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30 août 2025
MACKY CONVAINCRA-T-IL LES ÉLECTEURS DÈS LE PREMIER TOUR?
Les 6 millions et demi d'électeurs sénégalais pourraient bien se laisser séduire par les sirènes de l'alternance en cas de second tour, reprochant au candidat sortant, une gestion plus économique que sociale du pouvoir...
La Tribune Afrique |
Marie-France Réveillard |
Publication 22/02/2019
La communauté internationale applaudit les «grands travaux» du président Macky Sall qui compte sur une réélection dès le premier tour dimanche prochain. Pourtant, les 6 millions et demi d'électeurs sénégalais pourraient bien se laisser séduire par les sirènes de l'alternance en cas de second tour, reprochant au candidat sortant, une gestion plus économique que sociale du pouvoir...
«Macky Sall sera élu dès le premier tour à minuit » et c'est Serigne Baba Lamine Niass, le chef religieux qui l'a prédit le 15 février dernier ! Il n'est pas le seul à croire en la réélection du chef de file de la coalition Benno Bokk Yakaar. « Le président a fait plus de réalisations que n'importe quel autre de ses prédécesseurs », déclare d'un ton affirmatif Moustapha, un jeune fonctionnaire de 28 ans sur la place centrale de Mbacke.
Macky Sall, lui-même, y croit dur comme fer et oppose son bilan économique aux critiques de ses adversaires politiques. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) a donné ses 1ers résultats: stabilité des prix des denrées alimentaires, taux de croissance de 7% en 2017 (avec un taux à 2 chiffres escompté d'ici 2023, ndlr), renforcement des investissements, développement des infrastructures et des services mais aussi des technologies numériques. Le budget de 2,3 milliards Fcfa en 2012 est passé à près de 4 milliards Fcfa. Et, bien que la dette se soit creusée (57% du PIB, 2017), elle demeure soutenable selon la Banque mondiale...
La Couverture maladie universelle (CMU) pour tous les enfants de 0 à 5 ans et pour les personnes âgées, la baisse de l'impôt sur les salaires et l'instauration de « bourses de sécurité » pour renforcer le pouvoir d'achat des ménages les plus défavorisés ou encore la mise en place du mix énergétique, sont quelques-uns des résultats qu'il aime à rappeler.
Au niveau international, le Sénégal est devenu une référence régionale, qui concurrence désormais le leadership ivoirien: un constat qui n'est toutefois pas unanimement partagé...
« Les routes ne se mangent pas » dit-on dans la région, et le développement tous azimuts des infrastructures sénégalaises au coût parfois pharamineux, ne fait pas oublier un certain nombre d'écueils. Emprunter l'autoroute qui relie Dakar à Touba génère un gain de temps considérable pour rejoindre la région isolée de Diourbel mais il en coûte près de 5.000 Fcfa aux conducteurs, un tarif prohibitif pour de nombreux Sénégalais qui circulent encore essentiellement sur les routes secondaires, confinés dans les « ndiaga ndiaye » (nom des bus collectifs locaux surannés, tiré du patronyme de leur créateur) pour un tarif de 2.000 Fcfa. Contrastant avec le trafic intensif de la capitale aux heures de pointe, l'autoroute défile, presque déserte, au cœur d'un paysage de savane dorée. « On ne peut pas payer le prix de l'autoroute et on continue à souffrir sur les routes » explique, Ibrahim, 42 ans, chauffeur de taxi, devant son véhicule. Son collègue Samba, 45 ans ne peut s'empêcher d'intervenir : « Je suis d'accord ! On attendait le changement mais les résultats ne me plaisent pas donc je voterai Idrissa Seck la prochaine fois ! Et s'il n'est pas au second tour, ça sera tout sauf Macky Sall !»
Par ailleurs, les prix de l'eau et de l'électricité restent élevés, tout comme les logements dakarois, devenus presqu'inaccessibles pour les Sénégalais.
D'autres lui reprochent sa gouvernance, accusant le président de court-circuiter le débat démocratique après avoir écarté ses principaux rivaux dont Khalifa Sall et Karim Wade, le fils de l'ancien président Abdoulaye Wade qui, revanchard, avait appelé les Sénégalais à boycotter le scrutin et à brûler les listes électorales le 8 février...
Macky Sall confirmera-t-il son leadership auprès des jeunes ?
Le Sénégal est un pays où la moyenne d'âge avoisine les 26 ans. La jeunesse manque cependant d'opportunités d'emplois, et compte près de 50% de chômeurs. « On a constaté une croissance économique qui n'est pas ressentie par la population, comme si Macky Sall avait créé un gouvernement pour les riches, les Occidentaux et les Français en particulier (...) S'il se déclare élu au 1er tour, les Sénégalais sortiront dans les rues. On veut la rupture, le changement ! » lance Assane, 24 ans, étudiant en droit des Affaires, Sciences politiques et relations internationales, depuis sa Peugeot cabossée aux couleurs du candidat Seck, avant de disparaître dans un nuage de poussière rouge, au crépuscule de Mbacke, à quelques pas des partisans de Macky Sall. Les petits groupes de supporters se toisent à distance. Une opinion développée par Idrissa Seck qui a de nouveau rappelé mercredi dernier, à propos de son principal adversaire, qu'il privilégiait davantage « les intérêts des firmes françaises au détriment de ceux des - entreprises - sénégalaises »... Mais Macky Sall défend son bilan, soulignant mardi à Pikine, que son « gouvernement a créé 491.000 emplois entre 2012 et 2019 (alors que 300.000 personnes supplémentaires arrivent sur le marché du travail chaque année, ndlr) et promet la création d'1 million d'emplois pour le prochain quinquennat, en cas de victoire.
Par ailleurs, la participation de la jeunesse reste aléatoire. Une incertitude qui inquiète Anta, 28 ans, employée d'une grande entreprise d'Etat. « Je me suis rapidement aperçue que beaucoup de jeunes ne voulaient pas aller voter et avec quelques amis de mon âge, nous avons lancé un ensemble de groupes whatsapp pour les mobiliser. Aujourd'hui, nous sommes très nombreux sur les réseaux car nous voulons le changement. On a choisi de soutenir Idrissa Seck qui semble avoir le plus de chances face à Macky Sall » explique-t-elle. Un appel également lancé hier matin en conférence de presse, par le collectif « Y'en a marre ».
En dehors de ceux qui ne veulent pas voter, restent ceux qui ne le peuvent pas. En effet, la distribution des cartes électorales a attisé les passions ces dernières semaines. Alors que les 557 communes sénégalaises se sont dotées de commissions administratives de distribution des cartes d'électeurs, 213.000 Sénégalais n'avaient toujours pas reçu leur carte à une semaine du 1er tour, selon le ministère de l'Intérieur, et bien davantage selon l'opposition... Pas de quoi s'inquiéter selon Issa Sall de la Commission électorale nationale autonome qui considère que « les critiques sont naturelles », affirmant qu'« il n'y a rien qui puisse être de nature à dénaturer le scrutin ».
