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29 août 2025
LA GENDARMERIE RÉAGIT À L’INCIDENT AVEC DES CITOYENS AMÉRICAINS À SAINT-LOUIS
Mis en cause dans une altercation filmée avec des automobilistes étrangers, trois gendarmes ont été identifiés par le Haut-commandement, qui dénonce des écarts graves aux règles professionnelles. Une enquête est ouverte.
La Gendarmerie nationale vient de réagir sur l’incident entre des citoyens américains et ses agents de la circulation. Incident capturé dans une vidéo devenue virale. Ci-dessous ses précisions.
"Le mardi 22 avril 2025, le Haut-commandement de la Gendarmerie nationale a pris connaissance d'une vidéo devenue virale sur un incident opposant des gendarmes en police de la circulation à des automobilistes étrangers dans le département de Saint-Louis. Le Haut-commandement de la Gendarmerie a identifié les trois (03) gendarmes impliqués dans cet incident.
Une enquête de commandement a été aussitôt ouverte pour situer les responsabilités. Toutefois, le comportement et les paroles des mis en cause sont d'ores et déjà répréhensibles. Ils sont aux antipodes des règles d'éthique et de déontologie professionnelle qui guident l'action de la Gendarmerie et les principes d'exécution du service.
En effet, la mission des unités de police de la circulation routière, faut-il le rappeler, a pour finalité la prévention des désordres, la régulation de la circulation, la sensibilisation des usagers, la surveillance active du réseau routier et, seulement en dernier ressort, la répression des infractions, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur. Toute dérogation à ces principes d'action, notamment lorsqu'elle porte atteinte aux droits humains, est une déviance qui ternit limage de la Gendarmerie nationale et appelle, par conséquent, des sanctionssévères et exemplaires si les faits sont avérés.
Par ailleurs, des mesures de renforcement des dispositifs préventifs de contrôle interne, de supervision et de surveillance des contrôles routiers seront adoptées sans délai. Le Haut-commandement de la Gendarmerie nationale attache du prix aux principes d'éthique, d'intégrité et de respect des droits humains qui fondent la légitimité de l'action de la Gendarmerie au service des populations."
CÉDÉAO-AES, TENTATIVE DE RAPPROCHEMENT À ACCRA MALGRÉ LES TENSIONS
Réunis en session extraordinaire les 22 et 23 avril 2025 à Accra, les ministres de la Cédéao évaluent les conséquences du retrait annoncé des trois pays sahéliens.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) tient une session ministérielle extraordinaire les 22 et 23 avril 2025 à Accra, au Ghana, afin d’évaluer les conséquences du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette rencontre intervient dans un contexte tendu, marqué par la reconfiguration des alliances régionales en Afrique de l’Ouest.
Convoquée pour examiner les modalités du désengagement des trois pays sahéliens, désormais membres de la Confédération des États du Sahel (AES), la réunion vise également à statuer sur le sort des institutions et agences de la Cédéao encore actives dans ces pays. Elle coïncide avec le lancement officiel des célébrations du 50e anniversaire de l’organisation régionale, prévues également à Accra.
Dans un geste d’apaisement, le président ghanéen John Dramani Mahama, récemment engagé dans une tournée diplomatique dans les trois capitales sahéliennes, a invité les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger à participer aux festivités. Une tentative de rapprochement entre deux blocs désormais en opposition, alors que les États sahéliens reprochent à la Cédéao d’être sous l’influence de puissances extérieures, notamment la France.
Pour rappel, le Burkina, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de l’organisation en janvier 2024, une décision qui, conformément aux textes de la Cédéao, deviendra effective en janvier 2025.
Au-delà de cette question centrale, les ministres des Affaires étrangères et des Finances des pays membres discuteront également d’autres dossiers régionaux, sur fond de tensions diplomatiques et de défis sécuritaires croissants dans l’espace ouest-africain.
Par Mamadou DIOP Decroix
PUNIR SEVEREMENT ET S’AJUSTER AUSSI PROFONDEMENT
Ce scandale n’est pas le premier à soulever l’indignation générale de notre peuple. Avec la Covid-19, il était question de vies et de morts à l’échelle du monde
Ce scandale n’est pas le premier à soulever l’indignation générale de notre peuple. En 1986 on a vécu celui de Caire 86. Pour accompagner les lions de la téranga en phase finale de la CAN, une collecte nationale avait été organisée. À l’époque, même les vendeuses de cacahuètes dans la rue avaient contribué. Les fonds avaient été par la suite vilainement dilapidés soulevant une immense vague d’indignation nationale mais il n’y a pas eu de suite. En 2002, en marge de l’exploit des lions du football qui sont allés jusqu’en quart de finale de la coupe du monde, un énorme scandale avait également été révélé par la Cour des Comptes mais, là également, en dépit d’inculpations de quelques responsables, l’affaire n’avait pas été traitée au fond.
