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29 août 2025
«DIEU A FAIT DE LUI UN FUTUR DIRIGEANT...»
Ancien sous-préfet de l’arrondissement de pikine Dagoudane, Alpha Bodian a connu une seconde vie après sa retraite en 2009 - Le vieil homme s’est mu en conseiller de son neveu Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle
Ancien sous-préfet de l’arrondissement de pikine Dagoudane, Alpha Bodian a connu une seconde vie après sa retraite en 2009. en effet, après une expérience dans l’administration territoriale, le vieil homme s’est mu en conseiller de son neveu Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle du 24 février 2019 de la coalition « Sonko président ». en plus d’être un conseiller, Alpha Bodian a vu grandir le « petit Sonko » qui a gravi les échelons, avant de bouleverser la scène politique sénégalaise.
Témoignage ! L’ascension fulgurante de l’ancien inspecteur des impôts et non moins candidat à la présidentielle du 24 février prochain, Ousmane Sonko, n’est point une surprise pour son entourage immédiat. Notamment son oncle Alpha Bodian, un ancien commis de l’Etat à travers l’administration territoriale. Il est parti à la retraite en 2009 alors qu’il était le sous-préfet de Pikine Dagoudane.
Ce dernier, accroché lors de la caravane de la coalition «Sonko président» dans les différentes localités de Ziguinchor, est revenu sur la trajectoire de l’enfant prodige. En effet, le début de sa carrière professionnelle a coïncidé avec la naissance du petit Ousmane Sonko qu’il a vu grandir et gravir les échelons. « Ousmane Sonko est mon neveu ; son papa estle fils aîné de ma tante paternelle.Je l’ai vu naître en 1974, quand j’ai commencé à travailler en 1976 après ma formation à Thiès.
Par la suite, j’ai été affecté dans cette région au Km 50. J’ai commencé dans l’enseignement primaire et élémentaire, et la mère de Ousmane était affectée à Sebikotane. Je logeais chez-elle et j’allais enseigner et revenir à la maison. A ce moment, Ousmane Sonko avait déjà deux ans», se rappelle l’oncle du président de la coalition «Sonko président».
Poursuivant, le vieil homme révèle qu’il avait déjà perçu en son neveu un futur dirigeant. «Dieu a fait de lui un futur dirigeant parce qu’il pleurait beaucoup. Si l’enfant pleure beaucoup, c’est parce qu’il ne se laisse pas faire. Il n’accepte pas n’importe quoi et ne sert de courbette pour personne », explique Alpha Bodian qui se souvient du parcours fulgurant de son neveu, de l’élémentaire à l’université. «Lorsqu’il est entré à l’école, il n’a pas traîné une seule fois.
Si c’était dans notre système, il pouvait sauter des classes.Dans le secondaire, à Ziguinchor, il a eu les mêmes notes qu’il a maintenues jusqu’à l’obtention de son Bac avant d’être orienté à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Après sa maitrise en droit, il a fait le concours avant d’en sortir major de sa promotion», ajoute Alpha Bodian.
Cependant, c’est à la fin de ses études qu’Ousmane Sonko a plus bénéficié de l’expérience de son entourage dans la vie et dans l’administration .Aujourd’hui encore, en tant que candidat, il continue de bénéficier des conseils de son oncle.
Un Leader Dans Le Sang
Cependant la détermination de l’entourage d’Ousmane Sonko à l’accompagner fait suite à l’injustice qu’il a subie avec sa radiation de l’administration. Son oncle est d’autant plus courroucé que cette éviction s’est passée en toute violation des règles des procédures administratives. «Un haut fonctionnaire, lorsqu’il commet une faute, il reçoit d’abord un avertissement, ensuite le blâme avant que le conseil de discipline ne se réunisse et propose sa radiation.
Mais tout cela, n’a pas été respecté. Le président de la République a pris un décret pour le radier. C’étaitinique. Cela ne s’estjamais produit dans l’histoire du Sénégal.Nous avions fait l’administration et nous avons jugé que ce n’est pas normal et nous sommes restés solidaires à lui, parce que nous avons la chance d’avoir connu l’école très tôt à partir de 1927.
C’est ce qui nous a choqués. Et comme il fal- lait qu’on l’accompagne, les ressortissants de notre village (le village de Bessir dans le département de Bignona) se sont réuniset un communiqué a été sorti pour dénoncer cette injustice », narre Alpha Bodian. Depuis lors, ajoute son oncle, il a choisi son chemin de faire de la politique.« Lorsqu’il nous a réunis, il a dit qu’il souhaiterait être président de la République.
Nous avons prié pour lui et il est en train de réaliser son rêve. Au soir du 24 février prochain, même s’il n’estpas élu au premier tour, je crois qu’il sera au second tour», indique l’ancien préfet qui révèle que son neveu a toujours été ambitieux et courageux. Un leadership qu’il tient, à l’en croire, de son grand-père paternel Alpha Béchir Sonko. Celui-ci, ajoute M.Bodian, a été chef de Canton et beaucoup œuvré pour son pays. « C’est grâce à lui que la route Tobor - Ziguinchor a été réalisée.
Dès 1927, il avait demandé l’école dans son village », se glorifie-t-il pour louer les hauts faits d’arme du grand-père de Ousmane Sonko. En effet, c’est ce qui a permis à ce village d’avoir beaucoup de cadres dans l’administration, en l’occurrence Fabakari Bodian, Amadou Bodian, Alpha Bodian lui-même etc. Ainsi, c’est en parfaite connaissance de l’Etat et de son fonctionnement qu’ils se sont dressés non pas contre l’Etat, mais contre l’injustice dont leur fils a été victime.