Enfin, Macky Sall devra compter avec une certaine popularité du candidat Ousmane Soncko, auprès des jeunes. Son âge (44 ans), sa verve teintée de panafricanisme sur les thèmes de l'exploitation pétrolière et du Franc CFA en particulier, lui ont permis de recueillir une assez large adhésion de la jeunesse, tout en créant une certaine inquiétude dans les chancelleries occidentales. Le « candidat 2.0 » devra néanmoins composer avec une jeunesse « volatile » et avec les dysfonctionnements du système électoral, qui ont privé un certain nombre d'entre eux de leurs cartes d'électeurs, notamment parmi la diaspora. Enfin, sa récente rencontre avec Abdoulaye Wade début février, a semé le doute chez ses partisans les plus radicaux: comment prôner le changement tout en saluant le « vieux crocodile » ?
La crainte d'une coalition nationale en cas de second tour
Macky Sall espère une victoire nette dès dimanche soir. « C'est terminé. Nous avons déjà gagné » a t-il déclaré lors d'un meeting en Casamance au regard de la population enthousiaste, venue nombreuse pour l'accueillir. Néanmoins, en dépit d'une certaine popularité, rien n'est encore joué et l'absence de sondages laisse les électeurs dans un certain « flou » artistique. Les Sénégalais favoriseront-ils la continuité politique pour lui permettre de poursuivre ses projets ou choisiront-ils l'alternance pour plus d'inclusivité ?
Le mandat de Macky Sall a été salué pour ces réalisations dans les infrastructures mais il a également laissé un goût amer à la société civile qui a régulièrement manifesté son mécontentement concernant l'éducation et la santé en particulier, sans oublier le tollé lié aux arrestations des opposants dont celle de Khalifa Sall, à la tête de la mairie de Dakar, aujourd'hui emprisonné à la maison d'arrêt de Rebeuss, qui disposait d'une certaine popularité, surtout dans la capitale qui donne généralement la tendance générale... Les partisans de Khalifa Sall ralliés à Idrissa Seck, dont la popularité semble s'affirmer chaque jour un peu plus, pourraient donc bien perturber les espoirs d'une victoire dès le 1er tour de Macky Sall. Le scrutin qui opposera le président sortant à l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, au discret Madické Niang, à l'universitaire « inspiré » El Hadji Sall ou encore au virulent Sonko, pourrait donc réserver des surprises.
Les Sénégalais devront faire leur choix, privés du débat télévisé du 21 février (« SunuDébat), annulé avant-hier par le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (CNRA), faute d'organisation suffisante et de confirmation ferme des candidats.
En cas de 2ème tour, une coalition nationale contre le président sortant (stratégie précisément utilisée par ce dernier en 2012) pourrait porter ses fruits et détrôner le « Niangal » (surnom de Macky Sall qui signifie « le sévère »). Cependant, au regard des antagonismes qui opposent notamment les candidats Sall et Seck et des positions « incendiaires » de Soncko, ce ralliement n'apparaît pas aujourd'hui comme une évidence...
DÉCLARATION DU FORUM CIVIL POUR UN SCRUTIN SINCÈRE ET PAISIBLE
Le respect des obligations de veille et de neutralité sont attendues des Organisations de la société civile impliquées dans la mission hautement citoyenne de contrôle et de supervisions des opérations électorales
La situation hautement préoccupante notée (violence verbale et physique) dans la Campagne de la présidentielle de 2019 est assez révélatrice du défaut de consensus des acteurs impliqués dans le processus électoral en cours. En effet, à la défiance entre acteurs politiques s’ajoute la méfiance des familles politiques vis-à-vis des institutions en charge de l’organisation (Ministre de l’Intérieur, autorités administratives déconcentrées), de la supervision (CENA, ARTP) et du règlement des litiges et contentieux électoraux (Cours, Tribunaux et Conseil Constitutionnel).
Un tel contexte est gros de danger, non seulement pour la stabilité de nos institutions mais aussi pour l’unité nationale notamment pour la paix sociale et la concorde nationale. Afin, de juguler ces moments d’incertitudes, il est de bon sens de rappeler aux pouvoirs publics sénégalais l’exécution de leurs sujétions républicaines, gages d’une bonne tenue de l’élection présidentielle.
Conformément à la réglementation en vigueur, le Ministère de l’Intérieur et ses services centraux et déconcentrés, la Commission Électorale Nationale Autonome, le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, aux opérateurs de téléphonie (Sonatel, Tigo et Expresso), d’électricité (Sénélec), les Observateurs électoraux nationaux et internationaux, les Organisations de la Société Civile et à la Presse conformément à leur mission respective doivent acter les mesures et actions idoines afin de permettre l’expression démocratique des citoyens-électeurs dans des conditions répondant au corpus constitutionnel et aux standards internationaux.
La seule et unique voie qui permet d’avoir une élection présidentielle apaisée est de respecter scrupuleusement les principes classiques de la démocratie républicaine consistant à garantir l’expression et l’intégrité des choix des citoyens-électeurs par la qualité de l’organisation des opérations électorales et surtout le droit effectif à un juge indépendant.
En somme, l’élection présidentielle doit être gouvernée par les principes de transparence, d’égalité des citoyens, de la neutralité de l’Administration publique et enfin du respect du principe de l’indépendance de la justice. Que de vertus à appliquer pour éviter l’instabilité politique et institutionnelle.
Le respect des obligations de veille et de neutralité sont attendues des Organisations de la société civile impliquées dans la mission hautement citoyenne de contrôle et de supervisions des opérations électorales.
