle sont jetées! Ceci est tellement vrai que le taux de croissance a été porté à 7,2%. Ce n’est pas une illusion de prestidigitateur, mais un fait réel qui parle de lui-même.
Cette courbe ascendante de notre croissance sera renforcée à travers la phase II du PSE qui va enclencher la séquence transformationnelle par une croissance de qualité plus inclusive et « distributive » dans le cadre d’une justice sociale plus affirmée. Elle permettra un passage à l’échelle des politiques d’accès universel. Le deuxième mandat sera adossé à 5 grandes initiatives (PSE Jeunes 2035, Economie sociale et solidaire, société numérique, reforestation durable du territoire national, cap sur l’industrialisation), 3 grands programmes (Zéro bidonville, zéro déchet, villes créatives) et 5 accès universels (Eau et assainissement, électricité, services sociaux de base, services de mobilité collective, services sportifs et culturels). Il faut consolider le travail, combler les gaps et corriger les imperfections et manquements plutôt que de recommencer.
Ce ne sont que des projets et de l’autre côté aussi, on décline des projets idylliques...
(Elle coupe). Nous sommes en face d’un bilan contre des promesses. Le bilan est positif. Tenons donc chaque pas gagné et continuons d’avancer. Il est difficile de répondre sur tous les fronts, satisfaire les demandes de toutes sortes et en même temps supporter la pression de la quête d’un légitime deuxième mandat. La réalité de la conquête du pouvoir est différente de celle de son exercice. Et un programme aussi séduisant et percutant, soit-il ne révèle sa pertinence que quand il est confronté aux réalités sociales, culturelles, religieuses et économiques.
Changer un pays en profondeur nécessite du temps et de la patience, mais aussi de l’audace dans les initiatives. Construire suppose parfois détruire pour mieux reconstruire. Si Napoléon III avec le Baron Haussmann, préfet de Paris n’avaient pas eu l’audace de détruire 120 000 logements pour transformer radicalement la capitale française, elle ne serait pas à l’heure actuelle qualifiée de plus belle ville du monde. La révolution Haussmannienne s’est déroulée sur environ une soixantaine d’années (1853-1914). Et pourtant, il fut un temps où Paris était totalement insalubre au point de connaître des épisodes d’épidémie de choléra dont celle de 1832 fit 18.402 morts.
C’est la démarche visionnaire d’un homme politique, qui pourtant en son temps était très critiqué qui a fait entrer la France dans la modernité, révolutionné le mode de vie, introduit des réformes sociales importantes et dynamisé l’économie en lançant l’industrialisation notamment par l’introduction du chemin de fer. Moderniser un pays suppose qu’au-delà des programmes économiques et sociaux, l’ordre, la discipline et la salubrité soient endossés comme des valeurs et des mesures pratiques sans les- quelles notre désir d’émergence est compromis. C’est une œuvre collective qui doit être menée par un leadership audacieux. Le président Macky Sall l’a compris.
Le camp d’Idrissa Seck clame une victoire au premier tour. A votre niveau également. Est-il possible qu’un candidat gagne au premier tour à la lumière des foules drainées ?
Si on doit se référer aux foules, je crois que la cause est entendue. Je n’ai jamais vu une campagne drainer autant de monde dans toutes les régions du Sénégal où le candidat était en osmose avec les populations. Une campagne très professionnelle avec un candidat animé par une confiance lucide basée sur les résultats opérés en milieu rural et dans les régions restées les parents pauvres des politiques publiques depuis les indépendances. Le candidat Macky Sall s’est engagé à changer cette dure réalité. Il a compris qu’il faut résolument hâter la marche du Sénégal vers la modernité. Les foules sont le reflet d’une politique entamée depuis 2012. Le scrutin du 24 février est à portée de main et devra voir la réélection du candidat Macky Sall au premier tour Inchallah.
JE SUIS DESORMAIS UN SUPPORTER DU SENEGAL
A 36 ans, Souleymane Camara ne pense pas encore à la retraite, l’ancien international sénégalais parle de sa carrière et de l’équipe nationale du Sénégal.
A 36 ans, Souleymane Camara ne pense pas encore à la retraite. Après la défaite contre le paris Saint germain (5-1), l’ancien international sénégalais est revenu au micro de Canal+ sur ses ambitions avec son club Montpellier. p’tit jules en a profiter pour parler de l’équipe nationale du Sénégal doit-il est devenu supporter.
Comment analysez-vous cette lourde défaite face au PSG ? On est déçu de ce match. On était venu pour faire un bon résultat. Mais nous sommes tombés sur une bonne équipe du PSG. C’est dommage, car nous avions des situations pour leur faire douter un peu. Mais eux, ils ont eu des occasions et ils l’ont exploité. Quels conseils vous donnez aux jeunes, vu votre carrière ? Chacun a son destin en main. Les conseils que je vais leur donner, c’est juste de bien travailler, de croire en soi et de ne rien lâcher. Quel est votre objectif cette saison avec Montpellier ? Mon objectif avec Montpellier est de bien finir la saison. Et surtout jouer. En ce moment malheureusement, je ne joue pas trop. Cela fait partie de notre métier malheureusement. Après, je continue à travailler. Physiquement, je me sens bien. Donc, je vais continuer à travailler. Pensez-vous encore à l’équipe nationale du Sénégal ? L’équipe nationale, c’est fini pour moi. Je suis désormais un supporter. Je suis disponible pour supporter l’équipe nationale du Sénégal. Envisagez-vous de devenir entraineur ? Pour l’instant, je suis joueur. Je vais me concentrer sur ma carrière de joueur après on verra.