Ce qui lui fait dire que son entrée en politique n’est qu’une suite logique. Poursuivant, il n’a pas manqué de botter en touche les clichés régionalistes qu’on colle à la peau de son neveu. « Ousmane Sonko est le plus sénégalais de tous les candidats. Quand on a un père diola, une mère sérère et une grand-mère originaire de Podor, c’est le sang de plusieurs ethnies du Sénégal. C’est pourquoi les gens se trompent quand ils l’accusent d’être régionaliste.
Parmi les candidats, c’est le seul vrai sénégalais. Le jour où les sénégalais lui feront confiance, il ne sera pas comme les autres. Il n’aura pas de clanisme et les meilleurs seront récompensés pour le développement du pays», lance Alpha Bodian.
Campagne De Diabolisation
Cependant, outre l’injustice qu’a subie Ousmane Sonko, s’y ajoute la tentative de diabolisation dont il a été victime. «Quand on aspire à diriger le pays, il y a toujours des gens qui tentent de vous mettre les bâtons dans les roues. Comme l’a dit Babacar Justin Ndiaye, Ousmane Sonko, c’est une magie qui attire.
Ousmane est devenu un véritable phénomène. Ce garçon est une bénédiction divine. Nous remercions Dieu de nous l’avoir donné, ce garçon pourrait être très utile pour le Sénégal et pour l’Afrique.
Des personnes de sa dimension sont une perle rare. C’est un phénomène à l’image de CheikhAnta Diop, MamadouDia ainsi que Me Wade», révèle M. Bodian. «C’est un garçon honnête qui n’a jamais triché», tranche Alpha Bodian.
«LES STADES SONT TROP EXIGUS POUR CONTENIR LE PEUPLE…»
Lors de sa caravane électorale d’Idrissa Seck a profité pour répondre à Macky Sall qui raillait ses adversaires en les invitant à faire des grands rassemblement dans des stades comme lui
En ce dernier jour de campagne électorale, le candidat de la coalition «Idy2019» a tenu sa dernière «marche orange». Une caravane qui a sillonné toutes les grandes artères de la capitale (Yoff, Ucad, Centre-ville, Centenaire, Obélisque, etc.).
Le cortège a drainé une foule immense qui s’intensifie au fur et à mesure qu’il franchit les grandes artères. Un effet boule de neige, dirait-on. Ce qui pousse Idrissa Seck à affirmer : les stades sont trop exigus pour contenir le peuple. Quand on veut rencontrer le peuple, il faut se déplacer vers eux. Mais quand vous ne faites pas ce pourquoi le peuple vous a élu, vous ne pourrez que vous refugier dans les stades», dit-il en raillant le candidat de Bby.
Et d’ajouter : «il est maintenant clair que la décision prise par l’ensemble des Sénégalais est le changement dès le premier tour. Ce qui reste, c’est qu’on se prépare à redresser notre pays. Dès la victoire on s’occupera des problèmes des Sénégalais».
PAR MODY NIANG
SÉNÉGALAISES, SÉNÉGALAIS, DEBOUT !
La qualité d’un Président de la République ne se mesure pas à une quelconque appartenance, mais à ses qualités intrinsèques, à sa capacité de bien gouverner le pays, conformément aux attentes des uns et des autres
Dans ma précédente contribution, j’annonçais que dans une toute dernière, je me prononcerais sur les candidatures de Monsieur Madické Niang et du Pr Issa Sall. Le lecteur se rappelle aussi que je faisais état d’attaques dont je pourrais être l’objet, pour avoir posé des questions que certains compatriotes considèrent comme taboues, surtout si elles concernent leurs candidats. C’est effectivement arrivé : j’ai été copieusement servi, ce qui ne m’a pas le moins du monde dérangé. De ce point de vue, je suis vacciné. On me reproche notamment de m’être arrogé le droit de juger des candidats. Je n’ai jugé aucun candidat. Á quel titre le ferais-je ? J’ai plutôt posé des questions sur des compatriotes qui aspirent à nous gouverner. Comme nous avons raté deux fois le coche et voté pour presque rien, si on considère la grosse déception qu’ont représentée pour nous l’alternance du 19 mars 2000 et celle du 25 mars 2012, j’avais bien le droit de tenter de mettre en garde mes concitoyens et mes concitoyennes : nous devrions éviter de nous tracasser encore pour rien ou presque, pour une troisième alternance sans alternative, qui inscrirait sa gouvernance dans ce vieux système que nous vivons depuis 59 ans. C’est exactement dans cette perspective que je me suis posé des questions sur les deux premiers candidats de l’opposition, seulement des questions de clarification.
Je serai moins long avec les deux derniers candidats. Pour commencer par Me Madické Niang, c’est un homme aimable et courtois pour qui j’ai beaucoup d’estime et de respect. J’ai loué aussi son courage et son réalisme. S’il n’avait pas pris ses responsabilités, le PDS n’aurait été pas présent à l’important scrutin de demain. Il y a aussi qu’il a apporté une touche personnelle à toute la campagne électorale : il l’a détendue tout en tirant son épingle du jeu. Un ami me faisait remarquer qu’il a été l’une des révélations de cette campagne. Certainement. Cependant, nous n’oublions pas qu’il a accompagné le vieux président-politicien pendant ses douze années de gouvernance qui ne nous a pas laissé que de bons souvenirs. Loin, très loin de là d’ailleurs ! Me Niang a été son Ministre des Mines et de l’Energie (2002-2006), puis des Mines et de l’Industrie (2006-2007). Il sera ensuite nommé Ministre d’Etat, Garde des Sceaux Ministre de la Justice (2007-2009), enfin Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères (2009-2012). Il est donc certainement compétent et a ce qu’on appelle chez nous l’expérience. Cependant, son nom est lié à ce qu’on raconte sur l’or de Sabodala. Il figurait surtout sur la liste des 25 de la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CRÉI. Ce candidat peut-il donc incarner les ruptures profondes que nous attendons depuis 59 ans ? Il appartient aux électeurs et aux électrices de répondre demain à cette question.