A cet effet, le Forum Civil recommande :
Aux autorités administratives déconcentrées (Gouverneurs, Préfets et sous –Préfets), d’assurer la mise à disposition effective et à temps du matériel électoral au niveau de tous les bureaux de vote notamment la mise en place des bulletins de vote des candidats en qualité et en nombre suffisant , des listes d’émargements, des formulaire de prolongation du scrutin au cas où l’affluence le demande à l’heure de la clôture, des formulaires de réquisition du service d’ordre pour assurer la sécurité des personnes et du scrutin ainsi que de la qualité de l’encre indélébile ;
Aux Président des Bureaux de vote, de veiller au démarrage du scrutin aux heures indiquées, d’assurer la police des bureaux de vote en toute transparence et à équidistance des parties prenantes, d’assurer l’affichage des résultats issus du vote avant le renseignement du Procès-verbal ;
A l’Autorité de Régulation des Télécommunication et des Postes (ARTP) et au Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), de ne pas entraver le travail d’information des médias ;
Aux partis politiques, de se faire représenter dans les bureaux de vote pour veiller à la sincérité du scrutin, de s’abstenir de toute forme d’intoxication et d’appel à la violence ;
A la presse nationale et internationale, de faire de preuve de prudence dans la transmission des résultats issus des bureaux et de s’abstenir de toute déclaration hâtive en faveur ou en dépens d’un tel ou tel candidat ;
Aux opérateurs de services de téléphonie (Sonatel, Tigo et Expresso), d’électricité (la SENELEC), de garantir une continuité et une qualité sans reproche de leur service ;
Aux Observateurs électoraux (nationaux et internationaux), de faire preuve de vigilance, de proactivité, et de documenter méticuleusement les informations relatives à la situation du scrutin ;
A la CENA, de veiller à l’application correcte de la loi électorale et dans toute sa rigueur ;
A l’OFNAC, être alerte sur la corruption électorale notamment les achats de conscience en nature ou en numéraire ;
Aux citoyens, d’exercer dans la tranquillité leur devoir civique de vote afin de préserver la paix et stabilité sociale.
Dakar, le 21 févier 2019.
«MANIPULATIONS DOUTEUSES» DU FICHIER
Les représentants du pôle des quatre candidats a fait face à la presse aujourd’hui pour « alerter sur les dérives du pouvoir » relatives au scrutin de dimanche prochain. Ils attirent l’attention sur certaines localités bien précises
Les représentants du pôle des quatre candidats a fait face à la presse aujourd’hui pour « alerter sur les dérives du pouvoir » relatives au scrutin de dimanche prochain. Ass Babacar Gueye, représentant de la coalition Idy 2019, attire l’attention sur la situation de Bokidiawé. « Cette localité compte 13.261 personnes en âge de voter alors que le fichier électoral compte 18.337 électeurs », explique-t-il.
Dans les communes de Mbour, Médina Gounass (Guédiawaye) et Golf Sud, il note des centres et bureaux de vote qui n’existent que sur le fichier électronique et non sur le fichier papier. En outre le pôle des quatre candidats de l’opposition dénonce des « manipulations douteuses » du fichier électoral et la fabrication massive de duplicatas de cartes d’électeurs et changement massif de lieux de vote pour des électeurs.
De l’avis d’Ibou Diouf Niokhobaye, toutes ces « magouilles du gouvernement » notamment à Touba, Ziguinchor, Dakar ont pour but de « faire gagner le candidat Macky sall dès le premier tour ». A son tour Ngouda Sall, expert commis pour vérifier ces irrégularités, a noté l’inscription de 31.525 électeurs sur le fichier électoral entre le 2 juillet et le 24 aout 2018. En plus de l’attribution de cartes nationales d’identité à des étrangers.
Afin de garantir l’intégrité du scrutin, le pôle des candidats de l’opposition recommandent à leurs représentants de visiter et vérifier le nombre des bureaux de vote ainsi que les matériels de vote.
MADICKÉ NIANG SÛR DE REMPORTER LA PRÉSIDENTIELLE
Le candidat de la coalition "Madické 2019", Me Madické Niang a fait part, jeudi à Guédiawaye (banlieue de Dakar), de sa certitude de se qualifier au second tour de la présidentielle, à défaut de "sortir vainqueur" dès ce 24 février
Guédiawaye, 22 fév (APS) – Le candidat de la coalition "Madické 2019", Me Madické Niang a fait part, jeudi à Guédiawaye (banlieue de Dakar), de sa certitude de se qualifier au second tour de la présidentielle, à défaut de "sortir vainqueur" dès ce 24 février.
"Partout où je suis passé, tout le monde reste convaincu que je suis le meilleur candidat. S’il plait à Dieu je vais remporter la présidentielle au premier tour. Et à défaut, s’il y a un second tour, sachez que votre candidat va se qualifier" a-t-il dit.
Me Niang tenait un meeting à l’esplanade du stade Amadou Barry de Guédiawaye après avoir sillonné en caravane les grandes artères de cette ville de la banlieue.
Le candidat de la coalition "Madické 2019", fortement applaudi par ses partisans, a ajouté : "Macky Sall n’a rien fait à Guédiawaye. Il n’a rien fait ici qu’il s’en aille".
"Depuis 15 heures (il est arrivé à 21H45) vous êtes là mobilisés. Vous m’avez attendu. Sachez que je suis passé d’abord par l’Université, puis je suis allé rencontrer le mouvement Y en marre. Mais partout où je suis passé, j’ai eu le même accuei", a-t-il expliqué.
Me Niang a promis, une fois au pouvoir, de "travailler à développer Guédiawaye".
"Je vais développer la banlieue. A 24 heures de la clôture de la campagne électorale, je vous renouvelle mon engagement. Une fois élu, je vais aider les jeunes. Je vais aider les femmes" a poursuivi le candidat au scrutin présidentiel de dimanche prochain.
"Mon programme s’appuie sur la paix et la prospérité. C’est dans la paix que tout développement est possible. Je suis fier de vous", a-t-il lancé à ses militants et sympathisants, venus en masse l’accueillir.
UNE "MEILLEURE GESTION" DES RESSOURCES NATURELLES AU CŒUR DES PROGRAMMES
Plusieurs mesures et engagements pour un environnement durable et une gestion rationnelle des ressources naturelles ont été relevés dans les programmes de certains des cinq candidats à l’élection présidentielle de dimanche prochain
Dakar, 21 fév (APS) - Plusieurs mesures et engagements pour un environnement durable et une gestion rationnelle des ressources naturelles ont été relevés dans les programmes de certains des cinq candidats à l’élection présidentielle de dimanche prochain.
Macky Sall, candidat sortant, parle d’un plan Sénégal émergent vert ou une reforestation durable du territoire national pour mieux préparer le pays face aux défis globaux du XXI siècle.
Cette initiative du Plan Sénégal émergent (PSE) est relative, explique t-il, à la "nécessaire" transition agri écologique à entreprendre pour sécuriser l’alimentation des générations futures.
A ce propos, un programme d’investissements de 50 milliards de francs CFA sera lancé, pour une reforestation durable du territoire national en relation avec les collectivités territoriales en particulier dans les zones semi-arides du pays.
Le président sortant a également annoncé la mise en place d’une Agence sénégalaise de protection des forêts (ASPF), un corps de volontaires travaillant de concert avec les services déconcentrés des Eaux et Forêts et des collectivités territoriales.
Des promesses du candidat, on peut retenir aussi, la création d’un institut national de recherche forestière (INRF) qui sera actif dans les domaines de la recherche en biotechnologie forestière et en érosion éolienne et hydrique.