Avec la Covid-19, il était question de vies et de morts à l’échelle du monde. L’émotion, la peur et l’angoisse qui s’étaient emparés de toute la planète n’avaient pas épargné le Sénégal où s’était dessiné un vaste front uni pour faire face à la pandémie. Et patatras ! Ce que beaucoup redoutaient sans trop y penser se produisit. L’argent a été pillé. Mais, par-delà la dilapidation de l’argent public – pratique courante depuis toujours – ce qui fait froid dans le dos c’est l’insouciance avec laquelle les faits ont été commis alors que des gens mourraient faute de masques, de logistique, d’argent, etc. C’est cela qu’il faut analyser pour en dévoiler les profondeurs.
Scandale CAIRE86, scandale Mundial 2002, scandale COVID-19.Nous devons nous poser la grave question de ce qui ne va pas dans notre société. On surprend dans les réseaux sociaux des commentaires du genre : «Que personne ne nous fatigue l’argent a été bouffé, c’est tout ! On passe à autre chose». Il importe de comprendre que les malversations au sommet de l'État dans les Administrations antérieures dans un contexte d’impunité ont fini par déteindre dans de vastes pans de la société au point que le crime économique est banalisé par beaucoup de sénégalais.
Combien sont-ils à penser ainsi ? Combien, placés dans les mêmes conditions que celles et ceux qui ont massacré l’argent public, auraient agi différemment ? Donc, il faut dénoncer et s’indigne, il faut condamner et punir avec la sévérité requise, mais il faut aussi aller plus loin dans la cure dont ce pays et cette société ont besoin.
Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum disait «na ñu sàngat réew mi».Il faut un bain rituel au pays. Façon de parler. Il s’agit d’engager un cours nouveau qui nécessitera l’abandon de beaucoup d’anciennes habitudes. C’est pour toutes ces raisons qu’on doit se féliciter de voir que pour cette fois-ci, contrairement à ce que toute l’histoire post indépendance du pays nous montre, une opération de cette ampleur est déclenchée. D’abord avec une juridiction différente de la CREI (juridiction d’exception clairement à la solde du pouvoir de l’époque) et ensuite avec une volonté politique affichée d’éradiquer à terme ce cancer qui entrave gravement notre marche vers le développement et mine notre équilibre sociétal. Après s’être félicité de l’initiative, il faut aussi la soutenir fermement et largement.
Cette bataille doit être gagnée par les pouvoirs publics qui l’ont engagée. Ils seront attaqués et critiqués mais, pour autant, on ne verra personne se féliciter de la dilapidation des fonds COVID19 et c’est cela l’essentiel. Toutes ces dérives nous proviennent d’une société malade depuis trop longtemps et laissée à elle-même sans thérapie.
PLUS D’UN MILLIARD POUR L'AUTOSUFFISANCE EN MOUTONS
Afin d’optimiser les chances du Sénégal et de réduire l’importation de bétail, l’État, à travers le fonds d’appui à la stabulation (FonSTAB), a mis en place une nouvelle stratégie d’accompagnement des éleveurs
L’élevage constitue un secteur clé dans la quête de l’autosuffisance alimentaire. Afin d’optimiser les chances du Sénégal et de réduire l’importation de bétail, l’État, à travers le fonds d’appui à la stabulation (FonSTAB), a mis en place une nouvelle stratégie d’accompagnement des éleveurs et de modernisation du secteur. Une rencontre s’est tenue à Saly en vue de définir une stratégie d’autosuffisance alignée sur le référentiel «Sénégal 2050».
L’autosuffisance alimentaire en charcuterie reste un objectif national à portée de main. C’est pourquoi elle est inscrite en priorité par l’Etat. À un mois et demi de la Tabaski, le Fonds d’Appui à la Stabulation (FONSTAB) a déjà mobilisé plus d’un milliard de francs CFA pour faciliter l’approvisionnement du marché dont les besoins sont estimés à 800 000 têtes de moutons. Depuis mars, à travers le fond, le secteur privé est accompagné afin d’éviter les désagréments de dernière minute. Ces fonds, octroyés sous forme de prêts remboursables, permettent aux bénéficiaires d’alimenter le marché à des prix accessibles.
Selon Fatoumata Bakhoum Diouf, administratrice du Fonstab, à ce jour, plus d’un milliard de francs CFA ont déjà été injectés. L’objectif est de répondre à la demande nationale estimée à environ 800 000 moutons. «Le Fonstab contribue à hauteur de 2 milliards de francs CFA, ce qui permettra de financer au moins 200 000 moutons. En ce qui concerne le remboursement, nous travaillons désormais avec des organisations professionnelles. Le ciblage est mieux encadré, et les coopératives agricoles sont nos principaux interlocuteurs. Les acteurs sont bien impliqués, et en cas de besoin, l’État nous appuie pour le recouvrement », a-t-elle précisé. Pour le secteur privé, recevoir les financements à temps permet de mener des opérations rentables et de rembourser dans les délais impartis. C’est pourquoi cette approche innovante, qui consiste à anticiper la levée de fonds, est saluée par les associations d’éleveurs. Dieynaba Sidibé, présidente du directoire national des femmes en élevage du Sénégal, ajoute : «En matière de comptabilité, il n’y a jamais 100 % de réussite, mais nous avons mis en place des mécanismes de remboursement pour nos membres en cas d’imprévu». Elle poursuit en soutenant que «le ministre a souligné les lenteurs dans le financement, pouvant entraîner un détournement des objectifs initiaux. Conscients de ces risques, nous avons créé un fonds spécifique: la Calebasse de la femme en Élevage».