L’autre candidat, c’est le Pr Issa Sall que je ne découvre que depuis les élections législatives du 30 juillet 2017. Je ne le connais donc pas bien mais j’ai suivi attentivement sa campagne électorale. Il me laisse l’impression d’un homme sérieux, franc, naturel, agréable. En outre, il a fait des propositions pertinentes et n’a pas laissé les gens indifférents. Il inspire, il m’inspire confiance jusqu’à preuve du contraire. Cependant, on le présente comme étant le candidat d’une partie importante d’une communauté religieuse, exactement d’une confrérie. Ce que je ne lui reproche point, n’en ayant aucun droit. La question je me pose est seulement celle de savoir quelle serait sa position, son taxawaay vis-à-vis de cette communauté et de son guide s’il était élu Président de la République.
Le candidat qui sera élu le 24 février 2019 ou, au plus trois semaines après, en cas de second tour, devrait être un Président de la République dont l’élection s’explique non par une quelconque appartenance (ethnique, religieuse, confrérique ou autre), mais par sa seule capacité de répondre (positivement) à nos attentes de 58 ans. Un Président de la République qui sera en tous points de vue un modèle : compétent, vertueux, juste, aimant profondément le pays, respectueux de tous ses concitoyens et de toutes ses concitoyennes, du bien public comme des engagements pris. Un Président de la République digne, vraiment digne de la fonction et plaçant l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toutes autres considérations. Ce Président de la République qui s’entoure d’hommes et de femmes à son image, et exclut toute idée d’associer au pouvoir sa famille et/ou quelque lobby que ce soit.
Ces temps derniers, nous avons entendu des discours qui font froid dans le dos. Chrétiens, musulmans, athées, tidianes, mourides, toucouleurs, diolas, wolofs, sérères, etc., nous avons toujours vécu dans la bonne entente. Les fanatiques auteurs d’aussi dangereux discours s’écartent carrément du chemin exemplaire tracé par les prestigieux chefs religieux dont ils se réclament. La qualité d’un Président de la République ne se mesure pas à une quelconque appartenance, mais à ses qualités intrinsèques, à sa capacité de bien gouverner le pays, conformément aux attentes des uns et des autres. Je préfère un tel Président de la République, fût-il athée, à un autre, musulman, chrétien, mouride, tidiane ou autre, qui n’a de respect pour rien : ni pour sa parole, ni pour l’intérêt supérieur de la Nation. Le 24 février 2019, contrairement à l’appel au boycott du vieux président-politicien qui a son avenir derrière lui, prenons en masse le chemin de nos bureaux de vote respectifs, munis de notre carte d’électeur et laissant derrière toutes les considérations subjectives, pour élire un des candidats de l’opposition qui, faute de réunir toutes les qualités que j’ai évoquées plus haut, en incarne au moins quelques-unes ! Sans doute, nombre de nos compatriotes choisiront-ils de rester à la maison et de laisser leurs cartes dormir quelque part. C’est certainement leur droit, mais ce droit est voisin de l’irresponsabilité, d’un déficit notoire de citoyenneté.
Je me permettrai aussi d’interpeller les quatre candidats de l’opposition, après m’être posé des questions sur chacun d’eux. Le président-politicien et son camp ont tout mis en œuvre pour tricher. Ils ont commencé d’ailleurs à dérouler leurs diverses stratégies depuis de longs mois, avec ce Ministre de l’Intérieur et ses services, en particulier avec ce responsable de la Direction de l’Automatisation du fichier (DAF), un fonctionnaire qui a fait prévaloir ses droits à une pension de retraite depuis quatre ou cinq ans, dit-on. Un fonctionnaire certainement en service commandé, et qui n’a sûrement pas déçu son patron. Sinon, pourquoi tient-il à le garder aussi longtemps contre toute logique, sinon celle de faire gagner son candidat, comme il s’y est engagé haut et fort ? Á deux jours de l’élection présidentielle, de nombreux compatriotes courent derrière leurs cartes au niveau des commissions qui leur ont été indiquées, et où ils ne les trouvent pas le plus souvent. Cette confusion a été à dessein organisée pour priver nombre d’électeurs de leurs cartes. Pendant ce temps, ceux de l’APR en particulier et de Bennoo Bokk Yaakaar en général n’auront aucun problème à trouver les leurs, le Ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye, ses dévoués services et toutes les autorités sous sa tutelle leur prêtant forte chaque fois que de besoin. Un autre problème auquel les électeurs de l’opposition font face, c’est le changement, à leur insu, de leurs bureaux de vote. Les candidats de l’opposition devront mettre à profit le samedi et le dimanche pour localiser, à l’intention de leurs militants et de leurs sympathisants, les nouveaux bureaux de vote. Il est vrai que parfois, ils se trouvent à des dizaines de kilomètres des anciens, dans des localités où, peut-être, les électeurs concernés n’ont jamais mis les pieds. Il y a aussi que, derrière certaines cartes d’identité on mentionne cette formule bizarre ‘’ ne peut pas voter’’, alors que les titulaires sont bien inscrits sur le fichier électoral. En ce moment-là, ils doivent exiger d’accomplir leur devoir citoyen. Il est vrai qu’auparavant, il faut vérifier dans le fichier. Ces différentes vérifications et précautions sont absolument nécessaires, sinon on facilite au président-politicien et à son clan leurs tâches de tricherie.