Lequel bénéficiera de la puissance de calcul et d’intelligence artificielle du centre national de calcul scientifique (CNCS), selon Macky Sall qui fait noter que le nouveau code forestier va être appliqué notamment dans sa partie relative à la coupe illicite de bois et lance.
En plus, Macky Sall a évoqué, dans son programme, l’installation d’un régime fiscal spécifique à la promotion des industries de recyclage des déchets plastiques dans notre pays.
Et cela, parce que, dit-il, "nos ressources forestières ont disparu de moitié en soixante ans". "Chaque année, sur nos 19,6 millions d’hectares de superficie, ce sont 40.000 hectares de forêts qui disparaissent, soit la superficie de 300 terrains de football par jour", signale- t-il.
L’initiative sera mise en œuvre à travers l’Institut national de recherche forestière (INRF) qui sera créée à cet effet, avec des unités spécialisées dans les domaines de la recherche en biotechnologie forestière.
Ce programme de reboisement du territoire et de protection des forêts, sera exécuté par près de 50 000 jeunes volontaires qui seront formés et recrutés à terme.
Me Madické Niang, candidat de la coalition "Madické président" promet, dans son programme "Diam Ak Khewel", que des infrastructures nationales et internationales seront réalisées pour freiner l’érosion côtière, en rapport avec les organisations sous-régionales, régionales et continentales.
Me Niang laisse entendre qu’"une bonne partie des fonds tirés de l’exploitation du pétrole sera affectée au financement du développement de l’entrepreneuriat jeune, à des taux bonifiés".
Pour sa part, El Hadj issa Sall, du parti pour l’unité et le rassemblement (PUR), veut faire de la ressource en eau une priorité pour le développement agricole, en favorisant une accessibilité géographique, économique et sociale à l’eau potable.
Le candidat du PUR ambitionne aussi d’instaurer des fermes intégrées dans chaque commune, consolider, développer et encourager la pratique des cultures fourragères en tenant compte des spécificités des différentes zones agro-écologiques.
El Hadji Issa Sall dit qu’il va "veiller à une bonne exploitation des richesses minières pétrolières et gazières".
Le candidat de la coalition "Idy 2019", Idrissa Seck lui, estime que "le régime foncier sénégalais est marqué par une multiplicité des normes qui s’explique par la coexistence d’une législation foncière moderne et d’un droit coutumier, appliqué dans une large mesure par les communautés locales".
Idrissa Seck s’engage pour "une immatriculation intégrale des terrains du domaine national en assurant la sécurité foncière" et plaide une réforme du système foncier qui devrait aider à valoriser "de manière optimale et équitable" le potentiel immobilier, agricole et touristique.
En outre, le leader de la caravane "Orange" dit vouloir doter le pays d’un "cadastre moderne" avec une couverture complète du territoire national, c’est-à-dire un catalogage exhaustif et un arpentage de l’essentiel du territoire national avec une matrice cadastrale bien renseignée.
"Une augmentation de l’assiette fiscale permettra de faire baisser l’impôt sur le foncier sans autant affecter les recettes fiscales", selon lui.
Idrissa Seck aussi annonce la mise en place d’un observatoire national de l’eau au Sénégal, comme instance de régulation du secteur, pour résoudre ces dysfonctionnements dans le domaine de l’hydraulique.
Le candidat de "Idy 2019" s’engage à mettre en place une "politique plus appropriée" de gestion durable et intégrée des ressources pour les générations futures et à fédérer toutes les agences y afférentes en une.
Idrissa Seck prévoit également de mettre en place un plan national inclusif de conservation de ces ressources pour les générations à venir, en vue d’améliorer la connaissance de nos réserves en eau.
Parmi ses autres engagements, on peut citer une "meilleure exploitation du fleuve Sénégal" en plus de la mise en place des bassins de rétention et de châteaux d’eau à énergie solaire dans le milieu rural pour le développement de l’agriculture.
Il promet de moderniser et de renouveler le réseau d’eau existant à travers un système d’information géographique et d’une veille satellitaire avec le centre de suivi écologique.
Le leader de "Idy 2019" convoque "un modèle d’assainissement intelligent, écologique et utile à l’agriculture et au secteur énergétique" et entend élaborer un programme de modernisation et de gestion de déchets liquides pour le traitement des déchets liquides et leur réutilisation dans l’agriculture et la production d’énergie.
M. Seck promet, une fois élu, de créer une société de patrimoine et à transférer l’exploitation aux privées par la mise en place de délégation de service de l’assainissement dans les villes. A cela, s’ajoute, une réforme de la décentralisation de la gestion des eaux pluviales par les communes.
CHOISIR UN GOUVERNANT À LA LUMIÈRE DU CORAN ET DES HADHITS
Au lieu de verser dans les prédictions de charlatans et autres devins, voire de soi-disant marabouts qui prétendent connaitre le « gayb »1, nous préférons rappeler quelques critères tirés du Coran et des hadiths pour guider notre choix
L’élection présidentielle au Sénégal est prévue le 24 février 2019. Au lieu de verser dans les prédictions de charlatans et autres devins, voire de soi-disant marabouts qui prétendent connaitre le « gayb »1, nous préférons rappeler quelques critères tirés du Coran et des hadiths pour guider notre choix. Dans cette optique, commençons par trois exemples mentionnés dans le Coran.
Les deux premiers font ressortir des critères par lesquels les prophètes Joseph (Yûsuf dans le Coran) et Moïse (Mûsâ - paix sur eux) ont été choisis pour assumer des responsabilités. A travers le troisième, sont mentionnées des recommandations fortes en matière de justice que Dieu fait au prophète-Roi David (Dâwûd – paix sur lui). Convoqué par le roi d’Egypte de son temps, Joseph (paix sur lui) lui donne la bonne interprétation des rêves répétés qu’il (le roi) faisait ainsi que des indications techniques sur ce qu’il faut faire pour prévenir une insécurité alimentaire dans le pays2. Puis, étant désormais sûr de la confiance que lui témoigne le roi, Joseph (paix sur lui) se dit prêt à assumer la fonction d’intendant d’Egypte : « Le roi dit : ‘Amenez-le3 moi, car je compte le réserver à mon service exclusif.’
Après avoir parlé avec lui, il4 dit : ‘Tu as acquis dès aujourd’hui auprès de nous une position d’autorité et de confiance. Il5 dit : ‘Mets sous mon autorité les entrepôts6 du pays, je suis bon gardien7 et bon connaisseur» (Coran 26 : 54-55) Auparavant, Joseph (paix sur lui) avait fait montre de hautes vertus morales à travers sa loyauté sans faille envers son tuteur8 qui l’aimait et le traitait bien et son refus de céder aux avances de son (de son tuteur) épouse. Le roi de l’époque est convaincu alors qu’il a le bon profil pour accomplir avec succès ce qu’il attend de lui. De son côté, Moïse (paix sur lui) quitte l’Egypte, sa terre natale, dans la précipitation après avoir tué par accident un copte et entendu qu’il était recherché par la « police » du Pharaon.
