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29 août 2025
PAR HAWA BOUSSO
LE 25 FEVRIER, UN NOUVEAU JOUR
Les Sénégalais, comme par le passé, ne se laisseront pas manipuler par quelques pyromanes que ce soient et ils iront calmement aux urnes, accomplir leur devoir civique et rentrer tranquillement chez eux pour attendre les résultats
Ce dimanche 24 février 2019, le Sénégal organise l’élection présidentielle, la onzième depuis son accession à la souveraineté internationale. Après vingt et un jours durant lesquels ils ont parcouru le pays de fond en comble pour présenter leur programme et courtiser les électeurs, les cinq candidats en lice- le Président sortant Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Me Madické Niang- ont choisi de boucler hier leur dernier jour de campagne dans la capitale.
Le premier a investi le stade Léopold Sédar Senghor (l’antre du football) pour communier avec ses sympathisants. Le candidat de Idy2019 a organisé une caravane dans les principales artères de Dakar pour tenter de répondre aux attentes des électeurs.
Dans la banlieue, le stade Amadou Barry de Guédiawaye accueillait le meeting du leader de «Sonko Président». Pendant ce temps, Pr Issa Sall et Me Madické Niang se trouvaient respectivement aux Allées du Centenaire et au stade Alassane Djigo de Pikine. C’est dire que les cinq prétendants au fauteuil présidentiel ont dû puiser dans leurs dernières forces pour convaincre les électeurs et autres indécis, avant de s’octroyer une pause de 24 heures. Surtout que depuis hier minuit, toute propagande politique est interdite.
Exit donc les candidats et leurs promesses, bienvenue aux électeurs et à leurs suffrages. Après avoir fait, pendant trois longues semaines, l’objet d’une cour assidue, les 6.992.635 électeurs répartis entre le Sénégal (6.683.043) et l’étranger (305.592) ont désormais le destin du Sénégal entre leurs mains. Ils sont attendus dans les 14.651 bureaux de vote éparpillés dans les 6.549 lieux de vote déployés sur l’étendue du territoire national pour élire celui qui va présider aux destinées du pays pour les cinq prochaines années.
Suffisamment avertis politiquement parlant, ayant la pleine conscience de leurs actes et décrits comme des citoyens ayant une certaine longueur d’avance sur la classe politique dirigeante, les Sénégalais sauront faire le bon choix dans le calme et la sérénité requise. En effet, leur longue expérience de l’élection présidentielle (Ndlr : le scrutin de ce dimanche constitue la onzième présidentielle de l’histoire du pays) les prépare à aborder paisiblement ces joutes. Malgré l’effusion de sang notée durant la campagne avec les évènements tragiques de Tambacounda du 11 février, nul doute que l’élection se déroulera dans le calme et la paix, conformément aux multiples appels contre toute forme de violence. L’espoir est permis à ce sujet. D’autant que les citoyens ont montré, à maintes reprises, qu’ils pouvaient faire preuve de responsabilité et de maturité dans le dessein de préserver la cohésion sociale et d’éviter au pays de connaitre des lendemains postélectoraux tumultueux.
En 2012, alors que les observateurs retenaient leur souffle, que les chancelleries occidentales sonnaient l’alerte rouge en recommandant à leurs ressortissants de plier bagages, et que la précampagne et la campagne furent sanglantes (on parle de près de 15 morts), les Sénégalais sont allés voter dans le calme, en dépit de la tension ambiante qui prévalait sur le pays. Une fois de plus, ils venaient d’administrer une belle leçon de citoyenneté et de maturité à la classe politique qui prétend, pourtant, parler en leur nom.
En s’étripant souvent sans pitié. Ils savaient, en effet, que c’était le seul jour où ils avaient l’énorme responsabilité et le pouvoir de faire et de défaire. Et que leur voix pouvait compter et bien compter. Contrairement aux acteurs politiques qui, à l’époque, pensaient que le Sénégal s’arrêterait au 26 février (Ndlr : date du premier tour de l’élection présidentielle de 2012) et que ce serait le déluge sans eux, les populations étaient conscientes que le pays restera debout et continuera d’exister au-delà de cette date. Tout cela fait beaucoup espérer que les populations, comme par le passé, ne se laisseront pas manipuler par quelques pyromanes que ce soient et qu’elles iront calmement aux urnes, accomplir leur devoir civique et rentrer tranquillement chez elles pour attendre les résultats. Conscientes une fois de plus de l’impérieuse nécessité de préserver ce commun vouloir de vie commune. La même attitude est attendue des candidats candidats. Responsabilité et maturité. Car après le 24, un nouveau jour se lèvera sur le Sénégal.
LE FORUM CIVIL INDIQUE LA VOIE A SUIVRE
A la veille du scrutin du 24 février prochain, la Section sénégalaise de transparency international a sorti un communiqué dans lequel elle plaide pour la tenue d’une élection sincère et paisible.
A la veille du scrutin du 24 février prochain, la Section sénégalaise de transparency international a sorti un communiqué dans lequel elle plaide pour la tenue d’une élection sincère et paisible. Pour ce faire, le forum civil a formulé une série de recommandations aux différents acteurs du processus électoral.
Pour l’Ong dirigée par Birahim Seck, la seule et unique voie qui permet d’avoir une élection présidentielle apaisée est de respecter scrupuleusement les principes classiques de la démocratie républicaine consistant à garantir l’expression et l’intégrité des choix des citoyens électeurs par la qualité de l’organisation des opérations électorales et surtout le droit effectif à un juge indépendant. «En somme, l’élection présidentielle doit être gouvernée par les principes de transparence, d’égalité des citoyens, de la neutralité de l’Administration publique et enfin du respect du principe de l’indépendance de la justice», rappelle le Forum civil qui estime que le respect des obligations de veille et de neutralité est attendu des Organisations de la société civile impliquée dans la mission citoyenne de contrôle et de supervision des opérations électorales.