Au-delà de la préparation de la Tabaski qui reste un programme événementiel, l’État du Sénégal entend mettre en œuvre une stratégie durable d’autosuffisance en viande ovine et caprine, à l’image du succès enregistré dans le secteur avicole. L’identification électronique des animaux par puces et le développement de la culture fourragère permettent de lutter contre la divagation des bêtes et le vol de bétail. C’est dans ce cadre que l’État appelle les éleveurs à s’impliquer davantage. Si la question du vol de bétail est résolue, le reste suivra naturellement, car ils maîtrisent déjà la culture fourragère. «Depuis 2013, notre organisation s’est engagée pour la sécurité alimentaire du cheptel», déclare Dieynaba. Elle ajoute : «Dans ce cadre, nous avons lancé un projet spécialisé dans la culture fourragère, intitulé Yaye Gaïndé» C’est pourquoi le ministre de l'Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l'élevage appelle les acteurs à faire une analyse rigoureuse et sans complaisance du secteur. Il met toutefois en garde les opérateurs et opératrices sur leur devoir d’honorer leurs dettes. «Une dette se paie. Aux comités du Fonstab, je vous demande d’être les plus objectifs possibles dans vos critères de sélection, en intégrant les éleveurs dans les instances de décision», a déclaré Mabouba Diagne.
Le comptable du ministère de l’industrie sous bracelet électronique
Le comptable en matière, Omar Ngalla Faye du ministère du Développement industriel est placé sous bracelet électronique par le juge du 2e cabinet du tribunal de Dakar. Il est inculpé pour détournement de deniers publics sur l’affaire des 930 millions de FCFA dans lequel l’ex DAGE Ndéye Aminata Loum Ndiaye et le chauffeur Mouhamadou Bamba Amar sont envoyés en prison.
L’ex-DAGE du ministère de la Famille, cautionne 62 millions…
L’ancien DAGE du ministère de la Famille a obtenu une mise en liberté provisoire. Arrêté dans l’affaire fonds Force Covid-19, il a cautionné solidairement la somme de 62 millions F CFA et un titre de propriété expertisé à 26 millions F CFA. Selon les informations de Seneweb, le réquisitoire introductif du parquet a visé la somme de 88 millions F CFA contre Djiby Diakhaté et ses collaborateurs Ndongo Mbaye et Mamadou Guèye Dramé. À la suite de la consignation, ils ont été inculpés pour détournement de deniers publics et faux et usage faux par le juge du 2e cabinet. Ensuite, le trio, qui a été assisté par Maîtres Sayba Danfakha, Adjia Cissé et Mbaye Sène, a obtenu une liberté provisoire.
Le Parti socialiste en SEN jeudi
Alors que des voix discordantes se lèvent de plus en plus pour dénoncer l’inertie du Parti, la secrétaire générale, Aminata Mbengue Ndiaye convoque une réunion du Secrétariat exécutif national (Sen) demain à 10 heures à la Maison du Parti Léopold Sédar Senghor. Les socialistes vont se pencher sur la vie du parti, notamment sur les travaux préparatoires de la rentrée solennelle de l’école du parti et la prévision de relance des activités du parti. Aussi, Aminata Mbengue Ndiaye et Cie examineront la question de la vie politique nationale et les questions d'actualité politique, économique et financière du pays. Le Sen évaluera également son compagnonnage avec le Fdr mais aussi des départs annoncés notamment celui de Galo Diao.
La police démantèle un réseau de faussaires
Les limiers du commissariat de Guinaw Rail ont mis hors d’état de nuire un réseau de faussaires. Ils s’activent dans la fabrication de documents de voyage à Guinaw Rails sud. Leur interpellation fait suite à l’exploitation d’un renseignement faisant état d’un réseau de falsificateurs de passeports. Ainsi, la police a interpellé 9 personnes avec plus de 30 passeports, du matériel de confections constitué de dissolvant, de diluant, des lames, des barres et craies de couleur diverses, des crayons, deux visas expirés, détachés de leur passeport d’origine (l’un à destination de Canada et l’autre de l’espace Schengen), une carte de commerçante, une carte d’Import/Export et du coton. D’après la police, les mis en cause ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique et complicité.