En cours de route, il s’assied devant un puits en plein désert et voit deux femmes à l’écart. Il s’enquiert de leur situation, comprend leur vulnérabilité et les aide de façon désintéressée. Suite à ce comportement altruiste d’une exemplarité rare, une des soeurs recommande à son père de l’engager moyennant salaire pour s’occuper de l’exploitation familiale : « L’une des deux9 dit : ‘Ô mon cher père, engage-le car il n’est pas meilleur à engager que celui qui est fort et digne de confiance’ » (Coran 28 : 26) Tout le monde peut se rendre compte de l’intuition aigue de cette dame qui a en quelque sorte plaidé en faveur de Moïse (paix sur lui) pour qu’il trouve emploi chez son (de la dame) père. Il se trouve que la posture de la dame en faveur de Moïse (paix sur lui) est informée par le comportement de ce dernier à leur égard : i) observation de la situation des parties prenantes
autour du puits, ii) collecte d’informations auprès des deux dames à l’écart ; iii) prise de connaissance de leur vulnérabilité ; iv) assistance à personnes dans le besoin ; iv) retour à la place initiale sans rien attendre en retour de son geste marqué du sceau de la solidarité, de la compassion et de l’altruisme.
Pour le troisième exemple, il s’agit de recommandations que Dieu fait à l’endroit de David (paix sur lui) prophète mais aussi roi des israélites : « Ô David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité entre les gens et ne suis pas la passion sinon, elle t'égarera du sentier d'Allah… » (Coran 38 : 26)
A ce genre de versets très instructifs pour nous guider en matière de choix de personnes auxquelles nous pouvons confier de hautes responsabilités, notamment de premier gouvernant d’un pays, s’ajoutent des hadiths de la même veine : Le célèbre compagnon du prophète (saws), Abu Zarr rapporte ceci : « J'ai dit : Ô Messager d'Allah ! Et si tu me confiais des responsabilités10 ! Il me tapota l’épaule puis me dit : ‘Ô Abû Zarr ! Tu es faible et c'est un Dépôt sacré (amâna). Et au jour de la Résurrection, ce sera une source de honte et de regret, sauf pour celui qui l'aura assumé dans le strict respect de ce qu’il exige et s'est acquitté comme il sied des obligations y afférentes’ » (Mouslim) Un homme est venu interroger le Messager d'Allah (saws) en lui disant : « Quand adviendra l’heure11? » Il (saws) lui répondit : « Quand le Dépôt sacré sera perdu, attends alors l'arrivée de l'heure." L'individu dit : « Comment sera-t-il perdu ? » Il (saws) lui répondit : « Quand la gestion des affaires sera confiée à qui n’est pas apte à l’assumer, attends l'arrivée de l'heure » (Al-Boukhari) Il appert de tout ce qui précède que les enseignements de l’islam conduisent à soutenir que le vote est une modalité d’un acte sérieux qu’il faut poser en faveur d’un profil que l’on pense avoir les compétences techniques et un engagement moral convainquant pour gouverner le Sénégal dans la justice et l’équité. Il est attendu de la personne pressentie à ce poste de haute responsabilité, les vertus incluant celles-ci : être digne de confiance, respect des engagements, compétence en rapport avec la fonction, assumer la fonction avec bienfaisance, conscience de la reddition de compte aux hommes et à Dieu. Puisent ces critères du Coran et des hadiths nous y aider. Ahmadou Makhtar Kanté Imam, écrivain et conférencier
1 C’est un terme coranique qui renvoie au monde réel mais caché (contrairement au monde apparent – ‘alamuch chahâdah - auquel nos sens et notre raison ne peuvent accéder)
2 L’Egypte
3 Il s’agit de Joseph (paix sur lui)
4 C’est le Roi qui parle
5 C’est de Joseph (paix sur lui) qu’il s’agit
6 Il s’agit de l’intendance en rapport avec l’insécurité alimentaire qui menaçait le pays
7 Le terme du Coran traduit par gardien, c’est « hâfîz » qui comprend la dimension morale de probité
8 Il s’agit de l’homme qui occupait un poste de haute responsabilité en Egypte et qui avait acheté Joseph tout petit récupéré d’un puits par une caravane
9 Une des deux soeurs que Moïse (paix sur lui) a aidées
10 Les oulémas du hadith expliquent qu’Abu Zarr visait un poste de gouverneur dans une contrée administrée par les musulmans au temps du prophète (saws)
11 Ce terme « sâ ‘ah » renvoie à la fin du monde
Dakar, le 21/02/2019 – 15 Jumâdal âkhira 1440
ISSA SALL PROMET DE DOTER CHAQUE DÉPARTEMENT D’UN HÔPITAL DE RÉFÉRENCE
Le candidat du Parti pour l’Unité et le Rassemblement (PUR), El Hadji Issa Sall a promis de doter chaque département d’un "hôpital de référence avec un plateau technique relevé" et un personnel qualifié pour régler le problème de l’accès des populations
Rufisque, 22 fév (APS) - Le candidat du Parti pour l’Unité et le Rassemblement (PUR), El Hadji Issa Sall a promis de doter chaque département d’un "hôpital de référence avec un plateau technique relevé" et un personnel qualifié pour régler le problème de l’accès des populations.
"La principale difficulté des populations c’est l’accès aux soins, il n’y a pas suffisamment d’hôpitaux", a-t-il dit, jeudi, lors d’un meeting tenu au terrain des HLM Ndeffan de Rufisque, après avoir sillonné en caravane plusieurs localités de la vieille ville.
Pour le candidat du PUR, "il y a un nombre très insuffisant d’infrastructures hospitalières ne disposant même pas de plateau technique adéquat et de personnel qualifié surtout en spécialités".
"Il y a des régions qui ne disposent que de médecins généralistes, pas de cardiologues, ni de gynécologues, encore moins de cardiologues ou de psychiatres", a-t-il relevé devant des militants acquis à sa cause pour la présidentielle de dimanche prochain.
A la veille de la clôture de la campagne électorale, El Hadji Issa Sall a passé en revue les différentes étapes de sa campagne électorale qui l’a mené dans 43 des 45 départements que compte le pays.
"On est passé sur des pistes cahoteuses avec partout le même constat de dénuement total dans lequel vivent les populations dans ces zones", a dit El Hadji Issa Sall devant des candidats attentifs à son discours.
"Même en restant dans la région de Dakar on peut se rendre compte des difficultés que vivent les sénégalais, c’est partout la même chose", a-t-il ajouté.