A cet effet, le Forum Civil formule une série de recommandations à l’attention des acteurs du processus électoral. C’est ainsi que le Forum civil recommande aux autorités administratives déconcentrées (Gouverneurs, Préfets et sous – Préfets) d’assurer la mise à disposition effective et à temps du matériel électoral au niveau de tous les bureaux de vote, notamment la mise en place des bulletins de vote des candidats en qualité et en nombre suffisant, des listes d’émargements, des formulaires de prolongation du scrutin au cas où l’affluence le demande à l’heure de la clôture, des formulaires de réquisition du service d’ordre pour assurer la sécurité des personnes et du scrutin ainsi que de la qualité de l’encre indélébile.
Quant aux présidents des bureaux de vote, Birahim Seck et ses collaborateurs les invitent à veiller au démarrage du scrutin aux heures indiquées, d’assurer la police des bureaux de vote en toute transparence et à équidistance des parties prenantes, d’assurer l’affichage des résultats issus du vote avant le renseignement du Procès-verbal. Pour ce qui est de l’Artp et du Cnra, le Forum civil leur demande de ne pas entraver le travail d’information des médias. «A la presse nationale et internationale de faire preuve de prudence dans la transmission des résultats issus des bureaux et de s’abstenir de toute déclaration hâtive en faveur ou aux dépens d’un tel ou tel candidat.
Aux opérateurs de services de téléphonie de garantir une continuité et une qualité sans reproche de leur service», suggère la section locale de Transparency International. «Il appartient aux partis politiques de se faire représenter dans les bureaux de vote pour veiller à la sincérité du scrutin, de s’abstenir de toute forme d’intoxication et d’appel à la violence», recommande l’ONG.
«UN PRIX EST TOUJOURS UNE MOTIVATION»
Auteur de 4 buts lors des 5 dernières journées (dont 2 au mois de février), Sadio Mané a été désigné joueur du mois de janvier par les supporters.
Auteur de 4 buts lors des 5 dernières journées (dont 2 au mois de février), Sadio Mané a été désigné joueur du mois de janvier par les supporters. L’international sénégalais s’est félicité de cette distinction qu’il considère comme une motivation supplémentaire.
Les supporters de Liverpool ont désigné Sadio Mané « joueur du mois de janvier ». L’international sénégalais décroche ainsi pour la première fois cette distinction lors de l’exercice en cours. «Un prix est toujours une motivation. Mais, je suis toujours motivé en tant que joueur, pour être honnête. Je suis heureux que les fans aient voté pour moi et je leur dirais que nous allons tout faire pour que cette saison soit spéciale», a indiqué l’international sénégalais, sur le site du club
. Le joueur de 26 ans qui a reçu hier, sa récompense s’est félicité du choix des fans, avant de leur promettre une belle fin de saison. «J'essaie juste de faire ce que je peux. Je pense qu'il y a deux matchs difficiles pour nous. Nous aimons gagner. Mais, ça fait partie du football. Nous devons continuer, travailler de plus en plus dur pour obtenir de bons résultats », a expliqué Sadio Mané. Après 26 journées disputées, Liverpool (65 pts+44 et un match de moins) est deuxième au classement, à égalité de points avec Manchester City (65 pts+54). Ce qui laisse penser à une fin de saison compliquée pour les Reds.
Et avec ses 12 buts au compteur, le Sénégalais sera d’un grand apport pour Jürgen Klopp. « Nous essayons de faire de notre mieux et nous avons toujours eu des résultats principalement positifs. Depuis que je suis à Liverpool, j'ai essayé de m'améliorer. Et c'est ce que souhaitent tous les joueurs de football. Je continue de travailler dur et à aider l'équipe», a ajouté le joueur formé à Génération Foot(Sénégal).
PAR SEYBANI SOUGOU
MACKY SALL : LE CANDIDAT QUI DEFIE SON PEUPLE
Conscient du puissant rejet dont il fait l’objet auprès des masses populaires et des jeunes dans leur immense majorité, Macky SALL fait feu de tout bois, perd ses nerfs, et affirme à qui veut l’entendre qu’il remportera le scrutin au 1er tour
En dépit des effets de manche et des foules NDIAGA NDIAYE (payées pour la figuration), Macky SALL est terrifié par le scénario d’un second tour. Conscient du puissant rejet dont il fait l’objet auprès des masses populaires et des jeunes dans leur immense majorité, Macky SALL fait feu de tout bois, perd ses nerfs, et affirme à qui veut l’entendre qu’il remportera le scrutin du 24 février 2019 au 1ertour, à midi(rappelons que le dépouillement intervient après 18 heures). Et d’ajouter que rien, ni personne ne pourra empêcher son plan de se dérouler comme prévu (scrutin à1 seultour).
Autrement dit, ni les électeurs, qui, dans une démocratie choisissent en toute liberté leurs dirigeants, ni la CENA chargée de veiller à la régularité et à la sincérité du scrutin, ni la Commission nationale de recensement des votes chargée de proclamer les résultats provisoires ne pourront l’empêcher de se déclarer vainqueur au 1er tour. Le candidat Macky SALL sous-entend clairement que quel que soit le verdict des urnes, il gouvernera, les sénégalais par la force de 2019 à 2024. Y compris, Contre leur gré.