Les bus de Houraye Thiam caillassés
L’atmosphère était tendue hier, au terrain situé en face de l’université de Ziguinchor. En effet, les conducteurs membres de l’Union des transporteurs de Ziguinchor ont débarqué sur les lieux pour s’opposer au départ des bus de la compagnie Machalla Transport. La police s’est déployée sur les lieux pour éviter des casses. Mais les conducteurs qui étaient déterminés à s'opposer à l’implantation de la nouvelle compagnie de transport interurbain « Machalla Transport », dirigée par Houreye Thiam Preira, ont caillassé un bus endommageant les vitres. Aussitôt les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogène pour disperser la foule. Les transporteurs de Ziguinchor dénoncent une « concurrence déloyale » qu'ils imputent à la mairie. «Nous n’avons pas été informés de l’arrivée de cette nouvelle compagnie, ce qui a été source de frustration. La responsable de cette entreprise a été reçue par le gouverneur, mais nous, acteurs du secteur, avons été tenus à l’écart. Or, les gares privées sont bel et bien reconnues au Sénégal, mais certaines conditions doivent être respectées », a déclaré le président des transporteurs de Ziguinchor. Il estime que la mairie a une part de responsabilité dans cette situation. En conséquence, ils ont décidé de suspendre le paiement des taxes communales tant que cette situation perdure. L’aveu étant la mère des preuves, ces messiers doivent être arrêtés pour rebellion et voies de fait. …la procède à des arrestations La directrice de «Machalla Transport», Mme Hourèye Thiam Preira déplore cette situation. Elle annonce qu'un de ses bus avait été caillassé par les transporteurs. « Un de nos bus qui coûte 100 millions vient d'être caillassé à Ziguinchor par des chauffeurs de la gare routière conduits par leur président. Cela s'est passé devant le commissaire et la police a lancé des grenades lacrymogènes. Les clients et nos employés ont voulu répliquer, mais nous les avons dissuadés. Nous sommes convaincus que le Sénégal est un État de droit et que la loi prévaudra. Donc, nous prenons acte», a-telle réagi face à la situation. La police qui a ouvert une enquête a aussitôt procédé à des arrestations puisqu’il s’agissait d’un flagrant délit et de destruction de biens appartenant à autrui. La directrice de «Machalla Transport», a été d’ailleurs reçue par le ministre des Transports qui lui a réaffirmé son soutien. Ce qui réconforte Mme Preira qui va traduire en justice ses agresseurs.
Meurtre d’El hadji Diagne
On en sait un peu plus sur les circonstances de la mort de ElHadji Diagne, poignardé à mort à Guédiawaye la semaine dernière par S. Ndao habitant Pikine. D'ailleurs ce dernier a été interpellé et déféré au parquet par la Police de Golf Sud. En effet, l'autopsie révèle une plaie latérale cervicale gauche pénétrante par une arme blanche, tranchante et pénétrante ayant sectionné les veines jugulaires. À rappeler que le jour des faits, S. Ndao après son forfait a tenté de fuir. Mais il ne s'imaginait pas que les hommes du Commissaire Mame Arona Ba suivaient ses traces. Ce qui va conduire à son arrestation à hauteur de Poste Thiaroye et sa garde à vue. Interrogé sur les circonstances du décès de son ami, il a reconnu les faits et dit avoir agi ainsi à cause d'une dette impayée. Ce qui l'a poussé à se venger contre son ami. Il est poursuivi pour meurtre.
Fuite d’un présumé meurtrier à Guédiawaye
L'enquête se poursuit sur le meurtre de Mass Sèye tué à Guediawaye par Abou Kel, un repris de justice qui a pris la tangente après son forfait. Nos sources nous renseignent que la Police de Guédiawaye chargée du dossier s'active pour retrouver le présumé meurtrier. Affaire à suivre. Commerçants sénégalais Les commerçants sénégalais qui s'activent sur le corridor Dakar Bamako ne dorment plus d'un seul œil. Ce, à cause de l'insécurité de leurs camions, les marchandises qu'ils transportent puisqu'ils sont souvent victimes d'attaques. Une situation due à l'application du règlement 14 par le Mali qui porte un préjudice à ces opérateurs économiques sénégalais qui crient au secours des autorités étatiques pour les venir en aide.
Centrale syndicale
Face à la guerre ouverte entre l’État et les centrales syndicales, la Confédération nationale des travailleurs libres du Sénégal ( Cntls) dirigée Pape Mamadou Jane non moins secrétaire général du Syndicat démocratique des enseignants libres du Sénégal ( Sydels) plaide pour le paiement de la dette intérieure due aux entreprises et le règlement des droits des travailleurs mais aussi la réintégration des agents licenciés dans le public.Il veut un dialogue franc et sincère entre les parties prenantes.