Pour El Hadji Issa Sall, "le Sénégal est enclavé avec des départements où il n’y a pas de routes comme à Goudomp, où on trouve un semblant de route goudronnée, à Guinguinéo. Deux exemples qui peuvent traduire l’état des routes dans les autres départements".
L’agriculture, la pêche et l’élevage, sont des "secteurs stratégiques de notre économie souffrent également, du fait d’une mauvaise vision du régime en place", selon le candidat du PUR.
"Les paysans ne peuvent pas écouler correctement leurs productions d’arachide alors que les éleveurs font face à la cherté des aliments de bétail, en plus d’être confronté à la lancinante question du vol de bétail", a-t-il souligné.
Il a en outre évoqué "l’insécurité dans les villes confrontées au problème d’éclairage publique".
Partageant les solutions qu’il compte mettre en œuvre une fois élu à la magistrature suprême, le candidat du PUR dit sa volonté d’oeuvrer pour la bonne gouvernance, l’équilibre entre les institutions, la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire.
El Hadji Issa Sall va aussi supprimer des agences, créer un gouvernement de 20 membres, etc.
Toute la journée durant, il a sillonné les différentes communes, passant de Sébikhotane à Bargny, Sangalcam, Bayakh, Niague avant cette communion avec ces militants habillés quasiment tous en vert et blanc.
Macky Sall va observer une petite pause ce matin. Après avoir sillonné les 14 régions, le président sortant va réserver sa journée à des audiences. Nos radars placés au palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor annoncent une audience entre Macky Sall et les observateurs nationaux et internationaux accrédités pour la supervision du scrutin du 24 février prochain. Dans l’après midi, il va présider le meeting national de clôture.
Abdou Samath Mbacké, viré de son poste d’ambassadeur itinérant
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a mis fin par décret aux fonctions d’ambassadeur itinérant à la Présidence de la République, d’Abdou Samath Mbacké. Depuis cinq ans, Serigne Abdou Samath était à ce poste. C’est sans doute en représailles à son ralliement à Idrissa Seck que le Mbacké-Mbacké a été viré. Le marabout, à la tête d’une importante délégation, a officialisé son ralliement à Idy2019 jeudi dernier, lors d’une cérémonie à Dakar, présidée par Dr Lamine Ba, secrétaire général de Rewmi. Secrétaire général du parti politique dénommé Mouvement africain pour la rénovation sociale (MARS), Serigne Abdou Samath, qui se présente comme «fondateur et acteur » du M23, est le fils de Serigne Modou Faty Khary Mbacké Ibn Serigne Massamba Mbacké.
Mission «réussie» pour BDW
Le journaliste et non moins patron du magazine d’informations économiques « Réussir », Baye Dame Wade, s’en est allé hier matin des suites d’une longue maladie. Avec sa disparition, la presse vient de perdre une valeur sure. Il était homme humble, pieux, courageux, bon, et très généreux dans le partage du savoir, du savoir-faire et du savoir être. Baye Dame, ou BDW comme on l’appelait affectueusement, avait toujours le sourire aux lèvres. Après une Maîtrise en sciences économiques obtenue à l’Université Cheikh Anta Diop, cet originaire de Louga, apparenté à la famille de l’érudit feu Serigne Abass Sall, était entré à l’hebdomadaire Nouvel Horizon. Après dix ans de bons et loyaux services, BDW s’est mis à son propre compte en mettant sur pied son propre groupe de presse «Réussir Magazine » et un site internet éponyme. La levée du corps de Baye Dame Wade est prévue ce vendredi 22 février à 10 heures à l’hôpital Principal de Dakar. L’enterrement aura lieu à Nguick (Louga), tandis que les condoléances seront reçues à la Cité Fayçal, zone du Parc, villa numéro 17. La Rédaction de « L’As »présente ses condoléances les plus attristées à son épouse, ses enfants, sa famille, et à tous ses proches et ses amis. Que Firdawsi soit sa dernière demeure. Amine !
La Cour de Justice de la CEDEAO déboute Khalifa
La Cour de Justice de la CEDEAO a débouté Khalifa Sall. Ce dernier avait saisi la justice sous régionale pour contester l’invalidation de sa candidature à la présidentielle du 24 février prochain. Karim Wade, candidat du PDS, en avait de même. Le délibéré concernant Wade-fils a été rabattu et les débats à ce sujet ouverts. Il est renvoyé au 4 mars prochain.
Idy à Ndiassane
Rien ne peut rompre ses liens avec les populations de Ndiassane. Ni l’argent, ni autres moyens matériels ne peuvent altérer son contrat de confiance avec Ndiassane. C‘est du moins la conviction d’Idrissa Seck qui a réservé la première étape de sa caravane à la cité religieuse. Selon l’ancien premier ministre, à chaque fois qu’il sollicite les voix de Ndiassane, la population vote massivement pour lui. La raison de cet amour, dit-il, c’est Dieu qui l’a mis dans leur coeur. Il promet de réaliser ses ambitions pour Ndiassane. Dès son arrivée, Idrissa Seck est allé se recueillir au mausolée de Borom Ndiassane, Cheikh Bou Mohamed Kounta, avant de s’entretenir avec l’actuel Khalife, Cheikh Becaye Kounta.
Un marchand ambulant offre 5000 francs à Idy
Un fait insolite s’est passé hier, à Tivaouane. Un marchand ambulant, qui est vraiment déterminé pour le changement, a tenu à contribuer au budget de campagne d’Idrissa Seck. Il a rattrapé le cortège et a sorti un billet de 5000 francs qu’il a remis au candidat de la coalition Idy2019. « Je suis un marchand ambulant depuis plus de 5 ans, mais je ne gagne rien. Je veux un changement et voilà ce billet de 5000 F en guise de contribution », a-t-il confié à Idy en compagnie de Hadjibou Soumaré. Selon Idy, si le peuple arrive à ce degré de détermination, il n’y a pas d’autres issues pour le président sortant que de quitter.
Le maire de Djender rejoint la coalition Idy2019
Après la capitale des Tidianes, la caravane orange a pris la route des Niayes en passant par Mbayene3, Darou Khoudous, Mboro, Noto Gouye Diama, Diender et Bayakh. A Djender, le maire Alassane Ndoye, qui a fait une démonstration de force, a annoncé le ralliement d’une dizaine de chefs de village à la coalition Idy2019. Partout, sur l’itinéraire de la caravane orange, les populations ont réservé un accueil populaire au candidat de la coalition Idy2019. Idrissa Seck, Bougane, Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Elene Tine et Malick Gackou ont sillonné aussi Bayakh, Keur Mousseu, Sebikotane, Bargny et Rufisque où la caravane orange a été accueillie par Abdourahmane Diouf, Ngoné Ndoye et Elene Cissé. Le candidat de la coalition a rappelé aux populations de Rufisque que les assises de leur ville ont été organisées et il ne reste que la mise en oeuvre des recommandations.