Déloyal, autoritaire, et antirépublicain, Macky SALL est celui, qui, lors des élections locales de 2002, a brutalisé des membres de la CENA, dans un bureau de vote, exigeant devoter sans pièce d’identité. Le 24 février, les citoyens sénégalais doivent lui faire comprendre une bonne fois pour toutes, que la souveraineté appartient au peuple, et lui rappeler que le locataire du palais présidentiel est titulaire d’un bailà durée déterminée, révocable à chaque scrutin, sur simple volonté des électeurs. Macky SALL étant déterminé à conserver vaille que vaille le pouvoir, y compris en confisquant le suffrage des sénégalais, il appartient aux citoyens de prendre les dispositions idoines pour sécuriser leur vote.Le 24 février, le principe du SAS (Surveiller, Alerter et Sécuriser) doit être appliqué partout, sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, et ce, dans tous les bureaux de vote.
SURVEILLER
La vigilance des citoyens est requise s’agissant de tous les mouvements aux abords des bureaux de vote. Toute personne se déplaçant avec des mallettes de billets (proposant argent contre bulletins des candidats) ou détenteur de sacs contenant des centaines ou des milliers de cartes d’électeurs doit être identifié, arrêté et livré à la police. Les cartes d’électeurs doivent être détruites sur le champ pour éviter toute réutilisation (les électeurs, complices de la fraude doivent répondre de leurs actes). Les représentants de l’oppositionprésents à l’intérieur des bureaux de vote, doivent veiller à ce que les électeurs ayant déjà voté glissent les bulletins des autres candidats dans des poubelles sécurisées (à surveiller comme du lait sur le feu).
ALERTER
Toit citoyen constatant un phénomène anormal ou une attitude suspecte de nature à entacher la sincérité du scrutin doit relayer immédiatement l’information, si besoin en filmant la scène (pièce à conviction). Les nouvelles technologies de l’information et les réseaux sociaux (vidéo, live…) seront déterminants pour détecter et limiter les fraudes le 24 février 2019. Partout, les fraudeurs de scrutins (criminels des temps modernes) doivent être traqués, arrêtes et vilipendés publiquement.
SECURISER
Le GRADEC (société civile) a alerté sur le risque majeur que des bulletins soient remplacés au cours du trajet entre les centres de vote et la Cour d’appel et proposé des personnes assermentées pour assurer le transport des procès-verbaux.La compilation des PV, leur transmission et leur acheminement à la commission nationale de recensement des votes est un moment clé du scrutin : les PV ne doivent en aucun cas être altérés ou modifiés en cours de route (fraude par substitution de PV).
Toutes les étapes allant de la consolidation des résultats au niveau des commissions départementales chargées de centraliser les PV à leur transmission à la commission nationale doivent être entièrement sécurisées.
Que personne ne baisse la garde le 24 février 2019.Le candidat Macky SALL n’est plus maître de son destin. Son discours guerrier, teinté d’arrogance, entonnant une victoire au 1er tour, comme un refrain est le signe d’une fébrilité et d’une nervosité masquée. En réalité,le doute s’installe et la panique gagne les rangs du pouvoir, au fur et à mesure que l’échéance approche.
Tous aux urnes le 24 février pour voter massivement contre Macky SALL. Sénégalais et sénégalaises de tous horizons, la 3éme alternance est à portée de main !
LE DERNIER MOT EST AU PEUPLE, SELON LA PRESSE QUOTIDIENNE
Les quotidiens dakarois de ce samedi titrent sur le scrutin de la présidentielle 2019 qui se tient dimanche sur toute l’étendue du territoire national et qui selon eux donne l’occasion au peuple sénégalais de choisir parmi les cinq candidats en lice
Dakar, 23 fév (APS) - Les quotidiens dakarois de ce samedi titrent sur le scrutin de la présidentielle 2019 qui se tient dimanche sur toute l’étendue du territoire national et qui selon eux donne l’occasion au peuple sénégalais de choisir parmi les cinq candidats en lice celui qui devra diriger le Sénégal pendant les cinq prochaines années.
‘’L’heure du choix’’, s’exclame Sud Quotidien qui parle d’’’un fauteuil, cinq prétendants, 6.683.043 électeurs’’. Le journal souligne que le scrutin de ce dimanche 24 février ‘’met en lice le président sortant Macky Sall et quatre challengers décidés à lui ravir la magistrature suprême’’.
Le quotidien du Groupe Sud Communication passe le mot à Vox Populi, qui rappelle que ‘‘Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, El Hadji Issa Sall et Madické Niang ont eu 21 jours pour convaincre’’. Le journal précise que ‘’40.100.000 bulletins’’ ont été ‘’imprimés par candidat’’ pour ce scrutin qui mobilisera 6.683.043 électeurs dans 6.919 lieux de vote et 15.397 bureaux de vote.
L’Observateur évoque ‘’5 candidats pour un 1 président’’. Le journal fait le ‘’diagnostic d’une élection à multiples enjeux’’ et étale les ‘’atouts et faiblesses des cinq candidats’’.
‘’Les citoyens aux urnes : le peuple prend le pouvoir’’, renchérit en manchette WalfQuotidien. Selon le journal, la campagne électorale s’étant ‘’achevée hier à minuit’’, ‘’les candidats passent le flambeau au peuple souverain qui reprend son pouvoir’’.
‘’Le dimanche 24 février, c’est ce peuple souverain qui va, dans le secret de l’isoloir, dire qui va le diriger pendant cinq ans. Une fois sur cinq années, le peuple devient seul maître à bord, le commandeur en chef’’, note le quotidien du Groupe Walfadjri.