Le Printemps du FMI et de la BM
Une délégation gouvernementale conduite par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba séjourne aux Etats-Unis dans le cadre du Printemps du FMI et de la Banque mondiale. Dans la poursuite des échanges avec les partenaires multilatéraux, la délégation sénégalaise s’est entretenue avec le Vice-Président Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale Ousmane Diagana. Plusieurs directeurs sectoriels ont également pris part à la rencontre. A cet effet, le ministre des Finances et du Budget est revenu sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des réformes en matière de gestion des finances publiques, dont un nombre important est soutenu par des programmes de la Banque mondiale, actuellement en cours de formulation. M. Diba a également mis en lumière les avancées récemment enregistrées, notamment en matière de mobilisation de financements endogènes, à travers le succès de l’appel public à l’épargne sur le marché sous-régional. Quant au vice-président, Ousmane Diagana, il a confirmé la disponibilité de la Banque mondiale à poursuivre les discussions avec les autorités sénégalaises, en vue d’identifier les voies et moyens les plus appropriés pour intensifier leur appui. Il a également indiqué qu’un appui budgétaire pourrait être conclu d’ici la fin de l’année 2025. Par ailleurs, indique une note du ministère, des points d’alignement ont été abordés concernant la revue stratégique du portefeuille en cours, afin de mieux l’arrimer à la Vision Sénégal 2050. Cette démarche vise, d’après la même source, à accélérer l’exécution des projets prioritaires, tout en assurant une meilleure articulation entre impact et efficience.
DE LA MISE EN ACCUSATION DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE
Comment fonctionne ce mécanisme sans appel ? Qui peut être jugé ? Quels sont les enjeux politiques et juridiques de cette justice d'exception ? Pourquoi cette procédure est-elle si rare ? Éléments d'explications
Alors que le député Guy Marius Sagna a déjà saisi l’Assemblée nationale d’une proposition de mise en accusation devant la Haute Cour de justice visant l’ancien président Macky Sall, d’autres anciens ministres proches de ce dernier sont également visés par une procédure similaire, après avoir été cités dans le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds « Force Covid-19 ». Retour sur la procédure d’examen d’une mise en accusation devant la Haute cour de justice.
Mais au fait, qu’est-ce qu’une mise en accusation ?
Derrière cette expression apparemment claire se cache une procédure exceptionnelle, strictement réservée aux plus hauts responsables de l’État. Elle est encadrée par la loi n°2002-10 du 22 février 2002.
En résumé, lorsqu’un président de la République, un Premier ministre ou un ministre est soupçonné d’avoir commis un crime ou un délit dans l’exercice de ses fonctions, l’Assemblée nationale peut voter une résolution permettant leur traduction devant la Haute Cour de justice.
Concrètement, cette résolution – encadrée par les exigences strictes de l’article 101 de la Constitution – doit préciser les noms, les fonctions des personnes visées, les faits reprochés, ainsi que les textes de loi invoqués pour justifier les poursuites.
Petite précision importante : les députés membres de la Haute Cour sont exclus du vote et des débats pour garantir l’impartialité de la procédure.
Aucune voie de recours !
À signaler que dans un cadre strictement encadré par la loi, la procédure de mise en accusation devant la Haute cour s’ouvre dans les 24 heures suivant la réception de la résolution, avec une notification formelle du Procureur général au président de la Haute cour et à celui de la Commission d’Instruction. Cette dernière est immédiatement convoquée, et chaque inculpé est invité à choisir un défenseur, sous peine d’en voir un désigné d’office.
Le président de la Commission peut, en amont de la réunion plénière, mener des actes d’instruction et émettre des mandats. Dès sa première séance, la Commission confirme ces décisions et poursuit l’instruction selon les règles du Code de procédure pénale, tout en garantissant les droits de la défense.
Aucune voie de recours n’est ouverte contre ses actes. Elle statue sur les nullités de procédure et peut, en cas d’apparition de faits nouveaux, transmettre le dossier au Procureur général pour une éventuelle extension de la mise en accusation.
À l’issue de ses travaux, la Commission décide, le cas échéant, du renvoi devant la Haute cour, sans pouvoir modifier la qualification des faits initialement retenus.
COUPES SÉVÈRES À L'OMS
Face au désengagement financier des États-Unis, l'Organisation mondiale de la santé se trouve contrainte à une réorganisation. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé une réduction drastique de ses structures et des licenciements
(SenePlus) - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) traverse une crise. Confrontée à un déficit budgétaire majeur, l'agence onusienne a annoncé mardi 22 avril une réorganisation drastique de ses structures et des licenciements importants. Cette situation résulte directement du retrait progressif des États-Unis, historiquement son plus important bailleur de fonds.
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, n'a pas mâché ses mots face aux États membres. « Le refus des États-Unis de verser leurs contributions statutaires pour 2024 et 2025, combiné aux réductions de l'aide publique au développement de certains autres pays, signifie que nous sommes confrontés à un déficit concernant la masse salariale pour l'exercice biennal 2026-2027 compris entre 560 et 650 millions de dollars », a-t-il déclaré selon les propos rapportés par Le Monde.
Ce manque à gagner représente environ « 25% des coûts du personnel » actuellement employé par l'organisation. Une situation d'autant plus critique que l'agence se prépare depuis plusieurs mois au « retrait total des États-Unis, historiquement de loin son plus grand donateur, en janvier 2026 ».
La décision de l'administration Trump ne se limite pas à l'horizon 2026. D'ores et déjà, Washington a « refusé de payer les cotisations convenues pour 2024 et 2025 », tout en procédant à un gel « de la quasi-totalité de l'aide étrangère américaine, y compris une aide considérable aux projets de santé dans le monde entier ».