Deux étudiants condamnés à 3 mois avec sursis
Trois mois assortis de sursis. C’est à cette peine que le tribunal des flagrants délits de Diourbel a condamné Jacques César Diatta et Papa Latyr Ndiaye. Il s’agit sans aucun doute d’un verdict clément pour permettre à ces deux étudiants de subir leurs examens prévus le 28 février prochain. Ils étaient poursuivis pour « pour violence et voie de fait, trouble à l’ordre public, destruction de biens publics, rébellion et manifestations interdites ». Les deux étudiants faisaient partie des mis en cause dans les échauffourées enregistrées le 18 février dernier entre étudiants de l’UADB, de l’ISFAR et les forces de l’ordre. A l’audience, le policier Birame Guèye, qui avait subi des blessures au cours desdits affrontements, a pardonné aux deux accusés. Un acte apprécié par Me Assane Dioma Ndiaye de la défense, qui avait sollicité une extrême clémence du tribunal.
Un train percute un camion citerne
Un train a persécuté, ce jeudi 21 février à Thiès, au niveau de la station EDK, un camion citerne venu de Dakar qui traversait le chemin de fer. Il y a eu plus de peur que de mal. Pas de perte en vie humaine, selon les témoins.
Heurts à Pikine entre BBY et Idy2019
Il y a eu des heurts à Pikine, faisant six blessés, entre des militants d’Idy2019 et de Benno Bokk Yakaar. Ces affrontements ont opposé ce matin des militants de l’APR et de la coalition Idy 2019 à Pikine, à hauteur du marché Zinc. Au total, il y a eu 6 blessés évacués à l’hôpital Dominique. Deux d’entre eux se sont cassé le bras. A l’origine de la bataille, l’affichage de tracts qui a opposé les deux camps et entraîné une violente bagarre. Les partisans d’Idrissa Seck pointent du doigt les militants de BBY, tout en promettant de porter plainte auprès du procureur.
Un détenu meurt en prison à Mbour
Louis Dieng a succombé dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 février, à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour. Sa mort causée par son asthme, aggravé par le surpeuplement carcéral, a poussé ses pairs à refuser de s’alimenter, accusant l’administration de «non-assistance à personne en danger». En effet, selon eux, trois jours auparavant, deux des leurs s’étaient évanouis dans leurs chambres, à cause du surpeuplement dans les cellules de 5m2. Le défunt partageait la chambre 8 avec 87 autres détenus qui, selon nos sources, ont tambouriné avec insistance à la porte pour appeler les gardes, en vain. Décrit comme un détenu modèle, calme et passionné de lecture, Louis Dieng, originaire de Joal, était marié à une enseignante, selon Igfm.
Affaire de viol à Thiès
Une rocambolesque affaire de viol fait débat au quartier Cité Lamy de Thiès. Les faits ont eu lieu dans la nuit du mercredi au jeudi. C’est M. Sy, étudiante de son état, actuellement en stage à Child Fun et qui se meut également dans les assurances, qui en serait la victime. Selon la version qu’elle a servie, son oncle P. Ndiaye dit Sogui l’a jointe au téléphone alors qu’elle était en ville à Thiès, pour l’inviter à le rejoindre d’urgence pour qu’il puisse la mettre en rapport avec des gens qui veulent contracter des assurances. Il lui demande ainsi de prendre un taxi dont il se chargera de régler la note. Elle a retrouvé l’oncle au point qu’il lui avait indiqué et ils se sont rendus tous les deux, avec le même taxi, au village de Dakhar Mbaye, sur la route de Sindia. Selon la mère de la victime, qui raconte les faits, l’oncle a ensuite intimé à la fille l’ordre de descendre et il l’a conduite dans les buissons pour tenter de la violer.
Affaire de viol à Thiès (bis)
Mais l’étudiante s’y est catégoriquement opposée, en tenant énergétiquement la ceinture de son pantalon jean. Tentant en vain de la faire céder, l’oncle a eu recours à la manière forte, en lui donnant des coups avec une barre de fer, ce qui a occasionné des fractures au bras. C’est ainsi qu’il a finalement pu accomplir son forfait en violant atrocement la fille. Il l’a ensuite mise dans un taxi, qui l’a ramenée à la maison ; et c’est aux environs de 3 heures du matin que la victime a été conduite à l’hôpital. P. Ndiaye dit Sogui, un ancien militaire qui travaille actuellement au Port Autonome de Dakar (PAD), a nié les faits devant la mère de la victime, tout en acceptant de prendre en charge les frais liés au scanner d’un coût de 40.000 Fcfa et de la radio d’un coût de 19.000 Fcfa. Il est en tout cas très loin de se tirer d’affaire car la mère de la victime est décidée, selon nos sources, à porter plainte.
Les concessionnaires réclament 5 milliards à l’UCG
Les concessionnaires courent derrière six mois d’arriérés de paiement, représentant 5 milliards de francs CFA. Réunis ce jeudi, ils ont interpellé l’UCG. Les concessionnaires du nettoiement déplorent l’absence d’explications de la part de l’UCG. D’après eux, ce retard de paiement a eu pour conséquence des pressions énormes de la part de leurs différents fournisseurs. Par conséquent, ils exigent la régularisation intégrale des sommes dues. Sans quoi, ils menacent de passer à la vitesse supérieure en arrêtant le ramassage des ordures ménagères dans toute l’étendue du territoire national, dans les prochains jours, a annoncé Barra Sall, porte-parole des concessionnaires.
L’opposition annonce une plainte
L’opposition a annoncé qu’elle va saisir les présidents des tribunaux d’Instance de Podor, Matam et Dakar. Lors du point de presse des mandataires de l’opposition, Amadou Cissé a déclaré que leurs experts ont décelé des manipulations douteuses. Selon lui, le problème du ministère de l’Intérieur est de voir comment faire pour réélire Macky Sall au premier tour, mais cela ne passera pas. A son avis, le ministre de l’Intérieur leur a donné un fichier diffèrent de celui qui a été publié. « Le 2 juillet 2018, le ministère de l’Intérieur avait donné des résultats du fichier électoral. Au niveau national, on avait une demande de 381 000 nouvelles demandes et 50 000 au niveau de la diaspora. Au total, on a 431 000 nouveaux inscrits qui viennent s’ajouter aux nombres d’inscrits lors des législatives passées. Et si nous faisons la somme avec ce fichier, on aura un fichier de 6 millions 650 000 inscrits. A notre grande surprise, le 24 août 2018, un arrêté a été sorti qui fait état de 6 millions 682 000 inscrits. Ce qui fait un gap de 31 025 électeurs», déplore-t-il. Il ajoute également qu’il y a des électeurs fictifs.