C’est ‘’au tour du peuple’’, lance Le Quotidien. Aux candidats en lice qui viennent de boucler leur campagne électorale vendredi, l’éditorialiste du journal déclare : ‘’Descendez maintenant de vos véhicules, rangez vos armes, dégagez vos nervis et soumettez-vous au choix du peuple. C’est son heure’’. Le journal ajoute que ‘’cette majorité silencieuse, qui peut être bavarde le jour du scrutin’’, ‘’reprend sa voix et choisira sa voie’’.
Voilà sans doute pourquoi Direct Info écrit que ’’les cinq candidats [sont) à l’épreuve des urnes’’ pour cette 11e consultation éléctorale de l’histoire du Sénégal indépendant, qui a connu ’’un taux de retrait [des cartes d’électeur] jamais égalé dépassant les 97%’’
‘’La parole au peuple’’, titre pour sa part le quotidien L’As selon qui l’une des particularités de ce scrutin, qui mettra aux prises pour la première fois cinq candidat, est qu’aucun d’eux ‘’n’accomplira son devoir civique dans la capitale’’. ‘’Tous les cinq prétendants à la magistrature suprême iront voter dans leur fief, dans les régions’’, remarque le journal.
Le quotidien Enquête tente de décrypter les raisons de l’abstention prônée par le leader du Parti démocratique sénégalais (PDS), Abdoulaye Wade qui ‘’reste toujours un combattant redoutable et redouté’’. Le journal écrit que ‘’conscient de ses limites, il continue à peaufiner sa stratégie afin de maximiser ses chances dans son dernier combat contre le régime’’.
Le quotidien ‘’Source A’’ indique que le scrutin se déroulera sous un ‘’niveau très élevé de sécurité’’. D’après ce journal, ‘’15.000 policiers, gendarmes et militaires [seront] mobilisés’’. Le journal fait aussi état de ‘’consignes fermes contre les fauteurs de troubles’’.
Donnant les détails de ce déploiement des forces de sécurité, Source A ajoute que ‘’8.000 policiers et gendarmes sont prévus pour les différentes agglomérations urbaines, sans compter les 7.000 militaires présents au niveau des zones frontalières et certains coins reculés’’.
Le journal rapporte cette mise en garde du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, qui déclare : ‘’Nous n’accepterons pas qu’un politicien, de quelque bord qu’il soit, vienne perturber le vote’’.
D’ailleurs, lors de son dernier meeting vendredi à Dakar, le président sortant, Macky Sall, s’est voulu on ne peut plus rassurant. ‘’Il n’y aura rien. Je vous assure’’, déclare-t-il dans des propos rapportés par L’As. Et le candidat de Benno Bokk Yaakaar d’avertir : ‘’Ceux qui veulent saboter auront affaire avec la loi’’.
LA «CAMPAGNE» DES JOURNALISTES
On aura tout vu et tout entendu avec la caravane de la coalition Sonko Président. Le leader du parti Pastef, tout en « raillant » le système, a raillé le candidat sortant à chaque occasion.
On aura tout vu et tout entendu avec la caravane de la coalition Sonko Président. Le leader du parti Pastef, tout en « raillant » le système, a raillé le candidat sortant à chaque occasion. De Diourbel, Kaolack à Ziguinchor en passant par Mbour, le candidat de « l’anti système » - avec humour, ou parfois très acerbe– a attaqué celui qui l’a fait radier de la fonction publique. À côté de cela, les journalistes ont fait aussi «leur campagne», sous la supervision de la Commission électorale nationale automne (CENA) représentée ici par le président Lamine Guèye, journaliste sportif et désormais politique pour la circonstance, porte-parole des journalistes et régulateur du bus affrété aux professionnels de l’information.
Avec ses 30 ans d’expérience en bandoulière, le chauffeur, affectueusement appelé «Pééééére» par les journalistes, peut se considérer comme un membre de la société civile. Diantre ! Quel est donc l’endroit que ce chef de famille, polygame avec trois épouses, ne connaît pas ? Le Sénégal, il le connaît comme sa poche. Et d’ailleurs, à force de fréquenter les journalistes, il se réclame maintenant professionnel de l’information. Merci de noter que ce n’est pas « une racaille ». Qui va l’accueillir dans sa rédaction ? Ce n’est pas Arfang de Vox Populi, qui voulait lui faire traverser les rails du Ter en chantier à Rufisque. Encore moins certainement notre confrère Ibou Kane de la Tfm, « borom Pééééére dénio khif » (nous avons faim). Pour reprendre son expression : «Tous autant que nous sommes, nous avons faim. » Il connaît tous les bons coins. Il flaire les dibiteries. Notre chargé des revendications alimentaires, c’est lui. Ibou Kane, qui tient énormément à son hygiène nutritionnelle, fait évidemment l’affaire des « thiobbeurs ».
Dans cette campagne, on tombe sur des « bouffeurs » hors du commun. Les cameramen ne nous démentiront pas. C’est l’effet des lourds trépieds, nous dira t-on. Eh oui, Mor Kharma de Tfm, Alioune de Seneweb, Thioune de la nouvelle télé, itv, Seydina Alioune de Seneweb, et moyennement Pape de Dtv sont comparés aux « gobbis » de Sonko. Ces gros calibres qui peuvent vous manger 3 « tapa-lapa” (pain traditionnel) pour un « ndecky” (petit déjeuner). Pour tout vous dire…….Entre les gardes du corps de Sonko et les cameramen, ce n’est pas si tranché que cela. Pour les départager, appelons la responsable de l’Assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), Aicha Fall de L’Observateur. Voilà une arbitre qui, souvent concurrencée par les militants de Sonko transformés en preneurs d’images, fait « feu » de toute irrégularité dans le bus. Elle en abuse d’ailleurs car, à la moindre parole du jeune Ibrahima de iradio ou même de l’imam du bus, Babacar Wilane de Seneweb, elle convoque sa VAR pour apporter la contradiction. Ne soyez pas surpris…Aicha a un caractère bien trempé. Elle ne laisse rien passer. Elle perdra pourtant sa VAR et ses idées quand on lui annoncera l’attaque du bus de ses confrères à Tambacounda.