Cette posture américaine a apparemment inspiré d'autres nations, puisque le directeur général mentionne également qu'« un certain nombre d'autres pays ont également réduit leurs dépenses d'aide au développement ».
Face à cette situation financière alarmante, l'OMS n'a d'autre choix que de réduire drastiquement son fonctionnement. Les premières mesures annoncées concernent la direction de l'organisation.
« Nous commençons par des réductions au sein de la direction », a précisé Tedros Adhanom Ghebreyesus, ajoutant qu'il s'agissait de « décisions très douloureuses ». Concrètement, « l'équipe de direction au siège [passera] de douze à sept membres, et le nombre de départements passera de soixante-seize à trente-quatre, soit une réduction de plus de moitié ».
Si le nombre exact d'emplois qui seront supprimés n'a pas été précisé, le directeur général a indiqué que l'impact le plus important serait ressenti au siège de l'organisation à Genève. Il a toutefois tenu à nuancer : « Cela ne signifie pas nécessairement une réduction de 25% du nombre de postes ».
Cette restructuration forcée de l'OMS intervient dans un contexte sanitaire mondial déjà fragile. Bien que non détaillées dans l'annonce du directeur général, les répercussions de ces coupes budgétaires soulèvent de nombreuses inquiétudes quant à la capacité future de l'organisation à coordonner les réponses aux crises sanitaires internationales.
L'OMS, dont le budget dépend largement des contributions volontaires des États, se retrouve aujourd'hui victime des fluctuations de la politique internationale et des décisions unilatérales de certaines grandes puissances.
Comme le rappelle Le Monde, le secteur de la santé mondiale dans son ensemble « anticipe les dégâts humains et financiers » de ce désengagement américain, dont les effets risquent de se faire sentir bien au-delà des murs de l'organisation genevoise.
GOOGLE RISQUE LE DÉMANTÈLEMENT
L'entreprise, déjà reconnue coupable d'avoir maintenu illégalement sa position dominante dans la recherche en ligne, risque de devoir céder son navigateur Chrome et de voir ses ambitions dans l'intelligence artificielle sévèrement bridées
(SenePlus) - L'empire numérique de Mountain View traverse une période de turbulences judiciaires sans précédent. Depuis lundi 21 avril, Google et son PDG Sundar Pichai affrontent un procès antitrust crucial devant le juge du district de Washington, Amit Mehta. L'issue de ces trois semaines d'audience pourrait redessiner profondément le paysage technologique mondial.
"C'est l'avenir de l'Internet qui est en jeu", a déclaré avec gravité Gail Slater, responsable du département antitrust du ministère américain de la justice, qualifiant le procès d'"historique", selon les propos rapportés par Le Monde. La représentante de l'accusation n'a pas hésité à comparer la situation actuelle de Google à celle des grands monopoles américains du passé comme "Standard Oil dans le pétrole ou AT&T dans les télécommunications".
Google a déjà été reconnu coupable, en août dernier, "d'avoir maintenu illégalement sa position dominante dans la recherche en ligne", notamment grâce à des accords rémunérés avec des fabricants comme Apple. Ces arrangements ont coûté cher à l'entreprise de la Silicon Valley - pas moins de "26,3 milliards de dollars pour la seule année 2021" pour faire de son moteur l'option par défaut sur les iPhone, selon les chiffres cités par le quotidien français.
Parallèlement, le 17 avril, Google a également été jugé coupable "d'avoir maintenu illégalement sa domination dans la publicité en ligne", avec ses outils destinés aux éditeurs de sites et son système d'enchères.
Face à ces condamnations, le ministère de la Justice ne fait pas dans la demi-mesure. Il réclame notamment :
La fin des accords d'exclusivité avec les fabricants d'appareils
L'obligation pour Google de partager ses précieuses données de recherche avec ses concurrents
La vente de son navigateur Chrome
Des restrictions dans le domaine de l'intelligence artificielle
L'accusation, par la voix de David Dahlquist, estime que l'IA représente "la prochaine évolution de Google pour poursuivre son cercle vicieux" de domination du marché.
Malgré un rapprochement stratégique avec Donald Trump - rencontres à Mar-a-Lago puis à la Maison-Blanche, présence à l'investiture présidentielle, abandon des objectifs internes de diversité décrits comme "mis à l'index par M. Trump" - Google n'a pas réussi à faire stopper les poursuites.
Le président américain a pourtant "soufflé le chaud et le froid", estimant en octobre 2024 "qu'un démantèlement de Google risquait d'affaiblir l'entreprise dans la concurrence face à la Chine", mais a finalement laissé le processus judiciaire suivre son cours, sous la pression de certains membres de sa coalition, dont J.D. Vance.
Face à ces accusations, Google contre-attaque. Son avocat, John Schmidtlein, a affirmé lundi que ses rivaux dans l'IA, comme OpenAI, "se portent bien" et que "Google a gagné sa place sur le marché à la régulière".
L'entreprise considère la plainte comme "tournée vers le passé" alors que, selon elle, la concurrence s'intensifie avec de nouveaux acteurs comme "Amazon ou les assistants IA ChatGPT ou le chinois DeepSeek". Elle met également en garde contre des remèdes qui "renchériront les prix des smartphones ou mettront en péril la sécurité des données personnelles".