LE NOMBRE DE FONCTIONNAIRES A AUGMENTÉ DE 44.000 AGENTS ENTRE 2012 ET 2018
Le nombre de fonctionnaires a connu une hausse de 44000 entre 2012 et 2018, passant de 91000 à 135 000, a déclaré, jeudi à Nioro (Kaolack), le directeur général du budget (DGB), Mamadou Moustapha Ba
Nioro (Kaolack), 22 fév (APS) - Le nombre de fonctionnaires a connu une hausse de 44000 entre 2012 et 2018, passant de 91000 à 135 000, a déclaré, jeudi à Nioro (Kaolack), le directeur général du budget (DGB), Mamadou Moustapha Ba.
Mamadou Moustapha Ba, par ailleurs responsable de l’Alliance pour la République (APR, majorité présidentielle), passait en revue les différents progrès enregistrés par l’économie sénégalaise avec l’avènement du Plan Sénégal émergent (PSE) au cours d’un forum organisé à la place Mamadou Wade de Nioro.
Cette rencontre initiée par les enseignants clôturait une série d’activités menées durant la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 24 février 2019.
"Le premier souci du régime du président Macky Sall était de réparer la machine et de relancer l’économie nationale en réorientant les dépenses vers des secteurs comme le monde rural, la résolution du problème de l’électricité et la promotion de l’inclusion sociale", a fait remarquer le DGB.
Expliquant que "dès la première année, le taux de croissance trouvé à 1,5% est passé à 5,1%, tandis que le déficit budgétaire est passé de 6,7 à 3,7%". M. Ba en déduit ainsi "les premiers signes d’une émergence".
Le Plan d’action prioritaire (PAP 2014-2018) du PSE a aussi permis au Sénégal d’enregistrer "la réalisation de 217 km de routes par an sur cinq ans là ou sous le régime précédent n’avait réussi que 32 km sur douze ans".
Au même moment les pistes rurales sont passées de 147 km par an à 569 km par an, selon le Mamadou Moustapha Ba qui laisse entendre que concernant le monde rural "quasiment partout les agrégats vont être multipliés par 4 dans un souci de résorber l’écart entre les villes et les campagnes".
Parlant du PAP1, il souligne que sur "les 9685 milliards FCFA prévus pour exécuter les 813 projets le constituant, l’Etat disposait déjà des 69 % du financement et n’avait à recouvrer que les 31% auprès des bailleurs réunis au Club de Paris".
"Les objectifs qui étaient de 1850 milliards FCFA ont été largement dépassés avec 3850 milliards engrangés", selon M. Ba qui évalue à 200% le taux de succès du Club de Paris.
Cela s’explique, selon le DGB, "par la confiance qu’à le Sénégal auprès de la communauté financière internationale".
Mamadou Moustapha Ba a aussi fait cas des "perspectives tout aussi reluisantes pour le Sénégal avec le PAP2 (2019-2023) qui sera réalisé à partir de ressources déjà disponibles et une bonne partie par le privé national".
LES CANDIDATS INVITÉS À MENER UNE RÉFORME FONCIÈRE "CONSENSUELLE ET INCLUSIVE’’
"La commission nationale de réforme foncière a produit un document de politique foncière remis officiellement au chef de l’Etat actuel. Ce que nous attendons des candidats, c’est d’aller vers une réforme foncière qui soit consensuelle et inclusive"
Dakar, 21 fév (APS) - Le secrétaire exécutif de l’institut panafricain de recherche, de formation et d’action pour la citoyenneté, la consommation et le développement en Afrique (CICODEV), Amadou Kanouté, a invité, jeudi, les cinq candidats à l’élection présidentielle du 24 février à mener, une fois élu, une réforme foncière à la fois "consensuelle et inclusive’’.
"La commission nationale de réforme foncière a produit un document de politique foncière remis officiellement au chef de l’Etat actuel. Ce que nous attendons des candidats, c’est d’aller vers une réforme foncière qui soit consensuelle et inclusive", a-t-il déclaré.
Amadou Kanouté s’exprimait à l’occasion de l’audition citoyenne des candidats à l’élection présidentielle, organisée par les organisations de la société civile du Cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (CRAFS).
A cette occasion, les postulants à la magistrature suprême ont été conviés, par le biais de leurs représentants, à décliner, à travers un débat croisé, leurs programmes sur quatre thématiques majeures.
Il s’agit de la gouvernance foncière, de la transformation des exploitations agricoles familiales, de la gouvernance alimentaire et nutritionnelle et de la gouvernance sanitaire.
A l’exception du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), tous les autres candidats ont répondu favorablement à l’appel lancé par le CRAFS.
Ainsi, Abdou Aziz Guèye de la coalition "Idy 2019’’, Alpha Ba de "Sonko Président’’, Youssou Diallo de "Benno Bokk Yaakaar’’ et Habib Sy de la coalition "Madické 2019’’, ont honoré de leur présence cette rencontre à laquelle ont pris part plusieurs acteurs des secteurs de l’agriculture et de la santé, venus des quatorze régions du Sénégal.
Réagissant ainsi à l’appel lancé à leur endroit par le secrétaire exécutif du CICODEV, ils se sont tous engagés à "concrétiser la réforme foncière" comme le préconise la Commission nationale de réforme foncière.
Les engagements qu’ils ont pris convergent vers un ’’respect des accords de Maputo" (Mozambique), incitant les Etats signataires à allouer, au moins dix pourcent de leur budget national au secteur agricole.
Toutefois, Alpha Ba de la coalition "Sonko Président’’ et Habib Sy de "Madické 2019’’ ont rappelé sur ce point, l’impératif de "privilégier l’investissement par rapport au fonctionnement".
Les candidats de l’opposition se sont également engagés à l"privilégier la population locale" concernant "l’octroi des terres’’. Ils ont aussi promis de "développer davantage l’exploitation agricole familiale’’ et de "limiter considérablement l’importation de produits développés suffisamment au Sénégal".
Sur le plan sanitaire, ils ont promis la tenue d’assises nationales pour disent-ils mieux "relever le plateau technique" des structures hospitalières et définir "une meilleure carte sanitaire".
Selon le représentant du président sortant Youssou Diallo, les performances agricoles du Sénégal ont connu ces sept dernières années, "une augmentation progressive nette de 11% par an".
Ce qui selon lui "a permis de faire évoluer la contribution de ce secteur sur le PIB national de 7% en 2012 et 12% en 2018".
A l’en croire, cette même dynamique va encore se poursuivre à travers une agriculture axée à la fois sur le domaine familial mais également sur l’agrobusiness.
Il a ajouté que "différentes politiques sanitaires menées avec brio ces dernières années telles que la Couverture maladie universelle (CMU), seront peaufinées et accompagnées par d’autres innovations allant dans le sens de l’amélioration de la santé quotidienne des Sénégalais".