Tout comme le second imam du bus, Seydou Nourou Ba, qui nous fera réciter des « Fatiha », des “Ayatoul Koursyou », pour nous préserver des malheurs. Sans oublier les discussions autour de la position du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) sur l’affaire de Tambacounda. Il y avait un peu de tout cela dans la campagne des journalistes. Ni un ni deux, il faut retenir qu’ils ont fait des milliers de kilomètres, obligés de s’adapter aux différentes situations. Des difficiles conditions d’hébergement (Koumpentoum) aux routes cahoteuses - Tamba –Kédougou ou encore de Ourossogui à Podor, les journalistes ont un programme à vendre ; pas nécessairement à Diallo du Pastef avec sa réthorique « je ne sais pas ». Alors, départ imminent ! Yooodé Sonko mougui nieuw (attention Sonko arrive !) pour clôturer sa campagne à Dakar. Tambours battants !
Pour une première campagne présidentielle, il fallait bien avoir un retard dans l’exécution de l’agenda défini à l’avance. Entre perdre une matinée à Dakar au deuxième jour de campagne et un jour pour échanger avec Abdoulaye Wade, la caravane de la coalition Sonko-Président a accusé du retard. Conséquence : le leader du parti Pastef a zappé certains départements. il s’agit de Nioro, Foundiougne, Médina Yero Foula, Saraya, Salémata, Goudiry, Bakel et Kanel. « Nous vous présentons nos excuses et leur disons que nous sommes de tout cœur avec eux, loin d’avoir d’un sentiment de mépris. Je les exhorte à poursuivre le travail déjà entamé », a déclaré Ousmane Sonko, à Pikine.
BREVES DE CAMPAGNE
1 MILLION FCFA JOURNALIER DE CARBURANT
21 jours de campagne pour une cinquantaine de véhicules, il va falloir bien des milliers de litres de carburants. D’une localité à une autre, le chef du protocole du président Sonko, Djiby Gueye Ndiaye, affirme que la coalition dépense entre 700 milles à 1 million FCfa pour l’achat de carburant au quotidien
3 HEURES DE SOMMEIL DE SONKO
Les meetings se terminent à 2 heures voir 3 heures du matin. Le temps de se restaurer et recevoir quelques militants en audience. C’est à partir de 4 heures que le président se couche pour se lever à 5h30 pour la prière. Ensuite, étudier le programme du jour en fonction de la région concernée
LES COMITES DEPARTEMENTAUX RESTAURENT LA CARAVANE...
Dans chaque localité, c’est le comité départemental qui gère la restauration. Il n’y a pas de distinguo entre le président et les autres membres de la caravane. C’est un seul menu pour tout le monde. Sonko mange avec tout le monde.
...ET PRENNENT EN CHARGE L’HEBERGEMENT
C’est le cas avec l’hébergement. Ce sont les militants des localités d’accueil qui prennent en charge les lieux de repos. Ce sont des maisons qui accueillent toute la délégation.
TAILLEURS «PATRIOTES» HABILLENT SONKO
Habitué à porter des costumes, chemises, le candidat de la coalition Sonko-Président a réorganisé son dressing, à l’occasion de la campagne électorale. Il a fait pratiquement le tour en arborant des tenues traditionnelles, sauf deux ou trois fois où il a porté des chemises. Ce sont des tailleurs « militants » qui lui taillent ces boubous. « Ce sont des tailleurs qui offrent gracieusement des tenues au président Sonko. Depuis un temps, Sonko s’habille en boubou traditionnel », nous informe Djiby Gueye, chef de protocole.
SONKO ET LES FAMILLES RELIGIEUSES
En dehors des meetings et caravanes, Sonko fait du porte-à-porte dans les familles religieuses. Après Yoff, Ouakam, Touba et autres localités, Sonko est allé rendre visite au roi d’Oussouye, aux khalifes de Madina Souané et deTaïba Marsassoum.
50 VEHICULES POUR LA CARAVANE
Pour une délégation de 100 personnes, la coalition SonkoPrésident utilise 50 véhicules pour faire le tour du Sénégal. Un bus d’une trentaine de places a été mis à la disposition de la presse, pendant que la sécurité occupait la majorité des véhicules.
ATEPA RENFORCE LA SECURITE DE SONKO
Ousmane Sonko ne badine pas avec la sécurité. En rejetant la proposition de Aly Ngouille Ndiaye suite aux évènements de Tamba, le leader du parti Pastef s’est entouré d’une garde rapprochée louée à une société privée. À cela s’ajoutent les gardes de Atépa Goudiaby mises à sa disposition. C’est un nombre consistant. Cela vaut le coup, surtout par rapport aux évènements subis, notamment ce qu’il s’est passé à Mbour, Fatick et Aéré Lao,
4000 KILOMETRES PARCOURUS
La coalition Sonko-Président a parcouru plus de 4000 kilomètres pour la campagne électorale, sans compter les caravanes, meetings organisés dans la capitale dakaroise, les deux derniers jours de campagne
DES CARAVANES ACHEMINENT LES ETUDIANTS VERS LEURS LIEUX DE VOTE
Convoyés gratuitement pour des caravanes, les étudiants apprécient vivement.