La décision finale concernant les sanctions dans l'affaire de la recherche en ligne devrait être rendue "vers fin août", tandis que le procès sur les remèdes pour la publicité en ligne ne débutera que "fin 2025 ou début 2026".
Google a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel, ce qui pourrait prolonger la procédure de plusieurs années. Comme le rappelle Le Monde, l'entreprise pourrait alors espérer "adoucir la sanction, comme dans l'affaire Microsoft, qui a échappé au démantèlement de son navigateur Explorer".
Dernier facteur d'incertitude : Donald Trump pourrait "à tout moment cesser les poursuites contre un géant du numérique en acceptant un accord de transaction, avec des remèdes négociés". Une possibilité qui n'est pas à exclure avec un président connu pour son "imprévisibilité".
Par Baba DIENG
DE LA «TOLERANCE ZERO» EN DEMOCRATIE
Le Premier ministre du Sénégal continue sa croisade contre nos libertés, contre tout ce qui gesticule. Ses années d’opposant radical refusent de passer. Il est là, toujours, en vrai soudard, avec cette attitude belliqueuse. Avec ses menaces.
Le Premier ministre du Sénégal continue sa croisade contre nos libertés, contre tout ce qui gesticule. Ses années d’opposant radical refusent de passer. Il est là, toujours, en vrai soudard, avec cette attitude belliqueuse. Avec ses menaces. Il semble qu’il soit impossible, pour lui, de se mettre dans la posture de celui qui incarne -le mot, je l’avoue, a une connotation despotique- le pouvoir politique. L’opposant est le père du Premier ministre qui, à son tour, est le chef du président de la République. La rupture, c’est aussi dénicher un art de gouverner qui, jusque-là, était réfractaire à nos mœurs politiques si égoïstes.
L’intolérance de ce régime s’est d’abord manifestée envers la presse, pardon, une certaine presse, qui, depuis l’alternance, est entre le zist et le zest. En attendant son sort. En s’adaptant aux lubies des nouveaux princes. Les flagellations qui lui sont administrées permettent de constater, et fort aisément, la voie illibérale essartée par le tandem Diomaye-Sonko aux commandes de ce rafiot qu’est le Sénégal légué par Macky. Ce dernier, soit dit en passant, regrettera, au fond d’une oubliette sénégalaise taillée sur mesure, d’avoir pactisé avec le diable… en amnistiant ses pires ennemis.
C’est le doyen Babacar Justin Ndiaye qui dit de la presse qu’elle est un «gilet pare-balles pour le pouvoir comme pour l’opposition». C’est dire que personne n’a intérêt à ce que cette presse, un des piliers de notre modèle démocratique, soit torpillée. Car elle est bénéfique à tous les acteurs politiques. En démocratie, les citoyens, pour exprimer leurs opinions, ont l’écrit, l’image et la parole. Et c’est à la presse de faciliter ces modes d’expression. Il est regrettable de constater que depuis l’accession de Pastef au pouvoir, les manœuvres pour redéfinir le paysage médiatique sénégalais se multiplient, avec l’obsession manifeste de liquider tous les canards jugés peu fréquentables -ces décombres du «système» à nettoyer, pour qu’enfin, la Jacquerie soit exhaustive. Pression fiscale suffocante, intimidation des journalistes et chroniqueurs sont, entre autres, les méthodes utilisées pour arriver à constituer une presse composée de béni-oui-oui.
Les grandes figures de l’opposition parlementaire, horripilées par les diatribes qui leur sont régulièrement lancées par le leader de Pastef, ont décidé de boycotter la séance des Questions au gouvernement. Devant la vulgarité de leur interlocuteur qui distille menaces et insanités, ces députés ont décidé de manquer ce rendez-vous du débat démocratique. Cette décision, quoique compréhensible, peut susciter des interrogations légitimes. Toujours est-il que cette absence n’a pas empêché le «meilleur Premier ministre de tous les temps», riche de ses propos de hussard, d’ouvrir ses écluses d’injures sur ces députés rebelles.