Le jour J, ce jour crucial du 24 février 2019, tous les candidats doivent être représentés dans les bureaux de vote par des personnes vigilantes et déterminées qui n’accepteront pas, qu’à l’occasion d’une pause, on les invite à partager un repas hors du bureau de vote. Ces quelques minutes peuvent être fatales à l’opposition. Les plus jeunes et les plus vigoureux doivent aussi, après avoir voté, attendre sur place que les résultats soient affichés. Ce sera, pour eux, l’opportunité de surveiller les acheteurs de consciences. Dans le milieu rural, les électeurs du candidat sortant viennent avec, en poche, une enveloppe contenant son bulletin. Ils prennent pour la forme les bulletins des cinq candidats et, arrivés dans l’urne, glissent l’enveloppe et gardent avec eux les bulletins des quatre candidats de l’opposition, qu’ils présentent comme preuves aux acheteurs de consciences. Il convient de signaler que cette opération n’est possible qu’avec la complicité active des sous-préfets, des préfets et peut-être de la Commission électorale nationale autonome (CÉNA).
Ce jour-là, l’opposition ne devra compter sur aucune autorité, qu’elle soit administrative, militaire, judiciaire ou dite autonome. Elle ne devra surtout pas compter sur les différents observateurs, encore moins sur ceux de l’UNION EUROPÉENE qui, malgré leur bonne volonté, n’y verront que du feu dans les différentes stratégies de fraudes du président-politicien pour qui la réélection est une question de vie ou de mort, pour lui comme pour les autres de son camp car, conscients des déboires judiciaires auxquels ils ne manqueront pas de faire face en cas de défaite.
EXCLUSIF SENEPLUS - L'audace du leader de Pastef à rompre avec des pratiques de gestion du pouvoir peu transparentes constitue une menace pour les milieux de la françafrique, selon Dialo Diop
Fervent disciple de Cheikh Anta Diop, le docteur Dialo Diop reste convaincu que reprendre sa souveraineté reste le meilleur moyen politique pour prétendre au développement.
Selon lui, la France a toujours la mainmise sur son joyau colonial qu’est le Sénégal. ‘’ En dehors du pouvoir quasi-illimité de nomination et de révocation du personnel local, le chef d’Etat ne décide absolument de rien sur les questions fondamentales de l’avenir des populations’’, a-t-il déploré, ajoutant que son candidat Ousmane Sonko, va sortir le pays de cette tutelle étouffante de l’Etat français et de son patronnât, s'il est élu.
Ce volontarisme du leader de Pastef, doublé d'une audace à faire bouger les lignes fait peur, à en core Dialo Diop.
D’où sa mise en garde contre toute tentative d’embastillement de Sonko. ‘’Les lettres cachées n’existent plus. Quel crime aurait commis Sonko pour qu’une procédure judiciaire soit enclenchée à son encontre ? Et s’il (le président) s’amuse au jeu de l’embastillement pour plaire au prince, il prend un gros risque pour sa propre survie en tant que chef.
On ne touche pas à Sonko ni avant, ni pendant et ni après la présidentielle’’, avertit Dialo Diop.
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LES MISSIONS D’OBSERVATION ESPÈRENT UN SCRUTIN APAISÉ
Les chefs des missions d’observation, déployées par la CEDEAO, l’Union africaine (UA) et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), dans le cadre de l’élection présidentielle du 24 février, ont salué vendredi la maturité du peuple sénégalais
Dakar, 22 fév (APS) - Les chefs des missions d’observation, déployées par la CEDEAO, l’Union africaine (UA) et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), dans le cadre de l’élection présidentielle du 24 février, ont salué vendredi la maturité du peuple sénégalais, disant avoir bon espoir que le scrutin va confirmer l’exemplarité du Sénégal.
’’Le Sénégal est un grand pays de la CEDEAO. Nous sommes venus avec la conviction que le scrutin va bien se passer’’, a déclaré Boni Yayi, chef de la délégation de l’organisation régionale, lors d’une rencontre avec la commission électorale nationale autonome (CENA).
Le chef de la délégation de la CEDEAO, par ailleurs ancien président du Bénin, estime également que ’’la gouvernance électorale est souvent source de tensions’’.
Dans cette perspective, il a indiqué que l’objet de leur présence ’’est d’assister dans la gestion du processus électoral’’. ’’L’observation consiste à vérifier les conditions d’un scrutin paisible, libre et transparent’’, a-t-il ajouté.
La délégation de la CEDEAO est conduite par l’ancien président du Bénin Yayi Boni et celles de l’UA et de l’OIF sont dirigées respectivement par l’ancien Premier ministre tchadien, Albert Pahimi Padacké, et l’ancien Premier ministre de Sao Tomé et Principe, Patrice Emery Trovoada.
Ces chefs de mission d’observation ont notamment interpellé le président de la CENA, Doudou Ndir, sur des questions relatives au fichier électoral, au parrainage, à la distribution des cartes, aux correctifs à apporter par l’institution en cas de dysfonctionnements.
Revenant sur le travail de supervision et de contrôle de la CENA, Doudou Ndir indique que toutes ces préoccupations des observateurs pour le scrutin du 24 février ’’ont trouvé réponses en toute responsabilité et dans le cadre de ce que la loi nous édicte de faire’’.
’’La CENA a une mission générale de correction de tous les dysfonctionnements (…), de substitution et d’annulation’’, a-t-il rappelé.