Si un inconnu passait au campus de l’Ucad, hier, vendredi, il aurait certainement pensé qu’il est dans une gare routière. A 48h de l’élection présidentielle, le Temple du savoir s’est transformé à une gare. A l’allée Balla Gaye, l’on est accueilli par des bus. Ces derniers sont nombreux. Très nombreux même. Des klaxons des voitures sonnaient de partout. A deux jours de l’élection, tout est fin prêt du côté des étudiants pour aller accomplir leur devoir civique. Par l’entremise des leaders et partis politiques.
Convoyés gratuitement pour des caravanes, les étudiants apprécient vivement. C’est le cas d’Alassane Diop, coordinateur des élèves et étudiants ressortissants de Sokone de la coalition Idy 2019. ‹‹ Il y a des étudiants qui veulent aller chez eux, pour remplir leur acte de citoyenneté alors qu’ils n’ont pas les moyens pour se déplacer.
Grâce à ces caravanes, ils vont le faire››, a-t-il dit avant de saluer Idrissa Seck et des bonnes volontés de sa coalition qui ont financé leur caravane. Abdoulaye Thiam, étudiant en master 1 à la Faculté des Lettres, membre du Mouvement des élèves et étudiants républicains nous fait savoir lui aussi que c’est ‹‹un leader politique de la commune de Nioro qui a mis à notre disposition 4 bus sans rien attendre en retour››.
Et de poursuivre : ‹‹ il n’a posé aucune condition. Il veut que tous les étudiants de Nioro qui sont à l’Ucad, qu’ils soient avec n’importe quel candidat, puissent venir voter. Il n’attend rien de nous››. Silèye Ba est en licence 3 Espagnol et natif de Ndioum. Il se dit satisfait de son maire Cheikh Omar Hann qui a pris en charge leur transport gratuitement pour aller voter, sans nous imposer de consigne de vote, mais en espérant que « nous voterons pour Macky Sall ».
A quelques pas de Silèye, Bineta Bèye, sac de voyage à la main, attend l’appel pour entrer dans le bus qui va la convoyer à Ndioum. Ainsi en était-il hier, vendredi, au campus social. Le scrutin de dimanche finissait de vider les lieux.
MACKY, SUR DE SA VICTOIRE DES LE 1ER TOUR
Face à la grande foule venue lui témoigner son soutien, Macky Sall trouve que la victoire dès le premier tour est acquise, non sans revenir sur les grandes promesses tenues tout au long de sa campagne.
Le candidat de la mouvance présidentielle a fait hier, vendredi 21 février, son dernier meeting au stade Léopold Sedar Senghor, presque plein de militants et sympathisants. Face à la grande foule venue lui témoigner son soutien, Macky Sall trouve que la victoire dès le premier tour est acquise, non sans revenir sur les grandes promesses tenues tout au long de sa campagne.
C’est vers 19h que le candidat de la mouvance présidentielle a fait son entrée hier, vendredi 21 février, au stade Léopold Sedar Senghor, où l’attendait un monde fou, même si le stade de 60.000 places n’était pas complètement plein. Sur place, pour le dernier meeting de la campagne électorale, Macky Sall très satisfait de la mobilisation a levé les deux bras en haut en signe de victoire au rythme de la musique de lead vocal, ministre conseiller Youssou Ndour. A la grande foule, Macky Sall fera comprendre que « le combat est terminé, il ne peut pas y avoir de combat, il n’y a pas photo ». Mieux, emporté par les cris des militants et sympathisants, il poursuivra : « la jeunesse a montré que je suis son candidat, le peuple a montré que je suis son candidat ». Il dit ainsi avoir vu que le peuple est « debout pour parachever » ce qui a été entamé depuis 7 ans.
Estimant que partout où il est allé la déferlante « marron-beige l’a emporté », le président sortant candidat à sa propre succession demandera aux populations d’aller voter massivement le bulletin de Bby, pour la continuité du Pse. Cela, tout en les rassurant que le scrutin se passera en toute quiétude et que les fauteurs de troubles feront face à la loi.
Revenant sur les 3 semaines de campagne faites à travers le pays, le candidat Macky Sall trouve que sa coalition a fait une « campagne électorale civilisée ». Il n’a pas manqué de faire un récapitulatif des grands engagements pris lors de cette campagne, dans la mesure où il estime qu’il n’y avait pas lieu de revenir sur son bilan, car « même les oiseaux connaissent mon bilan ». Ils ont pour noms, un million d’emplois durant ce quinquennat, zéro bidonvilles, son programme habitat et Zéro déchets, l’augmentation de la formation des jeunes, maintenir les acquis du Pse. Il s’agit aussi de renforcer la gratuité de la césarienne et de la dialyse, la gratuité des soins des enfants de zéro à 5 ans, ou encore le renforcement de l’accompagnement des étudiants, entre autres. Bref, il promet un « Sénégal encore meilleur durant ces 5 prochaines années ».
A noter, par ailleurs que Macky Sall, qui a tout d’abord salué ses alliés de Bby, a promis que « nous réussirons à garder cette coalition pour les cinq prochaines années ». Il a aussi salué ses frères de l’Internationale libérale, comme par exemple Seydou Dalein Diallo, et les autres partis libéraux présents. Toutefois, avant qu’il ne termine son discours, la moitié des gradins s’est vidée de son monde. Les gens s’empressaient de rejoindre leurs véhicules stationnés aux alentours du stade.
AU CŒUR DE LA CARAVANE ORANGE
Après 21 jours de campagne au rythme de caravane orange dans les coins les plus reculés du Sénégal, Sud Quotidien revient sur quelques faits survenus lors de la tournée du candidat Idrissa Seck à l’intérieur du pays
Après 21 jours de campagne au rythme de caravane orange dans les coins les plus reculés du Sénégal, Sud Quotidien revient sur quelques faits survenus lors de la tournée du candidat Idrissa Seck à l’intérieur du pays. Mais aussi fait découvrir à ses lecteurs, des hommes de confiance de l’ancien Premier ministre.