C’était l’occasion rêvée, pour le Premier ministre, de fantasmer sur nos libertés qui, pense-t-il, frisent le libertinage et freinent les grandes ambitions de transformation systémique du pays. Les impertinents, qui souffrent d’analphabétisme et d’illettrisme, sont trop libres et volubiles. Désormais, avec le pouvoir Pastef, c’est la politique de la «tolérance zéro». En termes plus clairs : les diffuseurs de fausses nouvelles, stipendiés par des hommes politiques -ces peureux, milliardaires, qui distillent de l’argent en veux-tu en voilà à des rustres médiatisés-, n’ont qu’à se tenir à carreau. Le gouvernement du Sénégal, avec à sa tête le Premier ministre désormais décidé à se salir les mains, ne tolérera plus les agissements de ces culs-terreux dont l’impertinence titille le sacrilège. Ces pourfendeurs du «Projet», pour peu de temps, seront littéralement «effacés» -le mot utilisé, génocidaire, est important. En attendant que leurs commanditaires, désespérés, s’extirpent enfin de leur cachette pour rejoindre le Pmos sur le terrain du «mortal kombat» dont il se targue de maîtriser les rouages les plus ésotériques. Cette déclaration-là est une grande vérité. Même Thierno Alassane Sall, le nouvel opposant emblématique, donnerait, le cœur léger, son assentiment…
L’intrusion de Pastef dans notre démocratie, faut-il le rappeler, a été aussi celle d’un certain avatar de chroniqueurs qui, avec aplomb et science infuse, parlent de tout. En réalité, ce n’est pas la chronique qui pose problème, mais les opinions suffisamment virulentes contre le régime qui y sont ́emises. Il est assez spectaculaire de voir la manière dont Pastef est susceptible devant les diatribes qui, dans un passé très récent, étaient ses armes politiques. Au fond, en politique, la fin ne doit pas justifier les moyens qui, inéluctablement, se retourneront contre son utilisateur. Les tenants du pouvoir en sont devenus conscients au point d’inviter les Sénégalais à la discipline et au respect des institutions de la République. Le prêche est fabuleux, très fabuleux, mais ce sont les prêcheurs qui sont illégitimes. Hélas !
UNE PREMIÈRE PLACE À CONFORTER POUR JARAAF
La 20ème journée de Ligue 1 se va jouer ce mercredi 23 et demain jeudi 24 avril avec en attraction le duel des extrêmes entre le Jaraaf, leader et les promus de Oslo Football Académie.
La 20ème journée de Ligue 1 se va jouer ce mercredi 23 et demain jeudi 24 avril avec en attraction le duel des extrêmes entre le Jaraaf, leader et les promus de Oslo Football Académie. Après une place en demi-finales de la Coupe du Sénégal, les « Vert et Blanc » ont besoin de consolider davantage leur première place. A 10 journées de la fin, les débats s’annoncent tout aussi serrés aussi bien en haut qu’au bas du classement.
L a Ligue 1 aborde ce mercredi 23 avril, sa 20ème journée avec plusieurs duels décisifs. A 10 journées de la fin du championnat, la course pour le titre s’annonce encore âpre à tous les étages du classement. Après avoir pris possession du fauteuil de leader et assuré une place en demi-finale de Coupe du Sénégal, le Jaraaf va chercher à consolider cette première place.
Ce sera demain jeudi à l’occasion de la réception au stade municipal de Yoff, de Oslo FA première équipe non relégable (14e, 19 points).
A côté de ce duel des extrêmes, les «Vert Blanc» scruteront aussi de prés son dauphin l’Us Gorée qui le talonne au classement (2e, 34 points). Au petit trot depuis le début de la phase retour du championnat, le club insulaire espère à l’issue de cette journée retrouver un second souffle et relancer la course au titre. Les Goréens effectueront le déplacement à Masséne Séne, pour un duel contre le Jamono Fatick, lanterne rouge ( 16e, 16 points). A deux points du premier non relégable, les Fatickois auront pour leur part un bon coup à jouer puisqu’un résultat positif pourrait les relancer et leur permettre de sortir de la zone rouge.
Après une bonne première phase, le Wallydaan de Thiés (3e, 34 pts) est aussi à l’affût et ne se laissera pas conter. Une victoire lui sera également très précieuse et pourrait les propulser au sommet du classement où lui permettre de maintenir la pression sur le duo de tête. Les promus thiessois devront toutefois sortir le grand jeu dans ce déplacement qu’ils effectuent ce jeudi sur la pelouse de l’AS Pikine (11e, 22 pts). Surtout devant une équipe pikinoise qui a un peu retrouver de l’allant après son probant succès obtenu lors de la précédente journée. Au coude à coude, Génération foot (5e, 29 pts) et l’Us Ouakam (6e, 29 pts) vont au même moment s’affronter au stade Lat Dior de Thiès dans un duel qui promet. Au stade Ngalandou Diouf, les débats seront tout aussi attendus dans le derby rufisquois qui oppose Teungueth FC et l’AJEL (4e, 31 points)
Actuellement à la 12e (20 points), à quatre points seulement de la lanterne rouge, le champion en titre a un impérieux besoin de victoire pour s’éloigner de la zone rouge. Contrairement à son voisin qui sait qu’un tout autre résultat positif lui rapprochera davantage du podium.
Pour les autres rencontres, Dakar Sacré-Cœur (8e, 23 pts) va accueillir au stade municipal de Yoff, l’équipe de Guédiawaye FC (7e, 25 pts). Premier relégable, l’ASC HLM ; première équipe relégable (15e : 18 points) va recevoir ce mercredi sur sa pelouse des HLM de Dakar, la Sonacos de Diourbel (10e ; 22 points).
Au stade Issa Mbaye Samb de Kébémer, la Linguère de SaintLouis (9e, 23 pts) reçoit demain jeudi le Casa Sports de Ziguinchor (13e, 20 pts).