M. Ndir ajoute également que les dernières législatifs (du 30 juillet 2017), ’’entachés de dysfonctionnements, ont permis de mieux prendre note et de formuler des recommandations pour que de telles irrégularités ne se reproduisent avec l’élection présidentielle’’.
LES OBSERVATEURS EXPRIMENT LEURS PRÉOCCUPATIONS Á LA CENA
La commission électorale nationale autonome (cena) a reçu hier les chefs de délégations des missions d’observations de la cedeao, de l’union africaine et de l’organisation internationale de la francophonie pour le scrutin du 24 février.
ces chefs de délégation étaient venus soumettre leurs préoccupations à la cena pour un bon déroulement du scrutin. Adeux jours du moment fatidique de l’élection présidentielle, les chefs de mission de la Cedeao, l ’ancien Président du Benin Yayi Boni, de l’Ua l’ancien Premier ministre du Tchad Albert Pahimi Padacke et l’ancien chef du gouvernement Sao-Tomé et Principe Patrice Trovoada, ont exprimé des préoccupations à la Cena.
Il s’agit des griefs liés à la distribution des cartes d’électeurs, du parrainage, mais aussi du déplacement de certains bureaux et centres de vote. Dans ses réponses, le Président de la Cena a été sans équivoque.
Selon Doudou Ndir, en ce qui concerne le parrainage, c’est une mission qui a été dédiée au Conseil constitutionnel par la Constitution et les lois organiques. «Nous avions notre place dans le cadre de ce parrainage, mais nous avons été exclus dans le cadre de ce parrainage par les acteurs et la société civile», fustige.
Pour ce qui est de la distribution des cartes, le président de la Cena estime qu’elle a été faite en application de la loi, notamment de l’article 54. «Nous avons estimé qu’il était de notre devoir ayant reçu une mission générale de contrôle de vérifier la distribution des cartes encore que ce sont des cartes essentiellement biométriques et subsidiairement des cartes d’électeurs», explique-t-il. A l’en croire, au mois de Novembre, ils ont donné instruction à leurs démembrements de prendre en charge ce problème. «Du plan de ramassage où il a été question de remonter les données, c’est-à-dire de l’acheminement des procès verbaux à partir des bureaux de vote une fois le dépouillement terminé. Et que toutes les parties prenantes ont signé sur le procès verbal.
Ces Pv sont escortés et soumis au siège du tribunal d’instance», soutient-il. La dernière qui a été posée est l’acheminement du matériel électoral. «Quand on dit qu’ils manquent dans certaines localités. C’est une question qui peut préoccuper les observateurs. Nous leur avons dit que cette question est du ressort de l’organisateur de l’élection, le ministre de l’Intérieur. Le matériel lourd est déjà parti en direction des localités et des circonscriptions les plus éloignées depuis deux mois.
Le plus léger notammentles bulletins de vote est parti depuis deux semaines dans des emballages particuliers. Nous veillons à ce que le matériel soit dans les bureaux de vote», rassure-t-il. Pour ce qui est de la mission de la Cena, Doudou Ndir indique que la Cena a une mission de correction de tous les dysfonc tionnements. Interpellé sur les allégations de l’opposition, il déclare : « Si la Cena est aux ordres, j’aimerais bien voir le général qui me considère comme un soldat.
Parce que je ne suis pas un soldat susceptible de recevoir des ordres de la part d’un général quel qu’il soit». Dans son intervention, l’ancien Président du Benin et qui est le chef de la mission des observateurs de la Cedeao, appelle les Sénégalais à voter dans le calme. «Nous demandons à l’Etat de veiller à la sécurité de tout le monde, notamment des candidats. Nous espérons que ce scrutin va permettre au Sénégal de se distinguer dans la démocratie», a conclu Yayi Bony.
OUSMANE SONKO APPELLE SES MILITANTS À ALLER TÔT AUX URNES
Le candidat de la coalition Sonko Préisdent, Ousmane Sonko, a exhorté vendredi à Guédiawaye (banlieue de Dakar) ses militants et sympathisants à se rendre aux urnes "tôt" dimanche, pour accomplir leur devoir civique et surveiller leur vote
Dakar, 22 fév (APS) – Le candidat de la coalition Sonko Préisdent, Ousmane Sonko, a exhorté vendredi à Guédiawaye (banlieue de Dakar) ses militants et sympathisants à se rendre aux urnes "tôt" dimanche, pour accomplir leur devoir civique et surveiller leur vote.
"Je vous demande d’aller aux urnes tôt, votez massivement et surveillez votre vote", a-t-il notamment lancé à la foule qui le suivait lors du passage de sa caravane à Guédiawaye.
Le candidat Sonko a sillonné plusieurs artères des communes de Sangalkam, Rufisque, Tivaouane-Peul, Sébikotane, Diamniadio, Bargny et Guédiawaye.
Partout où il est passé, la foule a suivi son cortège aux cris de "Sonko président, Sonko président".
Debout à bord de son véhicule, le leader de PASTEF a salué les populations sorties l’acclamer.
"Je ne pouvais pas ne passer par ici. Aujourd’hui, nous sommes au dernier jour de campagne, mon agenda est trop chargé, mais je ne pouvais pas rater l’étape de Guédiawaye. Je salue votre mobilisation", a-t-il ajouté.
Après l’étape de Guédiawaye, Ousmane Sonko devrait participer à une émission à la radio Sud-Fm (privée) avant de se rendre au siège du groupe Walfadjri.
Le département de Guédiawaye compte cinq communes, Ndiarème Limamoulaye, Wakhinane Nimzat, Médina Gounass et Golfe Sud, qui regroupe 38 lieux de vote pour un total de 195 332 électeurs inscrits.