YANKHOBA DIATTARA SUR LA FORME D’IDRISSA SECK
La caravane Orange, c’est le style de campagne électorale qu’Idrissa Seck a choisi pour aller à la rencontre des Sénégalais. Ainsi, du 3 au 21 février, c’est plus de 6000 Kilomètres parcourus à travers le Sénégal parfois dans des conditions très difficiles du fait de l’état de dégradation de certaines voies d’accès et des conditions climatiques hostiles du fait de la forte chaleur. Cependant, en dépit de toutes contraintes, le candidat Idrissa Seck n’a jamais montré le moindre signe de fatigue. Toujours, debout dans son véhicule à l’entrée de habitations, sourire aux lèvres, bras suspendus à l’air, vers le côté droit, la main gauche en signe de salutation ou de jubilation sous les acclamations d’une foule de partisans en liesse. Pour savoir le secret de cet état de forme du président du parti Rewmi, il n’y a pas plus indiqué que son fidèle compagnon et coordonnateur de campagne, Yankhoba Diattara. «Le président est un grand sportif, en plus, il est aussi très motivé. Je pense que c’est tout cela qui fait qu’aujourd’hui, il ne sent même pas la fatigue malgré le rythme extrêmement dur des caravanes. Il porte tout avec courage, détermination, avec hargne et l’intime conviction qu’il va gagner haut la main l’élection du 24 février». Poursuivant son propos, le coordonnateur de campagne électorale de la Coalition Idy2019 ajoute au sujet des heures de récupération de son mentor. «Souvent, on se couche à trois, quatre, voire cinq heures du matin comme le mardi 19 février dernier à Touba. Puisque, à quatre heures du matin, il était encore à Taïf ce qui ne lui a pas empêché d’être prêt à midi pour commencer son programme de la journée qui a débuté par des audiences et à 13 heures, la caravane. Tout ceci pour dire que c’est un rythme extrêmement soutenu mais l’importance c’est qu’il est extrêmement motivé du fait de l’engagement du peuple sénégalais dans sa globalité, les femmes, les adultes, les anciens et surtout la jeunesse qui le dope». «Il se réveille naturellement comme tout bon musulman à l’aube pour prier parce qu’il est un grand croyant très attaché aux principes de l’islam. Ce qui fait que ses heures de réveil sont connues ce qui fait qu’il n’est pas de temps de repos pour la simple raison, qu’il arrive très souvent qu’il reste éveillé jusqu’à des heures très tardives de la nuit», conclut Diattara.
IDY ET LES FOYERS RELIGIEUX
Au-delà des foules que drainent ses caravanes orange dans la plupart des localités parcours à l’intérieur du pays, la campagne électorale du candidat de la coalition Idy2019 a été également des moments forts de séduction des grands électeurs notamment les guides religieux et autres personnalités porteuses de voix. Depuis le 4 février dernier, date à laquelle, il a commencé sa caravane orange, le candidat Idrissa Seck a effectué pas de moins de 40 visites de courtoisie à des dignitaires religieux et coutumiers parfois dans les coins les plus reculés du pays. Et à chacune de ces étapes, le candidat a sollicité les prières pour le bon déroulement du scrutin de demain et la victoire de sa coalition dès le premier tour. Le fait le plus marquant de ces visites de courtoisie reste sans nul doute les passages dans les résidences de Khadimou Rassoul. En effet, au niveau de ces maisons dédiées au fondateur du mouridisme, donc siège de la communauté Mouride au niveau local, Idrissa Seck est non seulement reçu avec tous les honneurs aussi obtenu l’engagement du responsable moral du soutien de tous les talibés Mourides au niveau local à sa candidature . Dans certaines localités comme Touba, Darou Mousty, Ndiassane, Nguith et Yoff pour ne citer que ces cités religieuses, le candidat Idrissa Seck a profité de sa présence pour se recueillir au niveau des mausolées des vénérés guides avant d’accomplir sa prière de la mijournée dans la grande mosquée de la localité.
BABACAR NDAO, LA BOUSSOLE DU CORTÈGE D’IDRISSA SECK
Il fait partie certainement de ceux qui ont plus dépensé de calories lors de cette campagne électorale dans l’équipe du candidat de la coalition Idy2019. Du jour, son activité se résume à courir, à faire la navette entre la voiture précurseur et la 4X4 de candidat Idrissa Seck. Lui, c’est Babacar Ndao. Chef du protocole du cortège de la coalition Idy2019, l’homme s’identifie par sa casquette noire toujours collée sur sa tête et des lunettes de soleil pour se protéger de la poussière. Militant du Grand Parti de Malick Gakou dont il assure d’ailleurs le protocole, Babacar Ndao, est ingénieur en technologie.
YANKHOBA DIATTARA, LE CERVEAU DE LA COALITION IDY2019
Dans l’entourage du candidat Idrissa Seck, il n’est plus à présenté. Cependant, cela ne fait pas de lui un bavard. Toujours discret, effacé mais très jovial, lui, c’est Yankhoba Diattara. Fidèle compagnon de longue date du candidat Idrissa Seck, l’- homme a tout le temps des lunettes claires et la casquette orange. Dans l’équipe de campagne du candidat Idrissa Seck, il joue en quelque sorte le rôle du cerveau en tant que coordinateur de la caravane Orange. Son travail consiste à définir l’itinéraire, les arrêts à observer au niveau de toutes les localités. C’est lui également qui organise la mise en relation entre le candidat Idrissa Seck et les responsables locaux partout où passe la caravane Orange. Après plus 6000 kilomètres parcourus à travers le pays, Yankhoba Diattara est plus que sûr du triomphe de son candidat au soir du 24 février.