LE FORUM CITOYEN MILITE POUR UN SCRUTIN "TRANSPARENT ET APAISÉ"
"Le Forum Citoyen, dans son rôle de veille et d’alerte, lance un appel au calme, à la sérénité, au respect des lois et règlements pour une élection démocratique, libre, transparente et apaisée"
Diourbel, 22 fév (APS) - Le Forum citoyen, par la voix de son secrétaire général national Bassirou Tine, appelle à un scrutin présidentiel "libre, démocratique, transparent et apaisé" dimanche, dans le respect des lois et règlements.
"Le Forum Citoyen, dans son rôle de veille et d’alerte, lance un appel au calme, à la sérénité, au respect des lois et règlements pour une élection démocratique, libre, transparente et apaisée", a-t-il dit au cours d’un point de presse tenu vendredi à Diourbel.
Bassirou Tine a par ailleurs invité les acteurs politiques à faire preuve de fair-play lors de cette élection qui doit se dérouler "dans l’apaisement et la transparence’’, qui sont selon lui la garantie de la construction d’une société "démocratique, juste et solidaire".
Le Forum citoyen exige que "la lumière soit faite sur toutes les violences et les saccages survenus au cours de la campagne, et que la loi soit appliquée’’ pour punir "les coupables de tous bords, en toute impartialité", a déclaré son secrétaire général.
Il a demandé "une responsabilisation effective et la mobilisation des forces de sécurité qui doivent faire prévaloir l’esprit républicain qui les caractérise", l’essentiel étant pour lui la sécurisation des populations, de leurs biens et des centres de vote.
De même milite-t-il pour l’exercice "plein et effectif de leurs responsabilités par toutes les parties prenantes du processus électoral, dans le respect des dispositions des lois et règlements en vigueur".
Il préconise en outre "la vigilance, la neutralité et l’objectivité des observateurs des différentes étapes du processus électoral", a indiqué Bassirou Tine.
MACKY DEMANDE À FAIRE UN COUP CHAOS
Le candidat de la coalition Benno bokk yaakaar (BBY), Macky Sall, a invité, vendredi, les Sénégalais à le réélire dès le premier tour de la présidentielle de dimanche prochain, de manière à lui permettre ainsi de poursuivre le Plan Sénégal émergent (PSE),
Dakar, 22 fév(APS) - Le candidat de la coalition Benno bokk yaakaar (BBY), Macky Sall, a invité, vendredi, les Sénégalais à le réélire dès le premier tour de la présidentielle de dimanche prochain, de manière à lui permettre ainsi de poursuivre le Plan Sénégal émergent (PSE), la stratégie de développement de son gouvernement, et parachever l’œuvre de construction nationale.
"Je demande aux jeunes, à la majorité présidentielle, aux femmes d’être prêts pour continuer cette expérience, pour continuer le Plan Sénégal émergent(PSE)", a-t-il dit lors du meeting de clôture de sa campagne électorale à Dakar. Des milliers de personnes ont assisté à ce meeting organisé au stade Léopold Sédar Senghor.
"Le Sénégal est prêt pour parachever notre œuvre de construction nationale", a-t-il lancé aux nombreux responsables, militants et sympathisants de la mouvance présidentielle.
Par rapport au scrutin de dimanche prochain lors duquel il va affronter quatre candidats de l’opposition, le président sortant estime qu’il "n’y aura pas combat" parce qu’il "n’y a pas photo" entre lui et ses challengers.
Il a indiqué que c’est une "déferlante marron beige", la couleur de son parti, l’Alliance pour la République (APR), qu’il a constatée durant sa campagne à travers tout le Sénégal.
Macky Sall a invité les militants de la mouvance présidentielle, la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) et tous ses alliés à se mobiliser "dans l’ordre et la discipline" pour glisser dans les urnes ’’le bulletin qui vaille", en vue de lui assurer la majorité dès le premier tour.
Il s’est engagé à assurer, dès sa réélection, un renforcement des services de l’Etat en faveur des citoyens.
Il a salué la campagne civilisée de sa coalition, en vantant son bilan visible dans tous les secteurs.
"Le Sénégal est ma passion. J’ai le Sénégal au cœur. L’avenir nous réserve beaucoup de choses. Je vous promet un million d’emplois, avec 200.000 emplois chaque année (…), l’augmentation des financements des jeunes et des femmes, maintenir les acquis du PSE, la césarienne gratuite, poursuivre l’appui aux étudiants", a promis Macky Sall.
Le Sénégal va vivre sa 11e élection présidentielle, ce dimanche 24 février. Ce scrutin verra la participation de 5 candidats, une première dans l’histoire politique du Sénégal. L’autre particularité qui n’a jamais été dite, c’est que pour la première fois, aucun des candidats à la présidentielle n’accomplira son devoir civique dans la capitale. Tous les cinq prétendants à la magistrature suprême iront voter dans leur fief, dans les régions. Comme toujours, le président sortant Macky Sall ira voter à Fatick, Idrissa Seck à Thiès, Ousmane Sonko à Bignona( Ziguinchor), Issa Sall à Tattaguine (Fatick) et Madické Niang à Touba (Diourbel). C’est une première car Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf votaient à Berthe Maubert, une école élémentaire du Plateau, tandis qu’Abdoulaye Wade accomplissait son devoir civique à l’école franco-arabe Fadilou Mbacké du Point E.
Cellou Dalein Diallo soutient Macky
Si Alpha Condé est intervenu pour calmer Wade qui voulait saboter le scrutin du 24 février, l’un de ses farouches adversaires, l’opposant Cellou Dallein Diallo, est apparu hier au meeting national de clôture du candidat de la coalition Bby. Une présence qui dénote son soutien à MackySall avec qui il partage l’international libéral. Remerciant les différentes personnalités présentes, Macky- Sall a indiqué la présence de membres de l’Internationale libérale, en citant au premier chef l’opposant guinéen, ainsi que d’autres membres de l’organisation venus de l’Europe, de l’Asie, d’Amérique et de l’Afrique. Par ailleurs, le candidat de la mouvance présidentielle a salué la longévité de la coalition Bby qui, confie-t-il, en sept ans, a pu survivre et rester intact. Avant d’assurer qu’elle sera maintenue pour les cinq prochaines années. Il faut dire que tous les responsables de la coalition ont pratiquement répondu à l’appel hier ; au premier plan, Ousmane Tanor Dieng. D’autres alliés comme Ousmane Ngom, Cheikh Tidiane Gadio, entre autres, étaient également de la partie.
Présidentielle à Touba
Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, assure que tout le dispositif électoral pour la présidentielle de dimanche a été mis en place à Touba, en vue d’un bon déroulement du scrutin dans la capitale du mouridisme. «Je suis venu rendre visite au sous-préfet pour voir le travail qui est en train d’être fait pour la mise en place du matériel électoral, pour qu’il soit prêt le dimanche. Manifestement, tout le dispositif est prêt », a-t-il dit à des journalistes, à la fin de sa tournée dans les lieux de vote. Selon le ministre de l’Intérieur, le sous-préfet de Ndam, arrondissement dont fait partie l’agglomération de Touba, avait déjà fait une simulation pour avoir une idée de la manière dont les choses devraient se dérouler le jour du vote. Contrairement aux autres localités, la particularité de Touba est que le scrutin s’y déroule généralement dans des abris provisoires. «Touba a une spécificité parce que l’essentiel des bureaux, ce sont des abris provisoires, car nous avons plus de 500 abris provisoires. Donc, pratiquement 5 bureaux sur 6 sont des abris provisoires», a rappelé le ministre de l’Intérieur. «Puisque les éléments de sécurité sont là, ils vont à partir d’aujourd’hui mettre en place le matériel lourd à l’intérieur, et peut-être demain samedi, le reste du matériel, «pourquoi pas tôt le matin pour que tout le monde soit prêt le dimanche à 8 heures pour démarrer le vote», a-t-il indiqué. Aly Ngouille Ndiaye a expliqué qu’il s’agit, pour le gouvernement, d’éviter les problèmes de saccage de bureaux de vote notés lors des élections législatives de juillet 2017.
Mbour
L’élection présidentielle de ce 24 février va se passer normalement au niveau du département de Mbour. Le matériel électoral a été déployé dans tous les centres de vote pour que le scrutin se passe dans de bonnes conditions. L’élection présidentielle de ce 24 février va se passer avec moins de difficultés, comparée aux élections législatives précédentes. Hier, le président du comité électoral départemental autonome a rassuré sur les dispositions précises pour permettre aux citoyens d’accomplir leur devoir civique tranquillement. En effet, en cette veille du scrutin de l’élection présidentielle, le matériel a été déployé dans tous les centres de vote. « Il y a 668 contrôleurs puisqu’il y a 668 bureaux de vote, et les superviseurs sont au nombre de 227 pour 2216 lieux de vote. Le séminaire de formation a été tenu. Et demain (aujourd’hui) à 15h, c’est le lieu de départ de tout le personnel dans les différents lieux de vote et ils seront ramenés le dimanche après l‘élection. Pour ce qui concerne le matériel, tout est réuni», a rassuré le président du CEDA, Abba Badji. Concernant le retrait des cartes d’électeur, il ne reste que 9 909 cartes à retirer.
Fatick
Le déploiement des forces de sécurité a démarré vendredi à Fatick (ouest), pour le compte du dispositif arrêté pour la sécurisation du premier tour de la présidentielle qui se déroulera dimanche, a annoncé le gouverneur Gorgui Mbaye. Selon lui, sur ce plan, aussi bien l’armée que la police et la gendarmerie sont à pied d’oeuvre pour déployer leurs éléments dans les lieux de vote, soit à 48 heures avant le scrutin, comme spécifié dans le code électoral, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS. Le préfet du département de Fatick, Ndèye Guénard Mbodj, a pour sa part signalé que le commissariat urbain de Fatick avait commencé à recevoir quelques éléments en renfort pour la sécurisation de la commune, la gendarmerie ayant en charge les communes chefslieux d’arrondissement. Après le déploiement des forces de sécurité vendredi, «nous allons procéder à la mise en place du matériel électoral reçu à temps», a-t-elle indiqué, ajoutant que le matériel a été éclaté par bureau et centre de vote. Le matériel est notamment composé d’isoloirs, d’urnes, de poubelles, de bulletins des candidats et des enveloppes. Il y a aussi la liste d’émargement des électeurs, les cachets, les rideaux d’isoloir.
Les militaires et les civils votent le 24 février
Le vote des membres des corps militaires, paramilitaires et autres fonctionnaires et agents de l’Etat privés du droit de vote par leur statut particulier, a été institué par la loi n° 2006-20 du 30 juin 2006. Si en 2007, les militaires et les paramilitaires ont voté une semaine avant les civils, la loi a été modifiée en 2017. Depuis, ils votent maintenant le même jour que les civils. Cette nouvelle disposition est entrée en vigueur lors des législatives du 30 juillet 2017.Les militaires et les paramilitaires seront dans les mêmes bureaux de vote que les civils. Mais, ils bénéficieront d'une priorité en raison de leur tenue.