CHEIKH NDIAYE, DANS LA PEAU DE L’ANGE GARDIEN
Avec sa grande taille, l’homme incarne le respect. Dans le cadre des caravanes Orange du candidat Idrissa Seck, il se fait toujours remarquer par sa position lors des bains de foule. Accroché à la 4X4 Prado transportant le candidat Idrissa Seck, Cheikh Ndiaye est l’ange gardien du président Idrissa Seck. Ancien inspecteur principal de police, ce pur produit de la Bip (Brigade d’intervention polyvalente), a une lourde responsabilité sur ses épaules. En sa qualité de coordonnateur de la sécurité de la coalition Idy2019, il est toujours débout. Lampe torche en main, il scrute les moindres mouvements hostiles dans la foule à chaque accueil populaire du candidat Idrissa Seck. L’homme jouit également d’une bonne image dans l’équipe presse qui a accompagné le candidat Idrissa Seck grâce à un traitement de faveur qu’il accorde aux journalistes en les laissant à chaque fois que de besoin s’approcher de son président.
ABDOULAYE SECK, «BODYGUARD» ET «CHAUFFEUR» DE SON PÈRE
Dans la foule, c’est à peine qu’on le distingue. Il n’a rien d’un agent de sécurité. Longue barbe, taille moyenne pour ne pas dire petite, Abdoulaye Seck nonobstant de ses traits physiques qui le renvoient à un oustaz, fait partie des éléments incontournables dans la sécurité du candidat Idrissa Seck sous le commandement de l’inspecteur Cheikh Ndiaye. Fils du candidat Idrissa Seck, Abdoulaye Seck s’est fortement impliqué dans la campagne de son père dans la sécurisation du convoi avec les autres membres de la sécurité sous les ordres de l’inspecteur de police Cheikh Ndiaye. Il est également arrivé à plusieurs reprises qu’il prenne le volant de la 4X4 Prado transportant son papa.
LE SENEGAL ECRASE LE RWANDA ET SE QUALIFIE A UNE 5E COUPE DU MONDE
Les Lions ont décroché leur ticket en surclassant hier, vendredi 22 février, au palais des Sport de Treichville, l’équipe du Rwanda sur le score de (81 à 41), leur premier adversaire dans le tournoi d’Abidjan
Le Sénégal a touché au but hier, vendredi 22 février, pour ses débuts au tournoi d’Abidjan en validant son billet pour la prochaine coupe du monde de basketball prévue du 31 août au 15 septembre prochain en Chine. Face au Rwanda, leur premier adversaire, les Lions se sont littéralement baladés en s’imposant sur le score de 81 à 41. Une écrasante victoire et une qualification à la clé, qui rendent presque anecdotique le derby qui l’attend ce samedi face au Mali mais aussi le duel avec le Nigeria, dernier adversaire, déjà qualifié, ce dimanche, du Sénégal.
L e Sénégal va honorer une deuxième participation consécutive à la Coupe du monde de basketball qui va se jouer du 31 août au 15 septembre prochain en Chine. Les Lions ont décroché leur ticket en surclassant hier, vendredi 22 février, au palais des Sport de Treichville, l’équipe du Rwanda sur le score de (81 à 41), leur premier adversaire dans le tournoi d’Abidjan. L’équipe Rwandaise n’a existé que durant les trois premières minutes avant de subir le jeu physique et rapide développé par la bande à Maléye Ndoye.
Dans le sillage du pivot Youssoupha Ndoye et Mohamed Faye qui s’imposent dans la raquette, les Lions ont vite pris les choses en main en creusant l’écart au tout premier acte de jeu (26-14). Dominateurs aux rebonds offensifs comme défensifs, les Lions misent ensuite sur leur défense et un jeu de contre-attaque rondement mené pour se détacher. Le coach Abdourahmane Ndiaye «Adidas», en profite pour faire des rotations et tourner son banc. L’expérimenté Jules Richard Aw, de retour en la sélection, après plus de dix ans d’absence, montre de beaux restes sous le cerceau.
Les «Bleus» Pape Sadiaw Diatta et Babacar Touré, s’offrent leurs premières minutes avec la sélection nationale et portent le Sénégal qui accède à la pause avec une avance de 23 unités (43- 22). En deuxième période, le Sénégal reste sur le même rythme en limitant à 4 points leurs adversaires après 5 minutes de jeu (51-26).
Suffisant pour virer à la fin du troisième quart temps avec un matelas de 35 points d’écart. Sur ce tarif, le dernier quart temps ne sera qu’une simple formalité pour Mohamed Faye et ses coéquipiers. Il aura même des allures de démonstration puisque les Lions vont terminer en roue libre et clôturer la marque à (81-41).
Le Sénégal valide ainsi son ticket et poursuivra la dernière fenêtre qualificative par deux autres rencontres quasi-anecdotiques. Mais qui permettront tout de même à la sélection d’Adidas de s’étalonner avec des adversaires de calibres supérieurs. Le Sénégal va en découdre ce samedi avec le Mali dans un derby sous-régional qui promet.
Les Lions bouclent le tournoi avec un duel avec le Nigeria. Des Nigérians qu’ils n’ont plus battus depuis l’Afrobasket 2013 à Abidjan. Une équipe aussi qui a été la première équipe africaine à décrocher son ticket à côté de la Tunisie et de l’Angola. Le Sénégal rappelle-ton, sera à sa cinquième participation à la Coupe du monde «Chine 2019», après 1978, 1998, 2006 et 2014.