Appel au calme et à la sérénité
Le Mouvement «Yiw And Yiweul » est monté au créneau pour appeler les acteurs politiques et les électeurs de façon générale au calme et à la sérénité, à l'occasion de l’élection de ce dimanche. Selon Mareme Mangane Faye, présidente du mouvement, les enjeux ne sauraient passer sous silence la mission exaltante d'acteurs de paix qui «incombent aux différents candidats qui briguent les suffrages des Sénégalais, conscients qu'ils doivent être que le seul combat qui vaille la peine d'être livré reste et demeure le combat de la culture permanente de cette paix essentielle au développement de notre pays ». Pour elle, quel que soit le vainqueur au sortir de ce dimanche 24 février, ce sera, à coup sûr, notre cher Sénégal qui en sortira le seul et unique gagnant.
Kolda : un adolescent se noie
Un cas de noyade est survenu ce vendredi matin à Kolda. Le drame qui secoue les habitants de Saré- TéningDiao, sis à 42km à l’est de la ville de Kolda sur la RN6 dans la commune de Bagadadji, s’est produit dans les eaux stagnantes sous un pont au niveau de la rizière de la zone.Le corps sans vie de la victime, K.Kandé, âgé d’une douzaine d’années a été repêché par les populations avant l’arrivée des autorités locales et des sapeurs-pompiers qui avaient été tous avisés de cette noyade du jeune garçon dans les eaux de la rizière.Le drame est survenu ce vendredi vers 11h.
FisselMbadane : Deux cas de suicide en 72 heures
FisselMbadane a été frappé par deux cas de suicide en 72 heures. Des morts violentes qui continuent à alimenter les discussions. Selon des sources de IGFM, c’est d’abord un certain Matar Senghor, é en 1980, qui a abrégé sa vie, pour des raisons que lui seul sait. Jardinier, marié et père de deux enfants, il a été retrouvé pendu à un arbre à l’aide de son blouson. Les faits ont eu lieu dimanche dernier. Alors que les populations de la localité n’avaient pas fini d’épiloguer sur son cas, trois jours plus tard, ce mercredi 20 février 2019, c’est un autre du nom de Mamadou Sène, marié à deux épouses et père de 11 enfants, d’être retrouvé au petit matin, la corde nouée autour du cou. Ce cultivateur a été retrouvé par son fils pendu à un arbre situé dans l’enclos de la maison. Ce sont les cris de détresse du gamin qui ont ameuté le voisinage. La gendarmerie a procédé au constat de ces deux décès et une enquête a été ouverte.
El Hadji Issa Sall: «Je vais tirer les oreilles à Baye Mbaye»
Lors de son dernier meeting, hier, le leader du PUR, El Hadji Issa Sall a consacré quelques minutes de son discours à la vidéo du petit comédien, Baye Mbaye, imitant tous les cinq candidats à la présidentielle. El Hadji Issa Sall a annoncé qu'il va tirer les oreilles à ce gamin qui a dit de lui qu'il était un homme de paix. Mais, selon lui, c'est le chapeau qui fausse tout, car il ne porte pas de bonnet de ce genre. Cependant, il a reconnu que le gamin, aidé par Mackh Pro, un autre comédien avec qui il est en duo, a bien raison de dire cela. «C'est bon signe pour moi. Le petit a raison, je suis un homme de paix, c'est pourquoi j'ai toujours le sourire », a-t-il lancé.
«Tassou» de Macky Sall
Il ne restait que ça ! Macky Sall qui fait du « Tassou (Ndlr : genre rap en Wolof). Finissant son discours, le leader de la coalition Bby s’est permis une petite envolée lyrique pour dire : «Chocolat Saf Soukeur Kouko Bougoul Do Ndéki.(Ndlr : Le chocolat, c’est sucré. Le détester, c’est se priver de petit déjeuner.)» Ainsi, Macky Sall voulait faire familiariser les électeurs avec la couleur de son bulletin marron communément appelé «chocolat». «Je ne vais plus vous parler du bulletin car vous le connaissez déjà. C’est celui en couleur chocolat bien sucré, avec la tête de cheval et la photo du plus beau des candidats », a-t-il laissé entendre. Une manière certainement pour le leader de Bby d’enrôler la masse analphabète.
Dispositif sécuritaire
C’est motus et bouche cousue au sujet du dispositif sécuritaire qui sera mis en place pour l’élection présidentielle du 24 février. Jointe au téléphone, une haute autorité de la Police se contente de dire que tous les éléments seront en place un peu partout au niveau national. « Si le dispositif est connu, il peut être exploité ou contourné par des individus mal intentionnés ». Des points stratégiques ? Notre source de répondre que tous les points sont sensibles avec le terrorisme rampant. Mais ils ont à l’oeil l’ancien Président Abdoulaye Wade, même s’il a dit qu’il ne va pas voter. « Le vieux a toujours un tour dans son sac. Il signale à droite et tourne à gauche ». Les enjeux sécuritaires n’ont jamais été aussi importants, signale notre interlocuteur, ajoutant que des éléments mobiles en tenue et en civil vont être mobilisés tout au long de Terrou bi.
Une foule nombreuse à la levée du corps de BDW
Baye Dame Wade, fondateur du magazine économique « Réussir », a été inhumé hier dans son village natal de Nguick, arrondissement de Sakal (Louga). A la levée du corps à l’hôpital Principal, une foule nombreuse est venue l’accompagner à sa dernière demeure, mais en même temps lui rendre un dernier hommage. Ainsi ses parents, ses confrères, les autorités et les acteurs économiques ont été unanimes à saluer le professionnalisme, la générosité et la piété de cet homme qui a porté haut le journalisme économique au Sénégal.